La Metz Que Un Club Académie tire sa révérence : Partie 2

Alors ? Ça va petit ? Eh, oh ! T’es avec moi, là ? … La vache, c’est dur à encaisser hein ? Tout ça… d’un coup… Mais je t’avais prévenu… C’est toi qui voulait tout savoir… Que ch’ui sûr de sûr… Bon dieu… Allez, assis-toi… Oups, ça fait mal, hein ? Bon, ben reste debout alors…

 

L’âme grenat est tout au fond… Quoi ? Qui a dit une allégorie de notre fondement ravagé ? Quel esprit de sale pervers…

 

Ecoute, petit… Je vais être clément avec toi, telle une nourrice… Alors reste calme et respire un bon coup… Laisse-moi te mettre mes tétés bienveillant dans ton gosier et remplacer cette maman qui n’a pas voulu déformer ses propres nénés avec ta sale bouche de bébé affamé. Je serai doux, je te le promets… Eh ! … Tu m’écoutes là ? Alors voilà un super conseil : Tu devrais rentrer chez toi…
Tu ne devrais pas continuer. Tu vas te faire du mal… Tu as vu le film « Inception » ? Et bien, ça, c’était juste le premier niveau de l’horreur… Remonte tant que tu le peux. Les limbes, c’est pour les durs. Les vrais… Tu auras peut-être du mal à me croire, mais tu n’es encore qu’en surface. Comment je le sais ? Lorsque tu t’es évanoui à l’instant, tu as fait un cauchemar. Tu as pleuré et crié à propos d’un monstre à moustache… C’était encore un cauchemar d’enfant, ça… Pas encore un cauchemar d’adulte… Tu as encore une chance de garder ton innocence, ta candeur…

 

Le monstre à moustache des messins…

 

 

Un cauchemar d’adulte c’est quoi ? Eh bien…

 

ANALYSE DE LA SAISON :

Comme je l’ai dit : au premier coup d’œil, il faut que le « ke-truc » tienne la route. Alors bon, on regarde, sans trop regarder quoi… Bisevac, Niakhaté, entouré de Balliù et Assou-Ekotto… Tu te dis : c’est pas pimpant, pimpant, mais pas dégueu non plus le « chin-ma »… Sauf que Balliù s’est vite fait domestiquer par Dodo Hanz. Une selle neuve et c’était fini des belles chevauchées ibériques qui avaient tellement ravis les fans l’année dernière.

 

L’ex-étalon sauvage du Fc Metz…

 

Pour Bisevac, lui, il a préféré se mordre une couille plutôt qu’entrer sur le terrain… Et puis, de toute façon, quand il était présent… (Je ne finirais pas cette phrase parce que je pense avoir dépassé mon quota d’insultes…). Alors on replâtre le poste avec un Diagne, milieu def de métier, qui a tenu à nous montrer tout au long de la saison, et au fil de chacun de ses matchs, que bon : il était milieu def de métier le mec, et rien de plus.
Niakhaté, alias le dernier mohican, qui a assuré la défense à lui seul, et qui, du coup, se troue, absolument, partout. Alors je sais qu’il a été notre seul défenseur, et un défenseur pas trop dégueu en plus. Que la doublette Falette – Niakhaté, ça aurait pu donner quelque chose, et patati, et patata… Je vous emmerde… et patati et patata… Mais bon… Deux années de suite que l’on se tape le titre de plus grande passoire de Ligue 1. Alors pardonnez mes envies de faire table rase…

 

Tellement hideux ce montage… Même pas envie de le commenter…

 

Et on finit sur Assou-Ekotto… Assou-Ekotto quoi… Le mec a livré une dernière grosse saison l’an passé, juste histoire signer deux ans pour se la toucher tranquillement pour son dernier contrat… En même temps, on avait qui pour comparer ? Un Signorino a bout de souffle après quatre minutes, et un Udol avec des ligaments de danseuse grabataire… Alors Assou-Ekotto ? A côté ? Bah il a soudain des airs de Philipp Lahm… Et la saison démarre… Et entre des fans qui le croisent au McDo juste avant les matchs, ses cartons rouges un match sur deux, et sa décision pure et simple de ne plus assurer son poste lorsqu’il était titulaire… Bah il a fallu compenser… C’est là qu’on a enfin l’idée de le faire disparaître sous le tapis, de passer un coup de balai et de laisser entrer les nouveaux danseurs… On lance alors la petite musique de la misère, avec ses fameux tempos de la honte que l’on connait si bien, et qui voit-on qui entre sur scène ? Juste histoire de claquer un slow bien crado ? Mais c’est notre Palmieri !

Du grand n’importe quoi…

 

Au FC Metz, le choix est une illusion.

 

Et en stat débile façon OptaGras, ça donne quoi, du coup ? (Ce jeu de mots vous est offert par l’ami @dumbfatbob, alias Roberto Betetgras : on le remercie chaleureusement).

Ça donne Diagne, dans le top des 5 joueurs les plus agressifs de Ligue 1 cette saison avec 8 jaunes et 2 rouges. Vu qu’on parle d’agressivité, l’équipe en général  de toute façon tiens la dragée haute du championnat avec une place dans le top 3 Ligue 1 (76 jaunes et 7 rouges). Certainement dû à l’habile discours pédagogique sur la gestion de la colère de ce vieux briscard d’Hinschberger et de ce doux Bastiais de Hanz… Ah… L’ironie…

 

La stratégie ? Attends, donne moi dix secondes, tu vas voir ce que j’en pense…

 

De toute façon, le FC Metz cette saison, c’est une moyenne de tacles par match de 18,6… Soit le 6e de Ligue 1. Et pas des beaux et magnifiques tacles hein ? Nooooon… La moyenne de fautes réalisés par match est de… putain… 14 !!! (On est 3e de Ligue 1 les gars : wouhouuuu !).
Tu ne comprends pas ? En gros, notre seule manière d’arrêter un mec qui court, c’est de viser les genoux. Puis le mec en jaune fait tût-tût, le jeu s’arrête. Et on reprend… quelques minutes plus tard on vise les genoux. Tût-tût… Et ainsi de suite jusqu’à chopper des jaunes, des rouges, des endives, tant qu’il y a de la braise, c’est merguez party…

 

Pardon, je crois que ça me fatigue un peu tout ça…

Aucune intelligence de jeu. Tout simplement. Faut pas chercher de constat plus loin. On a aucune stratégie défensive. Personne pour couper les ballons… Tu ne me crois pas ? Tu connais la moyenne d’hors-jeu réussi par la défense de Metz ? 1.5 ! UN – POINT – VIRGULE – CINQ !!! Soit les 20e de Ligue 1 ! J’en ai marre sérieux…

Allez, va, trace ta route, dégage, fous le camp peau de chibre, décampe avant que je t’asperge au pipi, franchement taille la route décalotteur de cheval, j’en peux plus de toi, de tes questions… Pourquoi tu me fais revivre tout ça ? Hein ? Mais va crever ! Quoi le nombre de long ballon par match ? TU TE FOUS DE MA GUEULE ? TU NE LE SAIS PAS ? TU N’AS JAMAIS VU UN MATCH DU FC METZ OU QUOI ? J’VAIS T’LE DIRE MOI, POUR SUR DE SUR, J’VAIS T’LE DIRE : 79 putains de grands coups de chaussons par match !!

ON EST 1er DE LIGUE 1 !!! CHAMPION, TA MERE !

Encore une fois, pardon…

Alors on va essayer de décortiquer ça façon pratique. 79 ballons, c’est un gros chiffre mais qu’est ce que ça veut dire dans le jeu ? Tout simplement des ballons qui aurait pu être dans nos pieds si l’équipe savait aligner trois passes, contrôler un ballon, se démarquer, jouer au foot quoi… Alors que là : Il est où le ballon ?

EN L’AIR !!!

Et oui, j’y reviens ! Et oui, j’ai encore sorti ma calculette !

Pareil, on va donner une moyenne de vingt secondes de ballon dans les airs pour chaque coups de chausson. Cela paraît beaucoup, mais un long ballon devant ne veut pas dire qu’il va atterrir proprement dans les pieds d’un joueur messins. Non, il va rebondir de tête en tête pendant une dizaine de secondes, et ainsi de suite (on a tous vu les blagues de Julien Cazarre). Alors vingt secondes que multiplie 79, cela donne 1580 (79 c’est une moyenne hein ? Je vous laisse imaginer la qualité d’un tel match lorsqu’on est dans les tribunes…). Donc, on multiplie ce nombre par le nombre de match, soit 38, et cela nous donne : 60 040 secondes ! Soit environ 1 000 minutes !

1 000 minutes… M I L L E – M I N U T E S ! Et vous voulez savoir le plus drôle ? Combien y-a-t-il de minutes dans une saison complète de Ligue 1 ? Hein ? C’est facile, on fait 38 que multiplie 90 (Oui, je m’en branle des arrêts de jeu à ce niveau là de folie…), et on obtient le résultat : 3420 minutes…

… Vous la voyez venir la blague ?

… En pourcentage… Le temps perdu par ces longs ballons devant représente : 29% de notre temps de jeu TOTAL au cours de cette saison… 29% BORDEL !! Je vous jure que si ce n’était pas mon club, je pense que j’aurais pu en rire… 29% merde ! Vous imaginez tout ce qu’on aurait pu faire avec ce temps ? Alors oui, j’entends déjà me dire qu’il faut « éloigner le danger », « méthode Roland Courbis », « on est pas le Barça », « je me plante des concombres dans le derrière parce que je suis vegan », mais franchement 29% de notre temps de jeu quoi…

Durant toutes les heures que nos joueurs ont passés sur le terrain au cours de cette saison… Ils ont passés 29% de leur temps de jeu le nez en l’air ! A guetter le ballon, tranquillement… Comme des putains de boy scout en train de mater les étoiles !

 

Alors ? Bien ou bien ce match du FC Metz ?

 

Et maintenant comparons avec une autre équipe juste histoire de comparer. Angers par exemple, est à 59 longs ballons par match. Soit en pourcentage : 21,8%… Fin du championnat, on finit avec quinze points d’écarts au classement… Alors vous voulez savoir où sont passés ces points ?

EN L’AIR LES COPAINS !! TOUT SIMPLEMENT !!

… Un cauchemar, un vrai… On a l’une des défenses les plus agressives, violentes et moins tactique de toute la Ligue 1, si ce n’est la pire… Alors j’ai envie de dire : bien joué les coachs, bien joué l’esprit tactique messins… Juste : Bravo ! Et merci d’avoir fait de cette saison, un néant absolu d’intelligence de jeu !
Ouais… Merci…

Merci pour le cauchemar…

 

LA CONCLU DU BARBU :

Alors, un cauchemar d’adulte, c’est quoi ?

Je t’en parle parce que c’est un truc que j’ai vécu…

Une fois…

Et cela me hante encore. C’est vraiment traumatisant. Ce n’est pas un rêve basé sur la peur, comme ceux des enfants, mais sur la culpabilité. Un fléau qui te marque. Émotionnellement, j’entends. Tu as juste envie de t’arracher la peau. Je ne te parle pas de frayeur nocturne où tu as juste envie de fuir. Non. Là, juste avant de te réveiller… Tu veux juste mourir. Tu supplies, non pas pour te sauver, mais pour qu’on te tue. Tu ne veux pas émerger. Tu ne veux pas de lendemain. Le monstre, ce n’est plus cet « Autre », non.

Le monstre, c’est toi…

Mon cauchemar c’était quoi ? Si tu insistes… C’était le nouvel an en Espagne. Ma foutue famille qui ne part jamais en vacances avait loué une villa. Une villa, carrément. Il y avait tous mes cousins, toutes mes tantes, tous mes oncles. Ma mère était dans la cuisine. J’avais une bière à la main. Je la regardais préparer des en-cas pour la soirée. Mes cousines rigolaient autour de la table. Ma mère qui déclare : « Cette année, je veux voir le feu d’artifice ! ».

Silence.

Un silence pesant. Je pensais qu’elle plaisantait. On entendait les détonations dehors. Il était minuit depuis plusieurs minutes déjà. Je savais que même si elle sortait, là, tout de suite, elle ne verrait pas le feu d’artifice… Ma petite maman n’avait qu’un souhait pour ses vacances… Ces rares vacances que notre famille avait prises… Et voilà qu’elle le loupait de quelques secondes… J’étais tellement triste pour elle que j’ai décidé d’aller m’isoler dans la chambre. C’est là que ma copine est venue me voir :
« – Bah qu’est ce qu’il y a ?
– Rien, je suis un peu triste…
– Ah, c’est à cause de notre fils, c’est ça ? »

Je la regarde perplexe… De quel enfant pouvait-elle bien me parler ? C’est là qu’elle m’avoue avoir abandonné notre enfant. Il y a quatre ans. Les docteurs lui avait dit qu’il avait un problème mental. Alors elle avait préféré l’abandonner… Pour moi. Pour que ce ne soit pas un poids. Et là j’ai un flash… Je le vois, lui, avançant dans le couloir d’un orphelinat glauque, avec un sourire niais sur le visage…
Je le reconnais.

C’est mon fils. Il a la tête que j’ai sur les photos où je suis enfant. Il a ma touffe de cheveux, mon nez, la forme de mon visage… Il a juste des lunettes en plus… Et cet air niais, d’imbécile heureux qu’il affiche inconsciemment…
Il avance dans ce couloir, et il ne remarque pas les autres enfants qui se moquent de lui. Il y en a même un qui lui crache dans les cheveux… Mais lui s’en fiche… Il avance… Avec ce sourire débile…

Et là, « bien sûr » que ma vie prend fin… Parce que « bien sûr » que je vais aller le chercher… Mais comment lui expliquer ce qu’il a vécu ? Comment justifier que sa maman l’a abandonné ? Comment son père peut-il se pardonner d’avoir été absent ? Est-ce qu’il va comprendre tout ça seulement ? Et moi qui me retrouve coincé avec sa mère qui l’a abandonné. Moi qui me retrouve au milieu d’une famille éclatée, salie, à tout jamais mutilée.

Moi qui doit aller chercher mon fils, et son sourire innocemment idiot. Moi qui ne pourras jamais me pardonner, parce que de toute façon je suis coupable de tous les tourments qu’il a pu vivre et qu’il vivra, tout simplement parce que c’est moi son père, c’est moi son responsable, c’est moi la raison de sa présence dans ce monde, de ses souffrances, de ses peines, de sa solitude comme de sa tristesse, de ses colères comme de ses larmes…

« Bien sûr » que j’avais envie de mourir…

« Bien sûr » que je savais que jamais je ne pourrais me le pardonner…

« Bien sûr » que ma vie était finie…

 

LeGrasAuLLy

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