Nigeria – Islande (2-0) : The Island Académie n’est plus invaincue en Coupe du Monde

Eloge de la schizophrénie.

Halló eyjamenn,

Un des Nigérians a vomi sur son maillot, mais on ne sait toujours pas où.

On se souvient tous de nos premières fois. Le premier baiser. La première fois au stade. Le premier acte sexuel consenti avec quelqu’un de vivant. Le premier macchabée enterré dans le jardin. En Islande, on se souviendra de ce match comme la première confrontation de son histoire avec une nation africaine, et la première défaite en Coupe du Monde.

Un résultat qui sonne comme une évidence, tant l’Argentine avait déjoué au premier match. Ici, nul Messi à museler en mondovision, mais bien 23 Super Aigles bien décidés à terrasser le volcan islandais. Une confrontation qui pointe que, même en garant le drakkar devant le but, on se fait bouger dès que ça accélère un peu.

Le 11 de départ

Deux changements : Gislason au milieu et Bödvarsson devant prennent les places de Gudmundsson, blessé, et Hallfredsson. Toujours pas de titularisation pour Harley Davidsson.

Le résumé du match :

Une première mi-temps où on se fait clairement chier. Aucune frappe nigériane à comptabiliser. Gylfi fucking Thor amuse la galerie avec ses entrechats pour éviter les taquets adverses, mais ça manque clairement d’impact devant. Finnbogason manque de peu l’ouverture du score avant la mi-temps sur un velouté de Sigurdsson. En face, encéphalogramme plat. Les deux mobylettes Musa et Moses terminent régulièrement leurs courses dans les rochers, et on se dit qu’on aurait dû mettre un 0-0 sur ce match.

Si ce n’est du Banania, on ne sait ce qu’ont pris les Africains à la mi-temps. Mais Gernot Rohr a bien dû beugler à la pause, puisque les Aigles prennent leur envol. Dès la reprise, sur une contre-attaque éclair, Musa s’offre une merveille d’enchainement contrôle-demi-volée qui arrache les sourcils pour l’ouverture du score (1-0, 48e). Les Icelanders vacillent. Largesses défensives et apathie au milieu, on voit mal comment revenir au score. Surtout que les Nigérians appuient où ça fait mal avec des contres assassins. Musa règne, puisqu’après avoir trouvé la barre (74e), il s’offre un but FIFA en déposant toute la défense et le gardien Halldorsson après un rush supersonique (2-0, 75e).

Parfaite réalisation de la Position Latérale de Sécurité.

Le destin offre aux Icelanders de revenir dans le match, après que l’arbitre eut validé grâce à la VAR un penalty consécutif à une faute sur Finnbogason dans la surface. Gylfi fucking Thor Sigurdsson tient là une chance unique de relancer son pays, mais balance la gonfle au dessus du toit (80e).

L’Islande laisse filer la fin du match contre une équipe qui n’aura joué que 45 minutes ; elle peut encore rêver d’une qualification en 8e de finale, à condition de se sortir les doigts face à la Croatie et si le Nigéria est bien décidé à bouffer l’Argentine. Gardons espoir, un espoir de fou. Mention toute spéciale au public islandais, fervent jusqu’au bout.

« Et merde, j’ai oublié d’éteindre mon volcan en partant ».

Les notes :

Hannes Thór Halldórsson (2/5) :

Tant il s’est emmerdé en première mi-temps, tant il s’est fait éclater en seconde. En témoigne cette sortie dégueulasse sur le second but de Musa.

B. Sævarsson (3/5) :

Dur sur l’homme en première, mou du bulbe en seconde.

Kári Árnason (2/5) :

On confirme qu’il a bien 35 ans, quand on voit ce que Musa lui a mis.

Ragnar Sigurdsson (3/5) :

Sigurdssonné sur le premier but, il quitte ses partenaires la tronche en sang. Dieu sait pourtant qu’il avait bien fait le boulot lors du premier acte.

Remplacé à la 65e par Sverrir Ingason (2/5) :

On peut Sverrir de tout, mais pas avec n’importe qui. 

Hörður Magnússon (2/5) :

Déjà à la peine contre l’Argentine, Moses lui a fait boire la tasse tout le match. Hörður dur d’être imbibé.

Rúrik Gíslason (2/5) :

Ne nous aura pas fait oublier Gudmundsson.

Gylfi Sigurðsson (3/5) :

Clairement au dessus du lot. Gylfi fucking Thor nous a gratifié d’une première mi-temps de bonne facture, avant de s’étouffer avec la note en seconde. On aura du mal à oublier ce penalty envoyé dans la stratosphère, alors qu’il aurait pu relancer le match.

Aron Gunnarsson (3/5) :

Des longues touches et une tête de repris de justice qui méritait mieux. Un bon Gun, mais des balles à blanc.

Remplacé à la 87e minute par Olafur Skulason (non noté).

Birkir Bjarnason (2/5) :

Sans idée ni panache. Birkir pas royal.

Alfreð Finnbogason (2/5) :

Esseulé, le buteur s’est fait dévorer tout le match. Encore faut il avoir des contres pour qu’Alfreð puisse en tirer profit.

Jón Daði Bodvarsson (2/5) :

Difficile pour lui aussi d’exister, vu que le ballon ne lui est parvenu que trop rarement. Jón Daði pas cool.

Remplacé à la 71e minute par Bjorn Sigurdarson (non noté).

 

Il en faudra, des massives testicouilles, pour aller chercher la Croatie lors du prochain match. Mais ne sommes nous plus à un exploit près ?

Jens Salymonkhalsson

Jens Salymonkhalsson

4 Comments

  1. Stylé comme académie, les jeux de mots sont nombreux et jamais impertinents.

    • Il faut dire ce qui est, dès que ça joue un peu en face, le bloc Islandais se fait bouger. Les défenseurs sont vieux et pas vraiment rigoureux, chaque fois que ça part en contre c’est un gros danger. Quand tu leur laisses le jeu, ils ne savent pas trop quoi en faire.

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