Racing Club – Patronato (2-0) : L’Academia en patron

Plaisir. Depuis quelques matches, j’éprouve du plaisir à regarder le Racing évoluer. Exit les schémas improbables de Facundo Sava la saison passée, place au jeu avec Zielinski. Lorsque Sava était en cours de se faire mettre en orbite par Blanco en Août, je milit(o)ais pour l’arrivée de Ricardo Zielinski dit « Le Russe ». Le bonhomme a su redonner de la confiance à un groupe qui n’a jamais autant douté que la saison passée, et a transmis sa niaque avec brio. L’après Diego Cocca a été difficile à passer, la marche était trop haute pour Sava, l’est elle pour Zielinski ? Je ne sais pas, en tout cas le début de saison de L’Acadé démontre le contraire. Au classement, le Racing est là, dans l’ombre d’Estudiantes (qui fait un sans faute) et de River Plate. Il est à l’affût. Il ne se montre pas, ou juste à certains instants durant lesquels le temps se suspend, tel un passage à proximité d’un trou noir nous permettrait de dilater le temps vécu à celui qui s’écoule réellement ailleurs. Il guette ses proies pour attaquer furtivement sans faire de fioriture, avec efficacité. Je l’ai déjà dit, l’année dernière je m’emmerdais sévère. Les seules éclaircies venaient de Diego Milito où son unique présence sur le terrain me donnait un gourdin à faire de l’ombre à la Tour Eiffel ou de la technique d’Oscar Romero et des trop rares déferlements d’actions flamboyantes qui font lever un stade entier. Sevré de victoire, du Grand Racing, je me contentais du minimum jusqu’à l’ultime adieu de Diego à l’aube de l’hiver austral.

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Hier, le Racing a malmené une bien trop faible équipe du C.A Patronato, déjà abonnée à la place de lanterne rouge de la Primera Division. Le Racing était certes bien au dessus techniquement et tactiquement de Patronato, mais a manqué de justesse dans le dernier geste. Le match, dans un Cilindro clairsemé, a mis du temps à se décanter. Le Racing a montré qu’il voulait en finir rapidement. Fallait il encore pouvoir le faire.

Les compositions : 

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Le match : 

1ère Mi-Temps : 

Comme je le disais un peu plus haut, le Racing a, dès l’entame du match, montré les crocs. Après 2 minutes de jeu, Gustavo Bou, très remuant hier soir, récupérait un ballon à 25 mètres des buts de Costas, s’avançait sans être attaqué et décochait une frappe sèche qui flirta avec le montant gauche de Patronato. Première alerte pour la défense du C.A.P. Quelques minutes plus tard, Romero se faufilait dans la défense, éliminait deux défenseurs, entrait dans la surface de réparation mais pas moins de 8 joueurs de Patronato campaient devant leur but rendant la transmission de la balle difficile (avouons aussi la staticité des attaquants), il préférait tenter sa chance en frappant au premier poteau, Costas détournait en corner.

10ème minute, superbe enchaînement, Gustavo Bou, plein axe, évite un joueur, puis passe à Romero qui lance Lisandro Lopez sur le côté gauche, Licha remet à Bou en profondeur mais il manque quelques centimètres au numéro 7 pour conclure au second poteau, toujours 0-0. Après 15 minutes, premier constat : le Racing fait circuler facilement la balle mais n’arrive pas à conclure ses attaques.  C’est alors que Patronato qui ne passait pas le milieu de terrain décide de sortir du bois. Vargas trouve Quiroga étrangement seul dans les 16 mètres du Racing mais Orion, bien sorti et concentré, dévie le tir à bout portant.

25ème minute, Acuña frappe le corner, Nicolas Sanchez, très bon hier soir, met la tête au point de penalty, Costas se détend, le ballon passe de peu à côté. Deux choses me sautent aux yeux durant ces premières trente minutes : Gustavo Bou court partout, touche beaucoup trop le ballon et tente énormément sans réussite. Marcos Acuña est moins à l’aise que la semaine dernière, en même temps vu le match de fou qu’il avait sorti, il reste néanmoins précieux dans les espaces qu’il dévore avec facilité. La mi-temps est sifflée, je ressens énormément de frustration.

Petit interlude pour préparer la lecture de la seconde période.

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2ème Mi-Temps :

La 2ème Mi-temps commence comme s’est terminée la première, le Racing continue d’appuyer sur l’accélérateur, pendant ce temps Patronato fait tout son possible pour contenir les assauts. La défense tiendra trois minutes. Gustavo Bou récupère le ballon côté droit, mystifie en deux fois son adversaire et centre en retrait pour Lisandro Lopez, ça se passe de commentaire :

Le Racing a ouvert la marque, le plus dur est fait, et de quelle manière. Superbe Golazo de Lisandro Lopez qui fait chavirer le Cilindro, 1-0 (48ème). C’est idéal, Patronato galérait à reprendre sa respiration, ce but va faire sortir cette équipe recroquevillée en défense et donner encore plus d’occasions au Racing de scorer une seconde fois. Pourtant, l’Acadé est moins entreprenante que lors des 45 premières minutes. Le but a, certes, soulagé Zielinski et les siens, mais nous avons pu voir par le passé que lorsque le Racing ouvrait le score (à part à Velez OK), il avait beaucoup de difficulté à se mettre à l’abri et se faisait rejoindre en fin de rencontre. Patronato, c’était prévu, est sorti de ses 25 derniers mètres. Il lui aura fallu du temps pour se montrer dangereux. Bertochi, entrée à l’heure de jeu à la place de Vargas, tenta sa chance sur coup franc sans inquiéter Orion (68ème). Puis Gonzalez s’essaya à 25 mètres suite à un coup franc dégagé par la défense de l’Academia sans plus de succès, Orion stoppant le ballon en se couchant (73ème). Le Racing contient sans difficulté Patronato et se dirige vers un second succès de rang, le troisième en cinq matches. Il faudra attendre la 80ème minute de jeu pour voir les hommes de Zielinski se mettre définitivement à l’abri grâce à un but du jeune Santiago Rosales (2-0, 80ème).

Le Racing remporte ce match sans difficulté. On peut toujours piailler et dire que le Racing aurait dû se mettre à l’abri beaucoup plutôt et surtout convertir ses multiples occasions en première temps, mais en ces temps de renouveau, ces trois points se prennent sans sourcilier.

Résumé du match : (fait par moi même s’il vous plait!) 

 

 

Les Notes : 

Orion (4/5) : Le portier, l’ex de Boca, a rassuré sa défense sur les (trop) rares fois où il a été mis à contribution. Sobre.

Grimi (3/5) : Ca va commencer à devenir une habitude, et ce n’est pas pour me déplaire, mais la défense a rarement été mise en danger. Comme Pillud, son compère sur l’aile d’en face, Grimi a bien bouclé son côté et a participé aux offensives.

Sanchez (4/5) : Il a tout pris dans les airs. Il a su faire souffler sa défense dans les instants qui ont précédé le but de Rosales. Il sait jouer avec les pieds aussi, je l’ai découvert ce soir. Bien.

Ortiz (3/5) : Un peu moins en vue que Sanchez, Ortiz a néanmoins fait le taf. Attention lors de l’incursion de Quiroga en première période.

Pillud (4/5) : Très bien. Très efficace sur son côté, il a souvent participé aux offensives du Racing en apportant un soutien non négligeable aux lignes avants. Toujours bien placé.

Gonzalez (3/5) : Comme Aued, il est reste discret, mais a toujours bien travaillé au centre du terrain en faisant le tampon entre la défense et l’attaque.

Aued (3/5) : Bon match de Luciano, il est resté dans son match, à son poste, pas de fioriture, classique.

Romero (4/5) : Très remuant sur son aile et dans l’axe, aurait mérité de mettre un but.

Acuña (3/5) : Moins en réussite que lors du match contre Velez, mais toujours très précieux pour ses centres.

Bou (3/5) : J’ai failli mettre 4/5 pour la débauche d’énergie du Taureau d’Avellaneda, mais beaucoup trop d’imprécisions encore. Gustavo se cherche et doute au moment de la dernière action. Plusieurs frappes aux 16 mètres non cadrées, excellent travail toutefois qui aura amené la passe décisive pour Lisandro Lopez.

Lopez (5/5) : Reçu 5 sur 5 Capitaine. Rapide, technique, Lisandro avait 10 ans de moins hier soir. Il fut dans tous les bons coups, à deux doigts de permettre à Bou de retrouver le chemin des filets, c’est ce dernier qui lui adresse une merveille de centre qu’il reprendra avec autant de magie pour ouvrir le score. Devant, jusqu’au bout. Parfait.

Prochaine journée le 9 Octobre, l’Academia se déplace dans l’antre de l’Atletico Rafaela.

 

Besos Anales,

Con Amor,

Diego

 

 

 

Diego

Ce qui ne me tue pas me laisse en vie

One Comment

  1. Et quelle vie ! Avec des interludes et des Lisandrolopez. Etes-vous Claude Pèze ?

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