City-Dortmund (1-1) : La Borussia Akadémie livre ses notes
Jean fickt die Citizen
Ainsi parla sainte Alia du Couteau : « La Révérende Mère doit combiner les pouvoirs de séduction d’une courtisane avec la majesté d’une déesse vierge et conserver ses attributs sous tension aussi longtemps que substitent ses pouvoirs de jeunesse. Car, lorsque beauté et jeunesse s’en seront allées, elle découvrira que le lieu intermédiaire autrefois occupé par la tension s’est changé en une source de ruse et d’astuce. » Extrait de Muad’Dib, commentaires de famille, par la Princesse Irula.
Dortmund arrivait à City avec une drôle de position. Refusant d’être des outsiders, mais considérés financièrement, sur le papier et « chapeautement » plus faibles que les adversaires. Mancini à la tête, les Émirats, l’argent à tout va, Samir Nasri… Tout semblait écrit depuis le tirage au sort, dans la tête des ennemis de la Maison Borussia en tout cas. Ils ne seraient que « des débris d’épaves emportés par le flot ». Il fallait se méfier et avancer prudemment pour sortir quelque chose ce soir, sans trop subir les impacts de Yaya Touré et Kompany, ni les coups de boutoir de Silva ou Agüero devant. Car il y a un mince espoir pour s’en sortir. Qui se soumet domine.

Dortmund subit les premières minutes. En terme de possession de balle. À la 20°, cela tourne à du 62-38. Et pourtant, c’est bien le Borussia qui a les meilleures positions. Les frappes de City sont lontaines et sur Weidenfeller (qui sort le grand jeu quand Agüero décolle une patate en fin de mi-temps). Il faut, en face, un excellent Joe Hart pour détourner la frappe de Götze sur le poteau (12°). En fin de première mi-temps, le temps fort du Borussia le week-end dernier, Joe Hart est encore là pour sauver les siens. D’abord devant Gündogan. Puis en détournant encore une tentative de Götze. Sur la barre, pour cette seconde.
À la mi-temps, la boule de vérité est interrogé.
Est-ce que Dortmund va gagner ? « Trop tôt pour le dire. »
Est-ce que Dortmund va marquer un but ? « OUI. »
Est-ce que City va marquer un but ? « Mes sources disent que non. »
Très bien. Le saule qui se soumet au vent, prospère et donne de nombreux saules qui formeront un mur contre le vent. Tel est le but du saule.
Le scénario est tout écrit. Dortmund continue sur le même niveau et met Manchester City dans la tourmente. Ils ne savent plus par quel bout prendre leur match, face au perpétuel repli-pressing du milieu du Borussia. Silva et Agüero s’éteignent progressivement. Nasri… ah tiens, Nasri était donc titulaire et en sort. Yaya Touré est tellement emmerdé par ce Saule qu’il passe sans trop faire attention à Rodwell, qui en fait de même sur sa droite. Reus sort, file à toute vitesse et trompe enfin Joe Hart, qui touchera encore le ballon quand même. 1-0.
Dortmund a marqué son but. Mais les aléas du futur sont rudes. Alors qu’il y aura encore un bon panel d’occasions, Joe Hart sort son grand talent pour empêcher le 2-0. Ce diable de Hart, même lorsque Lewandowski est seul face à lui, grâce à une merveille signée Gündogan, incite Lewa à se compliquer la tâche. Il manque le poteau d’un demi-centimètre. Trop sur la droite. Trop ambitieux.
Tu l’as éduqué dans la Manière. J’en vois les signes sur lui. J’aurais fait de même à ta place. Au diable les Règles. Mais à présent je t’avertis. Ne tiens plus compte de la progression régulière de son éducation. Pour sa propre sécurité, il lui faut la Voix. Déjà, il en a quelque idée, mais nous savons [tous deux] qu’il a besoin de beaucoup plus… Et de toute urgence. 1-1. Balotelli transforme le pénalty concédé par la main de Subotic. La manière est là. Il ne reste plus qu’à transformer tout cela. Le Borussia n’a plus à apprendre. La Borussia n’a plus qu’à agir, à faire, en grapillant contre le Real et en battant City au match retour. Sans oublier Amsterdam avant cela, pour être en position de force au moment de renverser le courant des flots.
Les notes :
Weidenfeller (4/5) : Mis à contribution après trente secondes, il a fait tout ce qu’il fallait en terme de sorties quand Dzeko passait derrière les défenseurs ou en claquettes sur les frappes d’Agüero. Il aura aussi essayé de déstabiliser Balotelli avant son pénalty, mais ça, c’était peine perdue.
Piszczek (3/5) : Il est décidément très calme offensivement, en ce moment. Mais il a fait quelques bonnes saillies pour mettre à mal Clichy.
Schmelzer (4/5) : En parfaite forme pour mettre des taquets, placer ses corners, courir partout et filer un coup de pouce à Reus en attaque. À la chance, en plus, d’être « un mélange de Nedved et Ljungberg » (il paraît), ce qui mérite bien un 4/5.
Subotic (2/5) : Il devrait s’en sortir avec la moyenne, mais il y a cette main, auquel il ne peut rien sauf le fait d’avoir un bras à cet endroit là. Et ça vaut deux points de moins, donc au moins un point sur la note personnelle. Jean fait parfois des calculs d’apothicaire, c’est son père pharmacien qui lui a tout appris.
Hummels (4/5) : Le bel homme ! Des interventions plus propres qu’un crâne rasé. Dommage qu’il se soit pris un coup un peu idiot, en voulant reprendre un ballon acrobatiquement.
Bender (4/5) : Poh poh poh. Le pari de Jürgen a fonctionné à plein régime. Retour en titulaire et voilà que Yaya Touré et Samir Nasri (bon, Yaya Touré) sont disparus totalement. Merveilleux. Shiny metal ass est en place.
Gündogan (4/5) : Une belle performance qui aurait pu donner lieu à un ou deux buts. Une passe dans la course de Lewandowski superbe en fin de match. Un verrou au milieu. Ilkay sait bien faire les choses, le sait, et le fait.
Reus (4/5) : Le buteur. Le surplus d’habileté qui faisait tant défaut l’an dernier, le voilà.
Götze (4/5) : Le dribbleur. Celui qui ne connaissait pas encore son talent doit aujourd’hui le reconnaître. Mario fait terriblement mal aux défenses, quelle que soit sa position. Sans Joe Hart, il a un triplé.
Blaszczykowski (3/5) : Peu à l’aise dans le plein axe, il a fait ce qu’il a pu. Notamment venger les siens quand ils prennent des coups et que rien n’est sifflé. C’est ça aussi l’esprit d’équipe à la polonaise.
Lewandowski (3/5) : Deux têtes impossibles à reprendre en début de rencontre. Il est ensuite redescendu d’un cran pour participer à la construction du jeu, ce qu’il a plutôt bien fait (cf. l’action qui finit en frappe de Götze sur le poteau). Il mange la feuille mais, loin d’avoir une vitesse d’escargot, il devrait se rattraper au retour.
Les autres :
Santana a montré sa crête en prenant la place de Hummels, blessé, ce qui lui aura permis d’échanger son maillot en fin de match avec une autre crête, celle de Balotelli. Großkreutz, volontaire et intéressant pour une telle fin de match, est rentré dans la précipitation lorsque Gündogan s’est fait mal, lui aussi, au dos. Peu de temps après, Götze était appelé à sortir pour faire rentrer Kehl et rééquilibrer le milieu.
Pour voir presque deux minutes de cette belle rencontre malgré le résultat final, vous pouvez tenter votre chance sur ce site russe.
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Jean vous analküsse.
Belle acad’ mais moins que ce match. Dieu que Roman m’a fait vibrer avec ses envolées.
Et une question, si Lewa se péte dans la saison, ya qui devant?
Y a Schieber. Potentiellement c’est pas mal. Mais samedi dernier contre ‘Gladbach, c’était pas terrible.