Rennes – Nantes (4-1) : la Canaris Académie livre ses notes
Salut les p’tits beurres,
Que dire ? Que dire après une telle branlée infligée par le voisin rennais ? Que dire devant la réussite insolente d’un club pourtant habitué aux prestations pitoyables dès lors qu’un quelconque enjeu se fait jour ? Que dire quand rien ne va, et que tes supporters mortifiés quittent le Roahzon Park de la Route de Lorient après 45 minutes cataclysmiques ? Que dire quand, en plus, tu te fais sortir, à la Rennaise, de la Coupe de France par un club du fin fond de L2 ?
Le cœur en lambeaux, le cul en morceaux (ou l’inverse), se succèdent depuis hier après-midi ces trois mots dans ma tête : COURBIS. RENNES. DÉFAITE. Que dire, si ce n’est que ça fait bien chier la bite, tout ça.
Bonus Waldemar Kita :
Tiens, en parlant de bite, on pensait tenir le troll du jour avec cet article du JDD. Mais non, Waldemar Kita se lance dans l’allongement de pénis. Une rapide étude de marché l’a amené à conclure que « les Chinois sont très demandeurs ». En même temps, ça fait sens : d’où pourrait bien provenir leur légendaire humilité, à ces Asiatiques ?

La compo :
Bon, a posteriori, c’est facile de deviner que notre charnière centrale allait souffrir, que Rémi Gomis est nul, que Moimbé n’a pas le niveau et que la vie c’est de la merde. Mais avant le match, ça semblait pas mal.
Le match :
Faisons abstraction de la trisomie congénitale [et pléonastique, ndsr] qui caractérise le supporter rennais lambda, et évacuons cette histoire de palmarès quasi-inexistant chez les voisins pour s’intéresser au jeu, rien qu’au jeu.
Ce qui fait relativiser la défaite, c’est que sur le plan du jeu, Nantes a été au niveau. Il n’y a pas ou peu eu de phase de domination intense côté rennais, tandis que Nantes a campé toute la seconde période dans le camp adverse. Simplement, on commence le match à 1-0. Derrière, la confiance emmagasinée ces dernières semaines a poussé les Jaunes à se découvrir, confiants dans leur capacité à revenir rapidement au score.
Rennes, de son côté, n’attendait que ça pour mettre en place son jeu à une passe. Le schéma « récupération basse, long ballon pour Grosicki-Dembélé », a amené les buts et les occasions rennaises. Bien joué à Courbis, qui plaça Dembélé entre Vizcarrondo et Cana plutôt que sur une aile. Même si au passage le technicien breton sacrifiait Gourcuff côté gauche (le mec est encore plus lent que Cana, c’est dire le désastre).
Le score est lourd, mais logique, car les Nantais se sont incroyablement exposés pendant toute la première période, en jouant très haut avec une charnière très lente. MDZ aurait sans doute dû, à 1-0, calmer le jeu et obliger son bloc défensif à rester relativement bas. Là encore, la tension du derby et les défaillances individuelles ont été fatales aux Nantais, plus qu’une réelle emprise des Rennais sur le jeu.
En seconde période, ce fut mieux, Rennes se contentant de gérer et ce faux-derche de Sio ayant en plus le bon goût de se faire exclure. Adryan réduit la marque sur un bon travail construit côté droit, et un second but en fin de match n’aurait pas été volé. Mais quand ça veut pas…
Les gars de chez nous :
Riou (3/5) : Petit enfant chauve abandonné. Courageux dans ses sorties.
Moimbé (0/5) : N’est sur le terrain que par la grâce de la nullité de Lenjani. Coupable sur le premier but, incapable de mettre un centre potable. Raynald dit stop.
Vizcarrondo (2/5) : Le buste haut, le regard fier, il réussi à sortir de ce match immaculé. Fucking miracle.
Cana (0/5) : Mec, si tu continues comme ça, ton sélectionneur va finir par naturaliser le premier migrant venu pour jouer l’Euro à ta place.
Sabaly (2/5) : Pas génial, pas ridicule non plus. Disons que ça aurait pu être pire.
Gillet (2/5) : Le Belge a été nul à chier, mais au moins aura-t-il rattraper la majeure partie de ses conneries. Accroche-toi gamin.
Gomis (0/5) : Non, là il faut arrêter. L’acharnement thérapeutique, ça suffit.
Thomasson (1/5) : Vous saurez dorénavant qu’une passe décisive = un point. Vous saurez aussi qu’Adrien n’a rien foutu d’autre de son match. Remplacé par Audel (70e), qui ne s’est pas blessé.
Adryan (2/5) : Démarre fort, puis s’éteint, puis se réveille pour conclure. L’amour à la brésilienne. Remplacé par Bammou (70e), qui touche le poteau de Costil pour conclure ce dimanche de merde.
Sigthorsson (1/5) : S’était fixé le challenge d’une seconde expulsion cette saison face à Rennes. Raté. Remplacé par Sala (72e), pour un résultat sensiblement identique.
Bedoya (2/5) : Il s’est battu, comme à son habitude, seul contre tous, comme un vrai Ricain.
Les mecs d’en face (Dembélé/5) : on a perdu à 11 contre 1, ça arrive.
Raynald serait très heureux si on pouvait punir les Corses dès mercredi, histoire d’oublier cette sale histoire. Pour les pervers et les Rennais, voici les images du match.
Câlins beurrés
Raynald Dunoeud
Revenez quand vous voulez <3