Le stagiaire live a regardé l’OM sur M6

Ce jeune homme a encore fait acte de candidature à l’inexistant poste de stagiaire live…

Salut. Un peu plus de « retard » cette fois-ci. Je me suis endormi tôt hier soir.

Ce soir j’ai regardé Benfica-OM. Voici un live en retard des péripéties de la soirée :

Dans l’Estadio de la Lose, ils lâchent un aigle au début des matches. Ca m’a rappelé le Puy du Fou. Mais les vacances dans le Poitou quand t’as 14 ans, c’est ça la vraie lose.

Bref, quand ils ont vu arriver la bestiole, Saviola le petit lapin et Valbuena le petit blaireau ont craint pour leur vie. Tout le stade a pouffé quand ils se sont réfugiés respectivement derrière Luisao et Diawara.

Thierry Roland, pâlichon, habillé comme un chasseur et Jean-Marc Ferreri, simplement endimanché, sont aux commentaires. Vincent Couëffé est le somnambule de terrain.

Un gros moustachu arborant une accréditation presse sur son imposante bedaine passe devant le fond vert et s’y plante en faisant des mimiques bizarres avant de se rendre compte qu’il est dans le champ. Annonciateur d’une soirée à la va-comme-je-te-poussiste de la part de M6.

Roland a une feuille qu’il déchiffre péniblement. Il va nous parler de la main de Vata, on le sent venir. Les images arrivent. Il y avait main. On sent aussi qu’il veut nous en dire plus sur ce sale tricheur mais il se contentera de radoter gentiment.

Le stade est une grosse canette de Coca à moitié-vide. 46 635 spectateurs présents, et des lisbrouettes. Sur la pelouse, impeccable, un banc de morues contre un banc de sardines.

La composition de l’OM est un événement passé inaperçu : Abriel et Brandao aux ailes, c’est peut-être ce que l’OM a connu de pire simultanément à ces postes. Brandao a quand même des belles chaussures rouges mais il ne va pas rencontrer le magicien d’Oz. Plutôt Maxi Pereira, ancien membre d’un gang, qui sort tout juste de prison. Il a un gros grain de beauté très moche au coin de la bouche. Bref, c’est pas Cindy Crawford. Il accumule les fautes sur le brésilien, qui ne se facilite pas la tâche avec des contrôles du pointu.

Le Benfica est entraîné par un drôle de bonhomme, qui ressemble à Voltaire.

Luisao c’est un croisement entre la superbe Tour de Bélem et Sammy Traoré.

Niang a des gants de sado-maso. Et sous le maillot, une combinaison cloutée ?

Di Maria ressemble énormément au héros de Slumdog Millionnaire. Hihi.

Cardozo rappelle étrangement le Captain Aceveda de The Shield.

5e min : Cissé court à côté de David Luiz, un visage sorti d’une peinture italienne et une coiffure façon Carlos Valdérama, lui laissant tout le loisir de frapper.

9e min : Mbia file une baigne à Saviola, qui voulait entrer dans la surface. C’est sûr que Saviola avec son col blanc et sa raie sur le côté, il fait propre sur lui. On dirait un petit écolier. Pas de LU, non. Bref, quand il commence une série « petit pont massacreur », ça l’énerve, le Mbiatch.

Thierry Roland y va de sa petite pique à Raymond Domenech à propos de Cheyrou. C’est toujours 99% de l’audimat flatté dans ses convictions profondes et très personnelles.

13e min : Lucho « l’acupuncteur », qui pique ses ballons dans le dos des défenses, met Niang en bonne position, sans succès.

L’OM presse fort bien, faut dire qu’ils sont ils sont balèzes, les marseillais. Deschamps doit regarder le prix au kilo quand il fait son marché. Cheyrou harcèle Pablo Aimar, qui perd plusieurs ballons de suite. Il finit par s’agenouiller et crier « J’en aimar ».

15e min : Lucho, on avait l’habitude de voir ses deuxièmes ballons au fond avant même qu’il ne les frappe. Pourtant il se déchire en beauté à 4m des buts, et la table basse du stagiaire live a eu mal.

27e min : Brandao va finir au poteau de corner s’il continue d’hésiter à frapper du pied droit. Quand il frappe, on comprend pourquoi il hésitait. Six mètres.

Mbia, très autoritaire puis très fantasque, fait le chaud sur le côté gauche avec un double passement de jambes, l’air de dire « Je suis pas complètement un défenseur central, coach ». Puis, pris deux fois hors-jeu, il continue d’envoyer des messages codés à « DD ».

39e min : Thierry Rolland relève une étonnante « faute de bras ».

39e min : Laurent Bonnart, très Rocco Siffredi quand il plisse les yeux, tente une astucieuse déviation de l’extérieur du droit. Touche.

41e min : Mandanda s’impose face à Pablo Aimar, aussi peu inspiré qu’un chanteur des années 80 dont il a le physique.

Pression des locaux. Mais la reprise de Cardozo au second poteau ne trouvera pas la lucarne. Seulement le cul de Laurent Bonnart.

45e min : Lucho n’est pas lui-même ce soir. Il ouvre trop son pied sur un centre de Brandao. Non, y’a rien de marrant cette fois-ci. Le stagiaire est énervé.

Retour des vestiaires et des « pages en couleur » (« Il faut bien gagner sa vie » justifie nonchalamment Thierry Roland). Annonçant une deuxième page de pub, l’ancien bafouille quand il apprend que c’est l’heure de la question SMS. Benfica joue-t-il dans le stade de la Luz ou du Dragao ? « Oh c’est cadeau. Hmpff, fastoche », etc.

Julio César, est en transe : il prie les bras écartés, les yeux fermés dans son but, genre Freddy Mercury sur scène. Il a raison : le saint-patron des gardiens, il doit être portugais. C’était juste une autre sorte de gardien.

Taiwo porte un bracelet aux couleurs du Nigéria. Mbia des poignets de force en élasto dont je ne comprends pas l’intérêt, sauf s’il va soulever de la fonte au décrassage.

52e min : Abriel rate tout. Après sa coiffure, un centre au 3e poteau, puis un corner dans les chevilles du premier portugais.

Edouard Cissé en attaque c’est Vieira. En défense, c’est Edouard Cissé. Doudou accompagne gentiment l’adversaire à bon port.

62e min : Tête piquée de Niang sur le gardien portugais. Brandao, inexplicablement, centre plutôt bien. Il centre juste un peu fort. Ferreri, lui, soutient que le ballon est entré alors qu’il est certainement sauvé 30 bons centimètres devant la ligne.

64e min : Plaisanterie marseillaise : Cheyrou au lieu de tirer le corner, remet côté droit à Bonnart pour qu’il centre. Ballon contré 3 m plus loin. Par une jambe.

Valbuena, grossièrement gominé, dédicace son entrée en jeu à son papa. Etonnant, de la dédicacer sans en connaître le contenu. Ou alors, très ambitieux.

73e min : Diawara et Mbia cisaillent régulièrement Saviola devant la surface et se payent un bon civet de lapin.

75e min : But de Benfica. « Fait chier. » grommelle Deschamps.

Fabio Contrao, blond platine mais pas naturel du tout, veut rentrer. Problème : il a l’air d’une cagole, alors le quatrième arbitre pense qu’il s’agit d’un infiltré marseillais.

Valbuena s’essaye à quelques simulations/amplifications histoire de prendre la température du match et de l’arbitre.

Ferreri commente les actions avant de voir les ralentis. C’est très énervant, d’autant qu’il a tort, très souvent.

But pour l’OM. Tête morientesienne de Ben Arfa (il aura bien servi à quelque chose, l’espagnol). Le même Ben Arfa qui assurait qu’il ne marquerait jamais de la tête, dans les vestiaires du Parc des Princes il y a quelques semaines.

Valbuena et Ben Arfa, deux entrants sont impliqués sur le but. Bien joué la Dèche. Oui, je suis sous le charme. Avoir une touillette dans la bouche en France, ça fait de vous un sorcier, non ?

Benfica n’est en tout cas pas l’équipe redoutable dont on nous parlait. Elle est lunatique, euphorique quand elle mène, pouvant mettre 4 joueurs dans la surface, et d’ordinaire reposant beaucoup sur des talents individuels comme Aimar et Saviola. Deux superbes joueurs mais si ces deux-là étaient autre chose que des intermittents du spectacle, ils ne seraient pas au Benfica. On ne s’en plaindra pas, après tout.

La satisfaction du but marqué à l’extérieur est gâchée par les incrustations couleurs bordeaux et or de l’Europa League, sans doute les plus vilaines que j’ai vues.

Enfin, les péroraisons des deux commentateurs sur le résultat du match passent sous silence le bonheur d’une autre personne en France. Je m’en vais réparer cette injustice. Eh oui, félicitations à Ydrissa Diawara (sic) des Hauts-de-Seine, qui a répondu juste à la question SMS. La réponse était A – le Stade de la Luz. Fastoche, on vous dit.

3 thoughts on “Le stagiaire live a regardé l’OM sur M6

  1. Le stagiaire flatte Moké en avouant à demi mots qu’il supporte lui aussi l’OM…Tu la veux vraiment ta convention, merdeux hein ?

    Moké a un ego enorme, et pas que l’ego. Tu as une soeur ptit minot ?

    Bon sinon c’est très bien.

  2. Merci Moké(des Experts ?)
    J’avoue à demi-mots… Disons que j’ai renoncé à le cacher… c’est trop dur!

    Sinon j’ai une soeur mais elle fait un quintal et demi et elle est en BEP menuiserie donc ça vaut pas une convention de stage.
    Je veux pas t’arnaquer, sinon je vais être réduit en esclavage par le footballologue et ses sbires.

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