Cachez-moi ce surplus de créativité que je ne saurais voir.

Salut à toi, lecteur assidu et fidèle de l’Internazionale Académie. Si tu as pris le temps de regarder le match Roma-Inter de dimanche soir, et si tu as un cerveau, la nullité extrême et la pauvreté hallucinante au niveau technique de cette rencontre ne t’auront pas échappées. On peut toujours invoquer la fatigue relative aux joutes intense que les deux équipes ont livré en milieu de semaine en Coupe d’Italie, ponctuées par deux prolongations disputées avec des équipes quasi-type, on peut également pointer du doigt les absences, notamment du côté de l’Inter, qui ont pas mal pénalisé l’attaque.

Toujours est-il que cette rencontre, ben c’était de la merde. Snake s’est fait chier et – chose inquiétante – ça commence à devenir une constante du côté des Nerazzurri. Dans la victoire comme dans la défaite, l’Inter a du offrir une partition acceptable deux fois sur les 10 derniers matches, sans exagérer. Si la médiocrité était un phénomène sporadique, ça ne serait pas particulièrement gênant, mais la continuité dans le néant est de plus en plus palpable et agaçante.

Hier soir, c’était assez flagrant. En phase défensive, l’Inter se contentait de bloquer les ailes et de resserrer la ligne de trois derrière puisque le milieu de terrain de la Roma n’était absolument pas pressé. Ainsi, Bradley et De Rossi pouvaient librement s’infiltrer dans notre quart de terrain et servir l’appel de balle le plus intéressant. Si les trois défenseurs centraux se sont montrés à leurs aises dans les un contre un et sur les débordements, lorsqu’il s’agissait de couvrir les appels en profondeur, c’était plus délicat, car l’apport défensif des milieux de terrain était inexistant. Résultat, Juan et Ranocchia, positionnés respectivement à gauche et à droite de la défense, devaient à la fois gérer les appels dans leur dos et les débordements des latéraux adverses face à eux. Si Juan a encore livré une performance Messianique, exploitant au mieux ses inspirations divines lorsqu’il s’agit d’intercepter, Ranocchia a eu plus de mal car il a du se coltiner le grand Francesco Totti, qui l’obligeait à sortir de sa zone de confort pour servir régulièrement Osvaldo dans son dos. Comme Zanetti, supposé protéger Andrea, devait également colmater les brèches créées par les positionnements foireux de Gargano, ben c’était un peu la cohue sur notre côté droit.

En phase offensive, c’était pire. La tactique consistait à récupérer la balle, la passer à Guarin et attendre que quelque chose ne se passe. Le but de l’Inter est assez représentatif de cette absence de plan de jeu, puisque c’est le résultat d’un énorme travail du Colombien qui sert Palacio, Quedver n’ayant qu’à faire le geste décisif. Le reste de nos offensives n’étaient que succession de contres très mal négociés.

Dommage, parce que cette Roma était prenable. Fatiguée, sans inspiration, friable derrière, c’était le bon moment pour battre un gros et ainsi se relancer positivement dans la course à la troisième place, malheureusement Stramaccioni a préféré assurer, en attestent les entrées d’Obi, Mudingayi et de Rocchi. Ah on me fait signe que Rocchi est un attaquant. Ohhhh, really ?

Maintenant que Sneijder s’en est allé et que les caisses sont un brin renflouées, on va pouvoir passer au plan deux de la reconstruction; à savoir chercher un meneur de jeu reculé susceptible d’évoluer devant la défense et de créer le lien entre l’attaque et la défense. Des noms, il y en a : Lodi, Banega, Thiago Motta (oh, taquin), et tout le monde semble d’accord sur cette carence dans l’effectif, reste à savoir maintenant ce que Branca and co nous réservent dans les dix jours à venir. Parce qu’alléger la masse salariale, c’est bien, mais si c’est pour se retrouver avec des Jonathan, Mariga, Silvestre et autres Rocchi, ça na aucun intérêt.

Les Highlights :

Non, Snake trolle. Mais c’était pour vous montrer un vai match de foot avant ça :

Les notes :

Homme du match : Guarin.

Connaissez-vous l’expression MVP ? Cela signifie « Most Valuable Player », soit grossièrement « Joueur à la la plus grande valeur ». C’est une expression très populaire en NBA, et cela désigne le meilleur joueur de la meilleure équipe. A l’heure actuelle, le MVP ultime dans la Ligue Nord Américaine se nomme LeBron James, car si vous placez ce joueur dans n’importe quelle équipe, elle devient limite candidate au titre. Et bien, quand Snake voit jouer Guarin, il ne peut s’empêcher de penser à cette expression. C’est le joueur qui porte actuellement l’équipe sur son dos. Buteur, passer, récupérateur, il percute, crée des espaces, décale, déborde, centre, affiche une grinta affolante et ne rechigne pas lorsqu’il s’agit de faire des efforts malgré la fatigue qui commence à se faire ressentir. Snake a l’impression que nous sommes en train de gâcher sa bonne passe et que lorsqu’il s’agira de placer le dernier coup de rein, il calera. En attendant, on profite. Et on lui recommande de changer de coupe de cheveux, il a passé l’âge.

Le prophète : Juan Jésus.

Si vous ne voyez pas les similitudes, c’est que vous êtes mécréant, ou raciste. Vous devriez avoir honte.

Handanovic : 4/5. Ne peut rien faire que la minasse de Totti sur penalty, le reste du temps il a alterné les parades décisives en mode nonchalant et les expressions façon « tranquille je gère » alors qu’il était à deux mètres du ballon et que ça a flirté avec ses cages.

Ranocchia : 3/5. Son excès d’engagement nous a coûté un penalty, même s’il n y avait absolument pas faute puisque c’est Bradley qui lui a marché sur la gueule. Sans doute jaloux de constater que le bel Andrea a plus la gueule d’un mec qui s’appelle Bradley que lui.

Chivu : 4/5. Cette fois-ci, Silvestre ne s’est pas infiltré dans son cerveau pour lui faire faire des trucs louches. Il a livré une prestation solide, même si sa relance si propre et indispensable dans une défense à trois, on la cherche toujours.

Zanetti : 3/5. Toujours aussi impressionnant de le voir cavaler à bientôt 40 ans, bien qu’il enchaîne les matches entiers depuis le début de saison. Petit bémol, sur le penalty Romain, c’est lui qui perd bêtement la balle, mais sans sa lecture du jeu et sa science du placement, bon nombre de ballons délicats auraient fait mouche pour les Romains. De toute façon, il vous emmerde.

Gargano : 1/5. Le virus Jonathan a fait une nouvelle victime, vous savez ce fléau qui rend n’importe quel joueur pathétique balle aux pieds. Relances dégueulasses, passes imprécises, courses dans le vide, Gargano a traversé ce match tel un vulgaire Muntari. Bientôt annoncé au Milan ?

Pereira : 1/5. Snake promet la Lune au premier lecteur qui lui expliquera l’utilité d’Alvaro hier soir. Éventuellement remporter le concours de la plus belle gueule présente sur le terrain. Et oui, sa prestation fut tellement insipide qu’on est obligé de s’attaquer au physique.

Nagatomo : 2/5. Bridé par les consignes de Stramaccioni (et aussi parce qu’il est Japonais), il s’est contenté de bloquer son couloir droit sans pour autant se projeter vers l’avant en phase de contres. Revenu de blessure certes, mais ça ne le dispense pas de faire acte de présence sur certaines séquences.

Livaja : 2/5. Une frappe sur le poteau, des déviations de la tête pour les défenseurs Romains, des courses qui se terminent le nez dans le gazon (et pourtant, il n’est pas juif), on peut se satisfaire du fait qu’il glane de précieuses minutes cette saison, c’est toujours bon pour former un jeune joueur. Mais le détourner de son rôle spécifique risque de dérégler ses acquis, s’il est bon en secunda punta, laissons-le évoluer dans ce registre au lieu de lui demander de faire du Pazzini.

Palacio : 3/5. Un but, du pressing (costard impecc’), pas mal de bons appels, il a craché ses poumons sur le terrain et a finit sur les rotules. Il a un moins bon placement que Milito, mais ses déplacements sans ballons sont plus tranchants.

Les remplaçants :

Obi est revenu. Voilà, c’est tout ce qu’il y a d’intéressant à dire sur cet aspect-là du match.

En espérant qu’il y ait du mouvement cette semaine, et que le Board va réellement combler ce putain de déficit de créativité au milieu de terrain. La semaine prochaine, réception du Torino, faudra pas qu’ils prennent l’avion pour venir.

Snake.

9 thoughts on “Roma-Inter (1-1), l’Internazionale Académie livre ses notes

  1. Oh putain j’ai failli vomir. La queue de rat de 30 cm, je pensais plus voir ca en 2013…

  2. Putain Gargano, quelle plaie ! Le voir au Milan serait un soulagement mais bon ils vont commencer à le remarquer qu’on leur refourgue nos bouses.

    Nagatomo et Pereira invisibles offensivement (Sinon pour le concours de la plus belle gueule, il est disqualifié à cause du masque)et encore un très grand match de Jesus.

    Comme tu l’as dis, tout passait par Guarin qui a été notre meilleur atout offensif bien qu’un peu trop individualiste comme d’habitude. J’ai trouvé la presta de Livaja encourageante,bien que souvent hors-jeu et son enchainement aurait fait un superbe but.

    C’est bien ça pour Lebron James. Cleveland : Avant lui, le néant et après lui, le néant. Snake, tu t’intéresses également à la NBA ?

  3. Salut John;

    Oui, je suis fan de la NBA depuis le doublé des Rockets en 94-95 avec le grand (dans tous les sens du terme Olajuwon – qui a d’ailleurs fêté ses 50 ans hier.

    Je n’ai pas spécialement d’équipe préférée mais je suis de près toutes les teams qui possèdent des joueurs que j’apprécie, il y a bien sur eu Superman, Batman et Rodman époque Bulls du second three-peat, Kemp et Payton aux Sonics,Ewing et Starks aux Knicks, Penny et Shaq à Orlando, etc.

    A l’heure actuelle, je suis particulièrement fan de la doublette James-Wade, soit le basketteur ultime et l’élégance faite joueur de basket. J’aime beaucoup Kobe, un peu moins Durant mais je respecte, ah mes deux chouchous sont Stephen Curry (Golden State) et Kyrie Irving (Cleveland) !

    Mon héros all time ? Allen Iverson.

    Et toi ?

  4. Et bé, on a des goûts différents en matière de NBA. J’ai quelques équipes que j’aime bien et d’autres que je déteste, mais la plupart me sont indifférentes jusqu’à ce qu’un joueur sympa y soit.

    J’ai de très bons souvenirs des vitoires des Bulls face aux Jazz. Et sinon, je déteste le Shaq et Kobe (et les lakers (sauf pour Nash qui est un de mes all-time)), de même pour Wade car je n’aime pas Miami depuis l’époque Zo Mourning. James y échappe car bon, le joueur est tellement impressionnant. Ray Allen aussi car j’adore les shooteurs. Ce qui fait que j’aime beaucoup Durant car il a un shoot très élégant.
    J’aime aussi beaucoup les Pistons depuis l’époque Nillups-Hamilton-Prince-Wallace-Wallace mais bon, aujourd’hui…
    Sinon, aujourd’hui, j’apprécie énormément Boston (malgré leurs dirigeants) pour Doc Rivers, Garnett et surtout, surtout, Rondo. Il fait de ses passes ! Dommage qu’il soit aussi mauvais aux lancers-francs.

  5. Victoires face aux Bulls > Ok. Le flu game, le dernier shoot sur la tête de Russell en 98, brrrr des frissons.

    Shaq, j’aime beaucoup, parce qu’il a tout compris au business NBA. Il est drôle, a de l’auto-dérision, en donne pour leur argent aux fans et a dominé comme rarement. Fainéant comme pas deux, ce qui l’a empêché de dominer plus. Kobe, j’aime mais je peux comprendre qu’on déteste.

    Wade, lui je peux pas le tolérer, haha. J’adore ce gars, il est si élégant, si clutch, si félin. Un peu en déclin mais quel régal de voir ses circus shots. Mourning comme Kobe, j’aime mais je peux comprendre qu’on n’adhère pas.

    Les Pistons, j’ai adoré ceux de 2004 aussi. Même si je leur préfère les Bad Guys de la fin des années 90 : Laimbeer, Rodman, Dumars, Thomas … Une belle brochette d’enfoirés.

    Pour les shooteurs, je te rejoins et j’ajouterais Curry de GS, d’une pureté ! Et Rondo ne doit pas s’acheter un % en LF mais un jump shot tout court ! Mais c’est le meilleur playmaker de la ligue, oui.

  6. Ciao The Snake,

    J’ai quand même la sensation que ce mercato des deux géants milanais va accoucher d’une souris. On le sait, en Italie le marché des transferts c’est du 24h sur 24. Un vrai sport national et Tuttosport, le Corriere Dello Sport et la Gazetta, se régalent à balancer des rumeurs, souvent plus grotesques les uns que les autres. Galliani, Moratti ne cessent de rabattre que les finances ne vont pas très bien, que le fair-play financier oblige à une extrême prudence. Pourtant, on lit que l’Inter est prêt à offrir 15 millions pour Paulinho, 12 pour Belhanda, démenti depuis par Branca. Au Milan, je lis un jour kaka (et ses 6 millions net de salaire…), un autre Balotelli (et son prix de 30 millions…), Drogba et ses 10 millions de salaire net…je sais bien qu’il est difficile pour les médias et les tifosi aussi, de se mettre en tête que ces deux géants, sont dans une période difficile, à mon avis pour un petit bout de temps et que les folies sont terminées. Je lance le pari qu’aucun de ces joueurs ne signera durant ce mercato. Ensuite, Galliani est toujours habitué aux coups de dernière minute, l’Inter tentera un coup low cost, va torcher Schelotto mais rien de folichon…il faut être lucide, en Italie en dehors de la Juventus, voire de la Fiorentina et Naples, tout le reste, ont le couteau sous la gorge et ne peuvent pas recruter. Il va falloir comprendre une bonne fois que les folies au Milan et à l’Inter c’est TERMINé. Ils entrent dans une nouvelle ère économique, une nouvelle logique sportive et il va falloir s’armer de patience pour les tifosi et les médias, pour revoir ces deux géants au top en Italie et en Europe. Ce n’est que mon humble avis bien entendu.

  7. Ciao Karim (celui d’RMC ?)

    Je suis globalement d’accord avec ton analyse, Moratti aura beau invoquer le Fairplay financier, c’est surtout sa politique salariale et de recrutements intempestifs qui aura mis le club dans le rouge. 1 milliard et demi dépensés en 15 ans rien qu’en transferts, c’est énorme, pour combien de bides au final ? Sans compter les multiples ponts d’or offerts à plein de joueurs qui n’apportaient aucune réelle garantie …

    Sneijder a déclaré lors de sa conférence de presse Turque que l’Inter n’était plus un grand club, on sent un brin de frustration dans ses propos mais au fond, a-t-il réellement tort ? Regarde notre effectif, outre les rescapés de 2010 et quelques bons joueurs (Cassano, Guarin, Rano, Palacio, Juan), notre effectif est composé en grande majorité de joueurs sur le déclin ou médiocres. Et nous ne pouvons plus nous permettre de recruter ce qu’il se fait de mieux car nous avons perdus et nos moyens, et notre aura. Franchement, quel grand joueur accepterait de rejoindre l’Inter aujourd’hui ?

    Dans l’idéal, que faut-il faire ? Accepter la réalité et se comporter en club « moyen », façon Udinese, à savoir s’entourer de scouts solides, prospecter un peu partout, acheter à bas prix, former et (c’est là toute la différence avec l’Udinese) conserver ces joueurs pour les faire exploser afin que leur mutation rejaillisse sur nos résultats.

    La Série A et même la Série B regorgent de jeunes talents qui n’attendent qu’une chose : Qu’on leur donne leur chance. Nous sommes sur Bellomo, il rêve de nous rejoindre, pourquoi faire traîner ? Lodi, Naingollan, Andreolli, autant de (très parfois) bons joueurs susceptibles de nous apporter une réelle plus-value sans nous ruiner, qu’attendons-nous ?

    La Roma vient de se payer Vasilis Torosidis pour 500.000 euros, soit 10 fois moins que le prix qu’on a payé Jonathan !

    Virer Branca, rappeler Lele Oriali, et bosser conjointement avec Strama pourrait aider l’Inter à se sortir de cette impasse, au lieu de ça, on recrute des jeunes, on les fait peu jouer et on essaie de les revendre … (Alvarez, Coutinho …).

    Ce club va se casser la gueule s’il continue dans cette voie et ce sera vraiment pas beau à voir.

  8. Burk, Rondo est un très bon joueur mais quel caractère de merde, idem pour Garnett, toujours là pour placer des coups de vice.

    Perso, j’ai eu une grande période NBA entre 1998 et 2005-2006, j’ai relativement calmé le rythme des nuits blanches depuis. Et pareil que toi Snake, Iverson a été mon joueur préféré, la détermination qu’il avait pour un joueur de sa taille et la façon qu’il avait de faire taire les critiques, c’était waouh,du genre un gros fuck à l’establishment ! C’est lui qui m’a amener au basket.
    Voir sa fin de carrière, à quémander une place dans une franchise et ses expériences lucratives en Turquie et en Chine,ça fait un peu de la peine.

    Depuis,je n’ai pas non plus retrouvé d’équipe favorite. J’aime bien NYC pour ce que le club représente mais je suis pas vraiment fan d’Anthony et consort. Avec le temps, j’ai appris à estimer des équipes besogneuses comme les Spurs ou les Pistons de l’époque comme l’a mentionné Shaq a eve.

    James a mit tout le monde d’accord ces dernières saisons. Durant m’impressionne énormément aussi,le départ de Harden d’OKC c’est du gachis vu le potentiel de cette équipe mais le type était trop gourmand. Pas mal de joueurs intéressants à voir jouer mais je suis quand même un peu nostalgique des joueurs des années 2000, notamment ceux de la draft 96. Du coups, j’aime beaucoup les anciens toujours sur les parquets (Baron Davis, Nowitzki, Duncan, Jesus, Kidd …).

    Sinon pour Irving, si tu n’as pas vu les vidéos pepsi Uncle Drew je te les conseille !

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