Pays de Galles – Belgique (3-1) : La Welsh Ma Gueule Academy a voté pour le Belxit

Salut les Jones, Evans et autres Thomas. Et vous aussi les Européens.

Tout d’abord, je vous demande d’accepter mes excuses pour l’absence de couverture ici-même des victoires contre des Russes apathiques (probablement occupés en ce moment-même à servir de sex-toys à Vladimir Poutine) et la hype nord-irlandaise. J’étais trop occupé à leur apprendre le respect pour nous avoir chambrés durant 90 minutes à base de « we’re not stupid, we voted remain ». C’est bon à la fin, tout le monde peut faire des erreurs, telle la mère de Nigel Farage décidant au tout dernier moment de ne pas avorter. Mais je m’égare.


ZE GAME


Cette fois, après six jours de préparation studieuse (dont vous retrouverez le programme ici), nos Gallois trouvent enfin en face d’eux un adversaire à leur mesure (la défaite contre les Rosbeefs n’étant plus qu’un mauvais souvenir), à savoir les autres diables rouges, j’ai nommé nos amis belges. Favoris autoproclamés de la compétition après une victoire probante en huitièmes contre une équipe de water-polo, ces derniers représentent le dernier obstacle avant le match nul en demi-finale contre le Portugal.

Du côté des hommes, Coleman reconduit sa formule gagnante avec ce 3-5-2/5-3-2/H2G2 (rayer la mention inutile), visant précisément à emmerder les hommes de Wilmots et à enfermer Lukaku au milieu de deux voire trois ovinophiles. Marc Wilmots, pour sa part, a tenu à saluer la belle performance de Dustin Brown à Wimbledon en sélectionnant à la fois Lukaku numéro 2 et Denayer.

Si le quart de finale précédent (qui a dit « BTPico » ?) sera cité comme exemple dans la nouvelle mouture du Larousse à la définition du mot « ennui », celui-ci démarre sur les chapeaux de roue. A tel point qu’à quelques minutes d’intervalle, deux séquences ont connu les honneurs de la rubrique « la raie du jour ». Par honnêteté intellectuelle, nous avouerons que le premier quart d’heure est totalement à l’avantage des Flamands et des Wallons. Ainsi, lorsque ce punk à chien de Nainggolan nettoie la lucarne de Hennessey, la logique semble respectée et le spectateur français moyen s’attend à voir ses voisins d’outre-Quiévrain dérouler.

« Que nenni » répliquent les Gallois, qui reprennent calmement le contrôle des opérations. Allen et Ramsey font tourner en bourrique le milieu belge et approchent petit à petit de la cage de Thibaut Courtois. Et ce malgré un homme au sifflet qui semble prendre un malin plaisir à sortir le carton jaune à chaque faute non-estampillée « UE ».

Pourtant, les Belges vont finir par craquer, la faute à une stratégie galloise sur les corners qui emprunte beaucoup à la phalange spartiate. Tant et si bien qu’à chaque coup de pied de coin, on s’attend à voir Ledley hurler « THIS IS SPARTA ». Au lieu de ça (comme un symbole), c’est le capitaine Ashley Williams qui catapulte le ballon au fond des filets sur un service de Ramsey.

Chaque fois que je vois cette image, j’ai la musique des Chariots de Feu en tête. Ne me demandez pas pourquoi.

Les Belges tentent bien de remettre du rythme à l’entame du deuxième acte, mais sont pris dans l’intensité par des Dragons en feu. L’exploit semble à portée de main quand une action a priori anodine fait basculer le match. Voyez plutôt.

Tout est parfait dans cette action : le long ballon, le contrôle et le service de Ramsey et l’enchaînement de Robson-Kanu. Si l’attaque du Barca fait la même chose, on ne te parle que de ça pendant trois semaines. Est-ce que c’est fini ? Non, les spectateurs qui ont accepté d’endurer le crachin lillois auront le droit à un quatrième but signé… Vokes. Le Pays de Galles est en demi-finale, pour sa première participation. Tremble Danois, ton record est en danger.

Quand personne n’ose intervenir en voyant un mec faire une crise cardiaque.

Seule ombre au tableau, Aaron Ramsey sera suspendu au prochain match, pour cause de main aussi stupide qu’inutile. Enfin, peut-être, le règlement étant tellement mal rédigé que toutes les interprétations sont possibles.

Verdict ?

 


ZE BÂCHES


Hennessey (4/5) : N’a rien pu faire sur la lourde de Nainggolan, mais son double sauvetage a été déterminant.

Gunter (4/5) : A réussi à éteindre le « meilleur ailier du monde ». Pas une mince affaire.

Chester (4/5) : Irréprochable et extrêmement précieux dans les duels. Il a la win, Chester.

Williams (5/5) : Aucune erreur défensive à signaler pour une fois et peut-être le but le plus important de sa carrière. Que demander de plus ?

Davies (4/5) : Voir « Chester ». Le jeu de mot moisi en moins.

Taylor (4+/5) : Excellent derrière et a su amener le danger à chaque montée. Du grand art.

Ledley (4/5) : Un jaune pour excès d’engagement, mais une activité qui a fait mal au milieu belge. Kevin De Qui ?

Allen (5/5) : Le métronome. Il organise le jeu, gère les temps faibles et les temps forts et joue toujours juste. Un match quasi-parfait.

Ramsey (5/5) : Je ne lui reproche ni son jaune débile ni son absence de pressing sur la frappe de Nainggolan, tant il a été éblouissant. Quand il joue comme ça en première intention sans ses putains de fioritures, il est l’un des meilleurs au monde à son poste. Tout simplement.

Bale (3/5) : Peut-être le plus discret de tous les offensifs gallois. Mais son activité a contribué à fatiguer une défense belge qui n’avait pas besoin de ça.

Robson-Kanu (5/5) : Un but venu d’ailleurs. Un but historique. Reste à infliger le même sort à Rui Patricio.

 

Je n’en reviens pas que le Pays de Galles va affronter le Portugal pour une place en finale. Quel que soit le sport, c’est une affiche improbable.  Mais il est temps de mettre fin à l’escroquerie portugaise dans cet Euro. Avec ou sans Ramsey.

 

La bise,

Jonesy Kreuz

 

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

6 Comments

  1. Tiens c’est nous les escrocs?
    Un seul mec qui sait contrôler un ballon et qui ne marque que sur coup franc?
    Vivement mercredi!

  2. Bale n’ pas brillé directement, mais sa seule présence occupe en moyenne 5 joueurs adverses ce qui laisse de jolis boulevards à ses coéquipiers en contre !

  3. Le but de Robson-Kanu est au moins d’un niveau U12. On t’apprend en poussin à défendre entre le ballon et le but. Les 3 Belges se font avoir sur un truc absolument honteux à leur niveau.

    (leur niveau étant 1e à l’indice FIFA…)

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