Impact Montréal – Kansas City (0-3) : L’Impact Académie en plein calvaire

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Tous pour pas gagner

 

ALLEZ ALLEZ ALLEZ ALLEZZZZZZZZZZZZZ MONTRÉALEUUUUUUUUU MONTRÉAAAALEU ! Eh oui messieurs ! OUI ! On l’a notre première victoire ! Mais que ce fut dur. Le match d’ouverture au Stade Saputo a ramené la lumière sur sept siècles de ténèbres anales. Retiré de ce monde dans mon havre de paix, de douceur et de jeunes femmes avenantes illuminées par ma personne, j’ai prié. Prié tous les dieux du football pour qu’ils accordent leur miséricorde envers l’Impact, comme on accorde un violon dans lequel on ne peut plus pisser.

Dans ma grande mansuétude, j’ai tenté de rallumer la flamme bleue-blanche-noire dans les yeux de mes demoiselles de compagnie. Leur regard de tristes tigresses m’a ému jusqu’au bout rigide de mon âme. J’ai tant donné, tant offert. Et l’illumination est arrivée, au terme d’un long chemin obscur et boueux, celui qui ne sent pas très bon. Une victoire au terme d’un exercice haché, souvent peu fluide et chaotique. Solidarité, don de soi, violence parfois et rage. Au bout de la nuit, le résultat était là. Dépucelé de sa première victoire grâce à Philadelphie, après avoir entendu le message des supporters, sans avoir cédé aux charmes d’Andrew Wenger, passé chez l’ennemi, l’Impact, fatigué mais heureux, pouvait enfin reprendre son souffle.

Certes, il aura vécu un lendemain douloureux, à l’image de la démarche de mes jeunes Mauricette’s quand je les envoyasse me chercher un chaud café, au soleil du cloître de mon ermitage. Certes, il n’aura pas que de bons souvenirs de cette soirée parfois difficile, la pluie tombant sur la ville aux cent clochers comme les larmes salées de douleur d’une pucelle qui ne l’est déjà plus, mais il sera fier et grandit, et ne reviendra que plus fort.

Une victoire contre Philadelphie… et patatras. Après dix jours de repos bien mérités, Montréal se devait d’affronter son premier objectif de la saison : la conservation de son titre de champion du Canada. Avec de nombreux titulaires laissés au repos après leur fière performance de la semaine précédente, les Bleu et Noir voyagèrent en Alberta pour vaincre la faible équipe NASL d’Edmonton, aucune victoire au compteur cette saison. Mais par grande bonté, nous fîmes don d’analité pour laisser les joueurs de chez Edmond pouvoir espérer une qualification en finale avant le retour, mercredi prochain.

Restait alors une dernière étape, celle de la confirmation (de l’analité ou du renouveau). Une deuxième fois que tout le monde attend. Retiré de nouveau dans mon monastère, je prie pour que vengeance soit faite et que le Sporting Kansas City goute à la virilité québécoise. Messieurs, sortez vos lances, le combat est lancé.

Alignement

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Les violeurs.
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Les violés.

Marco Di Vaio blessé, c’est Jack Mac qui prend sa place à la pointe de l’armée montréalaise. Matteo Ferrari, lui aussi touché (dans son orgueil d’ancien défenseur international sans doute), c’est mon gars sûr Wandrille Lefèvre qui touche un premier départ. Alle-fucking-luya. Confiance aux jeunes avec Ouimette et Tissot ? Non, Klopas fait avec ce qu’il lui reste. Le capitaine des troupes, Patrice Bernier, est à nouveau sur le banc des réservistes, au profit de Warner, l’athlète-cotorep, qui jouera aux côtés de Bernardello, de retour.

Faits saillants

La bataille commence ! Les deux armées sont bien en place, mais déjà se lisent dans les yeux Bleu et Noir peur et abandon. Le général Klopas crie des consignes étranges que personne n’écoute. Ne sachant plus que défendre, leur honneur, leur havre saputesque ou leur général, les joueurs optent pour l’abattement et la renonciation, préférant sacrifier un chef déjà trop discuté. Une mutinerie ? Peut-être. Du haut de mon monastère, j’observe le massacre se mettre en place, repoussant d’un revers du bras mes nymphes à la croupe flambante.

Soudain, celui que le général avait érigé commandant de l’escouade milieu-défensive, se fend d’une bévue qui transforma le siège du Château Saputo en un bain de sang. « Défend la porte, lui avait-on hurlé avec véhémence, et quoi qu’il arrive, ne laisse personne s’en emparer. » Collen Warner n’avait que trop bien compris. La porte ne devait être prise. S’y tenant depuis 15 minutes, il remarque brèches et fissures se dessiner sur l’ouvrage de bois précieux déjà branlant. « La porte va céder, pense t-il, il ne faut pas ! » Et d’un geste réflexe, il attrape la poignée et la tire de toutes ses forces vers lui. Bien mal lui en a pris. En un instant, une nuée grise s’engouffre. Warner, coincé entre la porte et le mur, comprend alors quel dramatique mouvement il a effectué. Ses selles se liquéfient, son rectum se dénoue. Il défèque alors dans son armure à la vue du châtiment qui l’attend, lui et son équipe. Exclu pour haute trahison, il regarde au loin Troy Perkins se faire violer à bout portant, devant une foule de badauds et de curieux. Dom Dwyer fait mouche et frappe fort. 1-0, 17e. Double peiné pour un geste idiot, digne d’un sous produit de Luis Suarez qui aurait si mal choisi son moment, penalty – carton rouge. Rideau.

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Une fois.
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Deux fois.
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Trois fois.

Du haut de mon piédestal, je contemple. C’était comme dans ce film, le saigneur des anaux, comme quand les gars défendent une muraille dans laquelle on a mis une sortie d’égout libre d’accès. Ben la sortie d’égout, c’est Warner. Me retournant vers mes Mauricettes effrayées, dans un dernier souffle, je leur murmure : « Fuyez, pauvres folles ».

Le reste de la bataille sera résumé en images.

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De la 20e  à la 35e minute.
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De la 35e à la 60e minute.
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De la 60e à hier.

Nagamura et Dwyer nous feront subir les derniers outrages, Zusi se révèlera un combattant noble en ne frappant pas d’hommes à terre. Mais le résultat est là. 3-0, le Saputo n’est plus la forteresse que l’on avait connue. Nos jadis fiers combattants ne sont que l’ombre d’eux-mêmes, las de subir tant de retournements de couteau dans des plaies anales abyssales. Las également de suivre un général aux abois, au potentiel proche du néant, aux idées fumeuses et aux plans de bataille si changeants qu’aucun n’est vraiment efficace.

Les yeux se tournent déjà vers les têtes couronnées, sommées de mettre un terme à tant d’humiliation. Qui du général Klopas ou du Kommander De Santis se verra sacrifié sur l’autel du parjure ? Sûrement le premier, mais changement il y aura a assuré le Roy Saputo.

J’ai pour ma part réussi à défendre mon ermitage, et peu de mes dames de plaisir ont eu à contenter les envahisseurs. Seulement voilà, elles m’ont retrouvé baignant dans mes rejets gastriques, tremblant et convulsant comme un vulgaire raton-laveur agonisant sur le bord de la chaussée. Mais elles m’ont relevé, nettoyé et oint d’huiles essentielles. Rutilant de nouveau, chibre à la proue, je suis prêt à affronter notre futur fait de railleries et d’insultes, mais jamais notre honneur ne sera souillé. Messieurs, battez-vous pour Montréal, battez-vous pour l’Impact, et nous rirons du corps souillé de Klopas à la fin de la saison.

Un pack de Montréal

Troy Perkins (2/5) : A pris trois pions, en a évité trois autres, ça commence à être le match classique pour Perkins. Pas facile de se faire pilonner à longueur de journée, demandez à Tarra White.

Maxim Tissot (1/5) : Trop peur de se faire passer en duel, alors il défend à cinq mètres, comme un vulgaire Romain Danzé. Du coup, les centres passent et on se fait baiser.

Karl Ouimette (2/5) : A fait ce qu’il a pu avec ce qu’il a pu, c’est à dire Wandrille Lefèvre, bien mieux que Ferrari donc. Mais il aurait fallu travailler ce duo, trop d’erreurs de placement et de marquage.

Wandrille Lefèvre (2/5) : Pareil pour Lefèvre. Pour un premier départ cette saison, le Franco-Québécois pouvait espérer meilleur scénario. Mais il s’est relativement bien débrouillé, avec Ouimette, c’est la charnière du futur.

Jeb Brovsky (1/5) : Vieux, usé, fatigué. Il se fait bouffer comme un débutant. Lent, mal placé, un guerrier ne sert à rien s’il ne peut atteindre son adversaire. Et puis ce petit pont que Dwyer lui colle, il peut remercier la sortie de Perkins.

Collen Warner (0/5) : Le voilà notre athlète. À peine plus d’un quart d’heure sur le terrain, l’expert de l’aérobic, dixit Klopas, et chouchou du coach susmentionné a directement filé aux Championnat des USA d’aérobic. Le voici en action.

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Sourire ravageur.
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Originalité et créativité.
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Technique bien maîtrisée.

Des extraits de sa performance sont visibles ici.

Hernan Bernardello (1/5) : Ben tout seul contre tous, retour de blessure, pas au point. Trop de ballons perdus, pas de possibilité de jeu vers l’avant après l’expulsion…

Sanna Nyassi (1/5) : Esseulé, mais beaucoup beaucoup beaucoup mieux que Romero par exemple. Son retour va faire du bien si on joue un match à onze.

Felipe Martins (1/5) : Consigne de Klopas à 1-0 à la 20e après l’expulsion de Warner : Felipe recule en milieu défensif. Donc, 1) il ne sait pas faire, 2) plus de projection vers l’avant possible, 3) il en faut beaucoup moins pour le décourager.

Justin Mapp (2/5) : Le seul Montréalais au-dessus du lot. Tout seul, il a tenté des coups à la Robben, qui ont d’ailleurs bien failli faire mouche.

Jack McInerney (1/5) : Ah, tu étais là Jack ? Tu t’es pas trop fait chier devant tout seul ? Si ? C’est énervant hein ? Ouais, je comprends, parles-en avec Di Vaio.

Substituts

Andres Romero : Nul. Zéro.

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Andres Romero en zone mixte.

Santiago Gonzalez : Mais pourquoi on l’a signé lui ? Il est semi-nul et on le fait jouer que dans des moments complètement cons.

Patrice Bernier : MAIS PUTAIN C’EST PAS COMPLIQUÉ : PATRICE BERNIER C’EST TITULAIRE INDISCUTABLE BORDEL À QUEUE DE CHARRETTE À BRAS.

Retrouvez ce viol collectif en vidéo après l’avertissement ici.

Le tableau

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Coucou c’est nous.

Prochaine étape du Free Sodomie Tour, mercredi au Saputo, viendez en masse, pour le retour de championnat canadien contre Edmonton, avec une défaite de 2-1 à l’aller à remonter. Il FAUT se qualifier. Merci.

Becs anaux,

Mauricio Vincello

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1 thought on “Impact Montréal – Kansas City (0-3) : L’Impact Académie en plein calvaire

  1. Vous avez l’air en forme. C’est bieng. Bravo à vous, vous êtes mon équipe préférée du nord-Amérique.

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