OM-Braga (1-0), La Canebière académie rétablit l’ordre

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Vous a-t-il déjà dit qu’il adorait ce prénom ?

Blaah

Aioli les sapiens,

Après la victoire au slipomètre contre Lille, après la victoire chiante mais assurée contre Nantes, voici maintenant la victoire de justesse en foirant douze occasions. A l’image d’un professeur en Segpa désabusé après 20 ans de carrière, nous pouvons nous autoriser à lâcher dans un gros soupir : « Ils progressent. A leur rythme, certes, mais ils progressent. »

 

L’équipe

L’ère de la déconne semble terminée pour Michel, qui semble avoir trouvé sa charnière titulaire. Isla est titularisé à droite, alors que Romao pallie l’absence de Diarra, blessé. Egalement forfait, Alessandrini laisse sa place à Ocampos, l’autre côté étant occupé par l’attraction du moment, j’ai prénommé (fort joliment d’ailleurs) Georges-Kévin.

Disons-nous qu’en 2003-2004, ça avait commencé à peu près comme ça contre Dniepopetrovsk.

 

Le match

Le football, c’est comme une municipalité : quand on ne sait pas gérer un projet, on brade la ville à Véolia on s’efforce de correctement gérer les affaires courantes. En effet, nous y sommes désormais habitués, l’OM entame le match tranquillement, se préoccupant de faire tourner la balle sans se lancer dans un pressing effréné. Pour autant, la fragilité bragoète dans la relance nous offre de belles possibilités, gâchées principalement par la double faute d’un gardien portugais sous speed et d’un Michy sous LSD croyant apercevoir le but en haut des virages.

A la demi-heure, peu après une permutation Ocampos-Nkoudou, l’OM intensifie le rythme : enchaînements plus vifs et surtout pressing plus appuyé étouffent les Bragaïotes, peu en vue hormis 5 minutes de tourisme dans notre surface. Nonobstant les occasions gâchées de notre part, cette domination finit par payer à la 39e, lorsque Nkoudou gratte un ballon dans les pieds de Mauro. Non attaqué, Georges-Kévin – il me semble avoir oublié de vous rappeler un truc à propos de Georges-Kévin mais j’ai oublié quoi – Georges-Kévin, donc, avance et, non attaqué, place un beau tir depuis l’entrée de la surface (1-0, 39e).


Georges-K. : d’abord on se moque, ensuite on le découvre.

 

Si, grâce à ce score acquis à la mi-temps, l’OM semble s’éviter de revivre le match contre Liberec, reste que les nombreuses actions manquées laissent planer la crainte d’une fin de partie toute en crispation slipale, voire pire. La reprise ne fait rien pour démentir cette impression, entre satisfaction quant au jeu proposé et rognure de testicules à la pensée des cadeaux permettant aux faibles Portugais de rester dans le match. Ocampos puis Batshuayi gaspillent ainsi deux occasions dont l’énormité ferait passer le cul de Jennifer Lopez pour celui de Christopher Froome.

Comme contre Nantes, l’OM adopte en fin de rencontre un rythme plus lent mais cependant maîtrisé, ce que renforce l’entrée de Sparagna pour un Silva lui-même assez peu percutant. A dix minutes de la fin, Braga inquiète Mandanda sur coup franc, puis en profitant d’un alignement anal de notre défense (pour une fois sans conséquence). Après que Matheus finit d’écœurer Ocampos, la rencontre s’achève sans autre problème qu’une série d’avertissements aussi idiots que potentiellement préjudiciables pour l’avenir (Cabella, Rekik, Barrada).

 

Les joueurs

Mandanda (4/5) : Le match ne lui demandait pas d’exploit, seulement d’être sûr pendant les dix dernières minutes. Mission accomplie.

Nkoulou (4/5) : Il a enfin retrouvé ses testicules et, pour être certain de ne plus les égarer de nouveau, les a posées en évidence sur le nez des attaquants portugais.

Un manque de confiance ? Quel manque de confiance ?

Rekik (3-/5) : Match sérieux aussi pour Karim, à quelques défauts de placement près.

Isla (3-/5) : Quand on s’abstient de le placer au milieu de terrain, il en viendrait presque à ressembler à un footballeur, le bougre.

Mendy (3+/5) : De la maîtrise, en attendant le retour des grandes envolées offensives.

Romao (3+/5) : Eh bien mes amis, figurez-vous que je suis bien aise de l’avoir vu commettre sa traditionnelle faute de con à 20 mètres de nos buts, sans quoi j’aurais été bien en peine de lui reprocher quoi que ce soit.

Avouons que ça nous manquait.

Silva (2+/5) : A la différence du précédent, on est en droit de se montrer un peu plus exigeant quant à son apport à la construction du jeu. Il semble avoir du mal à se situer, en témoignent ces ballons cherchés très bas par Cabella sans que cela n’amène Lucas à proposer une solution offensive pour autant. De là à le prendre pour le premier Détchéyé venu à la manière des cuistres de Bein Sports, il existe quand même une marge.

Sparagna (70e) : Même qualificatif que la plupart des autres : sérieux. C’est bandant comme un meeting d’Alain Juppé mais ça rassure.

Nkoudou (4/5) : Malgré une baisse de régime en fin de partie, notre George K. Fauconàpoulets a bouffé du relanceur lusitanien comme qui rigole, et a montré un réalisme offensif assez rare hier soir pour être salué.

Barrada (82e) : Participation satisfaisante à la mission préservation/contre-attaque, un carton jaune de couillon en bonus.

Cabella (3+/5) : Consciencieusement défoncé par les adversaires, comme Valbuena au temps où celui-ci pouvait brouter de la pelouse des heures durant et devant vingt caméras sans que cela n’émeuve quiconque. De l’activité, trois cartons jaunes provoqués, un reçu, un bon match de hyène en rut comme on les aime.

Sans vouloir défendre les bouchers portugais, faut reconnaître que ça énerve.

Ocampos (4/5) : Allez, puisqu’on a gagné, je vais ravaler mes insultes à sa mère pour son loupé de la 52e minute et plutôt saluer son activité constante et productive.

Batshuayi (2+/5) : Un manque d’efficacité assez inhabituel et, on l’espère, sans lendemain. On peut s’énerver, mais le temps n’était pas si lointain où il n’aurait même pas été foutu de se créer ces grosses occasions. Comme pour Ocampos, on va rester détendus, mettre un CD de Yannick Noah où il chante qu’on est tous frères, tu vois, et se rouler un joint en faisant des bisous, tu vois.

Manquillo (90e) : Renfort efficace dans le temps additionnel.

 

L’invité zoologique : Elan Osorio Da Costa Silva (dit Elan)

Mammifère ongulé des régions froides, l’élan n’a a priori absolument rien à voir avec le Portugal en général et Braga en particulier. Il est donc l’invité approprié pour éviter les clichés à base de morue et ainsi permettre un calembour un tant soit peu orignal. Original, pardon.

  • Les autres : Enseignement rigolo par rapport au match aller : quand on se décide à les presser un minimum, ils ressemblent vraiment à une modeste équipe portugaise (mais néanmoins devant Benfica au classement, ce qui nous ravira au moins autant que notre académicien portista).
  • Le classement : Les Groningulés ayant été infichus de prendre des points au Slovan Liberec, nous nous trouvons toujours à la troisième place du groupe. Ceci dit, en arrêtant de faire les cons pour les deux derniers matchs, la qualification reste on ne peut plus envisageable.
  • Le bonus : Et si les autres entraîneurs se comportaient comme Michel ?
  • Les images : Port du casque obligatoire pour visionner le résumé du match, au cas où un tir de Batshuayi s’échapperait de l’écran.
  • L’affaire des chaussures : on n’a pas tout compris et on n’a plus le temps de faire des traits d’humour drolatiques sur le sujet. De toute façon, toute personne saine d’esprit a déjà oublié ce match du jeudi.
  • L’affaire PACA : en bons pourfendeur des acronymes ineptes, nous ne pouvons pour une fois qu’apporter notre soutien au digne unificateur de la cohésion occitano-niçoise.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter.

Après ces trois victoires de suite, Michel tient à se montrer apaisant, sans esprit de revanche malvenu.

Bises massilianales,

Blaah.

10 réflexions sur “OM-Braga (1-0), La Canebière académie rétablit l’ordre

  1. Merci pour la remarque, mais en même temps à l’extérieur Fonseca se transforme en Rene Girard les doigts en moins.
    @Roland: c’est qu’à 19h les marseillais sont encore au travail comme dans plus belle la vie, pas des chômeurs ou des mineurs qui s’arrêtent à 16h

  2. Eh voilà, encore le Pablo devant la ligne Maginot. Faut vraiment que les gens arrêtent de regarder les coupes d’Europe et la ligue Hein, maintenant.

    Un bon multiplex du vendredi vous apprendrait qu’à Nancy il y a du jeu, désormais (et la meilleure défense de ligue d’Eux, on ne se refait pas).

  3. @Homerc : alors merci pour la précision, mais c’est pas plutôt les ordures qui bloquaient le passage pour aller au stade ? Et quand je parle d’ordures, je parle des déchets hein, pas des Marseillais.

  4. @Roro il n’y a pas d’ordure dans le Marseille de plus belle la vie, enfin sauf les acteurs et ceux qui ont un rapport avec!
    Tu sais bien que dans la vrai vie de BFMTV ils ne sont pas allés au stade de peur de mourir sous le feu nourrit des tirs d’AK47, ou de se faire voler!

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