Torino-Lecce (4-2), l’Accademia Piemontese livre ses notes
Passez dire le bonjour aux deux petits nouveaux
Salut, nous sommes des sœurs jumelles, nées sous le signe des gémeaux. Un désastre cosmique, avec beaucoup de poils dans les oreilles. Et beaucoup d’expérience aussi : les belettes ne résistent pas, quand Mangiacaca sort son viagra. Les belettes ne résistent pas, non plus, quand Fistoculo grimpe aux rideaux.
On tape surtout dans le troisième âge. Mais on n’est pas totalement ringards : on supporte le Torino en 2012, on connait des types comme Rosina, qui finirent meilleur buteur avec 9 buts il n’y a pas si longtemps. Avec un avantage sur le moderne : en 1928, on était là. Et toc. Le Grande Torino aussi, on connait. Loik, Mazzola etc. Et on peut dire qu’avec le temps, nous, Mangiacaca et Fistoculo, avons développé un sens de l’humour et du tragique, comme une sorte de carapace contre les cons et les Juventini, sous-catégorie des cons.
En 2012, ce n’est pas la fin du monde mais le Torino retourve la Série A. C’est donc la fin du monde pour les Juventini. Sans blagues, le Torino en tout cas démarre bien la saison, avec quelques matches de préparation bien négociés, notamment un 4-0 contre la Lazio, et des recrues correctes pour donner de la profondeur à l’effectif, voire renforcer les postes. Le match de Coppa contre Lecce – ici noté – renforce ce sentiment. Le Torino a maîtrisé son sujet dans tous les secteurs de jeu, entre solidité défensive, conservation et accélérations au milieu, jeu long dans les espaces pour les attaquants, débordements etc. Finalement une variété de jeu et un équilibre intéressants, dans un système 4-4-2 modulable en 4-2-4 selon la possession.
Mais on n’est jamais bon tout seul, la preuve avec Mangiacaca et Fistoculo. Ainsi Lecce, par ses largesses défensives et lacunes dans le jeu en général, mettait d’autant plus en valeur la prestation du Torino. Mention spéciale au piège du hors-jeu, qui ne fonctionne pas avec un fromage messieurs.
Titolari :
Gillet (3/5) : Le « chat de Liège » et de la Botte – le chat botté quoi – a été quasiment irréprochable. Il encaisse deux buts, mais un sur penalty, l’autre sur une frappe puissante dans la surface, qu’il parvient presque à détourner au-dessus du cadre. Seule connerie notable : une sortie hasardeuse suivie d’un mauvais dégagement au pied, heureusement sans conséquences.
Ogbonna (4/5) : Une performance à la hauteur de son standing, de « rookie of the year » si l’on peut dire – coucou, je rentre d’une année Erasmus, j’ai niqué 3 Suédoises donc je parle anglais – et de pensionnaire de la Nazionale – avec, mercredi dernier, une titularisation en amical contre l’Angleterre.
Darmian (3/5) : Son entente avec Ogbonna est gage de solidité. L’entente de Mangiacaca et Fistoculo, elle, est au service de l’anal plus que de la solidité des sphincters.
Glick (2/5) : Pour avoir concédé un penalty pas franchement évident, Glick obtient 2/5. Et ouais, on est des enculés, mais on est vieux, on a toujours raison.
Masiello (4/5) : Un bon match pour ce joueur d’expérience, venu en janvier dernier, en provenance de Bari. Nous, Mangiacaca et Fistoculo, sommes d’avis que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures. Masiello a donc surpassé Bonne Maman, avec notamment, de bonnes couvertures de balle.
Vives (4/5) : Un milieu travailleur qui travaille bien. Alou Diarra en somme.
Gazzi (3/5) : Difficile de régner dans l’entre-jeu, alors que l’on est encore qu’un bizuth. Plus facile en revanche, de régner sur Horsjeu au bout de la première académie, comme un symbole de Mangiacaca et Fistoculo.
Stevanovic (4/5) : Le « cinquième élément » – son très célèbre surnom à compter d’aujourd’hui – a contribué à accélérer le jeu pour dynamiter la défense adverse. Un bon match.
Verdi (2/5) : Moins convaincant en revanche. On ne dira pas « viva VERDI », mais « où est donc ta femme, qu’on lui offre un lait-fraise en échange de son corps ». Mais on se dira peut-être aussi, que Simone est encore plus jeune. Et qu’il n’a pas encore de femme, mais des copines suceuses de footballeurs pour de l’argent (remplacé par Santana).
Sgrigna (4/5) : Auteur d’un très beau but, Sgrigna est en forme, si l’on, considère aussi les matches de préparation (remplacé par Meggiorini).
Bianchi (5/5) : Un putain d’avant-centre. De bons appels en plus d’un jeu de tête remarquable, et une efficacité à tout épreuve devant le but. Contre Lecce, il met deux buts, deux buts parmi tant d’autres… Aux dernières nouvelles, Naples voudrait le débaucher, mais Cairo cie voudrait un joueur napolitain en échange. Qui vivra verra, alors nous, Mangiacaca et Fistoculo, craignons de ne pas voir.
Sostituzioni :
Meggiorini : Une entrée remarquée, avec une contribution dans un des nombreux buts inscrits par le Torino – il y en a tellement et nous sommes tellement vieux, plus proches du cimetière que de la mémoire des éléphants, salope d’infirmière viens me faire la piqure tu vas voir tes miches.
Santana : Inutile de tenter une vanne sur ce chanteur-guitariste, trop jeune et trop décadent.
Baci,
Mangiacaca et Fistoculo.
Vives, aucun lien fils unique ou Gérard fait aussi du football ?
J’aime bien ces deux vieux cons.