1-2 : La Meufs Académie colle zéro pointé à tout le monde sur France – Japon
Kamikaze story.
*s’éclaircit la voix*
Le Syndrome Jeux sans Frontières* ou la théorie du Comment perdre un match à la française.
Prenez un groupe qui vient de débarquer au Village olympique de Londres, the place to be (a groupie) après deux semaines de quarantaine sanitaire dans des stades isolés et vides. Des images insoutenables ici, là et encore là….
Prenez un groupe censé jouer dans le « mythique stade de Wembley ». Ben non ils ne parlent pas de celui-là mais de celui-ci. V’là ton mythe. A la rigueur, si, quand on est passionné de BTP…
Prenez 13 joueuses complètement flippées par l’enjeu (une qualification pour la finale des Jeux Olympiques) et l’obligation de résultat (ces bonnes vieilles éliminations directes).
Prenez des joueuses tout de même un peu trop sûres d’elles, rapport à une victoire en amical face à ces mêmes adversaires qui leur a fait oublier que ces dernières étaient championnes du Monde en titre et, qu’on a beau dire, ça ne devait pas être que le fait du hasard.
Donc ça vous fait :
- une première mi-temps de non-jeu que je qualifierais de « over super chiante », à tel point que le public entame la hola dès la 10e minute du match, histoire de ne pas avoir payé leur place pour rien.
- deux buts encaissés sur coup-franc adverse incluant une faute de main, que dis-je une faute de truelle, non, de paravent de Bouhaddi et un marquage bien à chier de notre Capitaine (main sur le cœur) Sandrine Soubeyrand.
- Un coaching presque gagnant appelé Eugénie Le Sommer : marquer un but dans le cours du jeu et provoquer le penalty qui aurait pu être égalisateur. Check.
- Vingt dernières minutes dites « dos au mur » qui ne donnent rien à part 20 minutes d’espoir suivies de quatre ans de regrets.
Mais ce qui m’énerve encore plus que tout ça (oui Marinette est énervée, c’est possib’, Hassan Cehef, tout ça…), c’est leur attitude à deux jours de la petite finale. Plutôt que de sortir les doigts (au moins deux) pour remporter le bronze (« que de toute façon c’était pour l’or qu’elles étaient venues »), je les sens au taquet pour nous donner un merveilleux exemple de l’esprit sportif français aka « On sent la défaite arriver de loin » et se vautrer avec complaisance dans ce qui va pouvoir devenir leur bus à elle, j’ai nommé, le « Syndrome de la 4e place ».
Sur ces bonnes paroles, je vais laisser la conclusion de cette partie « énervée » à Hugo Lloris (à qui j’adresse la prière de former ses collègues féminines) qui aurait trouvé les mots justes, et ils résonneraient un peu comme ça : « On se chie dessus putain! On se chie dessus ! ».
Donc. Qui qu’a quoi à faire pour être meilleur(e) voire moins mauvais(e) ?
Le Dernier Rempart qui s’oublie, Sarah Bouhaddi: Prendre le combo de formation : lecture du jeu/intervention aérienne et main ferme/ jeu au pied et rapidité d’exécution. Ou changer de poste. Faut voir.
Les défenseuses centrales qui oublient le nom principal dans la phrase, Wendie Renard et Laura Georges : ça pour bien se comprendre elles se comprennent bien. Parce que pour marquer y’a du monde mais pour défendre je les cherche encore. Mention spéciale pour Wendie qui est capable de passer en mode « tacle par derrière » pour faire foisonner cartons et coups-francs adverses. A ce sujet Wendie, face aux japonaises, merci de ne pas lever la jambe de plus de 30° parce que ça fera toujours « pied haut ».
Les latérales qui latéralisent que quand les adversaires sont fatiguées, Sonia Bompastor et Corine Franco : Merci de noter que le foot et le kung fu sont deux sports, somme toute, assez éloignés. Donc éviter les centres low kick balayette rotatifs, Sonia, et éviter les tirs qui ressemblent à des concours de coupé de pasthèques en deux, Corine.
Milieuses récupératrices qui, pour le coup, n’ont pas récupéré grand chose il faut bien le dire, Elise Bussaglia : ne pas rater de penalty ; Sandrine Soubeyrand : savoir user de sa sagesse légendaire aussi pour savoir laisser sa place.
Les milieuses offensives qui se sont perdues entre deux, Elodie Thomis : être décisive aussi pendant les matches décisifs ; Louisa Necib : apprendre à choisir vite et bien. Vite. Et bien ; Gaëtane Thiney : ne pas jouer blesser. Oui c’est con.
A la pointe de l’épée, Marie-Laure Delie. Ne pas dévier le ballon de la tête vers l’avant. Parce qu’en fait c’est toi notre attaquante de pointe.
Bruno Bini, Entraîneur: maintenir une capitaine historique alors qu’elle est blessée ; maintenir dans le 11 titulaire une joueuse en petite forme ou blessée ; continuer avec une goale que des fois quand on voit ses interventions on se demande si elle n’est pas blessée ; maintenir un plan de Plan de Vie occultant qu’il faut aussi savoir se défendre, dans la vie.
Les Japonaises…
nous ont bien niqué.
Pour ceux qui veulent avoir une idée un peu plus précise des faits en question, Marinette vous propose :
Bon maintenant, pour dépasser le Syndrome de la 4e place, il va falloir la gagner cette médaille de bronze. Voilà voilà… Je vous dis à jeudi.
Allez les Meufs !
Marinette Picon-Bière
Le syndrome Jeux sans Frontières*
Souvenez-vous de ce charmant jeu télévisé des années 90 (paix à leur âme) qui voyait s’affronter une dizaine d’équipes représentant leurs nations dans des épreuves genre Total WipeOut mais en version européenne donc cheap. Systématiquement, après un excellent démarrage français (genre 2e après 5 épreuves), on commençait à voir apparaître la lente et inexorable chute dans les limbes du classement. Ça finit toujours en « c’est dommage, c’était bien parti, ils auraient pu faire teeEEEeeelement mieux. »
Les bases de la mentalité sportive française en somme.
A force de se gaver de Beckham et autres Sergio Ramos on en avait oublié la beauté d’un penalty tiré à côté des cages et pas au dessus. Merci les filles pour ce moment de bonheur footballistique.
Le Sommer et Abily ont quand même fait une très bonne rentrée m’est avis. Une petite goulée d’espoir avant la petite-finale.
C’est ça d’être amies avec les handballeuses.
Classe dans la défaite Marinette. Toi t’es en finale !! ;)
S Bouhaddi a dit : « Penser à demander de la colle aux handballeuses »
Eugénie; Eugénie, c’est pas de la monomanie hein, c’est de la lucidité !
Idem, je comprend pas comment il peut ne pas mettre Abily titulaire, ok pour deux récup avec Soubeyrand et Bussaglia, mais tu mets Abily en 10, et pas Necib que tu peux garder pour le fun en fin de match. Niveau « je joue sous la pression » y’a quand même un monde entre Necib et Abily…
Entièrement d’accord avec Mèch. Et bizarre que Bouhadi craque sur une sortie aérienne, alors que c’est l’un de ses rares points forts.
Après, on a beaucoup misé sur le potentiel athlétique des attaquantes en oubliant de jouer au football. D’ailleurs Thiney, Delie, Necib et Thomis ont planté l’EDF dans les grandes largeurs.
Y’a vraiment que Gilbert Montagné pour pas se rendre compte que Abily à la place de Soubeyrand tout de suite ça fluidifie vachement plus le jeu de l’équipe.
Soubeyrand, c’est un peu le syndrome Marcel Desailly, elle a plus le niveau, mais par respect pour son aura et le travail accompli ou lui reserve sa place dans le 11. Elle a carrément plus sa place dans une manifestation de act-up qu’aux jeux olympiques.
La gardienne est vraiment dans l’esprit de HJ.net, à la limite du footballistiquement correct.
En plein dans le mille.
Pas d’accord avec tout puisqu’on occulte la domination absolue des Bleues (26 tirs contre 6 hein…) du coup c’est sévère avec la défense… Pour le reste c’est du Marinette quoi … :)
On ne peut reprocher à Bruno Bini de titulariser Sarah Bouhaddi : les autres gardiennes françaises sont bien plus nul que ça…
D’accord avec Gégé, sur chaque match l’entrée d’Abily, dont Lil’ Wayne a composé l’hymne malgré une légère dislexie, a fait progressé l’équipe.