Suède – Corée du Sud (1-0) & Corée du Sud – Mexique (1-2) : La Taeguk Académie est à sa place, loin du football

Rendez l’étoile de Zidane et laissez Totti tranquille

Le contexte

Imaginez un pays lointain, un pays inconnu, un pays où vous n’irez sans doute pas, un pays synonyme de dictatures où le 38e parallèle sert de frontière depuis 70 ans, un pays synonyme de Ben Johnson et de Denis Rodman, un pays où le plus grand photographe de guerre de l’histoire Robert Capa est mort, un pays où rien ne va jusqu’à son surnom ridicule : le pays du matin calme. Vu de France où le coq, ce superbe animal, est le réveil matin des campagnes endormies, surnommer un pays, « le pays du matin calme », c’est avant tout se foutre de la gueule du monde car nous le savons depuis le beau règne de Nicolas Sarkozy, la France qui se lève tôt n’a rien de calme et veut surtout brûler des voitures avec la chicorée coco.

Je n’ai pas encore parlé de football. Pays de branleurs qui a organisé une coupe du monde en 2002, qui a blessé Zidane et qui doit à la France une putain de deuxième étoile. Un pays qui a vu ses joueurs se préparer 6 mois avant la coupe du monde, 6 mois pendant lesquels ils ont doublé de volume, non rien, je ne veux rien dire. Un pays qui a éliminé l’Italie en excluant le grand Totti pour une faute imaginaire. Un pays demi-finaliste de la coupe du monde. Demi-finaliste. On arrêtera où le foutage de gueule ? Un pays qui n’a jamais rien fait, qui ne fera sans doute jamais plus rien mais qui pour sa coupe du monde est arrivé en demi-finale en enchaînant les scandales. 16 ans après, je frémis encore qu’on regarde ce résultat comme un parcours exotique qui souligne le caractère méritocratique de la compétition où tous les qualifiés ont leur chance. Non. Les nuls dégagent et les pauvres paient pour regarder, c’est cela l’ordre des choses.

Le contexte, venons en au fait. Le pays est à l’abandon médiatique. Là où dans les années 80, 90 et 2000, la Corée du Sud était encensée pour le miracle économique qui était la fierté de cette région, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Tous les projecteurs ne sont plus sur ce dragon mais sur son voisin du nord, beaucoup plus drôle avec le sosie de Boubou comme président. La Corée du Sud est austère et laborieuse et son équipe de football est sans talent dans une partie du monde qui est sans talent et dont tout le monde se fout. Le seul côté bénéfique de la Corée et encore reconnu aujourd’hui dans les milieux de cagoles, c’est un pseudo barbecue sur plaque chauffante dans des restaurants tenus par des Chinois et des prix triplés par rapport au bobun du pauvre.

La Corée du Sud n’est pas le pays le plus mal classé du mondial, mais c’est sans doute celui dont on attend le moins, dont ses autorités attendent le moins (salut Vlad), dont ses supporters attendant le moins. Un faire-valoir à moindre coût puisque cela permet également de remplir les quotas de minorités.

Ne cherchons pas à les comprendre, ne cherchons pas à les aimer, contentons-nous de ne pas les ignorer, l’Asiatique est poli.

 

 

L’équipe

La statistique qui fera rire Thierry Roland dans sa tombe : il y a 7 putain de Kim dans cette équipe. Impossible à différencier à l’image, impossible de les différencier au nom, l’équipe de Corée du Sud, c’est l’attaque des clones. Sans l’attaque, juste les clones. Oui on se marre bien sous couvert de second degré, pour les bas de plafond, cela permet d’être raciste. Ici, on s’en défend, au nom des Kim, pas de con.

Evidemment, il serait possible d’espérer qu’en tant que professionnels et élevés aux ersatz d’Olive et Tom, ils viennent jouer en Europe, mais même pas : Augsbourg, Vérone, Swansea, Salzbourg et Tottenham pour les plus chanceux. On ne sait pas s’ils sont tous joueurs dans ces clubs.

La Corée du Sud nous plonge dans l’inconnu que personne ne souhaite connaître. C’est le genre de pays qui te fait dire qu’il y a encore des petites équipes, qu’il y a encore des équipes qu’on peut ne jamais mettre comme une surprise, sauf dopée, qu’il y a encore des contrées dont tout le monde se tape à commencer par les droits TV.

Suite aux deux premiers matchs, les seuls adjectifs du quotidien sportif en situation de monopole pour qualifier la Corée ont été : inoffensive et limitée. J’invite toute personne en quête de spiritualité à lire les comptes rendus de ces deux matchs, chacun se fera une idée du souffle condensé dans une flûte à bec. Les auteurs trouvent le moyen de parler des enjeux de l’autre match plutôt que de se risquer les joueurs. les notes, je n’en parle pas, impossible de savoir si c’est vrai.

 

Les joueurs

Personne ici ne vous fera l’affront de donner des notes invérifiables. Nous resterons intellectuellement irréprochable, surtout irréprochable. Il serait plus honnête pour tout le monde de donner une note globale, comme une note artistique, pour le jeu, le service rendu et parce que finalement, ils ont réussi l’exploit d’en réunir 11 à la fois pour être présents sur le terrain. Pour l’honneur, les formations au coup d’envoi vous sont présentées.

 

Premier match

Corée du Sud – Suède : 3/5

 

Le score de 1-0 pour la Suède révèle surtout que les Suédois, sous couvert d’un archaïsme de race résiduelle aryenne, se sont bien foutu de la gueule du monde en gagnant grâce à un pénalty. Certes, c’est toujours cela que les Coréens n’auront pas et tant pis pour leur gueule, 2002 n’est pas digéré bordel. Zidane et Totti.

 

Deuxième match

Corée du Sud – Mexique : 2/5

 

Le score de 2-1 pour le Mexique reflète surtout que les Mexicains ont laissé marquer les Coréens à la 90e+3. Ils menaient 2-0 et savaient leur qualification proche. Ils ont ralenti la cadence parce que les Latinos, c’est un peu traîne-savate en termes d’effort.

 

 

Conclusion

Peu probable que la Corée du Sud aille très loin et c’est tant mieux. deux défaites en deux matchs, le contrat est respecté. Surtout pour moi et pour le football. Sachons reconnaître cependant à la Corée du Sud un unique avantage : elle fait partie des quelques pays présents en Russie à pouvoir encore empêcher la coupe du monde à 72. Son inutilité aujourd’hui plaide pour une compétition serrée. Bridée.

Frantz-Christophe Van Dustgroski

Je travaille pour un employeur fantôme et ce n'est pas un emploi fictif. Je parle comme je veux de ce que je veux quand je veux. Tu n'es pas obligé d'aimer. Tu n'es pas obligé de lire. Tu es obligé de savoir que je suis là

Un commentaire

  1. Superbe, magnifique, je n’ai jamais rien lu de mieux sur la Corée du Sud. ET là d’un coup, j’ai l’impression d’y être, l’impression d’en être. Vous me faites tellement viber. C’est trop le husqvarna. Vous êtes soins, ça fait plaisir.

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