Juve-Inter (1-3), l’Internazionale Académie livre ses notes
Le Snake a trompé la Vieille Dame
Le Serpent a violé la Vieille Dame.
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Il est des petits plaisirs dans la vie dont on ne se lasse jamais, citons pêle-mêle le fait de se restaurer, dormir, consulter Horsjeu.net, jouer aux jeux vidéos, lire un bon bouquin, se moquer d’un gros, se gausser d’un gros roux juif noir, dénoncer un sans-papiers (surtout s’il est arabe, ou noir, ou rom, ou gros roux juif noir), voir le Barca perdre, etc, etc et bien encore. Mais s’il est un plaisir que Snake affectionne par dessus-tout, c’est bien le fait de battre la Juventus.
Invaincue depuis 49 matches en Série A, la Vieille édentée était nantie d’une confiance assez insolente mâtinée d’un sentiment d’invincibilité qui tétanisait ses adversaires les plus farouches, seul le Milan a bien failli la faire chuter l’an dernier, mais c’était une autre époque, où Milan avait encore de grands joueurs. Blague à part, la Juve a construit cette impressionnante série sur beaucoup de facteurs, des plus controversés aux plus éloquents, et si Tagliavento n’avait pas autant fumé avant d’arbitrer (en qualité d’assistant) ce fameux Milan-Juve, Snake ne serait pas aussi euphorique aujourd’hui. Mais avec du recul, si Tagliavento n’avait pas consommé autant d’alcool, la Série de matches sans défaite de la Juve n’aurait pas existé et le caractère historique de la victoire de l’Inter aurait été moindre.
Car oui, c’est bel et bien une victoire historique qu’a remporté l’Inter samedi soir au Juventus Stadium, une de celle qui forge un groupe, en infligeant aux Bianconeri la première défaite de leur histoire au Juventus Stadium, les Nerazzurri ont véritablement signé le coup de l’année, et s’il est un homme qu’il faut saluer pour cette exceptionnelle performance, c’est bel et bien Andrea Stramaccioni.
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« Sur le terrain, sur le terrain, la Juve est obsédée par cette sentence. Et bien, ce soir nous les avons battus sur le terrain ».
Snake se permettrait même d’ajouter que l’Inter a battu la Juve sur son propre terrain, et ce dans tous les sens du terme. Marotta, en bon directeur sportif Juventino, a cru bon de provoquer le Mister de l’Inter en indiquant qu’il « fallait être fou pour jouer avec trois attaquants face à cette Juve », cette petite pique aussi maladroite que l’alignement de ses yeux faisait écho aux déclarations du bel (mais pas autant que l’éditeur) Andrea en conférence de presse : « Nous venons au Juventus Stadium pour gagner ». S’il n’est ni noir, ni juif, ni roux, Stramaccioni a quand même fait l’objet de pas mal de moqueries suite à ces propos et pas mal de monde voyait déjà l’Inter se faire tordre et son jeune entraîneur de 36 ans renvoyé à ses chères études.
Voyons si ces béotiens avaient raison (faisons comme si vous ne connaissiez pas déjà la réponse).
Les formations officielles :
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Comme prévu, l’Inter s’est présentée chez son ennemi intime avec son tridente aligné d’entrée. Derrière, c’est du classique avec une défense à trois qui a fait ses preuves, un marathonien aux côtés de Cambiasso pour libérer ce dernier de certaines tâches ingrates, des ailes consolidés par Zanetti et Nagatomo, et un plan de jeu bien défini : Un bloc bas, un pressing organisé sur certaines séquences, une sentinelle devant la défense dont les prérogatives diffèrent de celles qu’on lui assigne en France : Ici Cambiasso a le rôle de cerveau, faisait se mouvoir le bloc Interiste selon les situations, sa position au cœur du jeu permet de véhiculer les consignes tactiques de Stramaccioni de façon plus limpide et plus directe, et son exceptionnel QI footballistique peut être mis à profit puisqu’il fait également office de rampe de lancement principale des différentes attaques Nerazzurra. Un peu comme un meneur de jeu au Basket, il annonce les systèmes et organise le jeu de son équipe.
Stramaccioni n’a pas lancé son Trident offensif dès le départ pour amuser la galerie ou parce qu’il est tombé dans le piège de Marmotta, c’est surtout qu’avec trois flèches aux caractéristiques bien distinctes et qui permutent sans arrêt, il n’offe aucun point de référence à l’arrière-garde Bianconera dont les efforts allaient être multiples. Et en incorporant Guarin au meilleur des moments, il a définitivement fait basculer le match en sa faveur, puisqu’il a d’abord fait croire à une acceptation de la domination territoriale de la Juve avant de reprendre le contrôle du milieu de terrain. Une leçon tactique qui prouve que le Mister apprend de ses erreurs, puisque la configuration du match n’est pas sans rappeler celle d’Inter-Roma, sauf que cette fois-ci Stramaccioni n’est pas tombé dans le panneau et s’est positionné dans le rôle du tisseur.
Pourtant, le début de match est laborieux côté Interiste. Il faut dire qu’encaisser un but au bout de 19 secondes de jeu par Vidal, alors que l’on n’a pas eu l’occasion de toucher une seule fois le ballon, ce n’est pas très entraînant. Alors lorsqu’en plus de cela, le dit but est entaché d’une position de hors-jeu plus que flagrante d’Asamoah au départ de l’action, il y a de quoi s’indigner. Comme Snake est classe et humble, il va parler de l’arbitrage : Outre le but accordé alors qu’il aurait du être annulé, signalons également l’extrême clémence de monsieur Tagliavento auprès de Lichtsteiner (qu’est-ce qu’il est chiant à écrire son nom, profitez-en ce sera la seule fois qu’il sera cité) qui aurait du être expulsé au bout de trente minutes de jeu pour un double-attentat sur Palacio et Cambiasso. Au lieu de ça, il sera rapidement remplacé par son coach qui a flairé le cadeau de l’arbitre.
Mais la Juve, ce n’est pas seulement un arbitrage scandaleux car lors du premier quart d’heure, le bel Andrea (l’autre, Pirlo) a régalé son audience en distillant quelques caviars à ses attaquants … Ah pardon, on me signale que la Juve n’en possède pas, ils ont trop les pieds carrés pour être cités, rectification : Pirlo a distillé quelques caviars à ses milieux de terrains et sans un grand Handanovic pour intervenir sur Marchisio et Vidal, l’Inter aurait perdu bien plus que sa virginité dans cette affaire.
Petit à petit, l’Inter refait surface et se met au diapason, Cambiasso dirige tout ce petit monde tandis que sur les côtés, Zanetti humilie Asamoah qui en est réduit à centrer de loin au lieu de déborder-percuter comme il le fait d’habitude. Devant, les trois attaquants bougent beaucoup mais ils se mettent en route, il n y a pas grand chose à signaler pour le moment si ce n’est un amour de ballon enroulé de Cassano qui caresse le poteau de Gigi et un but de Palacio justement annulé pour une position de hors jeu, tiens, comme quoi lorsqu’il s’agit d’arbitrer l’Inter, on a 10 aux deux yeux. En parlant d’yeux, et puisque les siens sont bridés, Nagatomo décide de déconner et d’offrir un semblant de passe décisive à Vidal vers la 40ème minute, heureusement sans conséquence.
En seconde mi-temps, la Juve est toujours aussi dangereuse sur certaines séquences de Pirlo, mais collectivement c’est pauvre tandis qu’en face l’Inter prend de l’assurance, Palacio et Nagatomo chauffent tour à tour les gants de Buffon et sur une énième incursion du Japonais, Vidal commet une faute aux abords de la surface. Cassano fait le roublard et combine avec Cambiasso qui remise pour Milito en une touche de balle, le Prince s’écroule, retenu par le maillot par Marchisio, et Tagliavento se décide enfin d’accorder un pénalty à l’Inter, bien aidé par Daniele Orsato qui le lui a indiqué. Orsato qui vient d’être promu meilleur arbitre Italien par Snake.
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« Comment ça y a Pénalty ? C’est le maillot de Milito qui retient le bras de Marchisio ! ».
Le Prince transforme la sentence et égalise. La Juve a pris un coup sur la tête, l’Inter prouve qu’elle ne sait pas uniquement marquer et attendre en contre puisqu’elle était menée et qu’elle est allée chercher l’égalisation. Bousculée dans le jeu, dépassée dans l’engagement, timorée dans ses attaques malgré quelques fulgurances, la Juve est méconnaissable et l’Inter en profite pour placer un coup d’accélérateur fatal, c’est le fameux second acte donc Snake vous parlait plus haut, à savoir l’entrée de Guarin à la place de Cassano. Le Colombien dispose d’une faculté à percuter rare et il sera désormais le déclencheur des offensives Interistes, sur une récupération de balle au milieu, il place une accélération fatale avant de frapper au but aux abords de la surface, Gigi dévie le ballon mais Milito suit parfaitement l’action et conclut l’action, 1-2.
C’est la folie, l’Inter a renversé une situation compromise et doit désormais défendre son avantage. La Juve pousse mais se heurte à une défense héroïque, portée par un Handanovic exceptionnel qui repousse tout. Et fatalement, lorsqu’on s’expose trop et que l’on cherche à tout pris à égaliser, on se fait contrer. Guarin récupère la gonfle au milieu, il sert idéalement Nagatomo qui arrive lancé, le Japonais tergiverse, essaie de déborder, puis tire sur un défenseur Bianconero, se reprend, chute, se relève, résiste à la charge de Bonucci, et distille un amour de passe à Palacio qui profite d’un positionnement lolesque d’Asamoah pour crucifier Buffon. 1-3, la messe est dite, l’Inter brise la folle série d’invincibilité de la Juve, qui s’arrête donc à 49.
Stramaccioni était venu pour gagner, il a tenu parole. neuvième victoire de rang pour l’Inter, la septième de suite en Série A, 100% de victoires à l’extérieur toutes compétitions confondues, 70% de victoires pour le jeune Coach Interista en Série A depuis son intronisation. Les Nerazzurri reviennent à un point du Leader Turinois qui a perdu bien plus qu’un simple match ce soir, quant à l’Inter, ils ont offert une prestation remarquable, et après avoir offert le titre aux Bianconeri l’an dernier en battant le Milan AC, ils empêchent les Zèbres de battre le record d’invincibilité des Rossoneri, comme quoi, c’est bel et bien l’Inter qui fait la pluie et le beau temps en Série A.
Les Notes :
Handanovic : 5/5. A maintenu son équipe à flots alors qu’elle sombrait d’entrée de jeu, va falloir bosser les relances et arrêter de repousser les ballons des deux poings, sinon Lama ne va pas apprécier et va te cracher dessus.
Ranocchia : 3/5. Fatigué, touché physiquement, n’a pas eu son rayonnement habituel et a semblé nerveux. Les petits gabarits ne lui réussissent pas tant il a souffert face à Giovinco, mais a fait montre d’une classe folle sur bon nombre d’actions.
Samuel : 4/5. La définition même du vice. Rugueux, solide, pervers mais diablement efficace, le voir courir comme un dératé pour essayer de rattraper Vidal suite à l’erreur de Nagatomo a fait perler une larme au coin de l’œil du Snake.
Juan : 4/5. Snake a promis de ne plus faire de blague sur son nom. La Puissance incarnée, à ce rythme-là, il obtiendra bientôt le Salut. Mention spéciale pour son agression sur Vidal, comme quoi les attentats ne sont pas l’apanage des seuls Musulmans.
Zanetti : 5/5. Il Capitano fut extraordinaire ce soir, il a littéralement humilié Asamoah qui semblait perdu sur le terrain. S’il arrête à la fin de la saison comme il l’a laissé entendre, Snake commence l’alcool.
Gargano : 4/5. Offensivement inutile, défensivement monstrueux. A beaucoup supplée Ranocchia, sa vivacité et son sens du sacrifice sont remarquables. Merci pour le Cadeau, Naples.
Cambiasso : 5/5. La Juve a Pirlo, l’Inter a Cambiasso. Moins élégant que l’Italien, moins instinctif, mais tellement plus intelligent. A bu de l’eau après le second but, il est donc bel et bien humain et a lui aussi soif. Un volcan s’éteint. Mais un être s’éveille.
Nagatomo : 4/5. Défensivement quelconque, mais avec Jesus pour expier ses fautes, Dieu lui pardonne. Il a violé continuellement ses vis-à-vis, notamment en seconde mi-temps. A gagné beaucoup en vice depuis son arrivée en Italie, mais n’a jamais laissé tombé ses principes qui sont : Combat, courage, sacrifice. Tout Nagatomo résumé en une action, celle qui amène le troisième but.
Cassano : 2/5. Fatigué, peu inspiré, mais il a fait son job en éprouvant les défenseurs adverses qui n’avaient plus la lucidité nécessaire pour contenir les vagues Interista en seconde période.
Palacio : 4/5. Mister Clutch a encore frappé avec un but dans le dernier quart d’heure. Ce mec est un véritable poison pour les défenses adverses. Snake admet que c’est une expression éculée, voire galvaudée, mais rarement elle aura eu autant de sens. l’Argentin à la queue de rat n’a eu de cesse de multiplier les courses et les duels aériens, se proposer, décrocher, accélérer, avant de ponctuer son match d’un but qui scelle la victoire des siens.
Milito : 5/5. Un péno provoqué, deux buts, une conduite de balle singulière, des appels de balle « fenomeno », Il Principe a justifié son statut en crucifiant la Juve. A motivé ses coéquipiers comme jamais lorsqu’il est sorti à la fin du match .
Les remplaçants :
Guarin a été déterminant, il est à l’origine des deux derniers buts de l’Inter. Mudingayi a contribué à consolider le score.
Les rivaux : Un tel club ne mérite pas Buffon et Marchisio.
Snake vous met directement le lien vers un but de l’Inter, puisque celui de la Juve est inexistant.
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A jeudi soir pour la rencontre à Belgrade face au Partizan. D’ici là, allez voir La Vie Parisienne d’Offenbach au Théâtre Musical Marsoulan, surtout si vous déprimez. Mais pourquoi déprimer me direz-vous, la Juve a perdu.
PS : Pour ceux qui se demandaient ce que devenait Marco matrix, sachez qu’il vous salue bien bas :
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Le troll ultime.
Snake.
ah bordel !
Je trolle mes potes projuve depuis deux jours et c’est que du bonheur !
merci Snake, et forza Inter
Marco coule du bronze sévère quand même…
Belle victoire
Quenelle de 2006 !
Forza Inter ! Milano siamo noi !