Saint-Etienne – Metz (3-1) : La Metz Que Un Club Académie y va tout droit

Alors que revoilà la sous-préfète.

Salut les Ouiches Lorraines,

Vous ne l’attendiez plus. Et pourtant, elle est toujours là. Certes végétative, tel un milieu offensif Letton, mais vivante. La Metz Que Un Club Académie est à l’image de son club, dans le coma. Alors vous qui n’êtes pas venus ici pour souffrir, passez votre chemin. Car ici, on a mal et on adore ça. On se flagelle le testicule gauche avec une cravache.On joue en 4-2-3-1. On s’attache une pré-molaire à la porte avant de la claquer.  On titularise Emmanuel Rivière et Nolan Roux. On s’éclate le cervelet à l’alcool frelaté. On se prend par les épaules et on chiale. Tous ensemble.

Supporter le FC Metz, allégorie.

Et puisque nous sommes une famille, j’ai l’insigne honneur de vous dire qu’elle s’agrandit. Un nouveau volontaire déficient mental et au corps de traitre se joint à moi pour souffler sur les braises de ce feu sacré qui se meurt. Je vous invite donc à frapper frénétiquement dans les pots de chambre qui vous servent de main et à acclamer l’arrivée de @LeGrasAuLLy. On lui souhaite force, honneur et de tenir la mirabelle.

On s’était quitté avec un second anus, dédicacé par la maison du Qatar et ses millions, 1-5, au soir de la cinquième journée. Un incroyable sursaut de comateux vint ensuite casser cette lancinante série de désastres pour éclairer le morose horizon du peuple Grenat. Par la grâce du Dieu du football, une tête rageuse de Nolan Roux nous permit de rentrer d’Angers avec les trois premiers points de la saison. Puis le retour de la routine. La réception de Troyes lors de la 7e journée et le scénario le plus anal des 57 dernières années. Une domination sans partage, une expulsion adverse, un contre dans les dernières minutes du match, et la mort du petit cheval. Troyes nous a laissé le slip sur les chevilles et l’honneur sali. On ne pouvait pas aller plus bas ? Hold my beer.

Le déplacement à Nantes sacralisait le firmament de nos espoirs déchus. De nos rêves brisés. De notre fracture anale. Surpris d’entrée de jeu par Sala, le Metz Que Un Club a eu le ballon sans savoir qu’en faire, jusqu’à cette ignominie de penalty. Nolan Roux, en sauveur asthmatique, s’élance à la 94e minute et transforme l’offrande. C’en est trop pour l’homme en noir du match, qui fait retirer la sentence, car un penalty de Nolan Roux ne compte pas. L’avant centre s’élance une seconde fois, pour chausser la gonfle en tribune. Fin du match. Nouvelle tentative de suicide.

Après sept défaites en huit matchs, les trois neurones névrosés de Bernard Serin s’électrisent et le gros moustachu décide enfin d’approcher son gros pouce obèse du siège éjectable de Philippe Hinschberger. Le contrat : Obtenir un résultat lors des deux prochains matchs, le déplacement à Saint-Etienne et la réception de Dijon. Il flotte dans l’air un doux parfum de sapin.

 

9e journée : AS Saint-Etienne – FC Metz

Le berger du Hinsch envoie son avant-dernière cartouche, organisée dans un ersatz de 4-3-3. Un Trecohadista en position basse et un Roux bignole à droite. Cry me a Rivière en pointe.

Metz Que Un Match

Le début de scénario étaint plaisant. Le onze grenat, organisé en escouade du hold-up, allait crocheter la serrure du coffre vert pour y placer une banderille sortie de nulle part, par l’intermédiaire de Diagne et d’un bout de pied bot qui traine à la tombée d’un corner. 1-0, 21e.

Ca, c’était avant le raz-de-marée stéphanois. Vague après vague, la défense Messine s’est érodée à la vitesse d’une banquise passée au napalm. Au terme d’une action de qualité slipale, Pajot vint remettre les débats à égalité en trouant une défense aux abois. 1-1, 74e. La sentence était repoussée une première fois, avec le but plus ou moins injustement refusé de Söderlund sur horsjeu.net (82e). Puis une seconde fois, quand le penalty provoqué par Philipps fut détourné par Kawashima sur la tentative de Dabo (85e). La guillotine tomba quelques secondes plus tard quand Cafu détourna le corner consécutif à l’arrêt de son portier dans ses propres filets. 1-2, 86e.

Histoire que la mise à mort soit totale, Matthieu Udol abandonna ses croisés sur le terrain pour la seconde fois de sa jeune carrière. En infériorité numérique, les Grenats n’eurent plus que leurs yeux pour pleurer et regarder Maiga en glisser une troisième au bout du tunnel. 1-3, 95e.

Une cartouche de moins pour Hinschberger. Plus aucun latéral gauche. Huit défaites en neuf matchs. Une équipe sous Prozac, qui ne semble plus avoir d’idée. Les médias vont vendre l’équipe comme compacte et solidaire. Je vais la vendre comme un hérisson agonisant sur le bord de la chaussée, craintif à l’approche de ce gigantesque 33 tonnes. Seule lumière dans la nuit, les concurrents qui se plantent tous et qui laissent la 15e place à 3 pauvres points. Le salut ou la mort, voici ce qui est désormais suspendu à la réception de Dijon. Avé Philippe, ceux qui vont mourir te saluent.

 

Metz Que Des Notes

Kawashima 3/5 : Sauvé par son poteau (6e), puis combattif en seconde période, notre samouraï ira jusqu’à repousser un penalty avant d’avoir l’envie de se faire hara-kiri. On peut le comprendre. Comment ça des clichés ?

Balliu 2/5 : Au moins avant, il centrait.

Diagne 3+/5 : Un comportement de bon chef de village, qui galvanise ses troupes avec l’ouverture du score. Dommage que ce soit le village des abrutis.

Après 9 matchs, rien de grave.

Niakhaté 3/5 : Bien dans le rythme avec plusieurs interventions musclées, il maintient son niveau mais ce n’est toujours pas l’assurance tous risques.

Udol Ligaments qui pleurent/5 : Les croisés, une seconde fois. Chienne de vie. Courage, Matthieu.

Cohade 3+/5 : Enfin à son poste, le Trecohadista a retrouvé le rôle de relanceur qui lui plait bien. Son ogive dans le temps additionnel (45+2) méritait meilleur sort. Sa sortie a changé le match.

Cafu 3-/5 : On a forcément l’air sobre quand on joue au milieu de 10 hommes saouls. A eu l’occasion de tuer le match à la 73e minute. En vain.

Poblete 3/5 : De nombreux ballons et une disponibilité non récompensée.

Dossevi 3-/5 : Une nouvelle passe décisive avec son corner, pour une prestation cette fois bien moins aboutie.

Roux 2/5 : Nolan Roux ailier droit, c’est non. Hommage à son apport défensif ceci dit.

Rivière 2+/5 : La vitesse vous manque ? Ne titularisez pas Emmanuel.

Les remplaçants : Mention spéciale à notre Luxembourgo-reptilien Chris Philipps, entré en jeu pour découper du gros vert et provoquer du penalty.

Le coach Au revoir/5 : Content de vous avoir connu Philippe. Au revoir et merci.

Prochain match : A la maison, contre Dijon. Ce Dijon même qui vient de faire galérer le PSG. Préparez le pop corn. Car sans résultat, ce FC Metz là y va tout droit. En division Pizza.

 

Kast & Deuch

Pour aller plus loin :

Klass & Deuch

Vous n'avez rien de mieux à faire ?

4 commentaires

  1. Je vois que tu n’évoques pas le lien entre ton arrivée au stade et le fait que notre équipe s’en est pris trois juste après… Pas très chrétien tout ça…

    • Précisons qu’il n’est pas arrivé au stade, mais à la Divette. Ce qui correspond, en fait, au Chaudron à l’extérieur. Donc, oui quelque part, il est arrivé au stade.

      Il est reparti plein. De buts et de verveine.

      • Et j’ai cru comprendre qu’il errait encore dans les rues suppliant tous les stéphanois de bien vouloir reprendre Nolan Roux… De la veine de le vendre, vous avez eu, de la déveine on a eu depuis, la verveine, du coup, je comprends.

        • J’ai déjà réussi à rentrer chez moi, ce qui n’est pas un mince exploit. Plus jamais, sieur Gromerdier. Plus jamais…

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