OM-Nancy (3-0), La Canebière académique a braqué
Rhââ, lovely.
Aïoli les sapiens,
Ce qu’il y a de bien avec les nécrologies de vieux, c’est qu’en faisant preuve d’un minimum de professionnalisme, on a le temps de les préparer à l’avance. Pour peu que ladite personnalité meure un week-end, on évite ainsi de connaître le sort des imprévoyants qui se trouvent alors dans l’obligation de sacrifier qui l’arbre de Noël des gosses, qui une belle victoire de l’OM. Dans notre cas, c’est dès janvier 2015 – mois mémorable s’il en est pour le renouvellement des générations dans la BD française – que nous avions pris les devants en dispensant ce conseil que vous nous autoriserez à croire judicieux :

Tout ça pour dire, chère France, que si c’est pour pleurer l’humour et la subversion en décembre tout en élisant des bataillons de coincés du gland ou de la touffe en mai, tu peux bien te foutre au cul tes hommages et attendre plutôt la mort de Pénélope Bagieu pour feindre de t’intéresser aux petits Mickeys.
Humour et nonsense au menu, donc, avec la réception des Meurthe-et-Mosellans, leur gris de Toul, leur Pablo Correa, leur Nadine Morano et leur Marcel Picon (attention, il y a un intrus : si tous sont laids de corps et d’âme, l’un d’entre eux est drôle). Et bien croyez-le ou non, alors que nous ne nous étions pas vus depuis cette défaite sur un CSC bital du plus haut comique (voir en fin de cette académie), l’OM a décrété que cette fois-ci, nos retrouvailles ne seraient certainement pas placées sous le signe de la gaudriole. C’est que nous avions une dixième place à reconquérir, voyez-vous.
L’équipe

Coincé dans sa faille spatio-temporelle à la suite des péripéties mémorables d’il y a quatre semaines, Doria n’est pas aligné. Pour pallier l’absence durable de Bedimo, Rudi Garcia a pris un seul Prozac avant de rejouer la carte Hubocan en se disant que somme toute, ce n’est pas si mal.
Diarra et Cabella sont blessés, remplacés par Zambo Anguissa et Njie dans l’habituel 433.
Le match
On sent rapidement que Pablo Correa tient à nous faire rentrer dans la gorge nos railleries sur son supposé caractère défensif. Certes pas en envoyant son équipe faire du jeu, n’exagérons rien, c’est bien un 451 chardon qui est disposé sur la pelouse du Vélodrome. Non, si l’on doit s’interdire de qualifier Nancy d’équipe défensive, c’est parce qu’ils ne défendent pas. Ou alors comme des brêles, ce qui revient au même.
Cette attitude nous convient d’autant mieux que, de notre côté, ce qui est produit depuis quelques journées tend à ressembler de plus en plus à quelque chose que l’on pourrait qualifier de « jeu ». On voit des combinaisons, on voit du mouvement, on voit de la variété, on voit des tirs ; seule réserve : on ne voit pas de but.
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Difficile de choisir dans cette orgie de beaux mouvements ; nous vous proposons par exemple cette sortie de balle.
Bien que violée en permanence, l’ASaNaL résiste en effet grâce à nos imprécisions dans le dernier geste et grâce à un gardien tenant à prouver que sa signature à Nancy ne constituait pas l’aboutissement de sa démarche masochiste : Chernik soulage ainsi sa défense par plusieurs sorties autoritaires (i.e : « de taré », dans le jargon des spécialistes), quitte à s’ouvrir méchamment le cuir chevelu au passage.
Le pressing olympien se relâche à huit minutes de la pause, ce qui permet aux Lorrains de venir timidement approcher notre surface et s’y procurer leur unique occasion. La perspective d’un hold-up nous est alors rappelée, mais s’estompe vite 30 secondes après la reprise. L’une des innombrables récupérations de Vainqueur libère Lopez, qui ouvre sur Thauvin. Après avoir humilié Badila d’un crochet, Florian tente encore sa chance. Si imprécis soit-il, à force de tirer au but il était bien forcé de convertir l’une de ses occasions : aussi le poteau décide-t-il pour une fois d’orienter la balle dans les filets pour une lucarne d’un fort bel acabit (1-0, 46e).
Enfin récompensé et ne pouvant décemment pas développer en permanence la même intensité physique, l’OM souffle un peu. Ce léger allègement des efforts entraîne quelques moments de flottement dans nos 35 derniers mètres, sans autre conséquence que de regretter toujours plus l’échec des quelques occasions de creuser le score émaillant notre seconde période. Malgré des préparations alléchantes, nos derniers gestes restent empreints de timidité ou de maladresse.
A dix minutes de la fin, fini l’amour courtois, l’OM se remet à pilonner de la gueuse : Thauvin oblige Chernik à détourner en corner, puis adresse ledit corner à Gomis, loin au second poteau. Le contrôle de Bafé suffit à surprendre Lenglet, qui défend sur l’extérieur et ouvre un boulevard à la lourde de notre capitaine (2-0, 80e).
Dans la foulée, Benoît Pedretti baptise Maxime Lopez d’une magnifique semelle d’enculé : Nancy passe les dix dernières minutes en infériorité, et c’est pris d’une lassitude bien compréhensible que Chernik n’essaie même pas de plonger sur la dernière frappe de Njie, au terme d’une belle séquence de possession de balle (3-0, 93e).

Les joueurs
Pelé (3+/5) : Petit atelier sorties et jeu au pied, tout en décontraction.
Hubocan (4-/5) : Quand soudain, cette saison, un latéral gauche marseillais bénéficie d’une bonne note. Ce monde est fou.
Rolando (3+/5) : Une défense la main dans le slip et quelques montées pour s’occuper.
Fanni (3-/5) : Une note moyenne pour éviter de péter l’ambiance, et des relances moyennes qui n’ont pas évité de nous péter les burnes.
Sakai (4-/5) : Je commence à changer d’opinion sur lui à mesure que ses performances s’améliorent, d’où le fait d’avoir noté Hiroki 4 : si lui a changé, si moi j’ai changé, alors tout le monde peut changer.
[NDLR : c’est à la lecture de ce genre de calembour que l’on peut en effet considérer l’humour français comme étant assez mal en point.]
Vainqueur (5/5) : Celui que nous appellerons familièrement entre nous : le patron.
Zambo Anguissa (4/5) : Dans son style à faire se crever les yeux aux esthètes, il poursuit sa montée en puissance. Encore un petit effort et les fans commenceront à se tatouer son portrait, au Zambo du Décalco.
Je vous serais reconnaissant d’examiner cette vidéo jusqu’au bout, afin de juger de la pertinence du commentaire ci-dessus. Et aussi pour que je ne sois plus le seul à avoir cette putain de chanson dans la tête.
[NDLR : la rédaction félicite l’auteur pour ses citations totalement en adéquation avec l’âge de son lectorat. Nous nous permettons toutefois de vous signaler que vous avez omis de faire référence au décès récent du dernier des Frères Jacques, à notre avis il y avait sans doute un gag drolatique à trouver sur le sujet.]
Lopez (4+/5) : Un jeune chien fou, qui a pris Pedretti et Diarra pour des lampadaires.
Khaoui (83e) : Alors que l’OM risquait de s’endormir après le 2e but, Saif-Eddine avait la faim nécessaire pour gratter les derniers os de la charogne.
Thauvin (4+/5) : Un Rocco Siffredi qui n’aurait pas pris conscience de la taille de sa bite. S’il finit enfin par marier ce niveau de jeu avec un peu plus de confiance en soi – et la réussite qui s’ensuivra – Florian finira par enfin défoncer tout ce que la Ligue 1 compte de défenseurs.
Sarr (89e) : Cinq minutes, des dribbles, un tir et un carton jaune. Il n’était pas là pour perdre de temps.
Njie (4/5) : S’il donne parfois l’impression de saisir l’esprit du football aussi bien que moi celui du folklore moldo-valaque, Clinton a emporté le morceau par son activité incessante, y compris défensivement. Un but dans le temps additionnel comme une belle récompense, même si l’on aurait préféré qu’il survienne contre Lyon ou Saint-Etienne.
Gomis (4+/5) : Un poids constant sur la défense, un rouage efficace dans la construction du jeu, et un but pour couronner le tout. Personnellement, du moment qu’il reproduit ce genre de match, il peut sucer tous les clubs qu’il veut, ça ne me dérange pas. Mais ceux qui l’ont sifflé préfèrent sans doute des joueurs qui se foutent éperdument des tous les clubs dans lesquels ils passent empocher un salaire, si vous voyez de qui je veux parler.
Leya Iseka (91e) : Un ballon touché, une passe décisive. Je vous l’ai dit, qu’on n’était pas là pour plaisanter.
L’invité zoologique : Joffrey Cuffauccinnelle.
Pas besoin de vous faire un dessin.
– Les autres : Amusement, umour, dérision, ilarité et toute cette sorte de choses.
– Le classement : Et qui revoilà dans la première partie du tableau ?
– Les images : Savourons sans trop souligner que ce n’était que Nancy, en face.
– Le coaching : Grâce à une indiscrétion, nous avons pu saisir les indications de Pablo Correa à son milieu de terrain.
– Le beau geste (rappel) : Notre ami Sisko organise une collecte de denrées pour les démunis samedi 17 décembre place Castellane. Plus de détails ici.
– La page abonnement : Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.
Bises massilianales,
Blaah.
Putain c’est beau.
Et bien moi le vieux con je connais par coeur le Mambo du décalco et conseil au jeune de se pencher sur l’oeuvre de Richard (main opposé évidement) car il n’est plus jeune le pépère (rapport au Youki) « Mambo les roploplo des Pin Up en maillot »
Tiens je n’arrive pas à me souvenir s’il existe un dessin de Gotlib sur le foot. Et dans ce cas de figure comment a-t-il dessiné Clinton Njie…
Avec Goscinny, il y a un Dingodossier sur le foot (« La Division perdue »), de mémoire c’est tout.
Ah, si, putain, bien sûr, il y a du foot dans cette histoire qui se passe au ciel avec Cloud et Ouen, les petits saints.
Soutien à Blaah :
Je signale à la rédaction que les références à Gotainer voire aux frères Jacques dans une rencontre qui a lieu en 2016 et où figurent Benoit Pedretti et Alou Diarra n’ont rien de choquant, bien au contraire.
Mazette, quelle activité ! Même si les nancéiens ont seulement fait acte de présence et que nous avons tardé à nous mettre à l’abri c’est avec ce genre de performance que cette équipe peut nous redonner l’envie d’aller au stade. On a retrouvé un fond de jeu, une certaine fluidité et des enchaînements qui vont vers l’avant, à confirmer dés le prochain match par une première victoire à l’extérieur cette saison !
Qui a gagné le concours ? Gomis salope.
Putain la réf à Rocky j’ai souvent envie de la faire mais je sais que je vais me sentir seul ensuite… C’est bien internet pour ça, on se sent moins seul même si on est tête baissée dans son tél en public.
Si on retrouve un fond de jeu, alors il reste encore de l’espoir pour la gourmette de Madar.
Je suis, une fois n’est pas coutume, d’accord avec Roland.
Gomis salope
Tout va très vite dans le football.
J’en profite pour prendre date dans deux ans. Hiroki Sakai va devenir une légende du club.
All l’OM!_Super Hiro_All L’OM!