La Dandy Académie note Lens – Paris FC

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Fout s’gueule au mur, y minque eun’ brique…

S’il y a bien une constante dans l’histoire de l’Humanité, c’est qu’à chaque fois que l’enjeu revient à des besoins primaires, un retour aux instincts liés à la survie la plus élémentaire s’impose.

Malheureusement, il est facile (voire essentiel ?) d’oublier des millénaires de penseurs, de tragédies, et de progrès repentance pour laisser ou pousser l’Autre dans la misère, la violence, ou l’oppression…

Pour les 3 points, il serait donc de bon ton d’enterrer les Lensois dans leur terril de Bollaert.

Néanmoins, l’état d’esprit requis pour survivre à un match aux conditions difficiles, à la limite du dantesque, nécessite de laisser de côté les esthètes, les poètes, l’idée même du beau jeu, pour choisir l’efficacité, la pugnacité, et la maitrise des éléments contraires…

A ce jeu, les Lensois semblent avoir une capacité d’adaptation que seul le Goéland royal peut leur contester… Observons ces oiseaux bruyants, malicieux, et quintessence du règne omnivore :

Leur nombre parait toujours plus important qu’il ne l’est réellement, par des déplacements erratiques permanents,

Ils remontent 90km/h de vent sans un battement d’aile, pendant que d’autres rasent l’eau avec une dépense d’énergie digne d’un Tex Avery,

Leurs cris résonnent jusque dans le cœur de leur adversaire pour imposer un code d’honneur… ah non, là je confonds avec les Samouraï…

Bref, il semblerait qu’à Orly, le vent ne serve qu’à faire décoller ou atterrir les avions,

Les cris de guerre se transforment en jérémiades,

Les instincts primaires tiennent plus du bal des débutants que d’un affrontement de dalleux au bec sang et or…

Les Dandys d’Orly :

Le Match :

 Pour faire court, on s’est fait marcher sur la tronche par des Lensois supérieurs en tout, même dans l’intelligence (assez primale certes, mais c’est dire…). Engagement dans toutes les zones, centres tendus accélérés par le zeff, circulation de balle entre des lignes parisiennes bordéliques… tout y est passé au cours d’une première mi-temps à sens unique, conclue par Paris d’une action de braqueurs de répar’phone avenue de la République…

Tout semblait sourire aux Parisiens qui ne maitrisaient rien du tout.
Même une situation de pénalty nous est épargnée, après les 3 concédés au dernier match.
Coppola qui dévie clairement la balle de la main, mais sur un duel engagé, et sans intention ou danger manifeste… donc à mon avis plutôt bien jugée, même si l’action eut été dans la surface Lensoise…

Les Parisiens plient, n’alignent pas 3 passes, et s’arcboutent autour de leur surface…

La révolte passerait-elle par l’engagement ou la roublardise ?

Même pas… 2 jaunes consécutifs – Mbow auteur d’un tacle absolument non maitrisé qui découpe la contre-attaque Lensoise… limite rouge sang quand même. Puis Lees-Melou surpris par un rebond et trajectoire que le vent a poussé vers sa main…

Le contre Parisien dans les arrêts de jeu de la première mi-temps est mené de crampon de maitre, avec Sinayoko qui s’écarte pour ouvrir l’axe à Koleosho qui place parfaitement sa balle à ras de terre depuis l’entrée de la surface, et après une course de 50m… 1-0 pour Paris pour un scénario de vol à l’arrachée.

MI-TEMPS : l’occasion pour Rosenior de sortir :

  • un discours galvanique (mi-galvanisant, mi-volcanique),
  • un coup de maitre tactique,
  • les joueurs qui semblent perdus ou dépassés

… et profiter du changement de côté pour rendre aux Lensois la monnaie de la panique vécue en 1ere mi-temps…

Ah bah, non… apparemment, le vestiaire ne sert qu’à se sécher la mouille, et se dire qu’on s’en sort bien quand même…

Du coup, on prend les mêmes (joueurs, ingrédients, marmitons) et on se fait cuisiner pendant toute la 2e mi-temps.

L’inévitable se produit, égalisation par la tête de pipe en chef, puis avantage mérité pour parachever la correction (de l’anomalie de la première mi-temps).

Les Parisiens ont été étouffés par la dimension athlétique de Lensois retrouvés…

Les notes :

Nkambadio – 3/5 : une première titularisation qui l’aura vu au four et au moulin… il a pu montrer toute sa panoplie en un match, et ce n’était pas à lui de rassurer une équipe qui se faisait manger en dehors de la surface…

Otavio – 1/5 : pas en mesure de relancer proprement, de contrôler son côté gauche (face à un Thauvin aussi déchainé que les éléments)

Coppola – 3/5 : Il est resté solide, mais quand autant de ballon parviennent trop facilement jusqu’à la surface, la probabilité d’erreurs ou d’oublis augmente mécaniquement… la relance reste à travailler car vraiment timorée lorsque son milieu subit

Mbow – 2/5 : même constat que son compère de l’axe… solide, mais sans doute plus à l’aise à défendre 30m plus haut. Son tacle / carton jaune aurait pu bien mal se terminer pour Udol

Camara – 2/5 : étreint par un duo Udol / Ivanovic qui avait ciblé son côté, il n’a jamais pu sortir d’un rôle défensif sous LSD en voyant des vagues jaunes et rouges déferler…

Lees-Melou – 2/5 : trop seul dans l’impact, trop approximatif avec le ballon, et se prend une leçon de roublardise par… Thauvin. N’a pas trouvé de relais dans un rôle de leader pour répondre à l’engagement Lensois.

Lopez – 1/5 :  Asphyxié par les Lensois… comme un gamin qui jouerait avec un sac plastique des adultes…

Pagis – 0/5 : n’a rien réussi, surtout pas à se sacrifier pour ses coéquipiers… à part un ou deux retours défensifs pour dire « j’y étais », on l’a vu tout rater… Matondo l’a remplacé et se claque sur une action anodine.

Kebbal – 1/5 : inexistant à la récupération, ni pour sortir la balle de sa moitié de terrain, ou pour porter le danger devant en faisant reculer l’adversaire…

Koleosho – 2+/5 : un but pour sauver une prestation du même bois que les autres milieux inoffensifs…

Sinayoko – 2+/5 : totalement déconnecté de ses partenaires, par absence d’un milieu maitrisé… à ce tarif, il aurait été préférable de mettre du steak devant, et de balancer des longs ballons… il lance bien Koleosho sur l’action du but, seule satisfaction d’une soirée bien morne.

Rosenior – 1-/5 : n’a démontré aucune faculté d’adaptation à un adversaire et des conditions compliqués… une rotation qui ne semble pas apporter d’alternatives à un plan de jeu désormais prévisible. Ne pas proposer un plan B cohérent en 2e mi-temps est équivalent à faire jouer l’orchestre pendant que le navire prend l’eau de toute parts… Ridicule.

Le plan de jeu de Rosenior après une mi-temps… « mettez la tête là ou personne ne mettrait le pied ! »

Affronter Monaco la semaine prochaine peut permettre de reprendre les commandes d’une saison bien lancée malgré ce faux-pas.

Lens ira assouvir ses ardeurs juvéniles contre Lille…

Marcel 2 Saillies

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