Paris SGEL / OCB Nice (2-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie fait tourner fait tourner fait tourner

J’ai raté quelque chose ?

 

Salut les kids et autres Billy the Kick,

Entre un pogrom contre une bande de « jeunes juppéistes » (ceci est un oxymore) et un « échange de points de vue » avec les marcheurs macronistes (je veux bien sûr parler de baston, y a pas moyen de parlementer avec ces économistes du dimanche (spéciale dédicace au travail dominical, la seule réforme du ministre Macron avec l’ouverture du marché des lignes de cars (un grand homme cet Emmanuel, il marquera l’histoire))), je profite de l’accalmie d’entre-deux-primaires pour me pencher avec vous sur le dernier mâche de Paris-Saint-Germain-en-Laye, disputé ce dimanche (tiens donc, à tous les coups c’est encore une idée du lobby unifié « Ouibus/BNP/Celio Club/Union des En-Marcheurs/Amicale des rentiers de France/Fanclub de Pierre Gattaz/Cercle de parole des goldenboys qui ont épousé des vieilles ménopausées pour leur argent mais aussi parce qu’ils les aiment un peu sèches »).

Les camarades de PSGEL jouaient contre l’OCB Nice, du nom du célèbre papier à rouler made in Bolloré.

(Petite question en passant : ça vous est déjà arrivé à vous aussi, au collège, de donner par erreur une feuille A4 à un mec qui vous demandait « une feuille (à rouler, ndla) steuplé gro batar » ? Notez, et ce n’est pas pour défendre l’auteur de cette bévue, qu’il n’était pas précisé qu’il s’agissait de papier à rouler, et que, pour un non-initié, il n’est pas forcément évident que l’on parle ici dudit papier à rouler, surtout pour un écolier habitué à utiliser des feuilles à grands carreaux pour y consigner ses cours, vous voyez le tableau ? C’est pas que ça m’est arrivé à moi, ah ça non, c’est un copain non-fumeur à moi… Non, moi, évidemment, je suis un vrai mec, un homme viril qui fume clope sur clope, et qui n’aurait pas été berné si facilement, ahahah, ah ça, et puis en plus de ça le tabagisme c’est beaucoup plus facile pour serrer les bonnasses qui sentent le goudron quand on leur lèche la glotte, ah ça, c’est que j’en ai emballé, de la fumeuse invétérée aux airs dédaigneux et hautains prêtes à tendre leur indu au premier zippo venu, du genre qui ne sortaient qu’avec des gros cons à gourmettes déjà vieux dans leurs têtes et qui voulaient voter Sarko et aller en école de commerce, ça vous pouvez me croire que je ne suis pas resté puceau longtemps, ça non, ça allait très bien pour moi, merci de vous en soucier, je n’étais pas ce genre de gamin incapable d’en placer une devant une paire de beaux yeux injectés de sang à cause du hasch, ça je peux vous l’assurer, et… Non, ne vous méprenez pas, je fume vraiment… Non, ne me pointez pas du doigt avec vos ongles sales de toxicos, c’est pas ma faute si j’aime pas ça, j’ai de l’asthme, arrêtez, s’il vous plaît, non, voyez, je vais en rouler une pour vous prouver que… Oh et puis merde, allez vous faire mettre, je vous conchie vous et votre coolitude à deux ronds, vos poches à tabac et vos filtres qui tombent partout, et puis de toute façon, les filles fumeuses, ben elles avaient beau tirer sensuellement sur leurs mentholées en suggérant la fellation aux esprits mal tournés, elle avaient beau se taper de gros décolletés pour montrer leurs gros nichons gonflés à la nicotine, même quand il faisait froid et qu’elles avaient la chair de poule, et même que ça donnait envie de leur caresser leur épiderme tout hérissé sur la gorge, et ben même avec ça, et ben… T’sais quoi, j’préfère plus rien dire sinon j’vais m’énerver…)

 

PSGEL

Fumeurs ! Bourgeois ! Nantis ! Nîmois !

 

Tiens ? J’académise un match contre Nice et vous vous étonnez du fait que je n’ai toujours pas évoqué Christian Estrosi, dites-vous ? Est-ce bien nécessaire ? Si on vous suit, je devrais attendre que le CS Meaux monte en première division pour avoir le droit de pisser sur Copé, ou que l’US Forbach parvienne en finale de coupe pour me permettre de souffler dans les pellicules de Philippot ? Et l’oncle Donald, vous y avez pensé ? À part jouer les baseballistes de l’OM, faudrait faire quoi pour se le payer ? Monter une section de football américain ? Les jean-foutres, on en voit déjà bien assez tous les jours pour en plus en faire un tour de France…

 

PSGEL

ur fired

 


LA RENCONTRE


 

Tandis que… revoilà le 4-3-3 !

Krykovatch – comme l’appelle affectueusement Paga, lui-même habitué des appels affectueux – prend le poste de sentinelle devant la défense. Le précédent du match face à l’Arsanal n’est pas pour nous rassurer quant à la pertinence de ce choix. Le brave Blaise est reconduit quant à lui à la gauche du trident offensif, laissant l’entrejeu aux mains des deux Ritals de service et le côté droit de l’attaque à l’Ange aux grandes oreilles. Devant, derrière, rien de nouveau.

D’entrée de jeu, le pressing est intense du côté parisiano-saint-germanois, ce qui ne constitue plus une réelle surprise pour les suiveurs des Bleus-et-violets, pas plus que l’apport offensif prépondérant des latéraux. Dans son couloir, Serjorié donne le tempo des attaques de Paris-Saint-Germain-en-Laye. À l’approche de la dixième minute, il se sort du pressing dans ses trente mètres d’un une-deux bien senti avec Verrattits, puis progresse de quarante mètres d’une seconde combinaison, avec l’Ange de Marie cette fois, avant de servir Kurzawurst à l’autre bout de la surface. La frappe de celui-ci est repoussée par le goal, tout comme celle de Cavanilla qui avait bien suivi. L’arrière gauche, s’il est moins en vue que son pendant ivoirien, se distingue tout de même par quelques roulettes et petits ponts fort appréciés par la bourgeoise assemblée du Parc aux Princes.

La première demi-heure se résume ainsi à une domination sans conteste de l’équipe alto-séquanaise, celle-ci se montrant principalement dangereuse par le biais de ses deux arrières latéraux qui apportent surnombres, dédoublements et décalages, des mouvements que la grosse Motta a bien du mal à proposer dans l’axe. Cette belle petite salope, déjà pas spécialement utile dans la construction du jeu, bousille alors tout le travail entrepris à un quart d’heure de la pause,  enchaînant deux beaux coups de pute : l’un, un tacle par derrière de beau salopard, n’est pas signalé et s’avère donc sans danger (« pas vu, pas pris », la voilà sa devise, à ce vieux con fillonniste) ; l’autre, un pied haut à l’entrée de la surface, se révèle bien plus grave par ses conséquences immédiates. Sur le coup franc qui suit, Cyprien, youtubeur désopilant s’il en est, ouvre le score d’une magnifique frappe, sur le premier tir de l’OCB. 1-0.

 

PSGEL

PK LA VIE ???

 

Dans les derniers instants de la première période, le PSGEL, qui ne se laisse pas abattre par ce coup du sort – d’aucuns parleront de trahison et ils n’auront pas tort – continue sa marche en avant, imperturbable, mais manque le cadre à plusieurs reprises, comme c’est le cas pour Cavanunuche qui, à cinq minutes de la fin, vendange sa reprise à bout portant sur un lob de toute beauté du petit Marcoco. L’occasion est trop belle pour les vieux fachos sudistes costazuriens de nous la mettre une bonne fois pour toute : alors qu’une minute auparavant, ce n’était déjà pas passé loin sur une nouvelle frappe de mule du « Youtubeur préféré des français gnagnagna », l’avant-centre nissard profite d’un cafouillage de notre défense centrale sur un centre anodin pour récupérer le ballon perdu, et aligner Saint-Aréole d’un tir croisé. 2-0, c’est franchement mal payé au vu des belles intentions affichées durant toute la première mi-temps.

Mesure bienvenue à la pause : Unai sort le Polak, sensiblement inutile sans être aussi maladroit que l’autre fois, et fait rentrer le petit Lucas pour apporter encore un peu plus de pep’s sur les côtés (putain, on croirait entendre Juppé). Blaisou, descendu d’un cran, est chargé de marquer le meneur de jeu maghrébin d’en face (qui a l’air mieux que le nôtre, dis donc, ils l’ont trouvé dans quelle pépinière de banlieue ?), et le collera en effet durant le reste de la partie comme un chewing-gum aux cheveux d’une collégienne. Coaching gagnant ou pas, toujours est-il que l’on a pas le temps de gamberger puisque, dès le retour des vestiaires, le guérillero des surfaces reprend un centre millimétré de Serjorié au point de penalty, et ramène la marque à 2-1.

C’est encore une fois des latéraux que vient l’égalisation, à l’heure de jeu, mais de l’autre côté cette fois-ci. Levain Kurçava, arrière gauche de son état, adresse un centre dans la boîte, que le gardien adverse apprécie mal. Le ballon, boxé maladroitement, rebondit sur un défenseur à frisettes (vous êtes plus à la page, les mecs, c’est complètement has-been les défenseurs à coupe afro, nous ça fait longtemps qu’on a refourgué le nôtre aux Angliches, ces gens-là n’ont aucun goût, c’est bien connu), puis dans les pieds de Cavanice de Brice, qui marque dans le but vide. 2-2, on peut enfin commencer le match.

Si la dynamique est du côté parisiano-saint-germanois, les camarades de PSGEL relâchent cependant leur pressing de manière coupable après cette égalisation, permettant aux Niçaillons de se montrer plus entreprenants. Mis à part un but de Cavanini refusé pour un hors-jeu.net du brave Blaise à un quart d’heure du terme, et deux autres grosses occases annulées par des horsjeu.net du même Cavanini en toute fin de match, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Même Motta, pourtant bien parti pour remporter son propre challenge du nombre de coups de pute non sanctionnés en un seul match, échoue à quelques minutes du coup de sifflet final, en écopant d’un carton jaune. Une soirée qui n’aura décidément pas souvent souri à la section alto-séquanaise de l’Internationale footballistique…

 


LE SOVIET OCCIS CARTON BLINDÉ


 

Alphonse Aréoport de Nice (2 minutes d’arrêt/5) : Il ne pouvait rien faire sur le premier but, mais on attend toujours la parade miraculeuse qui nous mettra la trique.

Serjorié (4+/5) : Il a la pêche ! La super pêche !

Marquignocchi & Thiago Silvette (3/5) : Peu de travail à faire, mais un manque de communication qui coûte le second but niçois, et des relances un peu timides.

Kurzywurst (4/5) : La version édulcorée de Serjorié, tant sur les plans sportif que pigmentaire.

Marco Verrachtouille (4+/5) : Verticalité, sang-froid, habileté dans la passe… Ça, pour sûr, il les a. Et dire qu’au siècle dernier, Thiago Motta était aussi bon que lui… Les ravages de la vieillesse…

(Remplacé par Ben Afri, relou)

Krchychtoviatch (2-/5) : Sur ce match, l’utilité d’un tel profil était quasiment nulle. Et il n’a pas semblé tenté de prouver le contraire.

(Remplacé par Lucasinho (3/5), pas trop mal tombé)

Thierry La Motte (2/5) : Le placer relayeur, c’est comme foutre une Trabant 601 au beau milieu d’une autoroute à quatre voies. Lui demander de défendre, c’est comme confier la garde d’une vierge orpheline à son vieil oncle pédophile. Croire qu’on peut le laisser 90 minutes sur un terrain sans risquer la crise de tétanie, c’est comme espérer qu’on peut renouveler la classe politique française en votant pour un repris de justice de 71 ans.

ADM (2+/5) : Il est gentil d’essayer, mais c’est pas encore ça, hein.

(Remplacé par Thomas Sole Meunière, grande gueule)

Brave petit Blaise (3/5) : On l’a senti plus à l’aise après son replacement au milieu.

Eddy Cavanille-chocolat (4-/5) : Il en met deux faciles, mais il en rate aussi quelques-unes…

 


LE SECRÉTAIRE DE SECTION


 

PSGEL

Pascal Praud, ancien dirigeant de club émérite, tentant vainement d’apporter son inestimable expertise à un Unai Emery totalement hermétique : « Ces Espingouins, toujours à nous prendre de haut avec leur tiki kaka. Non mais il s’est cru où, lui ? C’est la France, ici mon gars ! Et ouais ! Et ici on aime pas les intellos et les donneurs de leçons dans ton genre ! Nous c’qu’on aime, c’est les mecs qu’ont des couilles, ouais ! Les meneurs d’hommes, avec la fierté de sous la ceinture ! Comme au rugby ! Dupraz style, ma gueule ! Alors ton petit gegenpressing, tu vas l’abandonner, et tu vas vite nous mettre un 4-3-3 avec Ben Arfa en pointe, pigé ? Même Favre ferait mieux que toi ! Tacticien, va ! Idéologue ! Théoricien ! Aveuglé ! Doctrinaire ! Bielsa ! »

 

Gardez le moral,

Votre camarade-académicien,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

2 commentaires

  1. 3/5 pour la défense centrale? Putain moi je te les balancerai en SIbérie direct!
    Di Maria le seul qui vous fait la dif, si Cavani ne plante pas il n’y peut rien.
    Et pas le 1/5 de Ben Arfa plus je joue moins je suis bon?
    Camarade tu te stalinise, c’est bien mais pas que…

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