Lorient-OM (2-0) : La Canebière Académie n’enlèvera pas les écailles

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Mais pourquoi sont-ils si méchants ?

Aïoli les sapiens,

Vous dites ? « Nous on s’en fout, dans deux mois on est partis, alors nous, ce qui peut bien se passer ici, … ». Ah ouais ? Je vais vous le dire, moi, ce qui va se passer. Ça va se passer entre nous, et vous qui aller en chier sévèrement avant de terminer votre contrat de merde. On va appeler des supporters à nous, des experts défoncés au shit et au 51, qui vont vous travailler aux fumi et aux boulons SNCF-Réseau. Vous avez entendu bande de mastres ? D’ici à juin vous allez sortir de la Commanderie planqués dans le coffre de leur voiture, les deux mois qui vous reste je vous promets qu’ils vont être bien longs, on va se la jouer à l’ancienne, bien moyenâgeux à coups de cyprès cramés dans vos culs.

You never can tell


Les B-Beye Boys

Rulli
Pavard – Balerdi – Emerson
Traoré– Abdelli (Nadir, 59e) – Højbjerg (Vermeeren, 76e) – Paixão (Weah, 46e)
Greenwood (honte à nous) – Aubameyang (Lamare, 76e) – Gouiri (Nwaneri, 59e)

Medina est suspendu, tandis que l’infirmerie accueille Aguerd, Egan-Riley, Kondogbia et, à la dernière minute, Timber. Pas d’inquiétude toutefois, le stage de team-building de Mallemort à Marbella a sans nul doute permis de consolider les automatismes de ce 343 auquel Habib Beye tient plus qu’à sa mère.


Le match

Marseille entre dans ce match avec l’intention affichée de taper, taper, taper les Lorientais. Cela ne les empêche pas d’entretenir le slipomètre, avec un dégagement-cagade de Paixão bien écarté par Rulli.

L’OM domine totalement, tant dans la possession de balle que de l’occupation du terrain. C’est bieng. Au bout de 20 minutes à ce rythme, on se demande tout de même un tout petit peu s’il ne serait pas temps de se procurer une occasion de but. Mais on touche ici au problème qui n’a visiblement pas été pensé au cours du stage de team-building de Mallemort à Marbella : gagner des matchs ça demande de faire des efforts.

Donc, à Marbella on n’a pas appris à faire des efforts, soit. Après tout, Marbella ça évoque le soleil, les vacances, le farniente. Erreur stratégique. Le printemps prochain, le stage de team-building de Mallemort, ils le feront à Camphin-en-Pévèle, dans le peloton des soutiers du Paris-Roubaix payés au smic, ça leur fera repenser la notion de sportif de haut niveau. Et là, aussitôt, tous les passionnés comme Luke Seafer objecteront : oui, mais à Camphin-en-Pévèle, ils n’ont peut-être pas de vidéoprojecteur pour les séances de tableau noir, alors qu’à Marbella ya tout le high-tech disponible pour la tactique.


La tactique, venons-y. Car nous aimons rire. Honnêtement, si à la prochaine conférence de presse, il n’y a pas un seul journaliste pour poser la question « mais vous avez branlé quoi, en fait, à Marbella ? », les gars, c’est qu’il sera temps de rendre la carte de presse. SANS DECONNER BORDEL. La composition d’équipe de Beye avait ses défauts, et après une semaine passée à être censés les améliorer, C’EST ENCORE PIRE QU’EN PARTANT. Pressé par dégun à hauteur de la ligne médiane, Avom peut jouer en pantoufles pour adresser une longue ouverture plein axe vers Bamba Dieng. Et là il se produit ce qu’on attendait depuis toujours : si vous faites bien attention, Balerdi nous a offert plus que son lot de cagades, Pavard aussi de son côté, mais finalement ils n’étaient pas si souvent que cela montés ensemble sur la scène du Comedy Club. Y avait Dominique Farrugia dans le public, il est allé les choper en leur disant « Les gars, c’est sûr qu’ils sont honnêtes, vos sketchs. Mais séparément vous ne valez pas grand-chose, des humoristes comme vous, on en trouve à la pelle. Est-ce que vous avez pensé à faire des duos comiques ? Vous avez un potentiel de malade, les gars. Elie et Dieudonné, Omar et Fred, les USA et l’Iran, vous êtes dans la lignée des plus grands, mais à condition de vous associer, putain. Dès que vous jouez en duo, je vous produis, juré. »

Ces mots, Balerdi et Balerdin y repensent assurément en voyant arriver cette passe de 40 mètres. En plus, le Moustoir, c’est parfait pour une première représentation, la province ça permet de se roder en attendant de conquérir le Vélodrome. Les voici qui se précipitent au-dessus de Cheikh Bamba Dieng en criant « FUUUUUUU-SION » pour créer Balerdard, le défenseur à chier ultime. Profitant d’un mètre d’espace laissé par Balerdin à droite, d’un autre mètre laissé par Balerdi à gauche, Dieng se saisit du ballon et, avec ses 58 kilos tout mouillé, résiste à la pseudo-charge de nos deux défenseurs de niveau Ligue des Champions (vanne calibrée pour que la salle soit pliée de rire, mécanique de pro de l’humour). Balerdin parvient à écarter piteusement le ballon sur la gauche de notre surface, où Katseris se trouve seul à l’arrivée d’un sprint de 30 mètres que ni Paixão ni Emerson n’ont jugé bon de suivre (1-0, 28e).


La rébellion de l’OM dans le dernier quart d’heure se limite à une succession de centres et de corners quasiment jamais menaçants. Au contraire, à la moindre perte de balle, Lorient profite des gouffres laissés par un milieu de terrain démissionnaire. C’est encore pire que de n’avoir rien foutu, au stade de team-building de Mallemort à Marbella : non, ils ont passé une semaine à travailler pour péter le peu qui fonctionnait encore chez De Zerbi. Si c’est ça, le printemps prochain, le stage de team-building ils le feront à Beyrouth, ça leur fera repenser la notion de sérénité.

Vous vous souvenez, les fois où on disait que les défauts de De Zerbi auraient pu être compensés avec des joueurs impliqués ? Bah là c’est un problème à peu près similaire, sauf que les équipes de Beye sont encore plus mal branlées, et que les joueurs en ont ENCORE MOINS quoi que ce soit à foutre de leur club.

Blessé, Paixão cède sa place à Weah. Ce début de première mi-temps montre certes quelques envies offensives, toutefois éclipsées par un duo Balerdi-Balerdin qui continue à enflammer les planches. Trous béants au milieu de terrain, duels perdus, tir de Pagis à côté. Centre de notre gauche, Balerdi une nouvelle fois bouffé par Dieng, réflexe de Rulli du pied.

Replacé sur la gauche, Traoré a le mérite de jouer excessivement simple : cela lui permet de combiner avec Emerson, dont le centre parfait trouve Aubameyang. Pour une fois dominateur de la tête, Jean-Bite pique son coup de casque juste à côté.

Alors que ce regain d’activité sur le but adverse nourrit quelque espoir, Balerdi & guests se chargent de tout enterrer. L’action est anodine, Lorient n’a pas de surnombre offensif : pourtant, personne au milieu e terrain ne presse Pagis. Celui-ci a tout le temps d’apercevoir Dieng, qui s’est décalé de deux mètres par rapport à Balerdi : celui-ci le regarde mais n’intervient pas pour combler l’espace. Juste, Leonardo le laisse partir aller marquer son but sans intervenir, comme ça. Là aussi, j’aimerais qu’un journaliste lui pose la question : « si ce n’est pas pour adresser un gros doigt aux supporters signifiant : ‘je vous nique, l’an prochain je suis parti et vous vous serez toujours là’, à quoi rime cette attitude ? ». En attendant, notre ancien attaquant se fait un plaisir de partir et de piquer sa balle au-dessus de Rulli (2-0, 58e).


La dernière demi-heure n’est qu’un calvaire. Plusieurs fois, nos joueurs sont à deux ou trois autour d’un Lorientais en train de trébucher, et laissent pourtant ce dernier sortir vainqueur du duel. Quand un Breton se cague enfin et offre un trois contre un à l’entrée de sa surface, Gouiri ne trouve rien de mieux que d’envoyer la balle sur le défenseur qui venait de s’étaler lamentablement au sol. Une demi-heure de ce rythme, une demi-heure où aucun joueur ne se pose la question du message que cette attitude envoie aux supporters. À moins qu’ils ne se soient vraiment posé la question, et qu’ils soient réellement appliqués à nous signifier qu’ils n’en ont plus rien à foutre. Le mois qui reste s’annonce très long pour nous : j’espère au plus profond de mon être que pour ces connards, encadrement et supporters vont le rendre proprement interminable.

Peu de choses à signaler durant cette agonie : Rulli réalise une nouvelle parade pour éviter le troisième but, et le minot Lamare nous prive d’une petite consolation en manquant de justesse sa tête dans le temps additionnel. Blessé peu après son entrée en jeu, Nadir demeure sur le terrain faute de remplaçant, et à cette occasion produit sur une jambe plus d’efforts que ses abrutis de collègues n’en ont effectué pendant 90 minutes.


Les joueurs

Rulli (3-/5) : Il aurait pu faire comme les autres et laisser passer des buts exprès : Geronimo s’est appliqué à parer ce qu’il a pu, gagnant ainsi notre absolution.

Pavard (0/5) : Mais t’as pas honte ? T’as pas une famille à qui tu fais honte ? Je veux dire, tu ne vis sans doute pas dans un bunker, ça t’arrive de sortir voir des gens : t’arrives à les regarder dans les yeux ? Réponds s’il te plaît, c’est la quête de ma vie de savoir comment des gens ont l’aplomb de continuer à ouvrir leur bouche alors que ce sont des estrasses : j’ai déjà demandé à Manuel Valls et Renaud Muselier, mais ils ne m’ont jamais répondu.

Balerdi (0/5) : On l’a régulièrement trouvé nul, mais affectueusement. S’il ajoute à son incompétence une mentalité de merde, je crains que l’idylle n’en soit entamée, hélas.

Emerson (1/5) : Dix minutes honnêtes en début de seconde période et tout le reste à caguer par terre, ce qui suffit de le placer à deux doigts d’être le meilleur Olympien du match.

Traoré (2-/5) : Avantage : comme il est tout sauf subtil, ses centres et passes en première intention ont parfois créé l’animation que l’équipe était infoutue de générer collectivement. Inconvénient : un minimum de qualité technique, ça peut aider quand même, quand on est censés jouer le haut du classement.

Højbjerg (0/5) : Ne branlait plus rien jusqu’à ce que De Zerbi parte, ne fout rien maintenant que Beye est arrivé. Le brassard sur son épaule c’est comme l’iode 123 sur un scanner : ça révèle l’étendue du problème.

Vermeeren (76e) : Partira discrètement en prenant soin d’effacer la ligne « OM » de son CV.

Abdelli (0/5) : J’avais jamais vu un vier pareil au milieu de terrain depuis Michael Cuisance. Que Benatia l’ouvre devant la presse pour critiquer le manque d’implication de ses joueurs, c’est bien, maintenant j’aimerais qu’il parle aussi devant les juges pour expliquer par quelles magouilles une tanche pareille est arrivée chez nous.

Nadir (59e, 2/5) : Scène révélatrice de la mentalité collective minable : alors qu’il est blessé et revient sur le terrain pour ne pas laisser l’équipe à 10, Bilal se bat comme un acharné pour conserver la balle à un contre trois et là, regarde autour de lui : dégun n’a couru pour lui proposer une solution. Dès que Bilal sera rétabli, on va le retrouver à cramer des cyprès avec les supporters.

Le club est tellement devenu un cirque que même le kiné pose des anchois sur les joueurs pour les soigner, maintenant. Personnellement, pour faire couleur locale, je leur aurais plutôt posé un merlu, et les lecteurs historiques de horsjeu.net savent très bien de quoi je parle.


Paixão (1+/5) : Pas à son avantage dans la compo, et rapidement blessé. Igor a été aussi inexistant que les autres, mais avec des circonstances atténuantes.

Weah (46e, 1/5) : Il y en a qui semblent vraiment appliqués à nous vouloir du mal, Timothy, lui, se contente de finir sa saison en touriste. On se contente de ce qu’on peut.

Greenwood (honte à nous, 1/5) : Allez, vas-y, boude. L’important c’est que tu ne te blesses pas, on a besoin de tes millions au mercato, et puis après tu iras foutre la honte à d’autres clubs.

Gouiri (1/5) : Un enfant chiant que l’on propose d’emmener à Eurodisney à condition qu’il devienne sage, il interprète ça comme « je vais à Eurodisney parce que j’ai été chiant, donc si je suis encore chiant je retournerai à Eurodisney » (source : j’ai déjà fait un stage chez Marcel Rufo). Autant les joueurs c’est pareil, ils se sont dit « si on se met à bien jouer, on ne nous emmènera plus à Marbella ».

Nwaneri (59e, 1-/5) : Un mot d’explication, Monsieur Benatia ? Toujours pas ? Non, parce que si l’on n’arrive pas à comprendre les aspects sportifs, on va devoir attendre Mediapart nous parler des circuits financiers avec les agents, dans ce cas.

Aubameyang (1+/5) : Tellement de monde à insulter ce soir, il ne m’en reste plus beaucoup pour ce pauvre Jean-Bite.

Lamare (76e) : À quelques centimètres de nous apporter l’une des rares joies de la soirée.


L’invité zoologique : Olivier Pandaloni

Le panda est un carnivore dont la proie est le bambou. Ça ne lui apporte pas beaucoup d’énergie, mais en même temps, il n’a pas besoin de grand-chose de plus pour entretenir son ventre mou. C’est bien lui le plus heureux de nous tous, allez.

  • Les autres : Pagis est bien le fils de son père, Meïté et Dieng ont l’air de s’amuser comme jamais loin de chez nous, bref une équipe qui a l’air composée de gens contents de jouer ensemble. Face à un pseudo-collectif de connards sinistres, voilà qui fait déjà une grande différence.
  • Le classement : Lille rate le coche en ne faisant que 0-0 contre Nice. Lyon, Monaco et Rennes doivent encore jouer. C’est d’ailleurs dommage que la Ligue des Champions nous soit indispensable du point de vue thuno-financier : avec une qualif en Ligue Europa voire en Ligue Conférence, on s’amuserait certainement davantage l’an prochain.
  • Coming next : Allez, plus que Nice, Nantes, Le Havre, Rennes, les premiers au Vélodrome dimanche prochain avec des banderoles que l’on envisage savoureuses (si la Commanderie n’a pas pris feu d’ici là).
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky. Homerc remporte le concours zoologique.


Bises massilianales,
Blaah

4 réflexions sur “Lorient-OM (2-0) : La Canebière Académie n’enlèvera pas les écailles

  1. Si on prend un peu de hauteur on voit très bien d’où vient le problème. Les joueurs sont nuls et démotivés, ok, donc le problème vient de l’entraîneur. Qui l’a fait venir ? Benatia est nul c’est sûr. D’où ça vient ? D’un président qui a fini aux fraises, choisi par un propriétaire qui est lui-même venu pour vendre des places de parkings. Vous voyez bien où je veux en venir, le fond du problème : c’est le football.

  2. Le coup de gueule de Benatia est juste ridicule de la part d’un mec qui avait posé sa démission… les joueurs ont simplement commencé leur préavis de 3 mois…

  3. J’en peux plus de cette saison. Je peux plus voir personne. Le nouveau président a l’air d’être barbo comme pas deux, Beye m’a l’air dépassé complet, le groupe est à la ramasse , le public est rincé. Benatia pareil, son coup de gueule , il a raison, mais qu’il ferme sa gueule et qu’il admette son échec. Et ces phrases à la con  » dans un club comme l’OM on n’a pas le droit de … » . Dans n’importe quel club c’est pareil, arrétez de faire passer les supporters marseillais pour des fadas.

  4. La défense quantique de Balerdard, c’était effectivement du next level. Buster Keaton meets Transformers. Un multiverse. Entre « La mouche » de Cronenberg et Jacques Tati.

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