Nancy-Pau (2-2) : La Chardon à Cran Académie constate le sabotage

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À l’heure où un agitateur forcené pour qui tous les indicateurs alertent quant à un manque cruel de discernement qui lui vaudrait dans le système scolaire une urgente mobilisation de toutes les unités de remédiation possibles, tout ça pour se rendre compte en dernière analyse qu’on ne peut pas se permettre d’autre diagnostic et, au surplus, interdit de ne pas le prononcer qu’en off, qu’il est positivement et irrémédiablement con, un forcené, donc, disposant d’un pouvoir illimité de nuisance, n’a pas trouvé mieux pour pourrir la vie d’un maximum de monde que de nommer une flaque d’huile échappée de la friteuse premier ministre, et que cette éruption adipeuse de suffisance boursouflée pleine d’un charisme que ne renierait pas un plat de daube, toute occupée à tenter d’imiter son modèle dans ce qu’il réussit le mieux (étaler sa connerie à la face du monde avec morgue en se persuadant que son action est la meilleure et la plus fine qui soit), s’épanche continuellement dans les médias pour tenter d’attirer la pitié du grand nombre qu’il méprise en général, à cette heure grave mais pas grave pour les mêmes raisons que ce que Couille de loup Premier prétend partout en tirant les larmes du bon contribuable, ce n’est même pas notre envie furieuse de lui tabasser sa grosse tronche de fruit trop mûr dans une ruelle qui nous taraude, mais bien le fait de devoir accueillir certains de ses compatriotes à Picot pour se mesurer entre leaders de la Ligue 2.

Cette phrase est longue, mais tout est vrai.


Le match

Sûrs de leur fait, les Palois attaquent fort dès l’entame en montrant d’une part une belle entente technique peu coutumière des joutes de l’anti-chambre de l’élite et d’autre part une capacité à proprement saloper par soi-même toute incursion dans notre surface, quelque chose de plus standard en Ligue 2. Pas cons, les chardons encaissent sans broncher et voient qu’ils n’y a pas grand chose à craindre alors pourquoi pas jouer au football ? Allons-y.

Dès la 20e minute, Picot vibre même si une commission de gourgandins bien cons, bien blancs et bien constipés a décidé que le stade sonnerait creux pour encore quelques matchs. Fdaouch intercepte un ballon et fonce vers le but adverse, il transmet à Bokangu qui se présente face aux centraux mais aperçoit la course de Bamba et le sert, hop dans le trou comme à Bétharram, hein François ? Ho ho toute une époque. 1-0, 20e.

Pau égalise un quart d’heure plus tard avec une action d’école en sautant notre milieu, centre en retrait au point de pénalty, frappe limpide dans la lucarne, eh ben dites donc, on n’avait vraiment plus l’habitude. 1-1, 36e.

Sauf que voilà, le joueur de ce début de saison n’aime pas trop que des coureurs de vachettes viennent lui damer le pion chez lui, c’est donc tout naturellement que dans un geste certes difficilement qualifiable de wokiste, il sort ses formidables gonades de son short, les exhibe au défenseur au marquage qui remarque que celles-ci sont plutôt glabres, et voilà que le temps de se rendre compte que ce n’est pas une burne mais son énorme crâne qui se dirige vers le ballon, le défenseur a perdu une fraction de seconde précieuse tandis que Nancy a repris l’avantage. Saint-Ruf 2, Pau 1.

On sait comment ça se finit, alors autant ne pas s’appesantir sur comment ça se poursuit. Seulement raconter la façon dont le drame se produit permet éventuellement de saisir pourquoi on crève d’une telle rage depuis quelques jours. Exorcisons, exorcisons ! ça nous rappellera les soirées électorales à Nancy quand on abusait des substances enivrantes et qu’on partait en campagne pour arracher les affiches de Bayrou dans Nancy (pourquoi lui on sait pas vu qu’on n’aimait déjà personne, mais lui ça faisait du bien – tu te rends compte ? Si ça se trouve c’est à cause de nous qu’il a pas été élu hihihi). Score final : 2-2. Comme pour le pot de départ médiatique de cette grosse bouse sur pattes de François, les émotions ne sont pas autant partagées que les points. Au revoir et merci pour rien, connard.


Les notes

Basilio 3/5
Un gardien qui gardienne, on en a vu à Nancy ; lui est nouveau mais n’a pas oublié d’aller saluer Gennaro Bracigliano à son arrivée (ni de lui machouiller le prépuce goulument comme chaque nouveau gardien est tenu de faire quand il débarque en Forêt de Haye, mais chacun a son petit jardin secret)

Julloux 3/5
De nullos en National, maillon faible de l’équipe et fléché comme plus urgent à remplacer au sein du glorieux plan quinquennal fomenté par Don Pablovitch, il est passé à nullos en Ligue 2, ce qui est honorable en plus d’un point : la constance, déjà, arme secrète du footballeur moderne, et la montée en gamme ensuite, car on est tous le nullos de quelqu’un même quand on réalise un match correct.

Saint-Ruf 4/5
On ignore à partir de quand on commencera à écrire qu’il surperforme dans la saison, mais on peut, en attendant, affirmer en toute rigueur et sans s’être embarrassé à observer la moindre seconde d’un autre match qu’il est le meilleur à son poste en ce début de championnat, et de loin.

Fernandez 3/5
Il va lui falloir du temps pour s’affirmer comme le meilleur à son poste, mais c’est surtout parce que la place est prise par son capitaine, vu comme il réussit lui aussi son début de saison. À 20 ans.

Bamba 4/5
Buteur bien dans ses chaussettes, il a aussi apporté au jeu en décrochant quelques fois. Encore une bonne recrue ? On ne veut pas s’avancer, sauf pour s’extasier quant à la science infuse de Pablo le Grocervo dont l’expertise dépasse la tactique, ce pis-aller de guardioliste, et se mue en science footballistique totale, génie mercatesque compris.

Carlier 3/5
Il ne s’est pas passé grand chose au milieu, mais il y est probablement pour quelque chose.

Bouriaud 3/5
Pareil pour lui : les adversaires ont tenté de le sauter ou de passer par les côtés, lui s’est simplement déplacé où le jeu avait lieu et a maltraité la concurrence.

Maouassa 2/5
Difficile reprise pour sa condition de sandwich SNCF qui aurait abusé de la mayonnaise. On est encore ébloui par son explosivité lorsqu’il sortait tout jeunot de ses classes en Forêt de Haye. S’il en retrouve une partie, il règnera sur tout le côté gauche de la Ligue 2.

Bouabdeli 3/5
Il retrouve la proximité du but et ça lui convient. Incroyable la masse de boulot qu’il peut abattre en un seul match et qui n’est pas toujours payé, on croirait un employé du capitalisme.

Fdaouch 4/5
Chouchou a encore été dangereux et virevoltant avec ses belles bouclettes, comment ne pas l’aimer ?

Bokangu 3/5
Un match d’attaquant, une super passe décisive à la clé, des grosses courses dans le vide et de la réussite, communsymbole de ce début de saison pas loin d’être parfait : continuez à nous étonner, messieurs.

Marcel Picon

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