La Croix de Savoie Académie note Ajaccio-ETG (2-0)
Hasta la vista Pablo
Croix de Savoie académie, 4e journée : Ajaccio –ETG (2 – 0)
Salut les monchus. Je sais pas si vous vous en souvenez, sûrement pas vu que j’ai approximativement 2 lecteurs et demi (la moitié c’est le stagiaire autiste), mais la semaine dernière j’étais bien, à la fraîche et détendu du gland. On sortait d’un match honnête contre l’OL avec à la clé, du jeu, notre premier point et des promesses de lancement de saison. On avait en plus appris la signature d’un nouveau milieu de terrain en la personne de David Jarolim, ce qui renforce le groupe niveau expérience, le bonhomme ayant 420 matchs dans le championnat allemand, mais ce n’est pas lui qui fera baisser notre moyenne d’âge avec ces 33 berges (et non pas verges).
Tout allait donc pour le mieux, et Pablo décidait de reconduire le même onze de départ que lors du dernier match, à la seule différence de Cambon à la place d’Angoula pour cause de blessure de ce dernier. On s’attaquait à des concurrents directs au maintien, les Ajacciens, qui après un bon départ, venait de trébucher contre Valenciennes. Du coup je me méfiais de leur réaction, surtout à domicile, car le Corse est fier, et selon Mutu il n’est pas français.
La Compo :
Pour la compo, je vous redirige vers le compte-rendu de la semaine dernière, puisque comme je vous l’ai dit plus haut, la compo est la même, tant en terme d’organisation que de joueurs, à l’exception, je le rappelle pour le stagiaire autiste, de Cambon qui remplace Angoula, blessé.
Le Match :
Je peux le dire tout net : de match il n’y eut pas. A part quelques trop rares réactions, ce match fut une débandade totale, ce qui paradoxalement m’a tendu. L’équipe a été dépassée par les Corses, et quand on se fait dépasser par un mec comme Cavalli qui fait approximativement la taille de ma bite, c’est que ça craint.
La première période fut la plus catastrophique et ce malgré nos opportunités les plus intéressantes, à savoir à face à face entre le bouffeur de tacos qui sert de goal chez les insulaires et Sagbo qui terminait en frappe en trop croisée et une égalisation non valable de M’Madi pour cause de Sagbo dans les jambes de Bouhours comme un chien dans un jeu de quille. Entretemps on a avait pris un pion complètement con de bout en bout : Cambon se vautre et met le ballon en corner tout seul comme un grand et sur le coup de pied de coin consécutif, on relâche le marquage, les réflexes et les sphincters, où comme dirait un poète français exilé en Angleterre, on se chie dessus et on prend un but à la mord moi le nœud. Pour parachever cette œuvre, on attend la 42e pour voir Laquait et ces mains de canard (bravo Perfettu) jouer à la baballe avec Cavalli et se prendre de nouveau un but digne de rien du tout.
A la mi-temps ça nous fait 2-0 et mal au cul. Bien joué les gars…
Pablo a bien vu que personne n’y était, surtout pas les ailiers qui préféraient apprendre l’espagnol avec Ochoa plutôt que de revenir défendre, du coup ils changent ces deux derniers histoire de pas finir fanny sous le baby.
Ça ira mieux en deuxième période, comprenez par là qu’on encaissera pas de nouveau but, sans pour autant réussir à se montrer réellement dangereux, faut pas déconner hein, c’est pas comme si on jouait le maintien. On notera seulement la volonté de Khelifa de donner un sens à la vie du club en tentant quelques courses et frappes, sans grand succès il faut bien l’avouer. Mais bon, tout seul, pour la mettre au fond, c’est pas évident, comme peut en témoigner Gros membre n°1. On manquera même de reprendre une balle ou deux dans le buffet, comme un symbole de match corse, avant d’entendre le coup de sifflet final qui nous laissera dans la merde à 2-0.
L’après match :
Exceptionnellement, je ne vais pas noter les joueurs. Aucun ne mérite plus de 1 à part Khelifa qui se situerai entre 2 et 3. Vous pouvez aussi (re)passez voir du côté de Perfettu. Par contre, je vais revenir sur l’info importante, le licenciement de Pablo. Et oui, parce que depuis dimanche soir, l’Uruguayen n’est plus le coach des Croix de Savoie, remplacé par le directeur sportif Pascal Dupraz.
Léger retour en arrière :
– Janvier 2010, Stéphane Paille est licencié alors même que l’équipe est coleader de National. Raison officielle, une divergence d’opinion avec la direction, alors qu’officieusement on dit que les lignes blanches du terrain sont renouvelées assez souvent. Il est remplacé par Casoni qui finira la saison champion avec 82 points et la meilleure attaque et la meilleure défense.
– Trêve hivernale de la saison dernière, Bernard Casoni est remercié par la direction après 24 mois de service. En cause, son « manque d’implication au sein de l’équipe ». En vrai y’avait pas grand-chose, c’est juste que les Corses et le boulot… Enfin bref, il aura donné au club une seconde montée en deux ans, en finissant de nouveau champion.
– Il est donc remplacé par Pablo, qui est précédé d’une bonne réputation de merde au niveau du plan de jeu. J’ai moi-même hurlé de désespoir à l’annonce de son nom, mais il a réussi à perpétuer le jeu existant pour finalement décrocher une satisfaisante 9e place en fin de saison pour la première du club à ce niveau.
Pour autant, son éviction, si elle semble prématurée et fait passer le club pour le premier FC Nantes venu, n’est pas illogique. Certes le groupe a perdu quelques joueurs importants, type Poulsen, mais le groupe n’a pas fondamentalement changé, et de jeunes joueurs font leurs preuves au fur et à mesure des matchs, type Rabiu.
Du coup, si on regarde le bilan des derniers matchs de l’ère Correa, entre la fin du dernier championnat, les matchs de préparation et la reprise, on reste sur 13 matchs sans victoire, dont 10 défaites. Le maintien acquis, on peut penser qu’on a fini en roue libre. Pour les matchs de préparation, peut-être que le groupe n’était pas au complet au bon moment. Toujours est-il que certains choix de ce début de reprise était pour le moins surprenant, sinon visiblement mauvais.
Au-delà du « choc psychologique » censé enrayer cette spirale négative, il semblerait qu’un autre facteur ait eu une place prépondérante, la non-adhésion du groupe à la méthode Correa, hypothèse plausible quand on voit ce match durant lequel on peut penser à une démission collective pour lâcher l’uruguayen. Il semblerait que le président ait même rencontré les joueurs un par un afin d’avoir leur point de vue avant de prendre sa décision, certainement pas prise de gaieté de cœur étant donné que c’est lui qui avait choisi Pablo.
Les débats sont multiples chez les supporters :
– pourquoi avoir viré Casoni ? N’oublions pas que le président lui avait seulement notifié son intention de ne pas le prolonger en fin d’année et que c’est le Corse qui a choisi de partir à la trêve, laissant le club dans l’obligation de trouver un remplaçant.
– Pourquoi avoir choisi Correa ? Entraineur libre à l’expérience certaine et même reconnue (entraineur de l’année 06 et 07), ayant la connaissance de la pression du maintien, ce choix, à posteriori, ne semble pas si mauvais. Qui d’autre sinon ? On parlait de Kombouaré à l’époque, mais sortant du PSG, ces prétentions salariales étaient sûrement trop élevées. Et l’ETG, faut bien le dire, ça ne fait rêver que moi et 3 paysans haut-savoyards.
– Pourquoi le virer au bout de 4 matchs ? ça, j’y ai déjà répondu. La spirale négative est plus ancienne, et ce n’était pas la peine d’attendre de s’enfoncer encore plus pour le faire.
Si on peut regretter le manque de délicatesse d’un licenciement d’entraineur, ceux qui pensent qu’on est chez les bisounours feraient mieux d’ouvrir les yeux : cette réaction est probablement la seule qui puisse être effectivement efficace. Son remplaçant, Pascal Dupraz, est un historique du club, qui a été l’entraineur du club entre 2000 et 2009, a déjà assuré un intérim depuis et connait bien le groupe. Problème, il semblerait que celui-ci n’ait pas ses diplômes d’entraineur, si c’est réellement le cas il va falloir gérer le cas des amendes prévues à cet effet.
En tout cas, l’objectif fixé par le président reste le maintien dans la « sérénité », et c’est bien tout ce que l’on peut espérer de mieux, parce que suite à cette histoire on passe un peu pour des charlots qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas, passant aux yeux du grand public de l’indifférence à une certaines hostilités, nous comparant à des Grenobles ou des Arlavignons.
A nous de leur prouver qu’ils ont tort, la saison est encore longue, la trêve internationale est là qui va permettre de faire reposer tout ça et de travailler pour corriger le tir, et on verra ce que donne le prochain match contre Bastia, à domicile.
Arvi’pa.
Franck Ripoux
J’aimerai bien qu’Evian redescende en Ligue 2, voir plus bas, pas comme Grenoble, ça non, mais comme Arlavignon, oui.
t puis on l’appellerai Croix de Savoie, pourquoi pas.
Heureusement pour vous, Baup est parti à Marseille. Par contre, sur le marché, il reste que des noms comme Bijotat, Carteron, Hadzibegic,ou encore Patrick Rémy.
Lequel tu préfères ?
Il fallait nommer Poulsen entrainor, là ça aurait eu de la gueule.
Evlan Troufion peut peut-être choper Jean Guy le groom.
Il préfère Guy Lacombe.