La Canaris Académie note Nantes-Dijon (2-0) et jouit sur Monaco-Nantes (0-2)

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princecochon

J’avais perdu la foi. Je pensais que Nantes allait rester pour toujours cette équipes de petites tarlouzes (nîmoises) soi-disant esthètes. Le jeu à la Nantaise ? Mes couilles tiens ! On a vu ce que ça a donné avec Chauvin : une bande de garçonnets à peine pubères, incapables de gagner à l’extérieur et au final 9èmes l’an dernier.

Et puis Michel Der Zakarian est arrivé. Lui le magicien du ballon rond, capable de faire monter en L1 une équipe composée de Shereni, Babovic ou encore Maréval. Lui le visionnaire, celui qui avait mis un international Espoir (Vainqueur) au placard, est revenu aux affaires cet été. Depuis, le FC Nantes revit. Défense à cinq, discours musclé, on mise tout sur les contres et sur la réussite de l’avant-centre, et ça marche. Récit de deux matchs qui sont rentrés dans mes anales.

 

Les matchs d’avant maintenant :

Le Havre – Nantes (1-1) : (Djordjevic – Madouni) X Trébel² = 1 point

Nantes – Lens (4-0) : Les Lensois en avaient pris quatre face à Monaco, rebelote à la Beaujoire sous l’impulsion de Djordjevic. Même Gakpé a marqué. Courage Luissette.

Gazélec Ajaccio – Nantes (3-1) : On s’est chié dessus. Mais Djordjevic a marqué, rien à foutre.

 

Nantes – Dijon :

Les hommes de Der Zoum sont devant un tournant de leur saison : trois matchs s’annoncent très importants dans l’optique de la montée, avec les réceptions de Dijon et d’Angers, et au milieu un déplacement périlleux sur le Rocher monégasque. Il faut absolument gagner avant Monaco, où la victoire parait compliquée. Pour ça, Michel sort la grosse équipe :

Ouais, 4-4-1-1 défensif, avec des joueurs pas à leur place. Résultat, un match bien mou, relaté avec talent par Didier Feco et Jean Colère, ici.

 

Les actions marquantes qui marquent :

16ème : Djordjevic lance un contre depuis sa surface de réparation sur le côté gauche du terrain. Après un relais avec Touré, le Serbe repique, élimine trois Dijonnais et centre au point de pénalty. Le ballon est stoppé par le bras de Paulle, pénalty indiscutable que transforme le buteur nantais : 1-0.

35ème : décalage côté gauche de Bessat, qui transmet à Eudeline dans la surface. Le ballon arrive à Trébel, seul face à Reynet, qui sort le tir du rouquin du bout des doigts.

44ème : Caceres se retrouve seul devant Riou, mais frappe juste à côté des cages. Michou prépare un discours de mi-temps viril.

58ème : Coup-franc de Guerbert, dévié sur la barre par Riou.

93ème : Bessat trouve Keita dans la profondeur, le Malien repique et donne à l’entrée de la surface pour Touré. Frappe du coup du pied. Lucarne. Joie. 2-0.

 

Les gars de chez nous :

Riou (3/5) : Ne prend pas de but, c’est déjà ça. Une jolie claquette sur un coup-franc de Guerbert, mais toujours cette légère fébrilité par moments, qui doit provoquer comme un filet d’huile d’olive entre les fesses de Michel.

Cissokho (3/5) : Il est grand, il est beau, il sent bon le sable chaud. Et tire bien les coup-francs.

Djilobodji (3/5) : Toujours solide, il s’est lancé dans une course à handicap avec Madouni à ses côtés. On lui pardonne donc ses quelques relances foireuses.

Madouni (1/5) : Former une charnière avec Madouni, c’est comme jouer le Barça avec une équipe de myopathes : tu te dis qu’ils vont être gentils avec leur maillot floqué Unicef, voire qu’ils vont avoir pitié de toi, mais en fait tu te prends leur flocage Qatar Foundation, un 10-0, et avec en prime le coude de Busquets dans la gueule. Par chance, lundi soir, on a joué Dijon.

Veigneau (4/5) : Comme d’hab’. Capitaine. Montées. Activité. Remarquable. Pilier.

Touré (4/5) : Chassé du onze de départ par Deaux ces derniers temps, Birama a bien profité de l’occasion qui lui était donné hier pour (re)marquer des points. Travailleur, lucide, et en prime un superbe but.

Veretout (3/5) : Enorme d’activité pendant une heure, sa baisse de régime a coïncidé avec la totale déliquescence du jeu canari. Doit bien se faire chier dans une équipe pareille.

Bessat (3/5) : Il se donne toujours autant, et c’est déjà un très bon point. Pas toujours juste techniquement, son repli défensif a encore une fois été précieux. Indispensable.

Trébel (2/5) : Le Paul Scholes roux était exilé sur le côté droit, où il a pu étaler son aisance technique. Mais ce n’est pas son poste, et ça s’est senti : pertes de balle, difficultés dans les duels, grosse occasion manquée. Dur, dur. Remplacé par Lee (89ème).

Eudeline (2/5) : Joueur fin, élégant, technicien formé sur le côté, j’en attends beaucoup. Mais Der Zak’ voulait voir ce que ça faisait de le mettre derrière l’attaquant, à jouer les seconds ballons. Bah, c’est comme Trébel sur un côté, c’est pourri. Méritant malgré tout et remplacé par Keita (75ème), combatif et passeur décisif.

Djordjevic (4/5) : Sa percée qui amène le penalty rentre officiellement dans le domaine du paranormal. Pour le reste, toujours cette envie de mordre le ballon et les mollets des défenseurs adverses, sa réussite actuelle est une juste récompense pour le Serbe.

 

Monaco – Nantes :

 

Nos amis milliardaires se sont bien fait enfiler au cours d’un match qu’ils ont dominé de la bite et des épaules. Mais bon, quand l’arbitre te chie dans les bottes, que ton gardien s’appelle Régis et que tu tombes sur le nouveau Vahid des Balkans, tu as beau t’appeler Ranieri, tu fermes ta gueule et tu rentres chez maman. Les Nantais ont bien défendu, à neuf derrière et laissant Djordjevic crucifier les Monégasques par deux fois. Faut pas qu’il se pète lui.

Six points en deux matchs, mais avec quelle manière ! Que l’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas moyen d’envoyer plus de jeu quand on possède des joueurs comme Veretout, Eudeline ou Trébel dans son effectif. Allez Michou, pense à ce qu’aurait fait Coco Suaudeau avec tout ça… Rendez-vous samedi face à Keseru (qui possède même des admirateurs dans le Sud de la France) et Angers pour le derby des Pays de la Loire.

 

Câlins beurrés.

Raynald Dunoeud.

4 réflexions sur «La Canaris Académie note Nantes-Dijon (2-0) et jouit sur Monaco-Nantes (0-2)»

  1. @Loulou: ben facile, c’est parce qu’au fond de toi, mais bien au fond, tu nous aimes (comme tout le monde).

  2. Oh putain…
    Nous voilà premier…Coco est obligé de changer de calbut toutes les semaines maintenant…
    Je ne sais pas s’il faut y croire mais là avec Djordjevic qui marche sur l’eau, Djilo’ qui réussit des contrôles, Cissokho des centres et Der Zak’ du coaching c’est limite surnaturel !

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