Notre footballologue analyse Real-Barça (1-3)

Real Madrid X Barça, 10/12/2011

Armagedon, round 8: Siddhartha Gautama

Mekanik Destruktiv Kommando… 

Relance courte sur la droite, remontée de balle jusqu’à gagner le camp adverse par le flanc gauche où Busquets-Xavi-Iniesta-Fabregas récitent les «ritournelles » engrammées à la Masia, le tout couvert par Abidal et magnifié par Alexis Sanchez ou Messi. L’horloge interne du Barça remonte le temps et seul un forcing à la racine du mouvement peut endiguer le cours de la tikitocante. Depuis la supercoupe d’Espagne, Mourinho ne cesse de perfectionner sa mécanique et le manomètre menace désormais explosion. Sa mécanique du stress se compose d’une escouade défensive entourant Xabi Alonso en canonnier tandis que deux pivots (Ozil-Benzema) orientent les trajectoires des missiles (Cristiano Orlando-Dalidi Maria.) Repris avec succès par le Valence de Emery (annexe), le forcing à la racine s’effectue par les créatifs alors que les sécateurs veillent en cas de développement du germe catalan.

Le couple Xabi Alonso-Diarra est témoin du bon fonctionnement de l’ensemble. Verticalisé, il forme un mur empêchant le Barça de se rabattre sur le côté gauche: Xabi Alonso se place alors à gauche au niveau de Ozil tandis que Diarra veille en seconde lame. Même positionnement en phase de construction, avec cette fois Diarra devant le basque tel un center protégeant son quaterback. Contraint de relancer à gauche, V² se rate et Di Maria intercepte, Ozil est contré et Benzema conclut: 1-0, 21ème seconde. 2ème minute, Marcelo à la médiane dégage en…corner. Certes, le MDK reste en formation (13ème, 15ème) mais CR servit par Benzema craque (24ème) et bientôt Diarra quitte l’axe pour soutenir Fabio Coentro à droite. Le manomètre a explosé, le purgeur fuit, Messi-Sanchez transpercent le condenseur et la meringue dépressurise (29ème du match et de la vidéo.)


Soft Machine…  

Architecte d’une oeuvre panenthéiste, Gaudiola rénove la Maquina face au forcing de la grosse meringue de Kombat. Processus d’adaptation-intégration selon deux axes: libérer la relance côté droit pour mieux tracer un mandala sur le flanc gauche. Pour anesthésier le couloir gauche madrilène, Puyol glisse arrière droit et pousse Daniel Alves dans le segment médian tandis que Busquets s’insère entre Piqué et Abidal en défense. Marcelo et CR reculent et reste alors à constituer la chorale. Entre le tracé de Bernabeu et la ligne Xavi-Messi se trouve le chœur de l’édifice catalan et Barcelone multiplie les maquettes. 6ème, Xavi passe à gauche alors que Messi est ailier droit: acoustique nulle. 8ème, Messi surfe à gauche en compagnie de Fabregas et Iniesta, Xavi est à droite: Casillas s’emploie.

17ème, Xavi expédie d’un geste Daniel Alves sur l’aile droite, se positionne en milieu centre droit et, soutenu par Puyol, rejoint Fabregas-Iniesta-Messi pour l’arbre de Noël de la Masia. Abidal-Piqué à la basse, Busquets intègre les choeurs et les premiers chants résonnent sur la gauche. 21ème, Iniesta obtient un coup franc; 24ème, Diarra prête l’oreille et la digue madrilène se disloque; 29ème, Messi et Sanchez en profitent : 1-1. Busquets oscillant entre segment défensif et choeur, les « ritournelles » pèchent dans les graves et seule la 37ème minute permet d’apprécier le récital. Pendant ce temps, le Real s’en remet aux chevauchées de Di Maria (38ème, 41ème), Pepe monte en régime et Messi s’agace (carton jaune, 36ème pour contestation et orange à la 41ème pour faute sur Xabi Alonso.) Duels sur fond de « ritournelles », dribbling game vs passing game…le clasico retrouve son tempo.

Vision is a naked sword… 

45ème, CR dans son couloir; 46ème, les petits chanteurs de la Masia trace un mandala ; 47ème, coup franc de CR et carton jaune pour Piqué: d’un gauche l’autre, le clasico balance au rythme du duo Xavi-Messi, désormais tous deux à la relance côté droit. Busquets intègre de plus en plus la chorale qui entonne et tonne dans la minute : tir de Xavi détourné par Marcelo, 1-2, 52ème. Transit nostalgique du MilanLab, ce n’est plus qu’un fecalum que Mourinho invite au festin avant de glisser un khebab dans sa meringue. Et pendant que le Barça règle son « ohm » sur l’Univers (57ème, 61ème), CR excédé rate sa tête et Fabio Coentro son Iniesta. Lancé par Messi, Daniel Alves trouve la tête de Fabregas qui devance Fabio Coentro: 1-3, 65ème. Keita entre pour Fabregas (78ème) et prend part au mandala de clôture.

 

Shakti…

Pensionnaire du F.C. Barcelone sous Robson et Van Gaal, José Mourinho a eu tout le loisir d’étudier les travaux du docteur Isaac Oriol Guerrero sur la « surcompensation cognitive. » A chaque confrontation, le technicien portugais soumet les gagneuses catalanes à un nouveau stress test sans – pour l’instant – parvenir à bousculer la machine. Pire, menant après 21 secondes de jeu, les madrilènes ont craqué, à l’image de CR ou de Marcelo dégageant un ballon à hauteur des bancs…en corner (2ème.) Le système limbique éduqué dès 6 ans à faire des passes pour le plaisir, gloire et titres ne sont que secondaires pour les gagneuses catalanes et le conditionnement semble les rendre hermétiques au stress. Opérant dans le déclenchement des ulcères, des maladies cardio vasculaires, de l’altération de la mémoire ou encore du vieillissement prématuré, les mécanismes du stress occupent une place centrale dans les travaux de neurobiologie. Aussi, contempler les « enfants de la Masia » traverser les tempêtes dans un océan de sérénité ouvre, à défaut des chakras, la porte à toutes formes d’applications thérapeutiques pour un après pétrole serein à 170 millions d’euros sur 5 ans. Du reste, en sa qualité de directeur exécutif d’Aspire Dream, l’ancien directeur de la formation catalane Josep Colomer sillonne actuellement le globe et use du label Barça pour alimenter les laboratoires en cobayes volontaires. Transsubstantiation des contraires en énergie première, force consciente et sereine, un nouveau soleil jaillit d »Orient, cette fois bien décidé à ne plus jamais se laisser occire. Bientôt disponible dans le club qatari près de chez vous…

le résumé du match

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Roazh Takouer

12 commentaires

  1. Le footballologue est le meilleur d’entre nous. Namaste.

  2. Putain un fan de prog!

    Analyse sympatoche, mais on a déjà eu droit à mieux.

  3. Lire le Footballologue me fait bander. Et votre nouvelle image est magnifique.

  4. Le jour où le Real sera gentil alors ils gagneront aussi, ils sont juste victimes de leur mauvais karma.

  5. Le footballologue serait-il l’homme le plus proche de Dieu (après Xavi)? Shaka, pourquoi pleures-tu?

  6. Elle est bien la nouvelle image du footballiste, l’ancien faisait trop Georges Moustaki.

  7. Je me demande parfois si le footballologue n’est pas Christian Gourcuff pour être aussi génial et comprendre le foot ainsi.

  8. Footballologue, je sais qu’un jour tu viendras répandre ta sagesse sur ce monde et tu chasseras, avec ton disciple Saint-Raynald, les mécréants installés au sommet du mont FFF…

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