Montpellier-Amiens (4-2) : la Paillade Académie vous dit l’amour

Ahou, tcha, tcha, tcha.

C’est quoi l’amour ? Bon nombre de crânes dégarnis dans les paillasses des sciences ont cherché à en connaître la définition, l’essence substantifique. Des pseudos bienveillants ont voulu vous rassurer avec leurs algorithmes à trois francs six sous, des poètes emplumés par le fondement ont tenté de mettre des mots ampoulés bas-du-slip sur le concept. Tous ont tort. On ne peut plus tort.

L’amour c’est coller ses miches sur un siège de plastique et y rester quatre-vingt-dix durant, sous un ciel mouillé, dans un stade aux trois-quarts vide où la moindre toux fait croire au tonnerre, un samedi soir sur la terre, après une heure de tramway avec un tambour et une guitare qui accompagnent un chant faux, avec pour seule lutte contre l’hypoglycémie un hot-dog caoutchouteux coûtant trois reins un tiers. L’amour c’est accepter de transformer son jean en carton-pâte visqueux sous les pluies diluviennes, c’est faire attraper au paternel le rhume, c’est grelotter tout le chemin retour durant.

L’amour c’est être récompensé par la surprise de voir le plus beau match au stade depuis bien longtemps, alors même qu’on se préparait à la partasse scote-scote habituelle. L’amour c’est de s’apercevoir, après une soirée comme celle-ci, qu’on est quatrième, et ensuite, eh bien, qu’on est amoureux.

Titulaires

Rulli (3/5) : pas inquiet, il sait que l’impuissance, ça arrive (SI SI !).

Mendes (2/5) : magnifique numéro d’air défense en fin de partie.

Hilton (3/5) : ça grince aux entournures, mais ça tient. METS DE L’HUILEUH.

Congré (2/5) : poussif-agressif.

Souquet (3/5) : correct comme un rouge au frigo.

Chotard (2/5) : perdu dans les passes.

Le Tallec (3/5) : prompt à la tête, lent à la queue.

Oyongo (2/5) : graphiste bas de gamme, qui centre au doigt mouillé.

Savanier (2/5) : chef d’orchestre à la ramasse, pas dans le rythme, mise tout sur les ouvertures.

Laborde (4/5) : par le bon bout.

Delort (5/5) : la castagne mon bijou, la bagarre des grands chefs, sur la tête du p’tit qui pleure, sur la junkaille en or.

Entrés en jeu

Mollet a remis du neuf, Sambia est venu pour voir, Ristic est resté dans l’encablure.

Le bisou vigneron

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

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