Arsenal – Newcastle (2-0) : la Gunners Academy revient sur le podium

Je vous ai déjà parlé de Mesut Özil ?

Salut vous tous,

Après une trêve internationale qui aura permis aux Belges de récupérer le trophée tant convoité de meilleure équipe au classement FIFA et à une association de sans domicile fixe britannique de se trouver un toit, nous revoilà sur le pont pour vous parler d’un match en semaine avec plusieurs jours de retard.

Au vu des résultats de nos différents rivaux, Arsenal a l’occasion de grimper sur le podium en cas de victoire contre le premier non-relégable du championnat. Mais pourquoi cette foutue petite voix dans ma tête me souffle-t-elle que nous sommes capables de perdre à la 90e sur un but d’Ayoze Perez ?


ZE GAME :


Oui, j’avais la flemme de faire une vraie animation

Autant couper court à tout faux suspense, de défaite il n’y a pas eu et il aurait fallu une Mustafade de compétition pour que les Magpies l’emportent, tant l’écart entre les deux équipes était criant. Il ne faut attendre que treize minutes pour voir Arsenal se mettre en valeur et Ramsey ouvrir le score sur corner. Le but est toutefois logiquement refusé, Sokratis ayant tenté de jouer à l’épervier avec Lejeune juste avant la reprise du Gallois. Peu au fait des usages des cours de récré helléniques, M. Taylor siffle faute.

Vexé, Ramsey décide de se venger quelques minutes plus tard. Sollicité par Guendouzi, le Gallois offre à Lacazette une merveille de déviation à l’entrée de la surface. Le Français est contré par Yedlin, mais le ballon revient sur Aaron, qui frappe sans se poser de question et trouve le poteau rentrant de Dubravka (1-0, 30e).

Le match bascule alors dans une opposition Özil – défense, tant Mesut a décidé de régaler. Le shÖzil commence à la trente-cinquième minute, avec une merveille de feinte de corps pour décaler Kolasinac, mais le centre du Bosnien est trop profond pour faire marquer notre numéro 1Ö. Sur l’action suivante, Mesut sert en retrait Kolasinac, qui loupe son centre et permet involontairement à Lacazette de réaliser un enchaînement contrôle-frappe de grande classe et à Dubravka un arrêt non moins somptueux.

En seconde période, Arsenal maintient l’étreinte et Özil continue son festival. En témoigne notamment un véritable bonbon qu’Aubam croque un peu trop goulument. Il faut toutefois le dernier quart d’heure pour voir enfin le but du break : Lacazette manque sa déviation vers Aubameyang, mais l’international gabonais parvient tout de même à lui remettre, de la tête, le ballon en pleine course. Dubravka et Lejeune se font des politesses et Lacazette en profite pour marquer d’un petit lob tout en finesse (2-0, score final).

On s’attendait à une purge, on craignait un traquenard et à l’arrivée tout le monde est content : Arsenal parce que les trois points sont là et Newcastle parce qu’ils ne repartent pas avec quatre pions dans la musette. Plus qu’à savourer ce retour temporaire sur le podium et à faire montre de sérieux devant ce mois d’avril qui s’annonce démentiel (pour nos joueurs comme pour vos académiciens). 


ZE BÂCHES :


Leno (3/5) : Encore un match comme ça et il va demander à la NHS de prendre en charge le traitement pour son bore-out.

Mustafi (2-/5) : Notre David Cameron à nous. Comme l’ancien locataire de Downing Street, Shkodran a une certaine propension à susciter un danger mortel dans sa propre organisation par ses seuls choix. En espérant qu’il ne fasse pas la même chose aux cochons…

Je vous ai déjà parlé de la qualité de centre de Mustafi ? Non, et voici pourquoi.

Sokratis (2+/5) : Pas forcément mis en danger par les offensives des pies voleuses, le père de la maïeutique en a profité pour apporter le surnombre sur coups de pied arrêtés. Mais son magnifique coup de salope a malheureusement été repéré par le juge de touche.

Monreal (3/5) : On a intérêt à ne pas se tromper quand il partira, car entre son sens du placement et sa capacité à jouer vers l’avant, on tient quand même une des références à son poste en Premier League. Même s’il ne se met que très rarement en avant.

Maitland-Niles (2+/5) : Du classique, des projections intéressantes, un peu de déchet et des courses de cabri pour compenser son placement incertain. Le Bellerin anglais.

Kolasinac (1/5) : Match catastrophique du Bosnien. De bonnes intentions, mais une accumulation de pertes de balles, de centres ratés et d’hésitations coupables dans le dernier geste. Benoît Hamon sous stéroïdes, en somme.

Guendouzi (3/5) : Le successeur capillaire de Marouane Fellaini a encore convaincu au milieu de terrain. Il ne s’est pas particulièrement mis en valeur offensivement, mais son abattage défensif feraient passer Francis Coquelin pour un pacifiste.

Ramsey (4/5) : Capitaine d’un soir, le futur transfert avorté de la Juventus de Turin (pour cause de Brexit dans vos faces les gérontophiles) a fait montre une énième fois de sa qualité de projection. Point d’orgue, cette nouvelle réalisation qui a condamné Jean-Louis David à rejoindre Steve Jobs, Muammar Kadhafi et Robin Williams au tableau de chasse du Gallois. Remplacé par Elneny (non noté), qui pourrait envisager une reconversion dans le rugby, vu sa propension à multiplier les passes vers l’arrière.

Iwobi (2+/5) : Plutôt discret pour une fois, même si on pourra mettre ça sur le fait d’avoir un char d’assaut ex-Yougoslave en perdition dans son couloir. Remplacé par Aubameyang (3/5), qui une nouvelle fois a multiplié les appels, croqué une énorme occasion et provoqué directement un but. Du Aubam 100% pur jus, en somme.

Özil (4/5) : La chaîne acquéreuse des droits de la Premier League, par le biais de ses commentateurs (dont nous tairons le nom, ainsi que celui de leur employeur), s’est échinée pendant toute la première mi-temps à parler de gâchis concernant la carrière de Mesut. Au vu de sa performance, tout en feintes de corps soyeuses, passes sublimes et autres contrôles à vous décrocher les mâchoires, nul doute que les défenseurs de Newcastle auraient apprécié que ce soit le cas. Remplacé par Mkhitaryan (non noté), pour le quota de joueurs atteints d’alopécie.

Lacazette (3+/5) : Une occasion et demie dans tout le match, un but. La routine. 


IF NOTE :


  • Pour terminer votre semaine en douceur, c’est par ici que ça se passe. Ne me remerciez pas.
  • L’avis d’en face vous sera probablement proposé par la Toons Academy. Du moins, on l’espère.
  • Si on récapitule : hormis les deux intouchables de devant, on a la meilleure dynamique et le meilleur calendrier. Comment va-t-on faire pour louper la Ligue des Champions l’an prochain ?
  • Quoi ? Tu n’as toujours pas compris à quoi servaient les deux boutons ci-dessous ? Dans ce cas CLIQUE, et tous tes voeux seront exaucés (même ceux impliquant Santiago Cazorla et des boobs, tout à fait).

Sur ce, bise sur vous et on se revoit probablement après l’aller contre Naples.

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

2 commentaires

  1. Je te trouve assez dur avec Mustafi, au vu de ses précédentes prestation, j’aurais souligné un effort de sa part.

    (Pincement au coeur devant la compilation cazorlesque).

  2. « Le père de la maïeutique »
    De la Culture et du Mesut Özil. Quel bonheur

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