La Paillade académie ne cesse de faire le bilan
Loulou mesuré, ça vous dit ?
Troisième publication-bilan de la Paillade académie, consacrée au film de la saison 2010-2011. Ni moi ni Marcelin n’étions en exercice à l’entame de ce millésime, mais on est quand même les spécialistes de la piquette, alors merde.
Un mois d’août comme un symbole
Un mois d’août effectivement représentatif de ce que seront les forces et faiblesses du Montpellier Hérault tout au long de la saison. Solides derrière, et solidaires au pressing, les Pailladins n’encaissent pas le moindre but, mais ils marquent peu. Vainqueurs de Bordeaux et de Valenciennes sur le score on ne peut plus étriqué de 1 but à 0, les hommes de René Girard sont par ailleurs contraints d’en passer par les coups de pied arrêtés pour trouver le chemin des filets, et il parait évident que l’équipe va devoir monter en régime si elle veut poursuivre sur sa lancée.
Spleen de Septembre
La suite confirme les craintes des observateurs les plus lucides quant à la puissance de feu héraultaise. Evidemment, on se dit que l’équipe est encore en rodage, alors que les départs de Costa et Montaño ont contraint René Girard à réviser son schéma tactique, mais le fait est que l’efficacité n’est pas au rendez-vous devant les bois (oui j’ai de l’affection pour Bernard Morlino et Jacques Vendroux, et je vous emmerde). Face à Nancy, des Montpelliérains pourtant en supériorité numérique se montrent incapables de grappiller le moindre point, et s’inclinent sur le score de 2 buts à 1. Sept jours plus tard, le score est sans appel à Saint-Etienne : 3-0. Le manque de percussion ainsi que les errances d’une défense mise en difficulté par le seul Dimitri Payet inquiètent.
Autrefois, la rentrée était plus tardive pour les écoliers
Il faut attendre la réception d’Arles-Avignon pour voir les Montpelliérains s’imposer par plus d’un but d’écart, et par plus d’un but tout court (victoire 3-1). Mais déjà à cette période-là de la saison, on se demande par quel club de l’élite l’ACA ne s’est pas fait passer dessus. De plus, une certaine « Giroud-dépendance » s’affirme déjà, alors que l’ex-tourangeau inscrit son premier doublé de la saison. A Lille, le MHSC en prendra trois, de nouveau, opposé à une équipe qui joue pour inscrire plus de buts que ses adversaires. Mais en dépit des quelques talons d’Achille déjà identifiés et qui seront une constante tout au long de la saison, va alors s’ensuivre une très belle série pour le Montpellier Hérault, qui ira jusqu’à occuper provisoirement la place de leader, une première dans l’histoire du club.
« Des victoires aux forceps, avec Giroud et Estrada dans le rôle des obstétriciens. »
Sur leur pelouse, les hommes de René Girard commencent par s’offrir le scalp des Francs-comtois de Montbéliard (2-0). Le premier but est inscrit par Yanga-Mbiwa sur CPA, le deuxième est le fruit d’une remise intelligente de Giroud sur Belhanda, CUS… En déplacement à Rennes, Montpellier arrache la victoire sur un coup de pied de coin converti par Marveaux, CUS… Plus tard face à Toulouse, Giroud fait trembler les filets de Valverde d’un coup de tête, bien servi par Estrada sur CPA, CUS… Enfin, à Nice, c’est de nouveau Giroud qui, sur un centre venu de la gauche, offre la victoire aux siens, et par la même occasion cette fameuse place de leader provisoire, cruellement chapardée par le LOSC dès le lendemain soir. CUS… Des victoires aux forceps, avec Giroud et Estrada dans le rôle des obstétriciens. A part ça en coupe moustache ? Tout va bien…(victoire 2-1 contre Ajaccio –le but de Koita est remarquable et justement remarqué par Marcelin-, victoire 2-1 contre Lille –le doublé de Kabze est une humiliation pour les dogues).
Hybris, coup de coude, et merde en barre
Mais à l’approche de l’hiver, la machine s’enraye. Et comme elle n’a jamais été une machine infernale, on redescend brutalement sur terre. La lourde défaite au Vélodrome sur le score de 4 à 0 est une véritable quenelle que seule la victoire des tribunes est capable de dégrossir. Face à Lyon, l’équipe joue mieux, mais s’incline dans les derniers instants du match (défaite 2-1), avant de partager les points successivement avec Brest, Auxerre, et Lorient. Spahic, lui, ne partage pas les poings, mais donne -sans reprendre- du coude. Loulou flirte avec les limites de la mauvaise foi.
Le père Noël repassera, les rois mages sont des juifs
Et puis vient la trêve, à point nommé. C’est aussi l’ouverture du mercato d’hiver. On voudrait de vrais ailiers pour Giroud, mais le père Noël repassera. Quant aux rois mages, il faut croire que ce sont des juifs, sinon comment expliquer qu’ils se soient déplacés pour la naissance du cague-anis de Bethleem ? Encore une histoire de prépuce égaré dans le couscous, mais cela ne nous regarde pas. Lacombe signe à Monaco, et basta. La Paillade, c’est pas Chelsea.
Caca de fête, caca qui fouette
C’est bien beau la Saint-Sylvestre, mais ça laisse parfois des traces. Au sortir de sa cuite, le Montpellier Hérault se lève (péniblement) du pied gauche, éliminé par Reims dès son entrée en matière en coupe de France (1-0). A noter la double-peine pour les ultras de la Butte, suspendus pour cause « d’actes répétés de dégradations de biens et de violences sur des personnes », à la suite d’incidents avec les locaux. Mais une fois oubliée la tendre odeur du caca de fête (celui qui fouette), les Héraultais renouent avec le succès…dans la douleur ! Il faut une nouvelle fois en passer par les coups de pied arrêtés pour triompher de Valenciennes (2-1), et il faut compter sur le double-exploit d’un doublé Camara-Bocaly pour renverser la vapeur sur la pelouse de Marcel Picot (deux ovnis sur synthétique, commun symbole). A part ça en coupe moustache ? Tout va bien… (victoire 1-0 contre Paris à l’issue des prolongations, qualification pour la finale au SDF).
Snoop dogues
Le mois de février est moins réjouissant, avec 5 points pris sur 12 possibles. Défaite 2-1 contre Saint-Etienne (qui décidément ne nous réussit pas), 0-0 contre Avignon, 0-0 contre Sochaux, alors que l’équipe jouait à onze contre dix jusqu’à l’expulsion de Spahic. Seul rayon de soleil, cette victoire contre le leader lillois qui, comme un symbole, est associée aux premiers pas de Marcelin sur HJ. Mais nous sommes alors loin de nous douter que le pire est à venir…
Tout est bien qui finit en eau de boudin
Patatras tortillas ; la fin de saison est un véritable cauchemar pour les Montpelliérains. Il n’y a dès lors plus de différence dans l’issue des matchs ratés et dans celle des matchs les plus accomplis, et l’on se souvient que dominer n’est pas gagner. Toujours ce manque de réalisme, et cette amère frustration pour conséquence… Face à Rennes, par exemple, les hommes de René Girard sont auteurs d’un bel ouvrage collectif et se procurent moult occasions ; mais rien n’y fait, les Bretons l’emportent 1-0, contre le cours du jeu. Autre exemple, plus récent celui-ci, ce match à Gerland où Montpellier s’incline 3-2, après avoir pourtant livré une de ses prestations les plus accomplies de la saison. Viennent ensuite les matches naufrages, ceux-là même qui effacent toute certitude quant aux défaillances et qualités du Montpellier Hérault. Le 4-1 infligé par Lens donne du grain à moudre aux adeptes de la théorie du complot tant les Montpelliérains sont à côté de leurs pompes, tandis que le match de clôture à Chaban-Delmas est un non-match (défaite 2-0 sans discussion possible, rouge pour Jeunechamp, rouge pour Marveaux). Il n’y a que deux matchs pour illuminer cette fin de saison : le 2-2 arraché au Parc après avoir été réduit à dix alors que Paris menait 2-0, et la victoire 3-1 face à Lorient. A part ça R-I-E-N ! Certes, il y a bien cette victoire chez le voisin toulousain (victoire 1-0, but de Souley), mais le niveau de jeu déployé au cours de ce match est trop indigne pour compter la rencontre parmi les satisfactions. Saluons tout de même la belle fin de saison de Geoffrey Dernis, qui gagne la confiance du chef et s’impose comme un titulaire régulier. A la bonne heure ! A part ça en coupe moustache ? Montpellier s’incline 1-0 au SDF contre Marseille, qui conserve son titre. Evidemment, l’issue du match est décevante, mais Montpellier peut tout de même être fier de son parcours. En finale, les Pailladins ont été très appliqués dans leur moitié de terrain et solidaires au pressing, mais il est évident que pour gagner, il faut marquer. Or, avec Marveaux en vrai faux ailier et Camara en faux vrai ailier, la tâche était peu aisée…
La bisé méridionale, Loulou.
PS : Ah et aussi, Utaka signe a Montpellier. Comme un symbole de rendement mémorable, je l’avais oublié, lui et ses kilos en trop. De vrais ailiers vous avez dit ?
LLF.
Quand y en a pu, y en a encore !
Merci mon gros Loulou
Voyous!!
C’est 2-0 contre l’AC Ajaccio en CDL sinon Utaka tout le monde le trouve très fort mais juste physiquement
Ce que c’est que de se fier à sa mémoire…