marinettepiconbiere

La Marinette aurait pu laisser son côté féminin s’exprimer et continuer à bouder (rapport à une infâme traîtrise tnt-esque récemment subie), mais sa part masculine représentée par le triptyque télé-bière-foot a  heureusement pris le dessus à temps pour vous narrer cette deuxième rencontre amicale du Tournoi de Chypre (île pas du tout tropicale en fin de compte puisqu’il faisait 2°C sur le terrain) où nos footballerinettes nationales affrontaient les Finlandaises, 20es au classement FIFA (pour rappel les Bleues sont 6es). Enfin « à temps », c’est beaucoup dire, puisque, le temps (justement) de jeter par la fenêtre les dossiers notés « Urgent », « URGENT » et « PUTAIN MAIS TU L’AS PAS ENCORE FAIT !? », votre serviteuse a pu lire 0-0, 14e40 » dans le coin haut gauche de l’écran enfin allumé… Je vous laisse raconter en commentaire ce que j’ai raté, d’ac’ ?

 

L’analyse d’une presque défaite jusqu’à la 71e minute

Les Finlandaises nous ont bien embêtées, il faut bien le dire (en plus d’être toutes blondes au sourire impeccable).

Leur jeu en 4 4 2 avec stratégie défense/contres s’est avérée plutôt efficace. Les Bleues ont eu beau (belle ?) dominer techniquement leurs adversaires et fréquemment réussir à venir leur piquer la balle au pied en milieu de terrain, la défense nordique (oui, je rame pour trouver des synonymes à « Finlandaises »…), cet avantage venait s’évanouir tel un drakkar sur des rives gelées et inhospitalières (c’est poétique hein?) devant la défense adversaire hyper bien regroupée version compacte genre quatre quarts marbré dur comme du béton.

En gros, pour faire un peu plus simple (ce que je tente depuis au moins 10 lignes), pratiquement aucun des centres français au sol n’est parvenu à atteindre une de nos nénettes. La lumière vint du ciel (instant biblique). Tête de la plus petite de nos joueuses (Eugénie Le Sommer, 1,61m, 0-1, 31e). Tête de la plus grande de nos joueuses (Wendie Renard, 1,85m, 1-2, 71e). Entre-temps une contre-attaque foudroyante des Scandinaves (tiens, j’en ai trouvé un autre !), tel un quelconque dieu viking dont je ne connais pas le nom, fut magnifiquement conclue par Linda Sallström d’une frappe en pleine lucarne sur passe décisive de 80m d’une de ses défenseuses (1-1, 63e).

 

Les notes des filles pas du tout en plein concours de tee-shirt mouillé blanc (puisque couvertes de bleu jusqu’aux yeux)

 

Gardienne intéressante mais légèrement fantasque

Sarah Bouhhadi: 3/5. Que dire ? D’accord, j’ai tendance à trouver Céline Deville, notre n°2, pas très rassurante. Mais là, Sarah, sérieux ? Sortir aux 45 mètres pour aller fighter l’attaquante adverse partie à l’abordage en 1 contre 1 ? Vraiment ? T’es sûre ? Et pis, si c’est ton Special Kick, la tentative de contre-son-camp du dos après le rebond du ballon contre le poteau, faut nous prévenir Sarah ! Quant à se faire piquer le ballon en plein milieu du terrain, je dis non, Sarah ! Je dis non ! Heureusement qu’elle sait aussi être décisive en cas de danger avéré (et causé, donc).

 

Les défenseuses qui ont un léger problème d’alignement

Ophélie Meilleuroux et Laura Georges : 2/5. Bon ben les filles, clairement, le but c’est pour votre poire. A cause de vous, y a encore des mecs qui vont se sentir légitimes à sous-entendre que « les filles, le foot, comprendre le hors-jeu, tout ça, tout ça… »

Les latérales qui montent, centrent… zut, personne à la réception

Sonia Bompastor et Wendie Renard : 4/5. Elles étaient vraiment en forme, ne lésinant pas sur les montées et les centres, mais dommage, pas de pot, sur ce match-là, face à cette équipe-là, ça servait à que’d. +1 à Wendie pour son but mais -1 pour m’avoir fait réfléchir trop longtemps à l’étrangeté de perspective qui fait qu’elle est toujours plus grande à l’écran que tout le monde même quand elle super hyper mega loin.

 

Les milieux récupératrices prestidigitatrices

Corine Franco et Elise Bussaglia : 3/5. De l’activité et du pressing en milieu de terrain. De bonnes récupérations dans les pieds des pauvres scandinaves qui ne pouvaient que constater que la ba-balle avait disparu.

Deuxième mi-temps : Elise remplacée par Elodie Thomis : 2/5. En manque de jeu, de peps, de passes réussies…

 

Les milieux offensives en manque de solutions ballon au sol

Camille Abily : 3/5. Pas très en vue dans ce match, mais les quelques interventions que j’ai remarquées étaient définitivement orientées vers l’offensive, c’est bieng.

Gaëtane Thiney : 3/5. C’est sans doute la frustration qui a fait que Gaëtane a opté pour une solution légèrement désespérée voir hyper agressive, à savoir la frappe-canon des 1,10m en plein bide de la goale adverse…

Louisa Necib : 5/5. Deux corners deux passes décisives ou quasi CQFD.

 

L’attaquante esseulée (existe en deux versions)

Première mi-temps Eugénie Le Sommer : 5/5. Après avoir été hors-jeu (31e), avoir inscrit un but sur hors-jeu (27e) et avoir perdu deux duels face à la goale finlandaise (16e, 29e), Eugénie, encouragée par Bini d’un tonitruant «  Le prochain il est au fond ! », renchéri par Alex Delp’ d’un tout aussi motivant « Ah, donc, ça vient de là l’expression « il est au fond ! » » (WTF ?, NDLR) a été récompensée de sa grosse activité offensive en ouvrant le score de la tête (étant donné son mètre soixante et un, imaginez la scène reproduite par tout manga japonais qui se respecte incluant un bond stratosphérique). Par contre, on ne saura jamais si Alexounet avait raison en disant « Il paraît qu’une fois qu’elle ouvre le score elle enfile les buts comme des perles », puisque sortie à la mi-temps.

Seconde mi-temps : Marie-Laure Delie : 3/5. A la différence d’Eugénie très présente dans la construction des actions offensives, Marie-Laure a tendance à attendre que le ballon vienne à elle dans la so-called « zone de vérité ». Pas très efficace au milieu d’une défense aussi touffue évoquant un Triangle des Bermudes des Centres.

 

Match amical oblige, on a croisé plein d’autres meufs que c’était sympa qu’elles soient venues à la teuf :

Marina Makanza (entrée à la 72e, NN) : j’avoue ne pas trop la connaître, mais c’est quand même chouette qu’elle puisse « se vanter d’avoir une page wikipedia à son nom en anglais »… Bon. Je vais attendre pour me prononcer.

Et, last but not least, Laaaaaaaaure Boulleau (entrée àa la 81e, NN) ! Vous savez que je l’aime bien. Mais notez tout de même que la jolie jeune fille au magnifique sourire qui sait capter si merveilleusement la lumière n’est jamais titulaire. Mais aussi qu’elle rentre systématiquement en cours de match. Je vais finir par me demander si ce n’est pas à cause de / grâce à ses contrats publicitaires prolifiques…

 

***Bonus philo : Le capitanat***

Dit comme ça, ça fait peur, mais dans le football féminin, là où beaucoup de XY se demandent si le jeu existe, la philosophie est au cœur des débats.

La Gaëtane a revêtu avant-hier son premier brassard. Signe que le « groupe vit bien » elle l’a joué tout en modestie, qualifiant ce capitanat de suppléance à la limite de la supplique de soumission au groupe.

Mais voir passer le brassard de Soubeyrand à Thiney laisse poindre l’évolution du football féminin prônée par les instances en charge. En effet, en passant d’une joueuse amateure heureuse de finir sa carrière dans son club familial au budget fluctuant la conduisant à se satisfaire qu’ « ils [aient] commencé la construction du nouveau stade [de Juvisy]. En fonction des crédits, on verra bien quand ils le finissent », à une jeune joueuse en plein essor dont la promotion médiatique de son sport (dans l’idée saugrenue d’obtenir un jour un salaire pour les efforts engagés et les sacrifices consentis) peut la conduire aux pires extrémités comme poser nue ou fomenter un complot de prise d’otage dans les locaux du meilleurquotidiendefootdumonde et finir pas l’obtention d’un poste dans le service Marketing de la FeuFeuFeu*, on voit apparaître à l’horizon le mot « professionnalisation ».
Pragmatique, sur le terrain, Bruno Bini a de lui-même résolu ce drame cornélien : hier, il a filé le brassard à Ophélie Meilleroux qui nspp.

*Toutes les informations divulguées dans ce traité sont véridiques, NDLR.

 

Allez les gars les filles, sur ces belles paroles, rendez-vous dimanche à 16h30 pour la troisième et dernière rencontre de poule du tournoi, un p’tit France – Angleterre, ça vous dit ?

La bise !
Marinette Picon-Bière qui vous attend lascivement sur Facebook

 

La FeuFeuFeu semble avoir une grande politique d’application des quotas puisque les Françaises se voient de nouveau attribuer une minute de résumé de match en vidéo

10 réflexions sur “La Meufs Académie note Finlande – France (1-2)

  1. Le bonus Philo va faire mal à la tête. Avant gardimsme ou inéluctabilité… ça y est j’ai mal ;)

    Merki Marineeette !

  2. C’est quand même dingue de voir qu’Eugénie apparaît comme plus physique que pas mal de ses pines-co alors qu’elle fait la même taille que Bigné ! Bon si par miracle elle parvient à chopper la moitié du talent footballistique du nabot pré-cité, elle deviendra la Gerd Muller absolue (même si Yoann c’est pas trop son truc de marquer des buts)

  3. Les finlandaises ne sont pas scandinaves, ne l’ont jamais été et ne le seront jamais. Leur langue n’a rien à voir avec celle des pays voisins (et est particulièrement tordue) et le peuple qui habite ce beau pays n’a rien en commun avec les scandinaves (danois, norvégiens et suédois).

    Pour un synonyme de finlandaises, il suffisait juste d’utiliser une phrase avec sauna. Par exemple les filles du pays qui a inventé le sauna ou les filles du pays champion du monde de sauna ou juste les appréciatrices de sauna.

    Sinon à part ce léger détail (qui m’a fait m’arracher les cheveux), j’ai trouvé cette académie très bonne et je suis presque motivé pour voir les Bleues jouer dimanche contre les trois lionnes.

    1. @RandomAnon : Très juste. Ne sont-elles pas Magyar ou un truc dans ce genre ? Le service jsaispastrop a vaguement lu un truc là-dessus aux toilettes.

  4. @ service jsaispastrop: le service a dû lire que le finnois, s’il est effectivement très éloigné des langues scandinaves,a quelques cousinades avec le hongrois, langue magyar, pour des obscures raisons propres à ces peuples de l’est.

  5. Sans vouloir faire mon chiant, la Finlande n’appartient pas à la Scandinavie. Ils ont juste été un temps sous domination suédoise.

    Sans vouloir faire mon chiant hein ^^

  6. Sur cette académie ce qui est bien, c’est qu’on est sûr que ca va parler que foot dans les commentaires. Ah merde raté, l’effet Laure Bouleau a encore frappé.

  7. La Finlande c’est un peu la Russie de l’Europe en quelques sortes. En plus sympa.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.