Toronto FC-Impact Montréal (1-1) : L’Impact Académie note la finale canadienne

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Première manche

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#MaFinanaleIMFC

Me voilà de retour. Oui, j’ai survécu aux Horsjeuiades, premières du nom. Oui, j’y ai perdu quelques précieuses parties de mon corps : mon tube digestif, mon foie, mes sphincters et mon rectum. Dieu merci (Mbokani), ce séminaire de travail m’a empêché de voir un match dont je ne serai pas sorti vivant. Essayez, vous, d’aller déféquer sans le matériel pour, et dites m’en des nouvelles. Résultat : une défaite très sévère, de ce que j’ai finalement pu en voir, à Commerce City face aux Rapides Coloradiens. Un penalty escroqué, un but hors-jeu pas hors-jeu(.net), et des frappes venues d’ailleurs. Passons.

Passons, car mercredi, c’était le match aller de la grande finale Canado-canadienne. Après une compétition âpre entre cinq équipes aussi affamées qu’un Ethiopien devant un Snickers, la bave aux lèvres, la Coupe des Voyageurs sera distribuée au terme du Clasico local (le Classique quoi) : Toronto FC – Impact de Montréal.

Alignement

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Les bons gars.
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Les sales gars (de la mauvaise couleur).

Faits saillants (en vingt pensées profondes)

1. Toronto – Montréal, c’est un peu le derby de l’Est Canadien. En championnat canadien, c’est donc une forme de suprématie nationale footballistique qui semble en jeu. Même si, finalement, tout le monde s’en fout un peu. D’ailleurs, c’est en 2008 que s’est déroulé le dernier Impact – Toronto en finale, les Whitecaps ayant trusté les défaites en finale depuis, comme un vulgaire Stade Rennais.

2. Finalement, Toronto, c’est quoi ? C’est « là où des arbres sortent de l’eau », nous disaient les Natifs (et tondus, par la suite). C’est aussi le royaume de Rob Ford, le gros maire alcoolique et drogué. C’est une façon pour les Torontois de dire à Montréal : « Nous, on élit un camé truand, mais on le sait déjà. Bonne chance avec Coderre. » Habile. Des efforts incroyables semblent mis en place pour atteindre notre niveau de corruption.

3. Toronto, ça joue où ? Au BMO Field madame. Ce stade qui porte le nom de notre sponsor, et de notre ville par la même occasion. Bank of Montreal Field. C’est pire que le Stade de la Route de Lorient finalement.

4. Et ce Michel Field, il est chaud bouillant ? Du tout non. 18 000 cadavres, 3 pékins avec des tambours. La tristesse totale, on se croirait dans un salon funéraire.

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Raté. Une chance sur deux en même temps.

5. Montréal n’a jamais gagné à Toronto. Et d’aucuns disent qu’ils n’y gagneront pas cette année, rapport que Toronto a claqué sa tirelire pour Defoe ou Julio César. Qui ne jouent pas ce mercredi.

6. Ah oui, au passage, si on gagne cette finanale aller-retour, on est 1) champion du Canada, 2) qualifié pour la prochaine Ligue des Champions CONCACAF.

7. L’enjeu supplémentaire de cette rencontre est pour Toronto. Avec les gros chèques sortis cet hiver, je crois que les gars de l’Ontario ont l’intention de conclure. Sur un malentendu, ça peut marcher.

8. Le fil rouge de ce match, c’est le retour de Nelson Rivas. Blessé une bonne partie de l’année 2013, revenu pour le match décisif des playoffs à Houston. Défaite 3-0, carton rouge pour Nelson, puis blessure. C’est donc son premier match depuis un peu plus de 6 mois. Le deuxième en un an.

9. Ça y est, c’est parti ! 1 minute 43 secondes de jeu et Nelson Rivas rend un vibrant hommage à tous les éjaculateurs précoces en… se blessant au cuissot. Remplacé par Wandrille Lefèvre, Nelson aurait été aperçu à l’aéroport Pearson quelques minutes plus tard, embarquant dans un vol pour Cancùn.

10. L’Impact de Montréal se prépare consciencieusement aux championnats du monde de Air-marquage, qui se dérouleront cette année à Barcelone. Dès la 20e minute, alors que les Bleu et Noir semblaient certes bas, mais bien en place, Heath Pearce et Karl Ouimette répètent leurs gammes. Le second tamponne le premier, laissant toute liberté à Henry de battre Bush de la tête. 1-0.

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« Le moment où ».

11. Alvaro Rey est une catin. Simulation plus provocation devant Hassoun Camara. T’as pas peur de perdre tes dents toi. Sache qu’Hassoun est capable de te faire l’anus façon sinkhole.

12. Info de la soirée : le rouquin est solide.

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Mawashi-geri, coup de pied circulaire.

13. Montréal est en place calice ! Je n’avais pas vu cette année nos gars tenir aussi bien leur poste et les espaces que lors de ce match à Toronto. Pour tenir le ballon, on repassera.

14. Ceci dit, le 4-4-2, c’est mieux. Aux abois, il vaut parfois mieux savoir retourner aux fondamentaux nous dirait une actrice porno en délicatesse avec sa souplesse.

15. ALERTE EFFORTS DÉFENSIFS DE ROMERO ! Alors ça par contre, c’est du jamais vu. Il défend et prête main forte à un Brovsky qui n’en demandait pas tant.

16. Message à caractère informatif : les arbitres nord-américains sont consternants. Là, y’a main.

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Joueeeeeez !

17. Jesus never had long hair. Evan Bush nous sauve la mise sur une frappe de De Rosario. Comme le grand des cockblockers, Evan dévie sur sa tige le missile et évite de se la coller lui-même à la Micka Landreau avec le dos.

18. ALERTE GESTES OFFENSIFS UTILES DE ROMERO ! On rentre carrément dans la 4e dimension quand l’Argentin, confirmant qu’il n’est pas qu’un simple vendeur de roses pakistanais, enchaîne grand-pont, déboulé de trente mètres et frappe précise.

19. Justin Mapp, c’est le Brésil. Ou du moins, il mériterait presque d’y être. Son déboulé, facilité par la politesse des Torontois, refusant d’intervenir, comme quand le grand de l’école rackette le petit boutonneux, conclu d’un sublime frappe enroulée surpuissante, offre le nul à l’Impact et le récompense de son excellent match à la 73e minute.

20. Le tueur Di Vaio n’est pas revenu. Le crucifieur de Rome, le Désanusseur du Québec… Ne sont-ce là que des mythes ? Deux ratés qui rentraient l’année passée.

Pensée bonus : On va la gagner cette coupe, contre toute attente, mercredi prochain au Saputo. Remember le 6-0 de la saison dernière.

Un pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : Le deuxième portier montréalais a fait son match. Impuissant sur la tête de Henry à bout portant, il n’a pas eu énormément de travail à faire, mais il parvient à détourner sur sa barre le pruneau de De Rosario, gardant l’Impact dans le match. Jamais déçu avec Bush.

Jeb Brovsky (2/5) : Dans la veine de ses matches précédents. Très en difficulté quand il s’agit de défendre en un contre un, lent donc souvent débordé, il a eu le mérite de bien tenir son poste, profitant de l’état de forme exceptionnel de Romero, venu l’aider.

Heath Pearce (2/5) : Même commentaire que pour Jeb. Heath est lent, mais a réussi, cette fois-ci, à compenser par un placement correct qu’il a su garder tout le match. Mais on a bien vu que quand Toronto poussait, il était largué.

Nelson Rivas (5/5) : Une prestation exceptionnelle, on n’en attendait pas tant. Le spécialiste du vélo d’appartement a réussi l’exploit de déjouer tous les pronostics, qui le disaient blessé après trois matches, en étant remplacé en un temps record de 1 minute 43 secondes, annihilant au passage les deux bonnes performances de Diego Costa contre Barcelone et le Real Madrid. Ça mérite bien une petite image. À dans six mois Nelson, bon Tour de France !

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Quand soudain, c’est le drame.

Hassoun Camara (3/5) : Costaud Hassoun, comme toujours. A eu le mérite de ne pas tomber dans les pièges d’Alvaro Rey (simulations, provocations) en retournant la bêtise du Torontois en sa faveur. S’est permis plusieurs débordements et ouvertures dont il a le secret. Prêt pour la coupe du monde.

Hernan Bernardello (2/5) : Encore un match en demi-teinte pour l’Argentin. Beaucoup mieux en deuxième demie après une mi-temps à vide, il s’est reconcentré pour regagner de la précision dans ses passes et ses contrôles. Il aurait même pu marquer un but heureux sur un centre foiré qui termine sur la barre.

Patrice Bernier (3/5) : Mon capitaine a rendu une copie correcte. Solide dans le placement et à la récupération, il a vite écœuré les milieux rouges. Plus offensif en seconde demie dans un 4-4-2 qui lui va bien, il a transmis le ballon de but à Mapp et a su conserver la balle aux moments clés.

Andres Romero (4/5) : Mais que lui est-il arrivé ?! Andres défend, Andres attaque, Andres dribble (convenablement), Andres fait preuve de volonté et d’abnégation, Andres marque des buts ou est à deux doigts de le faire… Il y a quelque chose de louche là-dessous. Mais n’hésite pas, continue !

Felipe Martins (1/5) : Remplacé à la mi-temps pour passer en 4-4-2, c’est dire si Felipe a encore fait un grand match. Invisible en 10 dans le 4-5-1, il a mis plus de conviction quand il a feint l’hémorragie cérébrale, poussé dans une pancarte publicitaire, que dans tous les gestes qu’il a pu entreprendre.

Justin Mapp (4/5) : Le sauveur était encore au rendez-vous. Un match où il est encore apparu inépuisable, débordant et provoquant sans cesse. Di Vaio dans un mauvais jour, McInerney contrecarré par une main adverse, il a pris les choses en main pour aller égaliser d’une frappe magique après un bon déboulé. Prêt pour la coupe du monde.

Marco Di Vaio (2/5) : Au départ emprunté, il est revenu dans le bizness quand il s’est aperçu que l’Impact restait dans son match puis se rebellait. Il a malheureusement loupé, d’un mauvais contrôle, les deux excellents opportunités qui se présentaient à lui et eut parfois tendance à vouloir faire la décision tout seul.

Substituts

Wandrille Lefèvre (3/5) : Pas aligné au départ, il a profité du triste show Rivas pour gratter un match entier. Toujours solide, il n’hésite pas à aller au casse-pipe, ni faire la faute qu’il faut en fin de match.

Jack McInerney (3/5) : Une mi-temps pour Jack Mac, en électron libre aux côtés de Di Vaio. Aurait du égaliser sans une main honteuse et éhontée. Quel bon échange.

Calum Mallace (non noté) : Est entré dix minutes pour montrer sa verge aux blaireaux de Toronto, commun symbole de l’Editeur, ce Belhomme.

Retrouvez les faits saillants en vidéo après l’avertissement ici

Prochain rendez-vous samedi 31 (hier ou aujourd’hui, on n’est pas pressé), de retour au Saputo après trois matches sur la route. L’Impact sera opposé à l’équipe surprise de ce début de saison, les Révolution de la Nouvelle-Angleterre, leaders à l’est grâce à leur équipe de draftés et d’échangés. Qui a dit que ça ne servait à rien ?

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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