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Metz– Amiens (3-1) : La Metz Que Un Club Académie te dessine un mouton

Dimanche 30 septembre 2012

Grandeur et décadence :

Après le début de saison champagne du FC Metz (6 victoires en 6 matchs de champianal plus deux victoires contre Sedan et Tours en Coupe Moustache), il fallait bien que ça parte en couille à un moment ou à un autre. Du coup, Metz s’est d’abord pris les pieds dans le tapis dégueulasse qui sert de terrain à l’Etoile de Fréjus-Saint Raphaël-mes-couilles-Football Club (1-1) ; et deux rouges en fin de match pour la forme.
Depuis, le FC Graoully est allé voir Bastia si j’y suis et s’en est pris trois dans la musette, dont deux du gros Toifilou, et pire encore, un de Modeste. Faut dire que l’exclusion à la vingtième d’Ali Bambi n’a pas facilité la tâche des Messins. Résultat des courses, Metz traverse la pire crise de son histoire avec deux matchs sans victoires, trois suspensions, et un fond de jeu à faire rêver Pablo Correa.

NB : Un peu de drame, une peu de faux suspense et un peu de discrimination positive. Rigobert fait tout pour que ce soit moins chiant. Dis-lui merci si t’es un homme. Et dis-lui je t’aime si t’es une femme ou un enfant philippin.

Le secret de la Licorne :

Beaucoup d’anciens Messins ayant dépassé la date de péremption tentent cette saison de se recycler à Amiens. Du côté des joueurs, Romain Ruffier, Flavien Belson, et Oumar Pouye gangrènent l’effectif picard. Mais plus grave encore : Francis De Taddéo. L’ancien sorcier messin, sous les ordres duquel Babacar Gueye avait brillé, marqué et fait remonter le club en Liguain après avoir éclaté la Ligue d’Eux (avant de battre tous les records anaux en Liguain et de replonger l’année suivante dans les marécages avec Pouliquen comme commandant de bord).
A l’époque, Metz possédait dans ses rangs des Pape Malick Diop, des Papiss Cissé, des Franck Béria, des Sébastien Bassong, des Julien Cardy, des Julien François, et même des Stéphane Léoni, ès gendre de l’entraineur. Et comme Francis n’abandonne jamais, il a trouvé à Léoni un poste dans le staff d’Amiens. Sale histoire.

 

Petit foot à Sinsinf’ :

-2e : Samy Kehli titulaire. Cartier a les mêmes consignes que le Gobert : ajouter un peu de piment à ce champianal joué d’avance, en faisant des petites feintes improbables.

2e : BUT ! Keita pénètre comme un sauvage dans une défense picarde complètement surgelée et lance parfaitement son compère Sakho, qui élimine facilement le portier amiénois avant de marquer dans le but désert. Merci de ruiner en deux minutes les efforts du Gobert et de Cartier… De Taddéo quant à lui vient célébrer le but avec le banc messin.

3e : Et boum, Sakho décoche à l’entrée de la surface. Trois minutes de jeu, et ça sent déjà la piquette Jack.

8e : BUT ! La pissette de Bouna Sarr ! Keita laisse passer le ballon entre ses grandes jambes d’échalas, et Sakho récupère pour décaler le petit roi Bouna, qui tire comme une femme enceinte. Mais c’est encore trop puissant pour le gardien amiénois qui relâche dans ses cages. De Taddéo fait l’avion.

11e : Ce qui embête Rigobert avec cette histoire, c’est que non contents de lui avoir gâché son effet, les Amiénois ne paraissent pas du tout gênés de se faire écarter les cuisses de la sorte. En fait ils sont venus chercher le 2-0.

20e : Rigobert a les oreilles qui chatouilles et surprend cette magnifique conversation père-fils derrière lui :
Pourquoi c’est les noirs les plus forts dans Metz ?
Oh, pas qu’à Metz. Tu sais y’a des restos du cœur partout.
Et Ibrahimovic il est noir ?
Non, il est juif.

29e : Action d’école : Proment décale N’Gbakoto qui enroule superbement, sur la barre. Mais décidément les Amiénois sont nuls.

36e : Au tour du roi Bouna de tenter sa chance de loin : cette fois ça part plus fort mais ça passe de peu à côté. Les Amiénois sont vraiment très nuls. Très très nuls.

40e : Première réaction d’Amiens. Non, je déconne. Ils sont beaucoup trop pourris.

45e : Mi-temps. Metz a enflammé le dancefloor. Amiens les a regardés et les a applaudis.

51e : Bouna Sarr, encore et toujours, saccage l’entre-jambe de son vis-à-vis d’un superbe petit pont. Rigobert a des frissons qui lui dégoulinent dans le dos.

52e : Nouvel action d’éclat. Proment centre pour Sakho qui talonne vers Sarr, qui nous ressert sa frappe de mouche. Le gardien amiénois bloque difficilement.

64e : Bussmann devient fou et remet de la poitrine à un Picard qui butte sur Carrasso. C’est la première occasion des Amiénois. Et la dernière. Pour toujours.

79e : But. Métanire, ce bel homme, décide de relancer un peu le suspense et gribouille un tacle dans la surface. Péno, Pouye, 2-1.

83e : Amiens ne pousse pas. Trop contents de préserver leur différence de but.

92e : But ! Yéni part tout seul, remonte le ballon sur 2km et obtient le pénalty. Sakho transforme avec la tranquillité du sage.

94e : C’est fini. C’était très bien bof nul. Personne ne sait.

 

Les hommes, les vrais :

Johann Carrasso, 4/5 : Presque rien à faire, une fois n’est pas coutume. Ce serait bien de savoir s’il est bon un jour ou l’autre. Cela dit, une parade déterminante et des prises de balles rassurantes. Et l’accent qui chante.

Romain Métanire, 3/5 : Métanire taille patron. Mais con comme un Inèz. Un carton inutile et un péno concédé pour pas grand chose.

Gaëtan Bussmann, 3/5 : Signorino divisé par 2.

Guido la Milan de Chine, 4/5 : C’est un rempart, que dis-je, c’est une péninsule !

Mamadou Wagué, 1/5 : A la cave. Et sans lumière.

Grégory Proment, 3/5 : Des passes, des passes, oui mais des Panzani.

Samy… Kehli, 0/5 : Kehli est un grande éponge. Une grande éponge fantôme qui peut rater deux passes en même temps.

Génie N’Gbakoto, 3/5 : Une frappe de génie sur la barre, un pénalty obtenu en fin de match, et un petit parcours de santé avec des Amiénois par-ci par là. Rien de moins, rien de plus.

Bouna Sarr, 5/5 : Le Roitelet a fait parler la poudre. Outre son but, il a beaucoup tenté, il a violé l’honneur d’un Amiénois qui est devenu moine depuis ce petit pont splendide, et un apport immense dans la création offensive.

Alhassane Keita, 3/5 : Une très belle passe dèc et une complicité sympatoche avec Sakho. Le tout avec le visage de Bernard Mendy.

Diafra Sakho, 4/5 : Deux buts et une passe décisive, Diafra augmente ses stats à mesure que disparaît sa teinture de blondasse. Rigobert est content.

 

Les autres :

Ahmed Kashi, non noté : Toujours aussi efficace la tondeuse à gazon. Étonnant de ne pas l’avoir vu débuter à la place d’une certaine chose filiforme dont je tairai le nom par respect pour les lecteurs.

Moussa Gueye, non noté : Costaud et accrocheur. Par contre le foot c’est pas ça.

Kévin Levieux, non noté : A la douche.

 
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