Arsenal – Atletico Madrid (1-1) : La Gunners Academy veut y croire.

Où l’apparition d’un petit asturien suscita un fol espoir.

Salut vous tous, 

Je n’avais pas encore pris la plume depuis l’annonce du départ de Tonton. Parce que je ne savais pas quoi dire, et encore moins comment. Mon abattement était à la hauteur de l’ensemble des sentiments contradictoires que j’ai pu éprouver durant toutes ces années à supporter Arsenal. On savait que ça devait arriver, mais de là à y être confrontés aussi brutalement, il y avait un sacré pas.

Nul besoin toutefois d’épiloguer là-dessus pour le moment, on y reviendra ultérieurement dans les colonnes de la Gunners Academy. Ne vous en faites pas, on vous prépare un truc vachement bien, mais vous savez comment on fonctionne, vous devriez pouvoir le lire d’ici l’automne prochain. Toujours est-il qu’au moment de débuter ce match contre les matelassiers franquistes, nos joueurs n’ont pas le droit à l’erreur. Pour la plupart, ils doivent toute leur carrière à Tonton, ils s’apprêtent à jouer une demi-finale de Coupe d’Europe contre le favori de la compétition et beaucoup d’entre eux ont multiplié les hommages sur les réseaux sociaux. Ils n’ont donc aucune excuse pour montrer le même niveau de battage de couilles qu’en championnat. 


ZE GAME :


Tonton a comme prévu sorti la meilleure équipe possible, compte tenu des circonstances. Le supplément d’âme que chacun d’entre nous espérait voir chez nos joueurs fait son office et Arsenal démarre tambour battant. Intensité dans les duels, pressing, sorties de balles express, tout y passe. Tant et si bien que Sime consonne-consonne-pas-voyelle-donc-consonne Vrsaljko lâche prise au bout de dix minutes et se voit montrer le chemin des douches par Clément Turpin. 

Ce but a le mérite de simplifier le plan de jeu des Colchoneros. Dominés et tout près de concéder l’ouverture du score sur une reprise de Lacazette qui heurte le poteau puis sur une tête du même repoussée par Oblak, les matelassiers profitent de leur infériorité numérique pour garer le bus et espérer des contres. Ce qu’ils font à la perfection. 

Arsenal ne relâche pas l’étreinte. Welbeck tente ainsi de faire passer le cuir entre les jambes d’Oblak, sans succès. Monreal tente ensuite sa chance sur un centre de Ramsey dévié par Lacazette, mais le monde n’est pas prêt pour voir un but sur une reprise de volée du droit de Nacho, et ça passe à côté. En face, les Madrilènes doivent attendre un enchainement improbable de contres favorables pour que Griezmann fasse briller Ospina pour la seule fois de la première mi-temps.

Au retour des vestiaires, pas de changement à signaler, que ce soit dans l’effectif ou dans l’attitude des troupes, qui tentent de noyer les Colchoneros et sont enfin récompensés à l’heure de jeu, quand Lacazette place une tête imparable sur un centre de Wilshere (1-0). Pour une fois, le stade explose de joie. 

Nos joueurs savent pourtant que ce but Ô combien mérité risque de ne pas suffire et continuent à bombarder. Quand soudain, une petite musique retentit dans le stade.

Hé là ! Qui va là ? Danny Michel Welbeck !

Il ne marquera pas, houhou !

L’action s’arrête là, Danny Michel Welbeck.

Au nom de la loi, du foot.

En effet, Danny Michel a beau lancer son gogo-welbecko pied sur un centre de Lacazette, celui-ci ne fonctionne pas, préférant chasser les mouches et cette fois, ni Sophie Ramsey ni Finözil ne sont là pour rattraper ses gaffes. Le constat est le même lorsque Danny Michel tente de s’attaquer lui même aux hommes du Dr Diego Gang et trébuche semble-t-il sur une peau de banane qui passait par là. Le long ballon en profondeur qui s’ensuit nous offre ensuite un but comme seul Arsenal est capable d’en encaisser : Koscielny passe devant Griezmann, mais son dégagement lui revient dans la figure, la frappe du Mâconnais est ensuite déviée par Ospina mais lui revient quand même dans les pieds et enfin Mustafi, qui pouvait intervenir tranquillement, préfère glisser et ouvrir la cage à Grizou. Sauf que, cerise sur le gâteau, Griezmann ne marque pas dans le but vide, mais voit son tir dévié par Mustafi en se relevant. Le ballon finit tout de même au fond des filets (1-1).

Ce moment cartoonesque passé, Arsenal tente d’arracher la victoire. Ce serait oublier notre karma plus que déficitaire, qui permet à Oblak de réaliser un dernier miracle, sur une tête pourtant parfaite de Ramsey (1-1, score final).

Que dire de ce match ? Pour ma part, je ne comprends pas l’élan de défaitisme qui a envahi les fans de ma connaissance. Que les choses soient claires, si l’on s’en tient au strict plan comptable, on a fait une mauvaise opération. On mène au score, on a les occasions pour tuer le match à onze contre dix, on ne les rentre pas et au final on est menés. Mais pour une fois, voyons les choses du côté positif : on sort clairement notre meilleur match de la saison face à une des meilleures équipes d’Europe (qui reste sur deux finales de suite en C1), que l’on a asphyxiée autant que faire se peut et il nous suffit d’un pion au match retour pour marquer. D’ailleurs, le carton rouge leur a clairement rendu service en limitant leur plan de jeu aux phases défensives, qu’ils maîtrisent à la perfection. Avec tout ça, si on se dit que c’est foutu, parce qu’on ne gagne jamais à l’extérieur et qu’on nous promet l’enfer pour le retour, il nous faudra quoi pour y croire ?


ZE BÂCHES :


Ospina (3+/5) : Manque de chance pour notre kébabista, les visiteurs n’ont eu que deux occasions : il sort la première et le concours de circonstances précédemment évoqué lui vaut d’en prendre un deuxième. Par contre, son jeu au pied (des deux pieds) avait plus que jamais le goût du bonbon.

Bellerin (3/5) : A enfin profité du fait que l’adversaire la joue camp retranché romain pour venir apporter le surnombre. Resterait à s’appliquer, histoire de ne pas envoyer la moitié de ses centres directement à Highbury, même pour l’hommage.

Mustafi (2-/5) : Un match plutôt propre et une glissade totalement évitable sur sa seule intervention de la rencontre. Je crois que je préférerais encore voir Mavropanos à sa place au retour.

Koscielny (2/5) : Un match tout à fait propre et une cagade qui amène l’égalisation. De quoi faire pavoiser ses détracteurs.

Monreal (4-/5) : Une grosse activité dans son couloir, un mental de chien de la casse en phase défensive. Le Nacho qu’on aime, en somme.

Xhaka (4/5) : Son meilleur match sous le maillot d’Arsenal. Pour une fois, Granit a utilisé sa hargne à bon escient sur les rares incursions adverses et a su donner le tempo, en alternant plutôt bien le jeu. Il semble enfin trouver ses marques chez nous et c’est tant mieux.

Wilshere (3-/5) : Il est impliqué sur deux de nos plus grosses occasions, dont le but. Je l’ai pourtant trouvé plus discret qu’à l’accoutumée, manquant même de tranchant par moments. Lâche ton ballon plus vite bordel, Jackie Boy.

Ramsey (4-/5) : Moins en vue que lors du quart de finale contre le CSKA, Aaron s’est simplement contenté d’être indispensable, par sa disponibilité et son jeu vers l’avant. Il aurait mérité de marquer le but de la victoire, si l’Atletico n’avait pas triché en mettant une pieuvre dans ses cages.

Özil (4-/5) : Le Mesut qu’on veut voir dans les gros matches. Toutes les actions dangereuses ou presque sont passées par lui, il a fait tourner en bourrique le milieu colchonero et a probablement couru comme jamais au pressing. Allez mon grand, on s’applique un peu plus sur les coups de pieds arrêtés au match retour et ce sera parfait.

Welbeck (2+/5) : Je n’arrive décemment pas à le détester, tant on voit que Danny fait ce qu’il peut. Il a d’ailleurs réussi à se mettre deux fois en bonne position pour marquer. Mais de là à être content de le voir sur la feuille de match, a fortiori titulaire, il y a un pas que je ne suis pas près de franchir.

Lacazette (4+/5) : Quel. Match. Il était partout, impliqué dans la construction, présent pour conclure les actions, il a lancé des appels dans la profondeur, s’est rendu disponible en pivot et a fait chavirer l’Emirates sur son but. Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu un attaquant gunner sortir un match comme ça dans un grand rendez-vous. Avec un peu plus de réalisme, il prenait la note maximale.


IF NOTE : 


  • Une heure avant le coup d’envoi, mon petit coeur fragile a failli chavirer en voyant Cazorla à l’entraînement sur la pelouse de l’Emirates. De là à imaginer que Tonton envisage de le faire rejouer d’ici la fin de la saison… Ça me paraît dingue, mais comme pour la qualification, j’ai envie d’y croire. Et je ne suis pas le seul.

  • Santi lui-même espère d’ailleurs rejouer d’ici la fin de la saison. En témoigne cet article, conclu par ces mots plein d’amour.

  • Vous vous souvenez quand certains journalistes anglais trouvaient scandaleux qu’Aubameyang laisse un pénalty à Lacazette contre Stoke ? Alexandre semble juste dans la forme de sa vie depuis. Je dis ça…
  • D’ailleurs à propos de Lacazette, je me rappelle avoir lu ici et là qu’en quittant Lyon pour Arsenal, il n’y avait pas de progression. Quand il marquera le but de la victoire contre Marseille dans l’outil connecté, je pense me faire tatouer cette phrase. Ou au moins l’encadrer dans mon salon.

Sur ce, bise sur vous et vivement le match retour

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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