Colombie – Japon (4-1) : La Copa o Plomo Academia écrase son groupe

« Bordel ce mec est complètement taré. Y a deux jours il a passé la soirée à me poncer les ongles à l’acide à cause d’une petite contrariété, genre Amazon lui avait toujours pas livré son coffret blu-ray collector de La Tormenta… D’ailleurs je douille pour écrire avec ces conneries. Heureusement, heureusement que je suis à moitié anesthésié à la coke. Hier soir y avait match encore… J’ai entendu des coups de feux, des filles crier, des mecs se marrer et les bouteilles s’exploser par terre. Et puis il a surgi dans ma cellule. Il m’a pris dans les bras, il m’a embrassé sur le front, il m’a mis la tête dans un saladier et m’a forcé à sniffer tout ce que je pouvais. Et il est reparti. La Colombie est en finale hein c’est ça ? La Colombie est en finale et dans deux ou trois jours je serai libre… Hein c’est ça ? »

Extrait du journal intime de Soner Ertek, découvert au domicile de Tony Montaño près de  Medellin par la DEA le 14 Juillet 2014 

Ola Amigos ! C’est Tony Montaño en la casa! 

La forme ? Putain, moi ça va. Je te raconte pas le panard. Bon, d’abord je dois m’excuser pour mon absence lors du match précédent… Bousiness is bousiness comme ils disent ces connards de ricains. Et puis Tony a prolongé son séjour en charmante compagnie… Et c’était pas ma femme, ah ça non. Bref, j’en étais où ? Je fais des blagues et je m’égare. Ouais, voila, du coup c’est le gamin qui m’a remplacé, il est un peu vulgaire le con, mais tu lui pardonneras putain. Il a fait le taf, on a cogné les Ivoiriens comme prévu, on est premier comme prévu, on est trop fort, comme prévu.

Restait donc à cogner les japonais et Tony s’en méfiait comme de la DEA ceux là. Pris un par un, ça vaut rien, mais c’est le genre de gars qui peuvent te la faire à l’envers en déboulant à je ne sais combien. Hop l’affaire est pliée… Puta  madre ça me rappelle les démontages de mes labos l’an dernier au sud de Cali. Et ça… ça… Oh putain ça m’énerve. Je vais aller faire un tour au champ de tir sur villageois, ça va me détendre. Tiens, mate donc la compo équipe bis qu’il nous avait posé le Pekerman, avec des cojones grosse comme celles de Rodrigo. Paix à ton âme guapo.

coljap

Un 4-4-2. José s’en fout, il est déjà sur le toit du groupe, alors il expérimente et donne sa chance aux tocards et aux mecs qui ne devraient pas être sur le banc. Ouais je parle de Guarin et Martinez…

Sinon le match ? Ah ouais le match. On va pas se mentir, le Japon avait de quoi poser des problèmes. Devant entre Kagawa qui s’est enfin réveillé et Honda qui est méconnaissable par rapport à ses matchs à Milan… Non l’animation offensive japonaise, c’est franchement chouette à voir, ça combine bien, Nagatomo et Uchida prennent souvent les devants pour apporter le surnombre. Reste que les Japonais avaient deux gros problèmes : malgré le but (égalisateur à ce moment du match) d’Okazaki, la finition a fait peine à voir. Comme eux avec leurs yeux bridés, ils ont sûrement de la peine à vo… Oh ça va détend toi connard on peut plaisanter. Ca te fait pas rire ? Et si je sors mon flingue ça te fait toujours pas rire ?

Bref, voila, le Japon, loin d’être l’équipe la plus nulle que l’on a croisé a pêché par manque de réalisme et s’est surtout coulée avec sa défense en carton. Du tacle estupido de Konno sur Ramos qui amène le penalty transformé par Cuadrado à ce qu’on leur a mis dans la gueule en deuxième mi-temps, les mecs ont fait la grande représentation kabuki du ridicule. Et ouais, Tony il te sort des mots de là-bas. Il est internacional dans le bousiness je te dis. Non, les mecs, dès qu’on a fait rentrer le divin enfant Rodriguez, ils ont rendu les armes. A chaque passe les mecs se retrouvaient par terre et Martinez allait conclure.

C’est de la victoire sans forcer. Tu joues le contre et tu marques facilement. C’était triste. Même moi j’étais gêné pour les Japonais après chaque but… Et puis je prenais un rail et j’oubliais.

Par contre j’ai eu du mal à me remettre de l’entrée de Mondragon. José, même moi j’aurais pas osé puta madre. Faire rentrer un mec de 43 balais qui a plus de bide que moi, c’est quand même dégueulasse pour l’adversaire. Je t’aime José, vient là que je te fasse le bisou.

T’as les images ici, si tu me trouves pas clair. Bastardo.

 

Las notas de puta madre : 

Ospina (3/5) : A la coca sur le but où il réagit avec trois plombs de retard. Et quand t’as trois plombs de retard, t’es mort. Très correct le reste du temps cela dit.

Armero (4/5) : Et tu cours, et tu cours, et tu cours et les autres ne suivent pas.

Alvarez Balanta (3/5) : De l’un des deux, c’est sans doute pas le moins bon.

Valdes (2/5) : De l’un des deux, c’est sans doute pas le meilleur. Te faire battre de la tête par un japonais pendejo. Je connais des défenseurs qui ont mal fini pour moins que ça.

Arias (3/5) : Il est fort en rush.

Guarin (1/5) : Puta madre. Tu es là pourquoi ? Tu as passé trois fois la ligne médiane, touriste de mierda. Repars à l’Inter.

Mejia (3/5) : Bosser pour deux c’est compliqué. Alors tu cours partout, tu te tais et tu restes discret. Bon gars.

Quintero (2/5) : Il est comme les japonais, il s’est fait bouffer par Armero sur son côté. Du coup, ne servant pas à grand chose, il dégage à la mi-temps.

Cuadrado (4/5) : Putain de danseuse. T’as de la chance de faire des ravages sur l’aile parce que… Putain de danseuse.

Ramos (3/5) : La lessive dans le rail de coke, ça épaissit, mais c’est pas le fort du produit.

Martinez (4/5) : Bien sûr avec son doublé de cochon, il se replace à la course à la titularisation. Mais faudrait quand même le voir face à des défenseurs. Des vrais. « Joueur Budweiser du match » a vu Tony sur internet. C’est une insulte ça ? Vous allez payer.

Reemplazos de puta madre : 

Rodriguez pour Quintero, 46e (5/5) : Non parce que Budweiser machin bon… Le vrai patron, le mec qui réveille l’équipe et qui retourne le Japon comme Godzilla, finalement, c’est lui. Il écrase le match de sa classe, de sa vision et de ses passes (et de son but) comme les colombiennes écrasent le juego en tribune. C’est pas peu dire.

Capture d’écran 2014-06-27 à 14.46.03

Carbonero pour Cuadrado, 46e (?/5) : Je m’en bats les cojones, je n’avais d’yeux que pour James.

Mondragon pour Ospina, 84e (43/5) : 43 ans putain. Le record. Le joueur le plus âgé à disputer un match de Coupe du monde, devant Roger Milla. Bon, enfin, c’est si on prend en compte l’âge officiel de Milla.

 

Le groupe C, c’est fait, avec un bilan parfait. Et tout ça, sans Radamel puta.
Prochain carnage, l’Uruguay samedi. A 22 heures chez vous. On va leur faire mal. On va les tuer. Chicos ou pas chicos.

 

besos

Beso valderanal,

Tony Montaño

Luke Seafer

Fils de Satan, fils du metal, fils de la haine, fils de Cobra.

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