La Tchernobyl akadémie présente ses joueurs pour l’Euro 2020

Salut à toi l’Ukrainien,

Pour dédramatiser tout de suite la situation, ce n’est pas par amour du borscht (soupe de bœuf cuit dans l’eau accompagné de légumes et d’épices), ni pour le séduisant maillot jaune qui pourtant fait polémique auprès des Russes, que je donne du temps à l’Ukraine pour cet Euro 2020 (en 2021).
Ce n’est pas non plus par adoration pour l’ancienne star de la sélection Anatoliy Tymoshchuk et sa chevelure légendaire, ni par la nostalgie qui me hante lorsque je pense à Milevskyi, perle de Football Manager 2010.

Vous l’avez peut-être deviné (ou absolument pas), c’est l’aura du magnifique Andrey, c’est la classe de Sheva, c’est le respect pour le Mister de cette sélection Jovto-Blakytni (« les Bleus et Jaunes »).

Oui, depuis 2016 et la fin d’un triste Euro que Sheva a décidé de prendre en main la sélection. Non qualifiée pour la Coupe du Monde, c’est donc aujourd’hui le tournoi majeur qui scellera ou non le destin du blondinet star de l’AC Milan.
Vous me direz, « de toute façon l’Ukraine est habituée à rien foutre donc perdu pour perdu… » et vous aurez raison. Leur dernière belle performance remonte à un quart de finales de Coupe du Monde perdu en 2006 contre l’Italie. Depuis, rien. Éliminés en phase de groupe de l’euro 2012, puis 2016 et aucune participation en Coupe du monde. Triste pour cette belle nation de foot aux fans (et castagneurs) nombreux.
Triste aussi pour ces générations de talents principalement réfractaires à l’idée de voyager hors de leur pays, mais qui désormais s’émancipent (un peu).

Alors oui, 17 des 26 appelés jouent au Dynamo Kiev ou au Shaktar, mais que voulez-vous, on se refait pas… le père Andrey est soucieux des traditions, comme beaucoup.
Mais, avec quatre joueurs du championnat belge, deux joueurs de Premier League, un joueur de Serie A, et évidemment un coach mondialement connu, la sélection bleu et jaune aura des airs de gros bar erasmus.

Quelle classe…


La Liste :

Gardiens (3) : Bushchan, Pyatov, Trubin

Défenseurs (8) : Sobol, Zabarnyi, Mykolenko, Karavaev, Tymchyk, Popov, Kryvtsov, Matviyenko

Milieux (12) : Sydorchuk, Shaparenko, Tsygankov, Stepanenko, Sudakov, Yarmolenko, Malinovskyi, Makarenko, Zinchenko, Bezus, Zubkov

Attaquants (3) : Yaremchuk, Besedin, Dovbyk.

Bon, la liste vous laisse pantois, je le sais. Autant de noms imprononçables ou qui se finissent pareil, c’est usant à lire et la fatigue se fait sentir après la liste des défenseurs.
Rassurez-vous je fais, pour mon public adoré, un petit résumé :
L’Ukraine a joué trois matchs de préparation, chacun des matchs ayant vu un gardien titulaire différent. Dernier en date étant le vétéran Pyatov, 36 ans, présent depuis la guerre froide et sans doute le taulier dans les cages.

Derrière c’est la paire du Shaktar Matvienko-Krystov qui emmènera l’Ukraine sur le toit de l’Europe en juillet prochain et c’est bien entendu au milieu que les artistes feront la différence.

Yarmolenko, Malinovskyi, Zinchenko (dans un rôle plus offensif qu’à City normalement) seront les chefs d’orchestre au milieu (sans oublier Tsygankov la future pépite du football mondial). La fin de saison en trombe dans une Atalanta de folie permet à Malinovskyi de commencer l’Euro avec une confiance maximale tandis que Zinchenko, malheureux défait en finale de LDC voudra montrer à toute l’Europe pourquoi à seulement 24 ans il est une pierre précieuse dans l’équipe de Guardiola.

Devant c’est Mirotchuk le grantatakan d’1,91m de la Gantoise qui devra planter des pions.

Gueule d’ange, mais diable au corps (ref : les Choristes)


Le groupe :

Par chance, l’Ukraine a un groupe homogène. Hormis les Oranje qui sont les grands favoris, l’Autriche et la Macédoine ne sont pas des adversaires trop gros pour l’équipe de Shevchenko. On peut même dire qu’une non qualification en 8e de finales serait une grosse déception pour l’Ukraine.


L’ambition :

Très clairement, avec cette règle des meilleurs 3e repêchés, une qualif en 8e de finales, et pourquoi pas une qualification au tour suivant si l’adversaire est abordable. L’objectif est donc ni plus ni moins qu’une performance qui égalerait celle de 2006 : les quarts de finales.

J’essaierai de vous tenir informés de toutes les péripéties qui emmèneront, j’en suis convaincu, l’équipe de Shevchenko à ce drapeau planté au début du mois de juillet.

Andriy Chèvrechenko

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