Nîmes – Troyes (3-2) : La Croco Académie livre ses notes
C’est la rentrée pour les crocos
Amis des Arènes, du soleil et des olives à la picholine, amoureux du Ricard, des toros et des Costières, adieussiatz !! La Croco Académie revient après des vacances bien méritées dans l’arrière-pays languedocien, des Cévennes majestueuses à la Camargue sauvage, en prenant soin de ne pas côtoyer le paysage puant montpellierain. Certes, nous avons raté ensemble les deux premières journées de Ligueudeuh où le Nîmes Olympique a cagué sa rencontre inaugurale contre le promu lusitano-cristolien (défaite 3-2), avant de ramener un point correct d’Auxerre (1-1, but de Bouby sur un cafouillage comme il les aime), mais LE match qui lance la saison des Rouges c’est celui-ci, contre un ESTAC fraichement dégagée de Liguain. On prendra soin de ne pas oublier la victoire à Laval (1-0) en Coupe de la Ligue.
Mais avant de parler de cette victoire 3-2, qu’on est allé vivre en live aux Costières ce beau soir d’été, deux mots sur les transferts. Ou plutôt trois…
Un : le départ de Nico Bénézet. Oui, Nico a le niveau L1, largement. On regrette juste son prix : seulement deux millions d’euros, et son choix de destination : Évian. On s’arrachera la mobylette l’été prochain, et l’ETG fera une belle plus-value ; c’est écrit. Deux : les autres. Même s’ils ne chambouleront pas trop les plans de Zvunka, ils sont assez nombreux à avoir quitté le navire croco : Piocelle a fait une heure de route pour rejoindre le Pontet en CFA, Haddou va voir s’il est prophète en son pays en signant pour l’OC Safi, idem pour Sbaï qui rejoint le Raja Casablanca, Thibault est prêté à Bourg-Péronnas tandis que Sidibé, Al-Shaïbani, Baldé, Carlier, Niflore et Koné partent libres. Trois : les arrivées. Deux des hommes forts de la deuxième partie de saison l’an passé, Fanchone et Nouri, ont logiquement été transférés définitivement, l’arrière de Créteil Cordoval débarque pour jouer dans le couloir gauche, Benmeziane, auteur de 13 buts en National la saison dernière avec Uzès arrive libre, dans le Supermarché Le Mans, Nîmes a choisi le jeune Koura qui a déjà inscrit son premier but à Laval, et Sartre (ex-Lyon et Lens) semble être une excellente roue de secours en défense centrale en cas de coup dur. Mais l’arrivée qui nous fait le plus bander est celle de l’international serbe Kovacevic qui, revenu de ses vacances en Azerbaïdjan et Roumanie, retrouve le gazon français. Enfin le public nîmois va retrouver les tacles aux genoux, les jambes cassées, les cartons rouges… La poésie des Costières retrouvée.
Revenons, si vous le voulez bien – et si vous ne le voulez pas c’est la même chose -, au match. Arrivés, on ne sait trop pourquoi ni comment, à une heure raisonnable au stade, nous perdons notre précieuse avance au moment d’acheter les places. Une queue aussi longue que celle de Makélélé nous fait ranconner une demi-heure ; pas que les places s’arrachent mais ce soir-là seulement un guichet acceptait la CB… Patience est mère de mes couilles. On arrive en pesages dix bonnes minutes avant l’entrée des joueurs, le soleil rasant tape et chauffe les cerveaux de certains ultras qui s’en prennent (déjà) aux stadiers. L’affaire se termine comme elle avait commencée, par quelques gifles pas bien méchantes. Les Gladiators se chauffent la voix, commencent à se dégourdir et sortent les premiers tifos, dont un nous fait particulièrement plaisir : le portrait de cap’tain Benoît. Une famille arrive maquillée de la tête aux pieds en rouge et blanc. Pas vraiment l’ambiance, on n’est pas à Lens ici ! Les joueurs entrent sous Les Toréadorsde Bizet… Ça aussi, c’est quand même autre chose que ce pédophile de Pierre Bachelet.
La compo : la Zvunk’ a décidé d’aligner Cordoval à gauche, Fanchone à droite, Kovacevic à la récup et la paire Nouri-Benmeziane devant le patron Gragnic. Ogunbiyi et Bouby complètent l’entre-jeu alors que le duo BP (Boche & Poulain) reste indéboulonnable derrière. Merville dans les bois, évidement.
Le match
Le match débute avec deux occasions des visiteurs qui chauffent plus les gants du portier gardois qu’autre chose. L’Espérance Sportive montre dans ces premières minutes qu’elle est tout aussi joueuse en Ligue 2 qu’en Ligue 1, ça tombe bien, les Crocos adorent contrer. À la 17ème, c’est Ogunbiyi qui se charge de clore une superbe action lancée sur son côté gauche, en plaçant un enroulé du droit imparable pour le pauvre Dreyer. 1-0. Pour manifester leur joie, les ultras lancent des « La ligue, la ligue, on t’encule » ou « LFP, va te faire enculer » sur un air de Dalida, tout en sortant une banderole quelque peu virulente. La Sécurité se demande si elle doit ou non virer cette belle déclaration d’amour portée sur papier. Évidemment, de nouvelles engueulades entre les supporters et les hommes en chasubles éclatent, sans conséquence. À la demi-heure de jeu, Bouby tente de tuer une mouette mais on n’a pas pris la peine d’aller voir sur le toit du stade s’il avait réussi. Nivet aurait dû égaliser assez vite mais sa reprise de volée est dévié au dernier moment par un Rouge. L’égalisation surviendra alors d’un coup franc suite à une faute inexistante (objectivement) d’Aurélien Boche ; c’est Gimber qui poussera la balle au fond des buts de Merville 1-1. On sent alors les Nîmois accuser le coup, prêts à tendre l’autre joue mais, quasiment contre le cours du jeu, Nouri redonne l’avantage aux siens en toute fin de mi-temps, peu après la sortie de Poulain (sur blessure apparemment) 2-1. Au retour des vestiaires, on part sur les mêmes bases. Les Troyens attaquent mais butent sur Merville et s’exposent au contre. Peu avant l’heure de jeu, le NO obtient un coup-franc. Il est tiré par Vincenzo qui place un ballon vicieux qui rebondi juste devant Dreyer. Peu inspiré, le gardien n’a plus qu’à aller chercher la gonfle dans ses filets. 3-1. Prends ça, village de marques.
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Le numéro 29 n’est pas loin d’inscrire un doublé mais sa tête ne trouve pas le cadre. Au contraire, les hommes de Victor Zvunka vont se faire peur en encaissant le plus beau but de la soirée de championnat. Le petit Cabot (bien seul il faut dire) enchaîne contrôle de poitrine, ciseaux, et vient lober le gardien… 3-2. Les Troyens s’offrent un dernier quart d’heure de feu. Des vagues bleues s’écrasent sur la cage nîmoise mais Merville et sa défense, héroïques, la préserve inviolée.
Nîmes prend 3 points pas forcement mérités, mais qui vont à coup sûr lancer une saison qu’on espère aussi belle que l’an passé.
PS : Les Nîmois retrouveront la bande à Furlan mardi en huit pour la Coupe à Moustache.
Les notes
MERVILLE (5/5)
Parce qu’il s’est pris deux buts – dont un hors du commun -, on a eu la tentation de ne pas lui mettre la note maximale. Sur ce match, il sauve les 3 points plus d’une fois.
POULAIN (3/5)
Remplacé juste avant la mi-temps par SARTRE (2/5) qui ne s’entendra pas avec Boche sur le but de Cabot.
BOCHE (3/5)
A été meilleur avec son Poulain habituel en première mi-temps qu’avec Sartre en seconde. Il faut dire que les habitudes d’un vieux couple sont durs à casser…
CORDOVAL (3/5)
Excellent dans l’anticipation, souvent bien placé, il a rarement été pris de vitesse. Une très bonne surprise pour le côté gauche de la défense nîmoise. On savait à quel point Zvunka y tenais ; il doit être content.
FANCHONE (2/5)
Si son homologue côté gauche a fait le taf, Jean-Alain a été très loin du compte.
KOVACEVIC (4/5)
Première agression dès la 7ème minute et un tacle assassin non sanctionné par un carton (quelque soit sa couleur, il aurait été acceptable) incompréhensible. Le Cana du pauvre, mais ça suffit largement pour la Ligue 2.
BOUBY (3/5)
Match plutôt moyen, moyen + de l’ami Pierre. Manque de spontanéité sur certains ballons qu’il devait récupérer, des passes ratées… Mais ses quelques fulgurances, dont un combo récup-dribble-relance digne d’un Busquets, le sauve du 2/5.
OGUNBIYI (5/5)
Bénézet parti ? On s’en fout, on a Ogunbiyi. Ça sent la très grosse année pour le Béninois qui a fait des merveilles dans la percussion sur son côté gauche. A su fatiguer ses adversaires avant de les prendre, par sa vitesse et sa technique. Remplacé par ROBAIL (1/5) qui commencera par un contrôle à 5 mètres et finira par une passe au fantôme de Bénézet… C’est quoi son piston ?
GRAGNIC (5/5)
Il démarre sur les mêmes bases que l’année dernière. Un coup franc vicieux pour le 3-1 et des ballons qui déstabilisent toute une défense. Gragninho a montré qu’on pouvait compter sur lui pour tenir l’équipe une année encore.
NOURI (3/5)
Remuant, il inscrit le but qui fait mal à l’ESTAC quelques secondes avant la mi-temps. Sans cesse porté vers l’avant, il n’oublie pas les efforts défensifs.
BENMEZIANE (2/5)
Dur dur le monde professionnel… Remplacé par HSISSANE (3/5) à l’heure de jeu. Abdel Malik renforcera le milieu nîmois après le but de Gragnic, histoire de préserver le résultat.
Romain.p de What’s The Foot pour @LaCrocoAcadémie
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