PSG-Kiev: le debrief de Chotat
Avec des amis marseillais dedans…
Je n’ai accepté aucun RDV aujourd’hui. Le défilé des grognasses a été repoussé au lendemain. Mes nombreuses enquêtes sont en Hold. (Chotat est polyglotte comme Leonardo.)
Le Paris Saint Germain est de retour en Champions League. Les petites tarlouzes de Manchester, Madrid, Barcelone et autres gros teutons du Bayern sont prévenus ! On est pas là pour se toucher !
La campagne 2004/2005 n’est qu’un vieux souvenir. Oubliée ! Les Qataris ne savaient pas ce qu’était le foot à cette époque.
Nous avions terminé dernier du groupe. Sans forcer. Avec classe. Doudou Coridon avait balancé du scorpion.
Pendant ce temps les Lyonnais et Monégasques finissaient premiers de leur groupe. Plutôt que de porter la poisse à mes idoles en visionnant les matchs de l’époque, je me suis assis dans mon canapé et j’ai choisi dans ma collection de charme « cougars des Carpates » accompagné de quelques gins tonics. Rien de me mieux pour se détendre avant de plonger dans l’enfer du Parc.
20h00 – Je suis content du film. Je l’ai souvent vu mais je découvre toujours de nouveaux détails. C’est ça la magie du cinéma !
Je sors de chez moi pour me rendre chez Eric. Je n’ai pas d’abonnement Canal Plus. Et je préfère l’intimité de son appartement plutôt qu’un bar pour ce match sous tension.
J’ai sorti le maillot de Sylvain Armand pour l’occasion, seul rescapé de la dernière ligue des champions.
20h30 – J’arrive chez Eric. Je sonne.
« Chat Bite ! »
Je me plie en deux et attrape mes couilles de la main gauche pour les masser.
Eric, cet enculé de Marseillais, m’a éclaté la bourse. Il n’a jamais compris l’art du « chat bite ».
« Ce n’est pas un chat bite ! »
Il ne s’agit pas seulement de frapper l’entre jambe de l’adversaire pour réussir un « chat bite ». Ce serait trop simple. Un grand maître en « chat bite », il y en a peu mais j’en fais partie, doit atteindre une seule des deux testicules avec la paume de la main. Et tel un éclair se retirer aussitôt. Si bien que la cible ne s’est pratiquement pas rendue compte de ce qui lui arrive. Il sait qu’une force extérieure l’a atteint. Et si l’attaque est donnée par un grand sage du « chat bite » (et non un grand maître), stade ultime du contrôle de ce geste, l’adversaire aura un début d’érection. Mais nous parlons du « absolute chat bite » très rare parmi les pauvres hommes que nous sommes.
« T’y connais quoi Chotat en chat bite ? »
« J’en suis un expert mais aussi un historien. »
« Parce qu’il y a une histoire ? »
« Et oui mon con de Marseillais. Sache que, par exemple, Manuel Amoros en était un maître. Bernard Diomède aussi d’ailleurs»
« Pourquoi tu me parles d’Amoros ? »
« Bon, laissons tomber. Le match va commencer. »
« T’as pas de vieille à voir ce soir ? »
« A priori non. Mon corps est à toi. »
« Vous êtes vraiment des tapettes les Parisiens. »
Eric est le meilleur cuisinier de Menton. Le King of the Pizza Reine. Il en a préparé deux pour le début de soirée. J’enfonce une part dans mon gosier lorsque les joueurs rentrent sur le terrain. Je rince avec du rouge Rital. Un rouge teigneux comme un petit Verratti.
« Regarde moi ça. Pendant que vous vous tapez un match à deux balles contre des Turcs. Nous, on joue la league des champions. Ça te fout les boules ? »
« Non, on est toujours les seuls à l’avoir gagnée »
Quelques fumigènes dans les tribunes. Le Parc gueule. Les petits puceaux et autres écoliers habituels sont à la maison au lit. C’est une soirée d’homme. L’Europe entière doit comprendre que le Parc est un coupe gorge.
Pas de round d’observation. Menez combine avec Pastore. L’argentin but sur le gardien Ukrainien.
Eric n’a pas réagi. Il est concentré sur l’aile gauche et Taiwo.
« T’as toujours ce projet de multinationale ?
« Les maçons volants ? Oui, un service d’escort boy international. Toutes les femmes du monde méritent leur léchouille avant de se coucher. Mais pour ça il faut une équipe de champions. »
« Moi, je suis partant. »
« Tu baises tous les 8 mois comme tous les Marseillais. Tu vas devoir augmenter le rythme si tu veux être recruté. »
Pastore est presque agressif ce soir. Menez provoque. Le PSG gagne les duels. Ibra, tel un seigneur parmi les lilliputiens, prospère dans le jeu. J’ai un début d’érection. Ça sent la soirée « Paris est magique ! »
Sur une action entre Pastore et Menez, le fougueux Jerem obtient le pénalty. J’embrasse mon maillot de Sylvain Armand. Je ferme les yeux. But ! Je jette une part de pizza reine au plafond. Eric, qui est toujours un enculé de Marseillais, en profite pour tenter un nouveau « chat bite ». Je n’ai pas mal, protégé par mon enthousiasme et mon érection qui est maintenant totale.
« Bon, je me calme. Revenons au business. Pour commencer je passe un coup de fil à Sylvain. Armand serait mon assistant. Il aurait le titre de « chef maquerelle », le mec qui a roulé sa bosse. Ensuite, on recrute ensemble. Tout comme les Qataris, on a budget illimité. J’en prends 2,3 au début. Les meilleurs. Ceux qui vont faire la réputation des « maçons volants ». »
« Lesquels alors ? »
« Ecoute moi ça. Motta, expert du domaine anal. Un air de fouine, de vicelard. Toujours des petits coups par derrière. Il sera parfait pour les vieilles dégueulasses. »
Pas le temps de parler affaire. Ibra est sur une plage de Rio. Il tente une perle. Une louche que le gardien dévie en corner.
Pastore est ultra chaud. Il enchaîne les dribbles. En profite pour péter la rondelle de Taiwo.
« Il est venu pour enculer qui Taiwo ? Il fait moins le malin. On l’entend plus. »
Sur une nouvelle action entre Z et Pastore, le PSG obtient un corner. Je ne comprends pas ce qui se passe mais Thiago Silva double la mise. Nouvelle part de pizza Reine balancée au plafond. Eric ouvre une deuxième bouteille.
Pas le temps de respirer pour les Ukrainiens. Nouveau corner et nouveau but. Alex, qui s’ennuie en défense, vient marquer son petit but. Eric est dégoûté. Il se roule un pétard.
« Parle moi de ton projet. Ils me gonflent tes potes Parisiens. »
« Ok. J’aime Verratti. Ses cuisses musclées. Son regard translucide. Un air d’adolescent. Il ira voir les romantiques pervers. Et pour les grandes balèzes, du type Scandinaves ou Biélorusses on a Alex le marteau piqueur. On ne l’envoie pas pour de petites opérations. Il ne se déplace pas pour rigoler le mec. Il éclate tout sur son passage. Un buffle brûlant. Tu verras que ces dames seront heureuses. Elles en redemanderont. »
La mi-temps se termine sur une nouvelle action de l’aigle Suédois. Une pointasse de cour de récré.
On se détend. Ces 15 minutes vont me faire du bien. Entre l’excitation du PSG et mon cerveau qui fume sur le business, je suis épuisé. Je transpire du nombril assez violement. Mais je connais une petite qui aime ça. J’irais peut-être la voir après le match si je n’arrive pas à me débarrasser de mon érection.
Eric ressort de la cuisine en souriant.
« Et voilà maintenant des Pizzas quatre fromages. »
On les mange. Silencieux. En buvant, maintenant, un petit rosé local.
Le match reprend. Les Parisiens s’amusent. Le public est toujours aussi chaud.
Je me suis un peu calmé. Le contre coup certainement. La première mi-temps était trop puissante. Eric ne regarde plus le match. Il se ballade sur youporn
« Et Menez ? »
« Il lève pas assez la tête. Quoique ce soir, il est monstrueux. Pas sûr qu’il puisse satisfaire nos voraces clientes. Je ne bosse qu’avec des femmes exigeantes. J’attends de voir comment il enchaine. Escort boy est un métier de constance. Jamais de relâchement. »
« Tu prends Zlatan tout de même ? »
« Zlatan, ce sera la cerise sur le gâteau. Le chignon se mérite. Il ne suffit pas de payer très cher. J’ai vu que son abruti d’agent le compare à la Joconde. Il n’a rien compris. Tu ne peux pas aller à Zlatan comme tu vas au Louvre mater Mona l’allumeuse. Il vient à toi quand il l’a décidé. Et ce jour, il faudra être prête. Car ce jour la femme découvrira son corps. Elle découvrira qui elle est. C’est du sexe métaphysique ! »
« Putain ! J’ai vraiment envie de faire partie du projet. »
« Et bien commence à baiser. Et arrête de supporter l’OM. C’est un club d’éjaculateurs précoces. C’est mauvais pour le métier. »
Eric éteint son ordinateur et roule un nouveau pétard.
« T’as raison. Je vais me reprendre. »
J’ai perdu le fil du match. Néné est sur le terrain. L’autre petit Argentin aussi. Le Parc se calme doucement. Pas mon érection. Mon nombril est toujours humide. Les paupières d’Eric commencent à se fermer. C’est le moment d’agir. Je sors mon portable et envoie un message à Pepita.
« Hello petit palmier. Mon nombril est une oasis. Tu veux l’assécher ? »
10 secondes avant la réponse.
« Viens mon petit fennec du désert. »
Un dernier coup d’œil à la télé. Toujours 3/0. Camara est sur le terrain. Il a l’air content. Kiev en profite pour marquer un but. Eric dort. Il a du gorgonzola au bord de la bouche. Il n’y aura pas d’autres buts. C’est sûr. Je m’y connais.
C’est le moment de partir pour le Sahara avec Pepita.
Heureusement que Pepita a bien un « e » à la place du i, sinon Chotat nous ferait croire qu’il pratique aussi le chat bite des pampas, assez viril avec des mecs qui la mettent bien au fond comme Pipita.
eh c’est bien !!
boucoup de lol pour ma part !
on peut lire ou les autre episode ??
Diantre, dans les grandes lignes je reconnais bien la ma vie (le business en moins,loser que je suis).