Olympique de Marseille – Stade Rennais FC (1-1) : la Breizhou Académie grogne

ENFIN! Ce mois de septembre pour le moins inquiétant s’achève avec un déplacement chez la Canebière Académie. L’occasion peut-être de se relancer, comme dans le passé, et de se rassurer après un derby perdu dans tous les compartiments du jeu…


La compo :

Retour au dispositif qui nous a tant fait briller au mois d’août : le 5-3-2 made in Stéphan. Première titularisation en Ligue 1 pour Martin, et Raphinha est aligné aux côtés de Niang sur le front de l’attaque.

Mendy – Maouassa, Morel, Gélin, Da Silva, Traoré – Martin, Camavinga, Bourigeaud – Niang, Raphinha.


Le scénario :

Comme depuis quelques semaines maintenant, on prend cette sale habitude de très mal entamer nos matchs : mauvais pressing, attitude mollassonne et attentisme. Résultat, Rennes subit beaucoup dans le premier quart d’heure, et cette soumission au jeu marseillais se matérialise par une patate du nippon, ni mauvais, Hiroki Sakai, qui passe au dessus des cages de Mendy (14e).
Mais fort heureusement, la Breizhou Académie fait preuve d’orgueil, et grâce notamment à Martin et Camavinga, bien en jambes au milieu, Rennes récupère davantage de ballons et se procure des occasions de contre improbables. Notamment grâce à un homme, Jordan Amavi. Quelle chèvre. A chaque fois que le ballon arrive dans sa zone, Villas-Boas doit serrer les fesses tant il est aléatoire avec ses pieds. Et évidemment, la punition arrivera par son côté, avec (mon dieu Bengui n’écris pas en majuscules) Damien Da Silva QUI DEBORDE SUR 50 METRES LE LONG DE LA LIGNE DE TOUCHE, LE CENTRE AU CORDEAU POUR M’BAYE NIANG QUI PASSE DEVANT SAKAI ET LE BUUUUUUUUUUUUT !!! Magnifique action rennaise qui aura vu son capitaine et défenseur central monter aux avants-postes pour délivrer un caviar à son attaquant, gêné par Sakai, mais qui parviendra à dévier le ballon dans les cages de Mandanda, à la hargne (19e). 0-1.
La domination rennaise s’amplifie après le but, on pousse beaucoup pour mettre le deuxième, mais jusqu’à la mi-temps, les Rouge et Noir se heurteront à Mandanda et à sa défense. Toujours 0-1 et Monsieur Schneider, l’arbitre de la rencontre, siffle la mi-temps, pendant que nous, mes frères rennais, se rongeons les ongles à l’idée de voir l’OM revenir contre le cours du jeu. Parce que malheureusement on commence à bien connaître l’histoire du méchant arbitre qui sifflera je ne sais quel péno contre Rennes, ou qui d’une manière ou d’une autre, nous enflera. Paranoïa ? Wait and see.


Au retour des vestiaires, même scénario que contre Lille, Nantes et Glasgow : les joueurs paraissent déconcentrés, manquent de hargne, alors que notre meilleur atout, Jordan Amavi, a quitté ses petits copains à la pause. Et il faudra pas moins de 5 minutes à la Canebière Académie pour qu’elle réussisse à revenir dans le match, sur un corner de l’inévitable Bouna Sarr reprit par la tête de Caleta-Car (50e)1-1.


Les Rennais, et Stéphan le premier, sont complètement fou sur la pelouse. Mauvais marquage ? Apathie ? Faute de main du gardien ? Non. Bien évidemment, c’est encore contre l’arbitre que l’on peste, à cause d’une action plus que litigieuse avant le corner, où Hamari Traoré est accroché avec les bras puis emmené au sol par un marseillais, qui amènera au corner suivant. Stéphan reprochera plus tard d’avoir laissé les marseillais jouer rapidement le corner pour ne pas que les arbitres du VAR n’aient le temps de signaler l’erreur manifeste de Franck Schneider. Et ce même homme sera peut-être bien le fameux douzième, éclipsant le public marseillais tant l’arbitrage paraît caduque jusqu’à la fin du match. Une main évidente de Strootman dans la surface olympienne ne sera étonnamment pas sifflée, ni même visionnée à l’écran, alors que mercredi contre Nantes, on se prend un pénalty pour moins volontaire que ça… Décidément, c’est pas de chance lol.


Comme l’a très bien écrit le dromadaire consultant marseillais (voir l’article ici), le totem de paillasson arbitral officiel de la Ligue 1 est bel est bien chez les Galettes Saucisses. Faut dire que le sarrasin éponge bien la bière, mais de là à se faire piétiner par littéralement tous les arbitres qui passent, c’est un petit peu abusé. Quid de la fin du match ? Assez plaisante malgré tout, avec de l’intensité, du rythme, et des actions qui vont d’un but à l’autre. Parmi celles-ci, on retiendra celle de Sarr côté marseillais, qui buttera sur un Mendy bien inspiré de conserver le point du nul (81e). De l’autre côté du Vélodrome, bien servi par Tait en talonnade, Hunou est écœuré par deux fois sur un double arrêt venu d’ailleurs de Mandanda (85e).

Cinq minutes d’arrêts de jeu où le ballon continuera de circuler entre pieds rennais et marseillais, sans trouver le chemin de filet, 1-1.

Il y a des choses à dire sur ce match, tant le sentiment d’avoir encore été lésé par l’arbitre. Néanmoins, on aura montré davantage de choses que contre Nantes cette semaine, avec entre autres des latéraux bien en jambes, un retour à son meilleur niveau de Da Silva, un M’Baye Niang décisif, et un dispositif plus sécurisant tant que la formule magique n’a pas été trouvée.


Les notes :

Mendy : 3/5.

Il n’a pas eu grand chose à faire du match, impuissant sur la tête croisée de Caleta-Car, mais toujours aussi serein dans les airs et hautement inspiré en fin de partie.

Maouassa : 2+/5

Avec un début de match compliqué, on s’est vite fait peur à l’idée de voir Bouna Sarr exploser notre arrière garde côté gauche… Mais finalement, il a réussi a verrouiller son côté et aura presque été convaincant dans son apport offensif. A part quelques centres envoyés dans le Vieux-Port bien sûr.

Morel : 3/5

Le vieux briscard a encore prouvé qu’il était au niveau. Il a intercepté un sacré nombre de ballons derrière et est toujours aussi important à la relance. Quelle bonne pioche !

Gélin : 3/5

Comme ses compères de défense centrale, il a parfaitement empêché ce diable de Benedetto d’être dangereux.

Da Silva : Monstre/5

ENFIN ! On l’attendait cette prestation de notre capitaine ! Après un début de saison plutôt compliqué pour lui, il a montré qui c’était le patron à Benedetto et Germain, les écoeurant par sa vitesse et son sens de l’anticipation. En plus, il déboule côté droit pour un magnifique centre qui amène à l’ouverture du score de Niang. La fameuse cerise sur la gâteau.

Traoré : 4/5

S’il y avait un brésilien sur le terrain, c’était bien lui. Décisif sur le but rennais grâce à un bon décalage avec Da Silva, il a ensuite permis aux Rouge et Noir de se projeter rapidement dans les couloirs marseillais, grâce à une technique impressionnante pour un défenseur, et à une bonne précision de passe.

Martin : 3+/5

On l’attendait aussi celle-là ! L’ancien strasbourgeois a montré pour la première fois de la saison son vrai niveau de jeu. Pressing collectif, bonne relance, hargne et bon placement. Il lui manque quelques centimètres pour mieux reprendre un corner en seconde mi-temps, qui aurait couronné sa performance d’un pion. Encourageant pour la suite.

Camavinga : MVP/5

Le meilleur joueur du mois d’août a terminé le mois de septembre sur la même mentalité : combativité, courage, intelligence de jeu et efficacité. C’est bien simple, il n’a perdu qu’un ballon du match, alors qu’il a entreprit beaucoup plus de choses que lors de ses dernières sorties. Il engrange de la confiance et commence à prendre le jeu à son compte, c’est très bon signe pour lui et pour nous.

Bourigeaud : 2/5

A l’image de son début de saison, Bourij’ galère un peu. Ça fait mal au cœur de le voir un peu perdu sur le terrain, et de le voir foirer 9 CPA/10. Remplacé par Grenier à la 74e, qui, par sa vista, aurait pu apporter davantage de choses en cette fin de partie.

Niang : 3+/5

3. Comme son nombre de buts depuis le début de la saison. Le troisième meilleur buteur de l’année civile 2019 continue de planter sous notre maillot, et fait preuve d’une mentalité exemplaire. On est très très loin du M’Baye de septembre 2018, le Lion de la Teranga est redoutable devant le but, à l’image de son pion, et de son délicieux petit-pont sur Perrin. Remplacé par Hunou à la 79e, qui aurait pu nous donner les trois points sans cet arrêt Mandandesque.

Raphinha : 2/5

C’est la grande inconnue de ce mois de septembre. La nouvelle égérie Pinault made in Breizhil n’y arrive pas. Commençons par ce qui ne va pas : justesse dans les passes, vision du jeu, jeu simple et spontané. Ce qui va maintenant : percussions, appels dans la profondeur. Restons persuadés d’une chose, c’est que son adaptation à notre championnat ne pouvait pas se faire en un mois. Laissons lui quelques semaines avant de le juger. Remplacé par Flavinho Tait à la 74e, qui lui, aura la décence de faire l’unanimité auprès des supporters : début de saison flingué, à l’image de son un-contre-un lamentablement échoué alors qu’il venait de rentrer…

Franck Schneider : Poppers/5

La prochaine fois que cet homme nous arbitrera, il faudra prévoir son flacon de poppers, à défaut qu’il aurait encore envie de nous infliger une énième « sodomie arbitrale » (coucou Mourad Boudjelal).


Bon, bon, bon… Les matchs se suivent et se ressemblent pour le SRFC, cobaye malheureux de règlements bancals mis en place depuis deux saisons. Espérons pouvoir trouver de meilleurs arbitres en coupe d’Europe, jeudi, lors d’un déplacement qui s’annonce compliqué, dans le Stadio Olimpico de Rome, pour y affronter les rugueux Laziale, tombeur 4-0 du Genoa ce week-end.

Allez Rennes !

Bengui Jump

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