Cagliari – Juve (0-1) la Bianconero Académie a eu chaud en Sardaigne.

Salut les zèbres,

A peine remis de la joie d’avoir battu le voisin en milieu de semaine, voilà déjà le weekend et la Serie A qui reprend ses droits. Voyage en Sardaigne au programme pour les bianconeri, afin de rester au contact des Napolitains qui auront Hellas probablement rondélisé le club doyen de la ville de Vérone, et de foutre l’Inter (qui se voyait déjà champion d’Italie au bout de 15 journées) à huit points. Le football est un sport cruel pour les perdants magnifiques à ce qu’il paraît. Mais comment le saurais-je ? Puisque les rares fois où l’on perd, la beauté s’enfuit main dans la main avec la victoire… Puisse cette phrase pompeuse ne pas se transformer en prophétie.

 

LE MOT SUR L’ADVERSAIRE

Gigi. 

Le Cagliari Calcio a aussi eu son Gigi à lui. S’il ne devait rester qu’une légende chez les rossoblù, ce serait sans aucun doute lui, Luigi Riva. Bandiera du club, il y aura passé 13 de ses 14 saisons de joueur, et marqué 207 buts toutes compétitions confondues. Grand artisan du scudetto de 1970, tous les grand clubs de la Botte essaieront de l’enrôler. La Juventus se mettra même d’accord avec le club sarde pour un milliard de lires, mais le joueur refusera toujours de partir et restera sur son île d’adoption. Tant pis pour lui.

 

LA COMPO DE MAX

Gigi, De Sciglio, Cuadrado, Marchisio et Höwedes toujours indisponibles, on retrouve donc une compo du moment somme toute classique. Petit bonus pour moi, la présence de Bernardeschi qu’Allegri intègre patiemment cette saison (en attendant qu’il explose et en foute partout la saison prochaine).

 

 

LA PARTITA

 

Dès l’entame, ça sent le match de merde. Du genre qui peut basculer pour les rossoblù sur un coup de pas d’chance. Leur 3-5-2 nous fait royalement chier. Heureusement, le match semble pouvoir aussi basculer du bon côté. Dybala fait trembler la barre sur un bon coup-franc, puis mon Bernardeschi frappe la poteau même pas dix minutes plus tard. Quand je vous dit que ça pue, c’est pas une blague. En plus les Sardes se montrent dangereux sur contre, sans toutefois inquiéter notre polonais de gardien de but pour le moment. Alors quand Benatia se voit refuser son but pour un hors-jeu pas net, l’odeur acre de la merde se fait de plus en plus forte. On tousse, on vomit (ce qui soit dit en passant n’améliore pas l’ambiance olfactive du match) et on serre les fesses. Car se faire pisser à la gueule par le mektoub à ce point-là, c’est quand même mauvais signe. Szczesny confirme bien qu’il est la seule alternative à la retraite de Gigi avec ses deux arrêts monstrueux en première période. Incroyable comme un gardien qui me semblait pas terrible (pas ApoulaEdelistiquement nul certes, mais quand même pas fantastique) a pu se transformer en machine comme ça. La frappe de Farias qu’il dévie sur le poteau et l’énorme arrêt réflexe sur la tête de Pavoletti m’ont quand même fait relâcher les sphincters une milliseconde. On laisse un peu de monnaie sur le comptoir, mais on attendra la fin du match avant de changer de caleçon, sait-on jamais. On aura aussi constaté que l’autonomie dont jouit la Sardaigne ne la rend pas plus exemplaire que le reste de l’Italie quand on en vient à parler du racimse. Et si ce flim n’aurait pas dû être un flim sur le racimse, malheureusement il l’a été. Quand Blaisou se retrouve face à la tribune sarde à la 35e minute et qu’on le voit péter une durite, on croit d’abord à une faute non sifflée. Puis lorsqu’on voit tous ses coéquipiers venir le soutenir, on comprend bien que c’est plus grave que ça. La filsdeputerie a encore de beaux jours devant elle dans les stades italiens (qui ne sont qu’un trop fidèle reflet d’une société malade).

A part ça :

  • Georges a récolté un nouveau pansement, mais il avait pas l’air content. Moi je sais pourquoi Georges, c’est parce que le bleu tu l’avais déjà c’est ça ?
  • Dybala et Khedira sont sortis sur blessure. Si ça a pas l’air trop grave pour l’Allemand (la tête n’est pas importante pour jouer au football il paraît), Paulo s’est arrêté net, puis s’est tenu la cuisse, puis est sorti en pleurant. Et les muscles par contre, c’est important.
    • Bon, on va pas bouder notre plaisir. Mon Fredo d’amour a marqué sur un centre fort devant le but de Douglas Costa (0-1, 74e). Il était en forme ce soir, et d’ailleurs il s’est fait filer tout au long du match par des Sardes à court de solutions. Insuffisant pour l’empêcher de donner la victoire cependant.
  • En bonus, il a fait une jolie main dans sa surface à peine cinq minutes plus tard. Pas sifflée bien entendu. VAR ? Pas VAR ? Et bien non pour une fois. Du coup sans ce cancer qui pollue la Serie A depuis le début de la saison, on peut faire ce qu’on sait faire de mieux, tricher (on est pas les seuls hein, on le fait juste mieux que les autres c’est tout). Bernardeschi avait déjà un carton jaune, donc ça aurait pu faire carton rouge et penalty pour Lyon (oups, mauvais réflexe). Et les dix dernières minutes auraient été autrement plus compliquées. Mais non, rien de tout ça.

 

Trois points de plus donc, glanés sur un terrain pas facile face à une équipe qui devrait rester en Serie A à l’issue de la saison et continuer à se faire enculer par les arbitres.

 

LES NOTES

 

SZCZESNY (5/5)

Il enchaîne les performances de patron, c’est hallucinant. Bientôt, le monde entier saura écrire son nom.

BARZAGLI (3/5)

Andrea, la force tranquille. Dans l’axe ? OK. Sur le côté droit ? Pas de problème. Sur le banc ? Sans souci. Il a une prolongation de contrat entre les mains, et il va la signer tranquillement, à 37 ans. Quel homme.

BENATIA (3+/5)

Le porte-bonheur continue à truster une place de titulaire. Depuis la défaite contre la Samp’ le 19 novembre, on a encaissé qu’un but. Et Mehdi y est pour beaucoup. Un petit plus pour son but hors-jeu, dédicace à peine camouflée au site toujours à la limite du footballistiquement correct.

CHIELLINI (2/5 puis 4/5)

Deux Georges différents ce soir. Celui de la première période semblait perdu sur le terrain, toujours battu dans les airs, en retard… Puis tout s’est arrangé en seconde période, particulièrement la dernière demi-heure. Son regain de Chiellinisme correspond à son ouverture d’arcade/bandage bleu. Coïncidence ? Pas sûr.

ALEX SANDRO (2/5)

Sévère mais juste. Alex a bien commencé, puis ils ‘est éteint comme souvent. Peut-être que dans son monde les matches ne durent que 45 minutes, qui sait… Je me demande quand même si au retour des vacances cet été on nous a pas refourgué le jumeau bidon alors qu’Alex lui se la coule douce. Va falloir trouver (ou faire) mieux, et vite.

PJANIC (2/5)

Pas en forme aujourd’hui, le Bosnien a délivré une performance insipide. Chose rare on en convient, mais quand même. Je suis sûr qu’il reviendra gonflé à bloc après la trêve, aucune inquiétude.

KHEDIRA (3/5)

Sami a fait un match propre. Pas transcendant, mais propre. Puis Szczesny l’a bombé sur une sortie aérienne. K.O. Il a été remplacé par MANDZUKIC pour les trente dernières minutes, qui n’a même pas profité de l’atmosphère électrique du match pour faire du Mario. A lui aussi la trêve va faire le plus grand bien.

MATUIDI (4/5)

Blaisou a parcouru ses 35 km traditionnels, ce qui l’a amené à manquer de lucidité lors des ses montées. Mais une fois de plus, il a fait un bon match. Soutine à lui face aux abrutis en tribune. Déjà ciblé par les tifosi du Hellas Vérone plus tôt dans la saison, il doit en avoir plein le cul. Et s’il fallait compter sur la FIGC pour sanctionner durement les auteurs d’insultes racistes, ça se saurait. Qu’on leur coupe la tête et qu’on leur chie dans le cou.

DYBALA (3/5)

On a aperçu des bribes du Paolo du début de saison, et ça nous a émoustillé. En jambes face à une équipe regroupée, il s’est blessé tout seul comme un grand sur une accélération. Claquage probable, la blessure qui casse les couilles par excellence. Alors qu’il enchaînait les matches en plus. Espérons une petite absence. Remplacé par DOUGLAS COSTA qui a fait une rentrée fracassante. Passeur décisif, il a une fois de plus prouvé qu’il devait être titulaire. Il est en train de se transformer en pornstar du calcio  et c’est très bien comme ça.

HIGUAIN (2+/5)

Performance inhabituelle de Pipita. D’ordinaire, il en fout pas une rame ou presque, et parvient à marquer. Aujourd’hui il a semblé bien en jambes, il s’est rendu disponible et a tenté quelques frappes. Mais il n’a jamais fait le bon choix. Le petit plus pour l’envie qui n’est pas sa qualité première quoi qu’on en dise.

BERNARDESCHI (4/5)

Ah Fredo… Bon déjà il nous offre la victoire, ce qui en soi est suffisant. Mais en plus il fait une main dans la surface qui n’est pas sifflée et provoque l’ire des rossoblù qui ne reviendront jamais vraiment dans le match. Les trois points sont pour lui (et pour SZCZ faut pas déconner). Remplacé par LICHTSTEINER pour éviter de se faire expulser et surtout pour tenir le score, ce que le Suisse a admirablement fait pendant la vingtaine de minutes qu’il a joué.

 

Bonne trêve à toutes et à tous, la Bianconero Académie revient le 22 janvier pour la réception du Genoa. Et comme nous avons des moyens faramineux chez Horsjeu depuis notre rachat par un conglomérat Qatar-Gestifute-Pornhub-Satan-Newscorp , vous aurez droit à une Académie en direct de l’Allianz Stadium. Car oui, votre humble serviteur ira s’alcooliser fortement pendant 3 jours à Turin et voir la partita pour vous fournir une analyse taquetico-téquenique toujours plus poussée, toujours plus bourré.

 

Fino alla Fine,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Pharaon Gérontophile. Bianconero Académie. l'Académie des Poteaux Bizarres.

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