La Mout’Hard Academie note Nantes/Dijon : une collaboration Feco-Colère.
A deux c’est mieux.
Salut à vous, lectrices et lecteurs de la Mout’Hard. Je sais, je suis à la bourre, mais le temps c’est de l’argent et hors-jeu n’est pas en mesure de vérifier cet adage. Donc pour trouver ma pitance, il me faut me prostituer le long des boulevards nantais, tout en pensant à trouver un petit créneau pour écrire les aventures fantastiques du Dijon Football Côte d’Or.
Cette semaine, une petite nouveauté. En effet, cette académie a été rédigée à quatre mains avec l’aide de Jean Colère, une partouze rédactionnelle donc. Plein de vigueur nous partîmes en direction de la Beaujoire, parlant de la pluie et de la pluie (l’automne nantais). Après le match, un constat s’imposait, le raconter serait d’un ennui total (le genre de match qui te fait aimer les exécutions dans les stades). Non, nous allons parler des à côtés du match, du côté sombre de la force, des coulisses, etc…
Les faits :
19h45 : Didier reçoit sa première brimade dans le tram. Des supporters nantais se moquent de Dijon, mais Didier décide de laisser la vie sauve ces mécréants.
19h50 : arrivée au stade, ingestion d’une binouze et suivi de la discution.
20h00 : nos deux compères tentent d’entrer en tribune de presse, brandissant leurs cartons horsjeu.net. La sécurité usera de gaz lacrymogènes et de la diffusion d’une vidéo de Pascal Praud pour nous faire fuir.
20h15 : nous décidons de rentrer dans le stade. Après une petite attente Didier passe, mais pas Jean, coupable de s’être trompé de file. En effet il passait là où les stadiers ne sont pas capable de lire un billet électroniques. Didier en profite pour vanter l’organisation dijonnaise.
20h25 : Didier attend toujours son camarade.
20H32 : le match est commencé depuis deux minutes quand Jean Colère émerge de la foule. L’histoire voudra qu’il s’arrête pour discuter avec un pote. Didier rumine. Il aperçoit même que les dijonnais sont en noir et annonce à Jean « On gagne jamais quand on gagne en noir ».
20h35 : enfin assis, Didier se sent en territoire ennemi. Pas Jean, qui bien qu’officiellement neutre n’hésite pas à encourager ces connards de piafs jaunes.
20h40 : une nuisance sonore se fait entendre. En fait un ivrogne, espèce répandue en Pays de la Loire, qui chante à contre-temps. Cette apparition vaudra une belle phrase à Jean : « Le Kapo nantais a une belle barbe rousse. Dommage qu’il ne chante pas au milieu du Kop. Mais il a le cœur et le foie jaune. ». Pour information, le type se verra conduire au milieu du kop par la sécurité. Une rumeur voudrait qu’il se soit fait jeter sur la pelouse.
20h42 : Jean, tel un espion du patronat, prend en photo un stadier qui glande. Puis la publie sur Twitter.
20h45 : pénalty pour Nantes, Didier croît jusqu’au bout à un arrêt de Reynet, sortant la statistique qui tue « Jamais Nantes n’a marqué contre Dijon sur pénalty, d’ailleurs Franck Grandel y est pour quelque chose ». Finalement, il ne pourra plus ressortir la statistique, puisque Djordjevic marque. Didier se sent seul.
20h47 : petit coup d’oeil à gauche, une bande de flics est vautrée contre un mur, bouffant un sandwich et matant le match. C’est bon de se sentir protégé.
21h00 : Reynet sort un arrêt monumental devant Trebel. Didier saute de son siège et félicite le courageux dijonnais, une ferveur qui ne résistera pas aux regards mauvais de deux mecs devant lui.
21h05 : Cacérès est seul devant Riou, il va marquer, Didier est debout les bras levés, pis nan il l’a fout à côté. Très pro, Didier ferme sa gueule, Jean essayant de le consoler.
21h15 : mi-temps. Jean explique sa déception, lui qui espérait boire de la bière à l’intérieur du stade, écouter un stade plein d’amour pour son équipe et de la chanson techno à chaque but. Didier lui explique gentiment que ce qu’il cherche se trouve à 1000 km à l’est. Bon c’est vrai que là il se retrouve avec de la bière à 500 mètres, une tribune qui chante « Kita enculé » et les Stones. Bon ça pourrait être pire.
Pendant la mi-temps, le speaker laisse le micro à un type à la voix bizarre, une sorte de Stéphane Bern qui bosserait pour Planète Sauvage. Il organise un trophée, celui qui tape deux fois la barre en tirant de l’entrée de la surface gagne une journée dans le parc. Un concept « vachement con » selon Jean, Didier ajoute « On s’étonne que la formation soit en berne, s’ils les font tirer sur la barre aussi… ».
21h30 : le match reprend quand le speaker annonce une deuxième mi-temps « ROCK N’ROLL !!!! » faisant péter les tympans des spectateurs.
21H32 : huicentième glissade d’un joueur. Jean annonce que « c’est pour faire comme le Barça, sauf que chez nous c’est naturel. Pis la pluie sur Nantes ça fait plaisir à Barbara ». Didier fait semblant d’avoir compris, mais ne sait toujours pas ce que viennent foutre là les femmes Barbara Gould.
21h45 : Koro Koné rate un nouveau contrôle, ce qui confirme le célèbre adage « Tous les Koné ne se valent pas, mais surtout pas Koro. »
22h00 : Bamba et Bessat se jettent pour récupérer un ballon. Bamba est induit en erreur par le crâne chauve de Bessat et croit tacler le ballon. L’arbitre sort le rouge, les soigneurs la civière. Le public est en transe, Didier cri au scandale, pas aidé par Jean qui lui non plus ne comprend pas le geste. Didier parle clairement d’un complot arbitral, semblable à celui dont fût victime Henri IV. Jean commence à douter de la santé mentale de Didier.
Le point positif, c’est que Dijon n’a plus ni attaquant ni arrière droit, ce qui rassure vachement Didier.
22h16 : Touré marque un beau but, Jean voit Didier se lever « Il est beau joueur le Didier » pense-t-il. Non Didier maudissait l’arbitre du match « Un incapable doublé d’un voleur de poule, kassédi Dominique Grimault ».
22h30 : nous quittons le stade incognito, nous faufilant jusqu’au trame. Didier était triste et abattu, Jean faussement placide. Bref, on s’est fait chier.
Les notes des joueurs nantais… :
Riou (4/5) : Le coup-franc repoussé sur la barre sauve le match du 1-1 qui se faisait sentir. Il a beau ne pas avoir de cheveux, il sait y faire pour toucher le ballon du bout des doigts.
Veigneau (3/5) : Le capitaine avait pas forcément le match le plus compliqué de l’année. Il avait Koné en face. Alors il a fait son service minimum. Propre. Kehlien.
Cissokho (3/5) : Largement meilleur que son frère (c’est bien son frère ? Jean sait plus trop, il s’en fout en fait) ce qui est bien mais pas top.
Djilobodji (3/5) : Très fébrile quand on lui demande de faire quelque chose de ses pieds. Ce qu’on lui demande rarement. Il est juste là pour le physique, comme la blonde qui accompagne les sorties en boîte. Sans elle, on sait que ça passera pas, alors on la prend même si elle sert à rien.
Madouni (1/5) : Oh putain, les relances ont fait frémir la Loire plutôt deux fois qu’une. Même Djilo’ est plus rassurant. Pourtant, il peut se vanter d’avoir été dans l’équipe Meister en 2002.
Touré (5/5) : Excellent au milieu et le deuxième but qui fait du grand bien, même à la 92′.
Veretout (3/5) : Pas à son meilleur, pas si mauvais.
Bessat (3/5) : Jean n’aime pas trop, malgré son crâne chauve. Mais Vincent a provoqué, subit un tacle retardé qui a valu un rouge, fait son travail, commun vulgaire Valbuena. Insupportablement essentiel.
Trébel (2/5) : Commun Warren Tuppet, Jean aimerait le voir plus souvent et toujours aussi percutant et à l’aise avec le verbe. Mais là, Trébel n’était pas du niveau de Warren. Un rouquin comme un autre, décevant.
Eudeline (4/5) : Cramé physiquement sur la fin, mais de loin le plus à l’aise techniquement. Le Kagawa de la Ligue 2. Qu’est-ce qu’il fout à Nantes en fait ?
Djordjevic (4/5) : Si en plus, il ne se contente plus de conclure les occasions qu’on lui offre mais se les construit tout seul, il pourrait presque se faire passer pour le Lewandowski des Balkans.
…et dijonnais :
Reynet (3/5) : il a fait son taf. Il ne peut absolument rien sur les deux buts, mais s’est signalé par une très balle parade sur Trébel. En deuxième mi-temps, il engueulera un ramasseur de balle (il est vrai d’une lenteur sahnounesque) et sera pris pour cible par la Tribune Loire.
Bamba (1/5) : se faire prendre de vitesse par Bessat relève de l’exploit. Se jeter comme un pendu les pieds levés et prendre un rouge relève de la connerie. Ce joueur stagne voir régresse, en plus ça nous inflige Rémy à droite pour le match suivant.
Paulle (2/5) : un match solide, entaché par un tacle les mains levées qui amène un pénalty.
Varrault (3/5) : comme son compère Paulle, mais sans le pénalty. Il a même dégagé de l’assurance.
Souprayen (2/5) : Samuel était très bon lors de son prêt. On le redonne aux rennais et il revient un an après tout cassé. Il avance plus, se fait passer en défense comme un douanier après Schengen et surtout gueule après des fautes flagrantes. Mention spéciale à l’équipe entière, quand il se met à hurler sur l’arbitre, personne ne vient le chercher. Comme si on avait déjà pas assez de problèmes comme ça…
Baradji (1/5) : j’ai mis un sacré bout de temps à voir qu’il était titulaire. Aucune influence sur le jeu, il perd des ballons importants et semble légèrement cramé. Un repos s’impose. Le retour d’Altama aussi.
Sankharé (3/5) : il s’est montré volontaire, mais a souffert de l’indigence tactique de ses collègues. Il passe trois joueurs, mais personne ne vient au soutien et il perd le ballon. Voilà le match de Younousse.
Paye (2/5) : intéressant, mais il perd trop de ballons. Malgré tout, on le pardonne il vient juste de signer pro et parvient, par temps brumeux, à nous faire oublier Kumordzi.
Guerbert (3/5) : le retour du lutin d’Auch. Volontaire, il a multiplié les courses en avant et a beaucoup tenté. Place un coup-franc sur la barre (avec l’aide de Riou) et une belle frappe juste au-dessus. Sinon un peu de déchet dans les coups de pieds arrêtés.
Koné (2/5) : il manque des contrôles, mais au moins il se bat. Faudra faire quelque chose toutefois, je sais pas, le prêter à une équipe slovène ou qatari, histoire qu’il apprenne les bases du jeu. Remplacé par Joufreau à la 89ème.
Cacérès (1/5) : chiant. Ce mec est capable de grandes choses, mais il se contente de vivre sur ses acquis (mon impression), résultat il stagne et rate des buts tout fait. Parce que quand il s’agit de mettre une volée lucarne opposée depuis la ligne de touche y a du monde. Par contre, foutre un pion à 6m des cages, là Houston ne répond plus. Remplacé par Bérenguer à la 74ème.
Bérenguer non noté : on pousse pour revenir, on fait sortir un attaquant pour faire rentrer le Ménez du pouilleux. Résultat on arrive à rien. S’est toutefois signalé par un magnifique sautillement devant un tireur de corner, une action de toute beauté qui reflète le niveau technique du bonhomme.
Joufreau non noté : le gars, il rentre à la 89ème à la place du dernier attaquant. Qu’est ce qu’il se dit dans sa tête ? Encore un coaching qui sert à rien…
Voilà, c’est tout, si vous êtes pas content c’est pareil. Si t’as des sous abonnes toi sur horsjeu.net ou mieux encore, donnes des sous à Didier et à Jean. Dieu te le rendra.
La bise,
Jean et Didier.
Rien de mieux qu’un match au stade.
Je comprend pas les mecs au stade qui sont pas agréables avec les supporters adverses perdus dans une tribune « normale », ok du chambrage, mais bon, ça reste du foot.
Bon cette remarque n’est pas valable pour les derbys, ou pour les trouducs fan du PSG ou de l’OM.
Pas Lyon, il n’en reste plus maintenant qu’ils ne vont plus être champion) ni StE, parce qu’ils ont tous 55ans et on va pas leur gâcher leur seuls moments de bonheurs dans leur vie de chômeur longue durée.
A l’année prochaine vous deux.
Didier est trop drôle, fort, grand et beau pour être Dijonnais.
Didier n’est pas dijonnais, il est beaunois.
Mais sans ta part du gateau, cette académie ne serait pas si bien. C’est la victoire du collectif.