Paris SGEL / ASM (7-1) – La Porte de Saint-Cloud Académie s’offre un bilan précoce

Champion mon frère mon camarade

 

Salut les prolos,

 

Tout va décidément trop vite dans le fouteballe, mais l’équipe de Paris Saint-Germain-en-Laye semble cependant se distinguer tout particulièrement par sa grande précocité : éliminé de la coupe d’Europe en mars, champion mi-avril… A croire que les camarades de PSGEL ne savent pas faire durer le plaisir, et s’obstinent à envoyer la purée trop tôt, sans que la sauce n’ait eu le temps de monter.

Le championnat s’est ainsi déroulé comme un banal missionnaire sans relief, sans surprise, sans risques, au point que c’est à peine si l’on a remarqué que le coït a pris fin ce week-end – sur une très belle faciale sur le visage du tenant du titre, certes -, sans que l’on ait véritablement eu l’occasion de s’exciter à un quelconque instant. A baiser sans péril, on jouit sans plaisir. Y avait même pas un p’tit Olympique pour faire office de MST vraiment crédible, histoire de pimenter les monotones ébats conjugaux hebdomadaires, c’est vous dire si la concurrence n’était pas au rendez-vous.

Sur la scène internationale, comme à son habitude, PSGEL a commencé fort et a pris l’Europe par derrière, sans se poser de questions, au point de nous donner quelques réels espoirs de frissons. Mais une fois les préliminaires enthousiasmants de la phase de poules passés, au lieu de l’amant surmembré espéré, pourvoyeur d’orgasmes multiples, nous avons eu droit au puceau apeuré, giclant avant même son insertion dans l’entrejambes béant des huitièmes de finale. Ne me parlez plus de peine-à-jouir, nous avons bel et bien affaire à des éjaculateurs précoces. En attendant la coupe, où nous aurons vraisemblablement droit là encore à une succession de sodomies domestiques à sec pour les mâches restants, sans challenge digne de ce nom, mis à part celui d’éviter de débander trop vite tant l’envie sera inexistante.

 


ANYWAY, HOW’S YOUR SEX LIFE ?


 

Il a suffi de sept coups de rein aux camarades de la section séquanaise de l’Internationale footballistique pour cracher leur foutre de champion, en cette belle soirée printanière. Même sans leurs deux recrues phares de l’été, les Bleus-violets ont tout simplement maîtrisé leur sujet de bout en bout face à leur dauphin, comme un acteur X exécutant sans envie ses levrettes claquées techniquement parfaites avec sa triste demi-molle au viagra, sans accroc ou presque (on pourra évoquer mesquinement la défense anale de Berquiche sur le but monégagasque). Dans l’air du temps, l’équipe sudiste semblait avoir elle aussi opté pour une grève perlée, du travail défensif cependant : comptez un joueur sur trois qui fera l’effort de revenir sur une contre-attaque parisiano-saint-germanoise, et un joueur sur cinq qui ira au duel aérien sur corner.

Les grévistes doivent avoir tout notre respect, ce qu’ont très bien compris nos joueurs en respectant comme jamais l’acte de protestation des bières à la grenadine, et en empilant les actions collectives de grande classe dès l’entame du mâche. Ici une remise en retrait de Dani, décalé par Eddy, que Gigi pousse au fond (1-0), là une tête rageuse de Cavanouille sur un centre aux petits oignons de Berchibre (2-0), là encore un lob tout en finesse de l’Angelito, servi d’une demi-volée en profondeur du guérillero (3-0), ou bien ici une tête de Le Celsius suite à un nouveau centre de Youri (4-0), et tout ça en moins d’une demi-heure, dites donc. Ce même Youri qui laisse donc filer son adversaire direct au duel, pour le centre et la réduction du score présipautière, un peu avant la mi-temps (4-1).

Un retourné acrobatique de la Drax et une relance dans l’axe anale de Ravière plus tard, le festival reprend à l’heure de jeu avec le but de renard de l’Ange aux grandes oreilles sur une ouverture en profondeur de Xavier Pasteur dans la surface (5-1), puis c’est un joueur adverse qui marque contre son camp sous la pression du capiston Thiago (6-1), avant que Juju la Draxqueen ne vienne clore les débats d’une frappe à ras de terre sur une remise du beau Ravière (7-1).

S’ensuivent quelques effusions de joie navrantes, suivies sans enthousiasme par un stade un peu gêné devant le spectacle sans âme qui vient de se dérouler sous ses yeux. Le tenant du titre est venu prendre son énième branlée expiatoire de la saison, l’équilibre des forces est rétabli, l’an(n)us horribilis de la saison passée est effacé des mémoires, l’ogre de la grande ville peut reprendre le cours de sa terne existence, se repaissant de ses maigres proies dominicales, et se terrant la queue entre les jambes en voyant passer sur le pas de sa porte des monstres trop gros pour lui.

Oui, je suis aigri après une victoire sept buts à un et un titre de champion glané à six journées de la fin, et je vous emmerde.

 


LE SOVIET QUI A DES PROBLÈMES DE RICHES


 

On connaît déjà le générique, les jeux sont faits, pas besoin d’attendre plus longtemps pour faire le bilan de cette morne saison et passer en revue le casting moribond de ce sombre film de boules que l’on a déjà vu cent fois.

Ralphonse, on te garde, faute de mieux. Kévain Trappe peut retourner à ses autodafés à Nuremberg ou dans l’arrière-pays ukrainien, on s’en branle.

Dani levrette, c’est gentil d’être passé, mais il faut rentrer se coucher maintenant, y a probablement une place d’ambassadeur du club qui t’attend quelque part dans les WC de Maxouèlle. On garde Tom le Meunier pour servir d’interprète au prochain arrière droit titulaire, il est bien aimable ce garçon.

Rien à redire pour le sous-commandant Marquignios, le capitaine Thiago et le sergent-chef Kimpemboum, continuez à tourner tranquillement, on vous aime bien.  Il faudrait peut-être juste vous trouver un quatrième troufion, histoire que vous vous amusiez à lui faire une bite au cirage. On sait rigoler, chez les bidasses. On appelle ça l’esprit de corps.

Youri Berouiche a eu le mérite de reléguer Kurzaprout sur le banc des damnés, et pour cela, il mérite de garder une petite place avec nous, malgré ses gestes défensifs parfois proches du comique de cirque. On ne te dit pas adieu, Youri, au contraire de Liévin Moctezourwa et son bouc dégueulasse, qui peuvent aller se faire cuire le cul dans le désert d’Atacama – là au moins il aura une raison de se protéger les yeux.

Adrien Babtou devrait continuer à chouiner chez nous pour ne pas jouer en sentinelle, à moins qu’il ne périsse d’un coup de batte estampillée « France aux Français » pendant une AG de la Commune libre de Tolbiac. Pense à ta maman et retourne en cours, Adrien. Thiago la Motte ne semble pas décidé à prendre une retraite à laquelle il peut prétendre depuis fort longtemps, et préfère garder sa place au chaud et laisser un jeune de plus au chômedu (du genre du petit Chris N’coucou, notre quota de jeunes de banlieue en réinsertion professionnelle). Sale travailliste. Vous allez voir qu’avec le recul de l’âge de la retraite, on va encore se le coltiner pendant longtemps, le grabataire.

Gigi Le Celsuce est lui aussi parti pour rester chez nous un bout de temps, mais c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’avenir. Il nous quittera sans doute lorsqu’il sera enfin devenu capable de gagner un duel à l’épaule sans se retrouver dans les panneaux poubellicitaires. Marcoco Vierratti, je sais plus trop quoi en penser : son niveau autant que son implication m’ont l’air de plafonner, et je le laisserais bien aller renforcer la concurrence dans l’espoir de le voir se faire exclure pendant un huitième de finale contre nous, au hasard. Et j’allais oublier Lass Diarrhée, mais qu’il reste ou qu’il parte, on ne verra probablement pas la différence, alors OSEF (Staline).

Nul doute que l’Ange de Marie aura encore quelques bonnes fins de saison à nous jeter en pâture, pour nous faire oublier les performances insipides qu’il nous livrera le reste de l’année. Même son de cloche pour JUL, notre gentil correspondant allemand, à qui je suis prêt à donner une année d’atermoiements en plus pour nous dire quel poste lui convient vraiment. Tant que ce n’est pas à l’extrême-droite, ça me va. Pour mon joli Ravière, j’envisage de lancer une caisse de solidarité afin de le garder avec nous, même sans jouer – à l’image de ce beau maillot vintage que l’on conserve précieusement dans sa penderie, mais que l’on ne sort plus de peur de l’abimer. Le problème, c’est que la place au placard est déjà prise par le gras Anathème Ben Afro, qui commence même à s’y caraméliser. Une vraie tannée pour récurer tout ça après son passage, je vous dis pas.

Devant, notre barbudo glabre Eddy s’avère aussi indélogeable de sa position d’avant-centre qu’un franc-tireur de son maquis isérois. Ce n’est certainement pas le Kiki qui va prendre sa place. Une belle surprise cependant, ce petit jeune sorti de nulle part. A voir si l’on sort quelques piécettes de la caisse collective du soviet pour l’arracher au Rocher. Enfin, je n’aimerais pas non plus claquer mille boules dans un feu de paille. On a déjà craqué notre PEL pour l’autre Brésilienne péroxydée, faudrait voir à se calmer un peu.

Quant au secrétaire de section, il faut bien se rendre à l’évidence : le camarade Unaï a fait son temps, c’était sympa, mais le moment est venu de passer à autre chose. Le soviet des joueurs devrait bientôt se réunir pour voter l’élection d’un nouveau secrétaire. On parle notamment d’un camarade transalpin aguerri (ambiance catenaccio et Brigate rosse) et d’un jeune militant ultrarhénan (plutôt dans l’esprit gegenpressing et Rote Armee Fraktion). Tout sauf un nouveau Laurentblanquiste à la manque, c’est tout ce que je demande. Camarades-joueurs, comme disait mon oncle : votez dur, votez mou, mais votez bien dans le trou ! Histoire d’enfin recommencer à bander pour de bon.

 

La bise antifasciste,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

9 Comments

  1. Tout est clair. Je suis pas tout à fait d’accord. En bas à droite c’est Thomas Meunier qu’il vous faut et Angelo il doit être au milieu reculé en piston gauche façon meneur de jeu libre à la FM. Je le sais parce que au Real et à la Coupe du monde c’est comme ça qu’il marchait sur l’eau.

        • Moi je dis ça c’est pour aider, hein… et une fois que l’équipe est bien en place BIM ! UN MILLIARD D’EUROS SUR MESSI ! et on le fait jouer n’importe où on s’en fout… 1 milliard putain !

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