Guardacostas 621251
Cette année c’est la bonne.

Salut mes chéris d’amour. L’été est chaud, l’été est moite, mais l’été propose peu de football ? Ne vous inquiétez plus, l’Amérique est là pour mettre de l’ambiance avec cette savoureuse Copa Oro, qui rassemble aux Etats-Unis tout ce que la Concacaf propose de meilleur.

Enfin, presque de meilleur, étant entendu que les sélections des USA et du Mexique alignent des équipes estampillées « on n’a pas que ça à faire ». N’ayant de notre côté laissé au repos « que » Keylorgasme et Borges, nous paraîtrions presque favoris de cette coupe. Nous ne nous sommes d’ailleurs pas privés de l’afficher : même dépréciée, cette Copa Oro manque à nos trophées. Dans les cours d’éducation sentimentale que je donne à mes étudiants pour arrondir mes fins de mois, je passe mon temps à le répéter à mes étudiants : ne vous prenez pas pour d’autres, vous êtes encore trop puceaux pour vous permettre de dédaigner les moches.

Pour le reste, Lucarne opposée vous a concocté le guide complet de la compétition, et je vous envoie chez eux d’autant plus volontiers que ces choupinous viennent aussi de publier une évocation du Costa Rica à la coupe du monde 1990, là où tout a commencé.

Boules balnéaires.

Le match

Sans Keylor Navas et Celso Borges, donc, mais également Duarte, Bolaños, Waston, Oviedo (surnommé « l’Abou Diaby costaricien ») et Matarrita blessés, El Machillo réitère son schéma à un seul récupérateur et Bryan Ruiz en meneur de jeu. Personnellement, cela n’est pas pour me déplaire, même si les joueurs ont encore du travail pour se l’approprier complètement.

Pemberton

Gamboa – Acosta – Gonzalez – Calvo – Gutierrez

Guzman

Venegas (Campbell, 35e) – RuizWallace (Tejeda, 71e)

Ureña (Ramirez, 81e)

 

Je vais commencer par le déplaisant, à savoir ce résumé qui voit le Honduras se procurer moult occasions tandis que le Costa Rica, hormis le but d’Ureña à la 39e, ne semble pas montrer grand-chose.

https://www.youtube.com/watch?v=VYeTnjQheLg

Ceci étant dit, le match n’était pas si mauvais qu’il en a l’air sur ces images. Bien équilibrée, l’équipe du Costa Rica a eu la possession du ballon, et le Honduras était loin de faire peser une menace constante sur notre but. Le problème, et il est de taille, réside dans la faiblesse de nos arrières, battus du duel à la retombée de banales saucisses aériennes qui seraient maîtrisées sans problème par n’importe quel défenseur digne de ce nom.

Dans le jeu, nous nous sommes fait piéger par notre ancien sélectionneur, Jorge Luis Pinto, qui a réussi à faire en sorte que Bryan Ruiz soit tout bonnement privé de ballons. Nos Ticos s’en sont remis à des balles longues inefficaces, sauf en une occasion : coup de chance, il s’agissait aussi du moment choisi par les Honduriens pour défendre n’importe comment. Par la suite, la blessure de Venegas remplacé par un Campbell beaucoup plus mobile a offert plus de solutions de jeu à notre équipe. Hormis les errements défensifs susmentionnés, nous avons plutôt bien géré sa seconde mi-temps.

Les notes :

Patrick Pemberton (4/5) : Je ne parlerai pas de « Pembertongasme » parce que c’est moins joli, mais vous aurez saisi l’esprit de sa performance. C’est un peu comme lorsque mon assistant Eduardo part passer les vacances dans sa famille et m’oblige à me rabattre sur mon « Vibroball 3000® ». En fermant les yeux, l’illusion est parfaite.

Johnny Acosta (1/5) : Une faiblesse rédhibitoire dans les duels, comme dans la fable costaricienne de la boule en terre contre la boule en pierre.

Giancarlo Gonzalez (1/5) : Récemment transféré de Palerme à Bologne, Giancarlo est l’un de nos seuls défenseurs ne jouant pas en MLS. Je le précise car, sur cette rencontre, il en a pourtant montré le niveau.

Francisco Calvo (2/5) : Pas autant de failles que ses deux compères de la défense centrale, mais quelques erreurs de placement ou de communication avec son latéral qui ont apporté leur lot de sueurs froides.

Boule devant un bosquet.

Cristian Gamboa (3/5) : Un match d’honnête homme, sans aspérités. J’allais lui mettre moins de la moyenne, mais je me suis rappelée qu’à son poste, nous n’avions que des boules creuses comme remplaçants. Sachons nous contenter de ce que l’on a.

Kenner Gutierrez (2/5) : L’un des derniers arrivés dans cette sélection, au poste décidément maudit de latéral gauche. Une ouverture décisive en première mi-temps, une grosse erreur en seconde, et rien de très enthousiasmant par ailleurs.

David Guzman (4/5) : LA bonne nouvelle de ce match. Il a montré le volume physique suffisant pour occuper ce poste de récupérateur unique, tâche dont il s’est acquitté avec force tacles et relances aussi propres les uns que les autres. La nuit qui a suivi, j’ai eu un rêve humide, qui a fini par m’éveiller en sursaut toute moite d’émotion, mais aussi d’angoisse : David réitérait ses performances, et notre sélectionneur reconduisait durablement ce système ; quand soudain surgit la terrible question : mais dans ce cas, qu’est-ce qu’on fait du beau Celso Borges?

Bryan Ruiz (2/5) : Avec une grande intelligence, les Honduriens l’ont isolé et Bryan, hormis ses traditionnels mais trop rares extérieurs du pied dédiés à tous les clitoris du monde, n’a pas réussi à trouver la solution. Le Sporting lisbonnais du Portugal (je ne sais plus ce qu’il faut dire pour ne vexer personne) souhaite 5 millions d’euros pour son transfert. A cette nouvelle, le Rijksmuseum d’Amsterdam s’est immédiatement positionné, surpris de pouvoir acquérir un tableau de maître pour une somme si dérisoire.

Johan Venegas (2/5) : Peu imaginatif pendant la grosse demi-heure passée sur le terrain, si ce n’est au moment de se blesser pour laisser la place à Joel Campbell.

Remplacé par Joel Campbell (35e, 3/5) : Assez peu de coups d’éclat finalement, mais en refusant de se cantonner à son aile, il a donné aux Ticos des solutions que Bryan Ruiz n’était pas en mesure de trouver. Utile donc pour fluidifier le jeu, et montrer une combativité qui ne se dément jamais. En aparté, si son agent l’embarque encore pour une saison galère, je file moi-même lui coller une paire de claques.

Rodney Wallace (3/5) : Des difficultés à s’insérer dans le collectif, notamment sur les phases défensives. Sa très belle passe décisive pardonne cependant bien des choses.

Remplacé par Yeltsin Tejeda (71e) : Vingt belles minutes pour mon Tejedounet, qui poursuit sa remise en jambes en sélection à la faveur de ce passage à deux récupérateurs en fin de match.

Marco Ureña (4/5) : L’autre bonne surprise de cette rencontre : outre son but, Marco s’est canalisé pour mettre son énergie de taurillon au service du collectif. Vu les difficultés de notre jeu, le match aurait peut-être tourné différemment sans son activité de pivot.

Remplacé par David Ramirez (81e) : Remplace un Marco Ureña lessivé et n’a guère le temps de s’illustrer.

Boule au soleil matinal.

Le classement

Le Canada bat la Guyane française 4-2 et prend donc la tête du groupe à la différence de buts. Ceci étant dit, si nous nous respectons un minimum, sortir premiers du groupe ne doit pas être autre chose qu’une formalité. Réponse dès mercredi, si tout va bien.

 

Kimberly GutiérrezYigüirro

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