Montpellier-OM (1-1) : La Canebière Académie se blottit

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Revoilà la Pomponnette

Aïoli les sapiens,

Quelques bonnes poires rassemblées par on-ne-sait qui et certainement trop payées au regard de leurs aptitudes réelles. Même multipliant les âneries, ces gens-là nous représentent et sont sans doute de bonne volonté. Voici pourquoi nous n’aurons pas sur eux le jugement sévère que le lectorat attendait sans doute : même en ce moment, les députés macronistes restent des êtres humains à qui nous devons le respect, autant qu’à leur fonction. Cette mise au point effectuée, revenons au sport.

Ah vé, justement, tu l’as vue revenir, l’OM ? Garce. Salope. Ordure. Bande de minables lâches et cagueux, gagne-petit et mesquins, boutiquiers détestables, harceleurs de faibles et serpillières des puissants, bref un bon gros tas d’enculés dont la triste figure ne nous ravira que le jour où on aura le loisir de la tartiner de merde. Tu nous avais appris à te détester et pourtant on t’a fait confiance une fois de plus, une fois de trop, tu nous tiens la main en fonçant droit vers le pire en répétant que ça pourrait être pire. Je te méprise. Je te hais.


Les Longorious Basterds 

Lopez
Clauss – Mbemba– Gigot (Meïté, 86e) – Balerdi – Murillo
Kondogbia – Ounahi (Harit, 72e) – Veretout
Ndiaye (Vitinha, 72e) – Aubameyang

Dans la continuité du match contre Clermont, Ndiaye et Aubameyang sont associés en attaque. Petit changement, Ounahi remplace Harit comme milieu offensif.


Le match

Voir Der Zakarian figurer sur une feuille de match, c’est comme voir Manuel Valls figurer au programme de CNews : il faut être psychologiquement armé pour affronter du sale. La première occasion en témoigne, centre manqué par un attaquant idéalement placé et monstrueux cafouillage qui s’ensuit, écopé tour à tout par Lopez, Mbemba et Gigot.

L’OM tente des approches un peu plus subtiles, avec des Ounahi et des Ndiaye un peu plus intéressants qu’à l’accoutumée. Reste le manque de précision dans les derniers gestes, avec notamment plusieurs tirs hors cadre.

La bonne grosse soirée galère s’ébauche quand l’OM commet ce qu’il ne faut jamais, mais alors là jamais faire contre un tel adversaire : encaisser le premier but. Un corner Montpelliérain est dévié au premier poteau jusqu’au second, où Fayed dévore Jonathan Clauss dans son duel aérien (1-0, 15e). Nous voici donc embarqués pour plus d’une heure de blocquéquipe impénétrable, d’autant que nos joueurs persistent à dominer tout gentiment contre des morts de faim célébrant chaque corner comme s’ils avaient repoussé les nazis à Stalingrad.

Dans ce contexte, alors que nos tirs continuent à finir en tribune, c’est Montpellier qui se montre le plus dangereux par des contre-attaques dévastatrices. C’est toutefois à ce moment, et heureusement pour nous, que les Héraultais sont rappelés à leur condition d’indécrottables pieds carrés. Pour dire, alors que Balerdi commet une relance dans l’axe d’un niveau magistralement exceptionnel, même pour lui, les Montpelliérains se révèlent les seuls attaquants au monde incapables de convertir une balerdise en but.

Défensivement en revanche, la solidarité pailladine continue à nous mettre à mal, comme lorsque Chotard défend sur la ligne un coup-franc de Veretout et brandit les deux poings au ciel en criant « ADRIENNE ».

Connaissant leurs classiques, les Olympiens rétorquent en montrant aux Montpelliérains que s’ils ont changé, si les Marseillais aussi ont changé, alors le monde peut changer : au retour des vestiaires, nos joueurs montrent enfin de l’impact dans les duels et du tranchant dans les actions. Même en ayant scellé un pacte de sang par lequel ils jurent de défendre l’honneur de la cité jusqu’à l’extrême limite de leurs forces et même depuis l’Enfer s’il le faut, les Pailladins commencent à en chier sévère, disons ce qui est.

Ndiaye et Ounahi combinent ainsi pour servir en retrait Veretout, qui pladupiésécurise une reprise déviée in extremis par le pied du gardien. Qu’à cela ne tienne, les mêmes repartent aussitôt au charbon : Ndiaye donne à Ounahi, qui lance Claus sur le côté droit. Parfait, le centre de Jonathan est repris de la tête par Veretout, devant un défenseur qui part aussitôt se saisir d’un sabre et s’ouvrir le ventre pour expier la honte d’avoir perdu un duel (1-1, 52e).

Et voyez-vous, paradoxalement, c’est là que nos chers olympiens commencent à m’agacer un tantinet. Si. Même menés au score, nous étions dans le confort d’une aimable défaite, bien « on a fait ce qu’on a pu » bien ventre mou, routinière, puis nous avons assisté à une reprise en main, un regain d’intensité bien appréciable, et tout cela pour quoi ? Pour tout couper sitôt l’égalisation obtenue.

La sanction passe près quand, après une relance moyenne de Pau Lopez, le ballon revient bien vite dans notre surface où Kondogbia exécute un geste défensif pour le moins litigieux. L’occasion de souligner que l’arbitre de cette rencontre se nomme Thomas Léonard, qu’il est rarement désigné pour nous arbitrer, et que c’est bien dommage car il a l’air de bien nous aimer.

L’OM tient moins le ballon et se remet à perdre des duels, quand nous n’omettons pas tout simplement de les disputer. Ce manque d’engagement indigne de la Ligue 1 offre aux Montpelliérains pas mal de boulevards en contre-attaque, ceux-ci ne nous épargnant que grâce à leur propension à finir toutes leurs actions à la pisse.

Balerdi place néanmoins, presque par hasard, une tête lobée sur la barre, avant d’être appelé à disputer le tout dernier duel à la 97e minute. Alors que l’attaquant effectue un vol plané, nos regards anxieux se tournent vers l’oreillette arbitrale, craignant de voir les arbitres vidéo ajouter un nouveau chapitre d’anthologie à la geste balerdienne. Finalement, Thomas Léonard (que nous aimons bien, je ne sais plus si nous l’avons déjà signalé) ne siffle pas et invite tout le monde à rentrer se coucher bons amis.


Les joueurs

Lopez (3+/5) : Solide sur le ballon mais très peu résistant à l’impact, reculant de deux mètres sous chaque coup d’épaule des attaquants montpelliérains. Défaut dont on se fout un peu, puisque ce genre de charge, en football, ça se siffle, ce dont les adversaires ne paraissaient pas très au courant.

Clauss (3/5) : Son marquage anémique nous met dans l’ornière, mais son activité offensive nous en sort.

Mbemba (2/5) : N’est pas rentré dans le jeu des Montpelliérains qui demandaient du combat et des duels. « Ah vous voulez du baston ? Je vais plutôt faire la moule et vous laisser des espaces béants, c’est encore balle au pied que vous serez les plus emmerdés. »

Gigot (3/5) : Copains ? COPAINS ! Blam. A pu’ copain ? Pourquoi i bouge pu, copain ? Ah ayé, i se réveille. A’ va’, copain ? COPAIN ! Blam. (répéter pendant 90 minutes)

Meïté (86e) : Un peu de sang frais s’imposait quand les copains de Samuel Gigot ont arrêté de jouer à se taper dessus, pour plutôt jouer à courir partout.  

Balerdi (2/5) : Des balerdises positivement monumentales, et exceptionnellement sanctionnées d’aucun but. Par pitié, jure-moi que tu ne te réserves pas pour le 1/32e de finale de coupe de France contre Thionville.

Murillo (2/5) : A franchi la subtile frontière qui sépare l’efficacement discret du complètement planqué.

Kondogbia (3/5) : On boucle les dossiers, on met les tiroirs en ordre, on vérifie la badgeuse, on peut partir en congés. C’est carré.

Veretout (4/5) : Les Montpelliérains c’est comme des chevaux, si tu commences par les laisser jouer au con avec toi, ils ne te respecteront jamais. Or donc, il semble que Jordan vienne de passer son Galop 3.

Ounahi (3/5) : Monsieur Faux-Contact semble avoir réussi à bidouiller quelques fils pour faire repartir la machine. Il reste quand même pas mal de coupures intempestives.

Harit (72e, 1/5) : Une entrée ounahiste à tendance ectoplasmique.

Ndiaye (3+/5) : Comme pour Ounahi, on ne va pas s’enflammer mais prudemment évoquerla persepective d’entretenir éventuellement l’espoirqu’Illiman réussisse un match plein.

Vitinha (72e, 1/5) : Honnêtement, de toute ma mémoire, je n’ai jamais vu un ballon aussi parfaitement reçu dans les couilles que celui pris par Vitinha à la 89e minute. La plupart du temps, les ballons dits « dans les couilles » sont plutôt reçus au bas-ventre, ou éventuellement dans les parties après un rebond hasardeux, mais Vitor, lui, a réussi le ballon dans les couilles parfait : idéalement placé à deux mètres, le Montpelliérain lui a adressé pleines burnes un dégagement parfaitement horizontal. Admirable. Comme quoi on en trouve des choses à dire, de Vitinha, faut juste qu’il sollicite la partie la plus performante de son individu.

Aubameyang (1+/5) : Ah tiens, ça me fait penser qu’il faut que je rachète du ketchup à l’hyper U, demain.

L’invité zoologique : Joris Homard

Douloureux s’il n’est pas manié avec précaution voire avec une certaine autorité, le homard n’en est pas moins le partenaire idéal de vos fêtes. Voici ses observations :

  • Les autres : Des couilles et du béton. Des arguments solides mais limités pour jouer le maintien, surtout s’il faut en plus compenser les points de pénalités et les huis-clos que certains abrutis leur octroient à coups de pyrotechnie.
  • Le classement :C’est donc à la sixième place que nous passons les fêtes, et vu le parfum très « milieu de tableau » de ce match, il paraît difficile en l’état de viser beaucoup plus haut.
  • Coming next : On espère que conformément à la tradition les bêtisiers seront diffusés avant le jour de l’an et non pas après, le 7 janvier contre Thionville par exemple. Du 13 janvier au 11 février aura lieu la Coupe d’Afrique des Nations, nous privant d’un certain nombre d’éléments contre Strasbourg, Monaco, Lyon, et Metz. En janvier se tiendra également le mercato hivernal, qui nous permettra de constater l’avancement du « OM Hall de Gare Project » cher à Longoria.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, sur Twitter, ainsi que sur BlueSky. Didier Soon remporte le concours zoologique. Un participant sera par ailleurs tiré au sort dans les jours à venir pour remporter le prix proposé par l’ami Sisko, une Newman box du nouveau restaurant comorien Cha Houla.

Bises massilianales,

Blaah

1 réflexion sur “Montpellier-OM (1-1) : La Canebière Académie se blottit

  1. Bonnes fêtes . Chaleur et bonheur dans votre foyer.

    Espérons que janvier ne nous voie pas changer de pavillon.

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