Southampton-M. United (2-3), la Saints Academy livre ses premières notes
Anal D. Shearer rejoint nos rangs
Coucou, c’est Anal D. Shearer.
On m’a réclamé pour une académie sur Southampton. Paraitrait que j’ai une plume anale, du caca sous les doigts, tout ça. Connaissant un peu la maison, je prends ça comme un compliment. Vous m’aurez donc de temps à autre pour vous conter le périple de Southampton, candidat désigné au Challenge OGC Nice de la 17e place en Angleterre.
Avant-match :
0 point. Voilà, deux journées et Southampton pointe à la 19e place du championnat. Autant dire que je fais la gueule. D’autant que mes Saints chéris n’ont pas démérité contre City (2-3) et Wigan (0-2). Et voilà que le calendrier nous file Manchester United et Arsenal. Ca promet. Au moins, Southampton s’est (un peu) lâché pour se renforcer en cette fin de mercato : Gaston Ramirez, de Bologne. Le bonhomme a coûté 12 millions de livres, transfert le plus cher de l’histoire du club. Y’a aussi deux autres gars, Mayuka et Yoshida, mais je crois que c’est des regens.
La compo :
Manque de pot, les recrues sont pas prêtes. Tonton Nigel a donc opté pour une compo plutôt habituelle. Défense type, mais milieu à trois avec Ward-Prowse et Davis présents tous les deux devant mon alsacien chéri, Morgan Schneiderlin. En attaque, Rodriguez et Sharp payent leur début de saison Bakayokesque : le premier sur le banc, le deuxième balancé en prêt à Nottingham.
Le banc : On s’en fout, vous en connaissez aucun.
Le match :
Avant le coup d’envoi, Rickie Lambert a l’air déterminé. Shit just got real.
L’entame de match est dominée par Manchester United. Les Red Devils refusent de perdre le ballon et se heurtent au bloc défensif de Southampton. On s’emmerde sévère pendant un gros quart d’heure où seule une reprise de volée de Van Persie aura permis de réveiller un peu la défense des Saints, occupée à cuire ses saucisses tranquillou dans la surface.
Au quart d’heure de jeu, Southampton met le pied sur la balle, se crée des occasions et ouvre logiquement la marque. Manchester égalisera 6 minutes plus tard sur le premier éclair de génie de Van Persie. La fin de la première période perdra un peu en rythme, Southampton maitrisant bien son sujet et Manchester n’arrivant pas à trouver la solution face au bloc sotonian.
La deuxième mi-temps part à 200 km/h. Schneiderlin plante le deuxième à la 54e. Southampton pousse, manquant par deux fois d’en mettre le troisième. A la 69e minute intervient l’Instant Ligue 1 du match : Kelvin Davis balance un 6 mètres sur Clyne qui file dans les pieds mancuniens, le centre arrive au point de penalty sur Van Persie, et dans un formidable hommage au départ de Nigel de Jong, Jos Hooveild vient faucher son compatriote en pleine surface, par derrière, les deux pieds décollés. Van Persie se charge du penalty et lâche une des panenka les plus moches de l’histoire de la panenka. De sa tombe footballistique, Ibrahima Bakayoko se bidonne. 70e minute, les Mancuniens semblent avoir définitivement laissé passer leur chance de revenir.
Le tournant du match intervient entre le 75e et la 80e minute. Nigel Adkins sort ses 3 meilleurs joueurs (Lambert, Lallana et Puncheon). Dès lors, Southampton n’y arrive plus, recule, souffre, et finit par encaisser deux buts sur un mélange d’erreurs défensives de jeunesse et de talent de Van Persie.
3-2, Southampton s’incline pour la 3e fois en 3 matches, en ayant encore une fois mené au score, encore une fois fourni une excellente prestation, et encore une fois lâché dans les dernières minutes. 0 point, les Saints sont lanterne rouge. C’est moche, le football.
Les buts :
16’, 1-0 (Rickie Lambert) : Schneiderlin récupère la balle au milieu, combine avec Davis. Puncheon se retrouve esseulé sur le côté droit et envoie une merveille de centre sur la tête de Lambert. La tête piquée de Super Rickie crucifie Lindegaard, qui n’avait rien eu à faire jusqu’ici.
23’, 1-1 (Robin Van Persie) : Welbeck trouve Valencia seul côté droit. Pas attaqué pour un sou, l’équatorien balance un centre tendu vers Van Persie. S’en suit la spéciale du néerlandais : contrôle poitrine, reprise de volée croisée dans le petit filet. Propre. Impitoyable.
56’, 2-1 (Morgan Schneiderlin) : Centre assez lointain venu de la gauche. Schneiderlin est monté dans la surface mais Evra le couv… Ah bah non, Evra se viande tout seul, laissant l’Alsacien ajuster tranquillement Lindegaard de la tête. Saint Mary’s Stadium explose pendant qu’Evra jure de trouver la taupe qui l’a fait trébucher.
88’, 2-2 (Robin Van Persie) : Rio Ferdinand, seul au monde dans la surface de Southampton, reprend de la tête un centre de Rafael. Le ballon rebondit sur le poteau, revient dans la surface, Van Persie reprend et égalise. Pendant ce temps, Kelvin Davis était parti se jeter inexplicablement sur le poteau.
90+2’, 3-2 (Robin Van Persie) : Encore un marquage en mousse de la part des Saints. Sur un corner, Van Persie claque une tête imparable. Les Saints, honteux et confus, jurèrent mais un peu tard, que l’on ne les y prendrait plus.
Les Saints :
K. Davis (1/5) : Kelvin Davis, c’est le mec qui t’offre des buts sur un plateau dans FIFA en faisant Carré sur un 6 mètres. 3 relances à ras-terre infâme : un penalty, une frappe qui passe miraculeusement à côté et un corner concédé. Kelvin Davis c’est une étoile et demie dans FM. Un gardien anglais, en gros.
N. Clyne (2/5) : Régulier et propre, comme à son habitude. Manque de pot, il glisse et tombe alors qu’il est au marquage de Van Persie sur le premier but. Il pardonne pas, le Robin. La Clyne sheet, c’est pas pour tout de suite.
Jose Fonte (3/5) : Le faciès de Mario Gomez et la propreté dans les tacles de Sidney Govou. Hormis son tacle assassin sur Kagawa en première periode, le portugais a plutôt bien géré son match, empêchant Van Persie de prendre les appels et Kagawa de se retrouver seul avec de l’espace.
J. Hooveild (2/5) : Très bien parti pour remporter le Pape Diakhaté Award du tacle le plus dégueulasse à l’endroit le moins approprié. On dirait le mec qui décide de marteler Rond pour tacler dans FIFA quand il s’énerve. Correct malgré tout en première période.
D. Fox (3/5) : Même chose que pour Clyne. Très bon tout le match, sauf sur une action où il laisse Valencia faire la passe décisive sur le premier but. Irréprochable à part ça.
M. Schneiderlin (4/5) : Southampton a son Yoann Cabaye. Infatigable, l’ancien strasbourgeois a ratissé tout le terrain pour aller récupérer les ballons, s’est permis le luxe de diriger le jeu par moment, et même de monter pour aller planter un coup de casque au fond des filets. Prends ça, le RC Strasbourg.
S. Davis (2/5) : Pas mauvais. Pas bon non plus. Pas d’erreur, pas d’éclair de génie. Un match Alou Diarresque pour l’ancien capitaine des Rangers.
J. Ward-Prowse (3/5) : « Regardez bien James Ward-Prowse Bixente, c’est un jeune joueur de 17 ans, et il est titulaire au milieu de terrain. Et il s’en sort très bien je trouve, hein Arsène ? Arsène ? Où êtes-vous Arsène ? Oh bordel, il va encore aller balancer 10 millions ce con… »
A. Lallana (4/5) : Adam Lallana c’est le Brésil. A son poste habituel d’ailier gauche, le petit anglais n’a pas cessé de repiquer dans l’axe pour venir embêter un Rio Ferdinand à l’agonie et un Rafael inexistant. D’une intelligence de jeu rare, le capitaine des Saints a amené le danger partout où il est passé. « Infernal », aurait dit Stéphane Guy.
J. Puncheon (4/5) : Puncheon, c’est un peu le Ben Arfa du pauvre. Rapide et impressionnant techniquement, mais irrégulier et caractériel. Aujourd’hui, Puncheon était dans un grand jour, au point qu’on aurait entendu Evra crier au viol à plusieurs reprises. Et rien que ça, ça fait déjà bien plaisir.
R. Lambert (4/5) : Rickie Lambert, he scores when he wants. Ce gars pue le football, le vrai, celui de Gascoigne et Le Tissier. Il lui aura fallu attendre ses 30 ans pour débarquer en Premier League, et voilà que le serial buteur de Southampton a déjà planté une fois contre chacun des Manchester. Toujours aussi impérial dans les airs, il a en plus fait vivre l’enfer à Rio Ferdinand jusqu’à son remplacement. Privé de son pivot essentiel, Southampton s’est alors écroulé.
Rickie Lambert, l’homme qui peut te faire une biffle sautée par derrière.
Les remplaçants :
Guly do Prado, 75e (non noté) : Guly, 2 en influence, 3 en appel de balle et 4 en marquage.
J. Rodriguez, 79e (non noté) : Le pauvre Rodriguez n’y arrive toujours pas. En 10 minutes, je suis même pas sûr qu’il ait touché un ballon.
E. Mayuka, 75e (non noté) : En 15 minutes, on a pu voir qu’Emmanuel Mayuka était un très beau spécimen de tout-droit, dans la grande lignée des attaquants africains inconnus au bataillon.
Saints Mary’s Stadium (4/5) : Ca chante. Tout le temps. Même après l’égalisation. Même après la défaite. Ca chante tout le temps. Ce stade est beau. Je l’aime.
Et pour finir, Le bonus de consolation.
Bisous les enfants.
Anal D. Shearer


On peut arrêter de parler du RC Strasbourg s’il vous plait? On est un peu sensibles dans le coin.
Maya Yoshida est un super joueur, tu t’en rendras compte très vite.
j’espère que yoshida apportera un peu de sérénité à la défense.
anyway, victoire ou défaite, peu importe, les saints sont là!
Clyne sheet!!! merci