Royale Andouillette / Paris SGEL (0-4) – La Porte de Saint-Cloud Académie fait dans le presque humour juif

Georges excelle dans l’art des titres pas drôles et qui parlent de saucisses.

 

 

Salut les vegans non-nîmois,

Rendez-vous chez les monarchistes belges en ce beau jour d’ouverture du 19e congrès national du Parti communiste chinois, qui a assis un peu plus l’autorité toute-puissante du secrétaire général Xi Jinping (ah et puis c’était aussi la journée mondiale de la ménopause, tiens (bon, et puis c’était les 79 ans de Guy Roux, aussi (oh, et les 60 ans de Catherine Ringer (et les 58 ans de Bruno Lochet, non mais tu le crois, ça (et les 38 ans de Camel Meriem, purée de purée (et les 57 ans de Jean-Claude Van Damme, né à Bruxelles, la boucle est bouclée, game over, et puis merde, on en a rien à foutre de Xi Jinping, on va s’arrêter sur JCVD, et on ne va même pas refermer cette sextuple parenthèse, allez tous bien niquer vos morts sur Street Fighter.

 

PSG

 


LA RENCONTRE


 

Je ne comprends plus très bien le principe de la Coupe d’Europe ces temps-ci, je ne sais même plus si c’est un mâche aller, un mâche retour, si les buts comptent double ou non, s’il faudra jouer un match d’appui sur terrain neutre en cas d’égalité… Et puis merde, on pourrait déjà être en train de jouer les quarts de finale que je ne m’en rendrais pas compte, je suis complètement aux fraises. Dans le doute, notre secrétaire de section, sans doute aussi perdu que moi dans tout ce mic-mac politico-mafioso-médiatico-sportif, a sorti l’équipe-type de Paris Saint-Germain-en-Laye. Tout le monde est là, à l’exception du Capitão, suppléé en défense centrale par le viril Presse-nèfles Kimbibé.

 

PSG

 

Les premières minutes nous informent que les Belgiens ne sont pas là pour parquer le bus face à nos redoutables flèches offensives. Leur pressing très haut surprend même assez désagréablement nos premiers relanceurs. Une fois le ballon sorti de notre moitié de terrain, les espaces sont cependant nombreux, et permettent de trouver très rapidement Cavanouille en profondeur, côté droit. Ce dernier temporise, puis sert le petit Kiki, lequel joue le une-deux avec Marcoco pour se présenter dans les six mètres et frapper en angle fermé. 1-0, les Bleus-violets partent sur les mêmes bases que lors du dernier mâche face aux Bayernois.

 

PSG

 

S’opère alors une phase de repli défensif a priori similaire à celle déjà entrevue dans ce même mâche, et qui était alors destinée à aspirer l’adversaire dans le camp parisiano-saint-germanois pour mieux profiter en contre-attaque des espaces abandonnés dans son dos. À la différence majeure que le RSC Andouillette n’est pas la machine de guerre muniquoise, et que le choix d’une telle tactique dans ces conditions paraît disproportionné et assez peu judicieux. L’espace d’un instant (à vrai dire, plutôt d’une bonne trentaine de minutes), l’idée que nos camarades de PSGEL ne font peut-être pas exprès de subir nous traverse donc l’esprit.

Les Andeurlequeutois, pas démoralisés pour deux sous, reprennent en effet leur pressing haut, et se créent plusieurs occasions dangereuses sur les côtés. Le même phénomène avait été observé lors du fameux mâche face aux nazis bavarois, mais les conditions sont là encore différentes : l’abandon des côtés aux Merkeliens semblait alors totalement assumé, les latéraux contrôlaient les ailiers adverses, les tentatives de centres de ceux-ci se trouvaient facilement contrées par une défense centrale impériale dans le domaine aérien, et les milieux se trouvaient disponibles autour de la surface pour récupérer les seconds ballons et les ressortir proprement et rapidement en contre.

À l’inverse, les ailiers belges nous ont semblé tout sauf maîtrisés par nos camarades-latéraux (notamment Dani, bouffé à l’impact, à la vitesse et à l’implication par son virevoltant adversaire direct en première période), la défense centrale a paru bien plus fébrile dans les airs (notamment face à l’avant-centre polak, très bon dans son rôle de pivot), et les milieux se sont révélés aussi utiles défensivement qu’une écumoire à spaghetti pendant une inondation. Voilà les camarades de la section séquanaise de l’Internationale footballistique sérieusement mis en danger, et ce à maints reprises, par une équipe supposément inférieure, alors même qu’ils mènent au score et que, dans une situation semblable, ils avaient parfaitement dominé leur sujet face à une opposition autrement plus relevée sur le papier. Et encore, si ce  n’était qu’une exception, un jour sans… Mais le manque d’implication défensive de PSGEL commence à devenir chronique face à de « petites » équipes. De quoi perdre ses nerfs devant ces joueurs et cet entraîneur qui semblent prendre la bien mauvaise habitude de choisir leurs mâches.

 

PSG

À la demi-heure, on s’arrête sur un bilan assez explicite : déjà quatre tirs cadrés pour les Belgiens, contre un seul pour PSGEL (celui du but). Cependant, grâce à la maladresse des attaquants adverses, mais aussi grâce à cette grosse chatte qui colle à la peau des champions en puissance, PSGEL tient le coup, et profite d’une succession de fautes et d’arrêts de jeu pour souffler, et faire quelques mises au point(g) tactiques avec le camarade Emery et ses adjoints. La qualité offensive du trident d’attaque des Bleus-et-violets fait le reste : attaque à trois, Némarre s’enfonce plein axe, déclenche la frappe à l’entrée de la surface. Le ballon est détourné par le gardien, mais revient sur Mbapette, lequel remise de la tête pour Cavanuche qui la place en renard au second poteau. 2-0, l’efficacité monstrueuse de sérénité de nos amis séquanais ferait presque froid dans le dos.

 

PSG

 

Le second acte s’ouvre sur une réorganisation défensive fort bienvenue, dont les effets se font rapidement sentir : Vierratti et Rabhio s’écartent plus pour soutenir leurs latéraux en souffrance, le marquage est resserré sur un milieu belge bien trop libre de ses mouvements en première période. L’équipe bruxellienne semble de toute façon avoir pris un sérieux coup derrière la tête avec ce deuxième but juste avant la pause. Ajoutez à cela la fatigue consécutive aux efforts répétés déjà consentis, et la baisse de régime adverse se fait on ne peut plus logique.

Les camarades de PSGEL en profitent, montent d’un cran, combinent à leur aise dans le camp adverse, et se procurent plusieurs occasions franches, notamment par le biais de leur glabre avant-centre, qui cumule en 45 minutes une frappe sur la barre, deux buts horsjeu.net et un face à face raté. Seul des trois offensifs à ne pas avoir encore marqué dans ce mâche, Némarre se rattrape à l’heure de jeu sur un coup franc tiré à ras de terre, sous le mur, qui avait sauté. 3-0, puis 4-0 en toute fin de mâche, sur un contre à quatre contre deux conclu par Ange de Marie d’un subtil lob au-dessus du gardien. Nous en resterons là, le score s’avère  très flatteur, comme souvent avec PSGEL cette saison. Espérons que la chance ne nous quittera pas au mauvais moment.

 

PSG

 


LE SOVIET AWARE


 

Sainte-Aréole (4/5) : Il sauve les miches de ses camarades à plusieurs reprises en première période.

Tatie Danielle (1+/5) : Complètement dépassé défensivement en première mi-temps, harcelé, humilié, il n’est pas passé loin de poster lui aussi un petit #balancetonporc (le petit plus, c’est parce qu’il est quand même toujours bien utile dans les phases de transition, le bougre, on peut pas lui enlever ça).

 

PSG

JCVD, SJW.

 

Marquipembé (3/5) : La défense centrale n’a pu compter ni sur ses latéraux, ni sur ses milieux pour l’épauler efficacement, et a tenu avec les moyens du bord. L’absence de Captain Thiago s’est faite sentir dans le domaine aérien face au colosse polak d’en face.

Kurzaoua (2-/5) : Abandonné sur son côté, il a eu bien de la peine à endiguer les attaques adverses en première période, et s’est montré peu en vue offensivement.

Marcoco (3+/5) : Il a surnagé dans un milieu assez insipide, et aurait pu être passeur décisif plus d’une fois.

(Remplacé à la 74e par Jeannot Le Celsius, pour faire des économies d’énergie)

La Motte (1/5) : Invisible, collé à sa défense sans pour autant se rendre utile, la petite salope est même passée tout près d’un second jaune bien stupide.

(Remplacé à la 71e par la Drax, mais on s’en foutait déjà)

Pierre Rabhio (1/5) : Aussi efficace au pressing du milieu belge qu’un colibri face à un cordon de CRS, aussi influent dans le jeu que Sacha Distel dans le rap game, la frisette n’est plus que l’ombre de sa silhouette déjà maigrelette depuis son passage à Clairefontaine. Si c’est ça, devenir international français, je préfère demander tout de suite sa déchéance de nationalité. NI PATRIE, NI PATRON.

Bibimbappé (3+/5) : Un but précoce, une passe décisive toute en altruisme, des qualités physiques et techniques devenues indispensables au système de contres d’Emery, mais aussi pas mal de ratés et de gestes en trop.

Némarinho (2/5) : Malgré son coup franc, et quelques accélérations et frappes dangereuses, dont celle qui amène le deuxième but, il commence sérieusement à se faire voler la vedette par le gamin de Bondy, démontrant s’il en était encore besoin la supériorité du 9-3 sur la favela brésilienne. La concurrence ne devrait pas lui faire de mal, même si c’est un concept de gros salopard capitaliste.

Cavagol (3/5) : Il touche quatre ballons en première mi-temps, engagement compris, tous en une touche, pour trois tirs et un but. En seconde, il a eu droit à une tripotée d’occasions, mais à chaque fois les montants ou le drapeau de l’arbitre assistant se sont dressés sur son chemin. L’homme à la tignasse huileuse est plein de contradictions, et c’est pour ça qu’on l’aime.

 

PSG

 

(Remplacé à la 74e par l’Ange de Marie, qui s’est collé un p’tit but pas inutile dans sa course à la titulature)

 


LE SECRÉTAIRE DE SECTION


 

Après avoir subi en première mi-temps tout en plaçant leurs banderilles, ses hommes ont pu cueillir les fruits de leur travail de sape et prendre le jeu à leur compte en seconde période, face à une équipe belge épuisée physiquement et mentalement, et qui ne parvenait plus à proposer grand-chose après un premier acte riche en beaux mouvements collectifs. Bonne gestion des temps faibles (même si PSGEL, qui avait paru toujours maîtriser la situation sur ce type de phases de jeu face aux Muniquois, ne semblait pas en contrôle face aux Belges), exploitation idéale des temps forts, cette équipe a vraiment tout ce qu’il faut pour en emmerder plus d’un, mais aussi pour se faire peur quand elle ne le devrait pas.

 

Trotskanalament,

Jean-Georges Van Trottamme

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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