Nice – Montpellier (2-0) : La Paillade Académie se rit de se voir si belle en ce miroir.

Arrêtons là.

 

On nous vantait les mérites d’une Paillade retrouvée, courant dans les colchiques comme Marie Hingels dans la pampa, Oh Charles tu es le plus beau quand tu coupes du bois derrière la cabane, virevoltant dans les champs de lavandes grillées par le soleil convaincu du retour du printemps aux affaires. On nous promettait déjà le sésame européen, précieux passeport pour la gloire et les pépettes, fruit d’une incroyable remontée au cours de la deuxième partie de saison. « Comprenez, mesdames zé messieurs, Montpellier a souffert de la ligue des champions et des soucis en interne, mais maintenant que tout cela est digéré, cela va mieux et cela s’en ressent sur les résultats ». Voilà le discours que l’on nous servait allègrement ces derniers temps. 

Et maintenant que vais-je faire, je vais en rire pour ne plus pleurer, je vais brûler des nuits entières. Maintenant qu’enfin on peut se rendre compte que tout ça c’était de la connerie intersidérale, de la merde substantifique, du caca ikea, maintenant on nous rabat les esgourdes avec Marulanda. Maintenant qu’on a compris que la succession de victoires n’était composée que de prestations dégueulasses contre des équipes qui l’étaient tout autant, à l’exception notable de « l’accident » contre Rennes, mais ça, même Michel Hidalgo en est resté coi. Maintenant qu’on a bien vu que Montpellier fait une saison en dents de scie médiocres, arrêtons de rêvasser sur la possibilité d’un île flottante que ma grand-mère soit la maîtresse favorite de Rastapopoulos 3000. Parce que ça commence à bien faire à terme, les caillagou du Canigou qui s’hérissent le moindre poil pubien à chaque fois qu’un équipe à « petit budget » qui présente une ressemblance anale plus ou moins singulière avec un outsider prend une place au classement.
Laissez-nous tranquilles dans notre petite pinède aménagée, à nous tapisser l’estomac de rosé moelleux à souhaits tout en écoutant le chant sibyllin des cigales en cavale. Arrêtez de nous faire chier. Parce qu’à force, on va se prendre pour un vrai club, avec ses scandales qui n’en sont pas, avec ses rumeurs d’arrivées toutes aussi fadoli les unes que les autres, avec ses « crises » et autres luttes fratricides. Oui bon, on fait parler de nous avec cette connerie de Marulanda entraîneur, mais honnêtement, foi de Marcellin, j’en veux pas de cette pharmacie ambulante, de ce cartel sur pattes. Déjà qu’on a réussi à sauver les meubles cette saison, c’est pas pour les confier au tocard de la famille pour qu’il les revende en cachette afin de se payer quelques grammes. Quant à Dodo le Saumâtre, chef du syndicat des bus en folie, non merci. On fait pas la collec des anciens entraîneur des espoirs, à ce compte-là demandons un contact à Marc Bourrier.

Avec toutes histoires, les petits enchaînaient un deuxième match contre un voisin direct au classement, ou à la « course à l’Europe » comme diraient les caraques à poils longs. Après avoir surclassé Rennes la semaine dernière, c’est le GYM qui se présentait devant les pailladins. Amorphes, comme aseptisés par l’air de la Côte d’Azur ( et non pas à l’os, private joke de bogosse), les petits ont été inexistants pendant 80 mn, pour se réveiller au dernier moment en se disant que finalement prendre 2-0 dans la gueule c’était un si bon résultat que ça. Montpellier n’a pas existé durant ce match non pas parce que Nice l’a étouffée, mais parce qu’elle n’a pas couru, pas défendu, pas attaqué, pas récupéré, bref, n’a pas joué au foot. Et quand vous avez affaire en face à une équipe qui elle, encore en apprentissage certes, joue au foot, et bin au final ça fait une défaite.

La victoire est brillante mais l’échec est mat, telle est la maxime adéquate pour ce post post-match.

La semaine prochaine on en prend 4 à Troyes, promis.

 

 

Les titulaires :

 

Jourdren (2/5) : N’a rien eu à faire à part aller chercher le ballon dans les filets. Le casino de Palavas n’a qu’à bien se tenir.

Stambouli (2/5) : Mou comme un impuissant au sommet de sa forme. N’a rien montré, rien récupéré, rien remonté.

El-Kaoutari (3/5) : A tenté de faire oublier que la défense était pet de chiasse. N’est pas Ethan Hunt qui veut.

Hilton (0/5) : Le Big Bang de la défaite. A l’origine de tout ce qui a déconné, créateur de la chiasse suprême. Punition divine, c’est l’habituel taulier qui est devenu le messie de la nullité.

Congré (3/5) : A tenu la baraque avec un étonnant sang-froid et une surprenante solidité. C’est pas possible, c’est de la putain de science-fiction le bordel.

Pitau (1/5) : Le sixième mousquetaire, celui chargé de récurer le derche de D’artagnan. Et encore, il le fait mal. (remplacé par Martin)

Dabo (1/5) : N’aurait même pas sa place dans un musée des curiosités tellement sa tête est anale et son jeu est merdique.

Mounier (2/5) : Trois petits centres dont un dangereux, je vois encore les supporters niçois qui se marrent en pensant à ton transfert encatané. (remplacé par Charbonnier)

Belhanda (2/5) : Y a un moment où bin va falloir commencer à chercher où t’as bien pu foutre ton diplôme de meneur de jeu, ça pourrait nous rassurer parce qu’on commence à avoir de sérieux doutes.

Utaka (2/5) : Vaste blague que cet empafé qui ne sait jouer que quand il n’a pas le ballon.

Herrera (0/5) : Erreur de casting : locution. Erreur due à une mauvaise distribution des rôles pour un spectacle. Par extension, personne qui ne s’adapte pas au rôle qui lui est confié. Tout est dit, foi de canaille. (remplacé par Camara)

 

Les remplaçants :

 

Camara (2/5) : S’est démené comme il a pu pour ne pas sombrer. Il est semi-immergé.

Martin : On a beau avoir un nom prédestiné et ne pas savoir où ça pêche.

Charbonnier : Et soudain, l’illumination : il a une tête de troll qui sort de désintox.

 

 

Bonus « Y Viva El Señor Palmerin » :

La critique est aisée pour celui qui n’a pas la plume. La plume se dérobe pour celui qui n’est pas critiqué. Si tu comprends pas, je te fais une traduction : si t’as autant de talent qu’une huître gobée par Katerine Pancol, alors tu ferais mieux de fermer ta gueule. Si tu trouves que t’écris super giga méga bien mais que t’as que des commentaires de suceurs, c’est que t’as le talent d’une huître gobée par Katerine Pancol. CQFD Morray.

 

 

 

 

Le bisou vigneron,

Marcelin.

 

 

1 thought on “Nice – Montpellier (2-0) : La Paillade Académie se rit de se voir si belle en ce miroir.

  1. Qu’aurais-tu pensé d’une compo :
    El Kaoutari à gauche (excellent lors ses matches à cette position, surtout que Bedimo était « transparent »)
    Deplagne à droite (il n’avait pas démérité à Londres..)
    Hilton et Congré (oui ça fait peur, mais sur ce match là, ils ont échangé leur rôle)
    Pitau et Stambouli en milieu défensif : ce dernier, revenant, aurait du jouer à sa place!
    (Mounier-Belhanda-Utaka et Herrera devant)

    Sinon le 2eme but de Bahoken est légèrement hors jeu.
    Si la 1ère occasion arrive à la 86eme avant Belhanda, qui a joué perso par la suite, il faut noter que Dabo n’a réussi que ses grisgris, et que Jourdren a été le meilleur joueur !

    Et surtout que Nice a bien changé depuis le 3-1 à la Mosson !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.