Bordeaux- Caen (0-2): La Scapulaire Académie connait la fin de l’histoire

Une série de un, c’est déjà pas si mal, non ?

A quoi reconnaît-on un grand club ? A son palmarès ? Son budget ? Peut-être aux joueurs dont il dispose ou à sa capacité de réaction ? Ou au nombre de sujets le concernant dans les différents médias ? A bien des égards et malgré ce que certains peuvent dire, le FCGB est un grand club, dont le passé est plus glorieux que le présent, mais tout de même. Pour une équipe évoluant dans une soi-disant indifférence, force est de constater qu’ une accumulation d’articles sont parus dans les journaux spécialisés, l’Epique et FranchePoof en particulier.

Le quotidien préféré des piliers de comptoirs, certainement emballé par la prestation de samedi dernier,  a consacré une page sur la nouvelle colonne vertébrale girondine. Celle-ci, composée de Costil, Baysse, Toulalan et Laborde, serait la charpente sur laquelle va pouvoir se reposer le groupe. Je tiens à prévenir que se trouver une colonne qui tienne la route, ce n’est pas si simple. J’en sais quelque chose, je ne peux pas me retourner choper le nouveau rouleau de PQ sans me démonter une cervicale. Et je ne parle même pas de l’état de mon coccyx après le dernier match de Coupe de Fronce.

L’hebdomadaire a, quant à lui, retracé les cent derniers jours du club. A la manière d’un bon polar, on a pu ressentir son interminable descente aux enfers, la présence d’un vilain personnage ayant soif de vengeance (mais qui est ce Carrasso qui monte les supporteurs contre les dirigeants?) ainsi que des rebondissements tous plus inattendus les uns que les autres.

Lire ces papiers fait remuer le couteau dans la plaie et rappelle à quel point cette saison est morose. Je me mets à regretter l’époque où on ne parlait de Bordeaux qu’une fois tous les six mois, lorsque l’on annonçait le retour de Chamack… Tiens, cela fait si longtemps que l’on court après un attaquant?

C’est l’histoire d’une équipe de dirigeants qui a tué un club de foot. C’est terrible et passionnant à la fois. Pour une œuvre de Chattam, il est à noter l’absence de serial-buteur.

Malheureusement, nous courons surtout après les points. Les gars vont devoir jeter leurs chichas, car la route sera longue pour sauver le club de la relégation. Tout le monde au club espère une série qui nous ferait remonter au classement. Le problème c’est qu’il ne va pas falloir se croire déjà arrivé parce qu’on a gagné contre Troyes. Notre équipe ne peut pas se permettre le moindre relâchement, même (ni surtout) Jérémy et ses sphincters fatigués. Puisque plusieurs, c’est à partir de deux, nous allons voir si la mini série-évènement annoncée sera publiée chez nos libraires…

La composition:

Costil

Sabaly  –  Koundé  –  Baysse  –  Poundjé

Toulalan

Lerager                  Méïté

Malcom                                       De Préville

Laborde

Le match:

Ne laissons pas place au suspens. Non, le contenu étant beaucoup trop insignifiant, la série ne verra jamais le jour ! La faute à un manque de talent, des mauvais choix à la pelle, du syndrome de la page blanche et d’un investissement inégal des différents protagonistes. Le scénario était tout de même farfelu! Il fallait oser laisser gagner le vilain méchant grâce à l’aide de la police. Un sentiment d’injustice aurait sûrement plongé le lecteur dans un profond désarroi à la fin du livre.

Je ne tiens pas à détailler davantage cette production. Cela sentirait le réchauffé, c’est toujours la même chose. Et surtout, je veux me protéger psychologiquement.

Les notes des 33 :

On dit souvent que le maintien se joue au moins autant au mental qu’au talent. Heureusement pour nous ? Pas sûr. Vu l’état de nos troupes, je voulais évaluer les deux domaines et j’ai donc décidé d’attribuer deux notes: la première est technique et la seconde, mentale. Ben, on n’est pas sauvés…

Benoît Costil (2/5 et 4/5) :

Le nombre de fois où il a voulu relancer rapidement mais s’est retrouvé sans solution ! Il a fait quelques arrêts, mais cela ne serait pas bête que son équipementier pense à coudre cinq doigts à ses moufles.

Youssouf Sabaly (2/5 et 3/5) :

Il a essayé d’apporter. C’est sûr qu’il n’est pas égoïste, le Youssouf ! Mais s’il pouvait servir ses partenaires avant les ramasseurs de balles à l’opposé… Par contre, quand il affirme après le match qu’ils ont été très bons, je me dis qu’il est peut-être un peu dans le déni.

Jules Koundé (3/5 et 5/5) :

Pour son deuxième match, il a fait le boulot. Il commence à s’imposer, sans paniquer. C’est un joli grain de beauté qu’il ne faudrait pas enlever.

Paul Baysse (2/5 et 5/5) :

Moins impérial que samedi, il a néanmoins su montrer sur quelques actions ce qu’il va nous apporter. Son jeu de tête sur les coups de pieds arrêtés devrait nous faire du bien. Il nous plombe la fin de match à cause d’un mauvais réflexe. Mais cela traduit malgré tout une haine de la défaite. S’il montre autant d’amour dans sa vie privée que pour le club, sa femme doit être comblée. Bon, faudrait juste pas qu’elle l’énerve.

Maxime Poundjé (1/5 et 5/5) :

Ce n’est pas l’envie qu’il lui manque. C’est tout le reste. Remplacé en fin de match par le petit Youssouf, poste pour poste. C’est notre trousseau de clé : on le pose à droite, à gauche, et on va finir par le perdre.

Jérémy Toulalan (10/5 et 10/5) :

Le nombre d’actions adverses stoppées par notre capitaine ; quelle science du placement ! Quand je serai riche et que j’aurai cinq euros à investir, je ferai appel à lui pour me conseiller. Il court plus, se bat bat plus, en veut plus. En qualité et en quantité, c’était le meilleur, une fois encore. Et dans l’analyse des rencontres, lui ne se défile pas.

Lukas Lerager (1/5 et 3/5) :

Je pensais qu’une mission commando serait tout ce qu’il lui faudrait pour se mettre en valeur, qu’il pourrait être un leader par l’exemple. J’ai du me tromper. Et sinon, ce sont des hémorroïdes qui l’empêche de s’assoir sur un banc ?

Soualiho Méïté (1/5 et 2/5) :

On nous le vend comme un milieu créatif. Dans le monde de la coiffure, je ne dis pas, mais là… Il est manque de rythme, il doit prendre ses repères, tout ça. Va pas falloir tarder quand-même, hein ! Tu peux y aller franchement, il n’y a pas d’option d’achat, pas d’inquiétude, tu le reverras ton rocher. Sankharé a pris sa place pour la dernière demi-heure. Pas facile pour un ailier gauche de s’imposer dans le cœur du jeu.

Malcom (3/5 et 0/5) :

Le seul à mettre du rythme sur la pelouse. En le voyant se démener, je me suis dit qu’il voulait vraiment sortir l’équipe du marasme. Mais, ensuite, en apprenant sa sortie nocturne, j’ai compris qu’il voulait juste se mettre en lumière, d’où le nombre de fois où il a tardé à lâcher le ballon. Qu’est-ce qu’il te prend, bon sang ?! Tu n’as pas un minimum de respect pour le club ? Neymar prend la pose pour toi alors qu’on a pris une branlée, on se dit que c’est une erreur de jeunesse. Tu montres que tu apprends l’anglais, c’est pareil, c’est un peu maladroit, mais passe encore. Mais là, sacré nom de dieu ! Tu n’as pas le droit, le club est dans la merde et tu en rajoutes une couche. Attends une minute: merde/couche, souillure/protection. Soit t’en as rien à péter, soit t’es un génie, Malcom.

… et enfin les gars, à droite, comme d’habitude, Malcom. Allez,bon match!

Nicolas de Préville (1/5 et 5/5) :

Pour une fois qu’il a cadré un tir, il s’est pris un avertissement. Est-ce sa faute si le défenseur ressemble à un ballon ? Toujours autant d’envie que de maladresse. En couple, le contraire serait presque préférable, mais ça n’arrange pas nos affaires.

Gaëtan Laborde (3/5 et 5/5) :

Il aime le foot, il aime le club. Parfait dans la combativité, il a essayé d’exploiter chaque ballon. Mais il est beaucoup trop isolé. Même le mec de ma classe, au collège, celui qui portait des T-shirts avec des tigres et qui puait, devait se sentir moins seul.

Exclusivité: le dernier ouvrage concernant les Girondins est sorti

Une défense aux abois, une attaque moribonde, un arbitrage malfaisant… Le bourreau de Bordeaux continue de sévir (ce livre cartonne à Nantes et à Toulouse).

En face:

Caen nous aura bien embêté (et le mot est faible) cette saison. Les mecs ne marquent et ne gagnent que contre nous. Cela montre notre niveau. Guilbert Montagné, j’ai comme l’impression qu’il nous a bien oublié. Santini, sans manière, sans fair-play. Les autres, c’est pas des foudres de guerre, mais ça suffit pour nous mater.

A suivre:

Samedi, match à Nantes. Défaite interdite. Courage à Kiki pour cette prochaine académie.

A l’heure de terminer ses lignes, le club vient d’annoncer l’éviction de Gourvennec. Il serait peut-être remplacé par un Preud’homme. Si JG souhaite un recours après son licenciement, on en aurait même deux pour le prix d’un! Chacun jugera le timing, le poids des responsabilités des dirigeants. Gourvennec n’était peut-être pas le seul fautif.

En attendant, amusez-vous sur le site de horsjeu et plongez dans un bouquin, histoire d’oublier un peu tout cela. Il faut savoir souffler pour ne pas sombrer.

A bientôt

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

2 Comments

  1. Effectivement. Certains CD ont une chanson cachée. Le roman des Girondins comportait, lui, ultime chapitre. J’avoue que je ne l’ai pas vu venir. Et je ne m’en remets toujours pas. Que ça va être compliqué!

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