LOSC-PSG (0-3) : la DNCG bien emmerdée par l’Unlimited Académie

La semaine était pourtant déjà bien pourrie. Une nouvelle fois, nos dirigeants ont démontré la générosité des gens du Nord en lâchant un million pour récupérer un joueur qui nous appartenait et dont on payait le salaire. De là où il est, Dany Boon approuve. Et si on a réussi à retenir Amadou, ça a moyennement plu à la DNCG, mais beaucoup plus à Toulouse, Angers et Troyes qui nous laissent avec plaisir leur ticket pour la Ligue 2. Pour remonter notre moral, rien de tel qu’une bonne victoire le week-end. Mais le capricieux calendrier nous a même privé de cette maigre consolation en nous faisant jouer le PSG.

Du côté de la compo, Galtier aligne cinq défenseurs sans trop de surprise, même si Mendyl joue ailier sur la feuille de match, et El Ghazi, auteur d’une bonne entrée contre Strasbourg, retrouve le 11 de départ. En face, MBappé n’est pas là.

1re mi-temps

En ce qui me concerne, je suis arrivé en retard et j’ai raté les quinze premières minutes. Puisqu’il y avait toujours 0-0 à ce moment du match, on va considérer qu’il ne s’y est rien passé.
Du coup, la première occasion du match est pour Mendyl, qui frappe dans un angle fermé au lieu de centrer, avant que Bissouma n’envoie sa traditionnelle ogive en direction de la place K22 de la tribune Sud. Tireur d’élite.
Puis le jeu du PSG se met tranquillement en place, avec onze Parisiens qui multiplient les passes sans problème, et onze Lillois qui sprintent sans s’arrêter pendant 45 minutes. Si on arrive globalement à les retenir, ça n’empêche pas Neymar et Cavani de faire un toro dans notre surface de temps en temps.
On se prend parfois à rêver sur une action un peu chaude, mais c’est dans ce genre de moment que Cavani s’échappe et frappe de toutes ses forces à côté, oubliant au passage la mine déconfite de Neymar, seule au second poteau. À 200 km de là, Hervé, le graphiste de l’Equipe se frotte les mains : il n’aura pas préparé sa Une « Cavani-Neymar : le malaise » pour rien.
Après quelques dizaines de minutes au cours desquelles Paris nous arrose de loin, Berchiche finit par marquer juste avant la mi-temps, sur une action défensive en forme de performance d’art contemporain. Et on reproche à la Ligue 1 de manquer de créateurs…

Mi-temps, place aux coachs
Le nôtre choisira d’engueuler les arbitres plutôt que ses joueurs, une sombre histoire de double hors-jeu sur le but. Sois honnête mon bon Chris : ce n’est pas ça qui nous fait perdre le match.

2e mi-temps

La deuxième mi-temps part sur les mêmes bases : un attaque-défense de Paris, ponctué par une frappe de Neymar de temps en temps, sans trop de danger. Ballo-Touré parviendra quand même à s’échapper et à donner le ballon à Ponce dans la surface, face au but. Mais ce dernier sera surpris par cette situation nouvelle pour lui et n’en fera rien.
Pendant ce temps, Galtier tente, comme face à Strasbourg, de multiplier les changements offensifs. Soyons honnête, ça va moins bien marcher puisque Neymar colle rapidement une praline sur coup franc en pleine lucarne avant de sauter amoureusement dans les bras de Cavani. Exténués, les Lillois sont dépités. Mais la véritable tragédie se déroule à 200 kilomètres d’ici : noyé sous les larmes de rage, le clavier d’Hervé vient de rendre l’âme.
Acculé dans nos six mètres, on terminera le match à essayer de ne pas en prendre un troisième, et on y arrivera pas. Lo Celso, dans une inspiration mi-géniale, mi-immorale face à une bête blessée, lobe Maignan, pourtant quasiment sur sa ligne, sans forcer #MeToo.
Pour tenter de sauver l’honneur, seul un Llillois va se bouger : El Ghazi. On le reconnaît facilement, c’est celui qui ose tout. Comme par exemple une frappe de trente mètres qui terminera sur le château de sable de Helmut, jeune bavarois en vacances en Bretagne.
Il osera aussi une simulation grossière, qui sifflera le coup de sifflet final.

On retiendra que selon Pepe, il faut s’appuyer sur ce genre de match à l’avenir.
Mais on retiendra surtout que la DNCG est bien emmerdée : il va falloir qu’elle nous trouve une autre sanction.

 

Les notes des joueurs

Maignan (2/5) :
Pas terrible sur le premier but, pas incroyable sur le deuxième, il aura quand même sorti deux ou trois arrêts.

Mendyl (2/5) :
De bonnes idées, mais clairement en train de digérer un kebab pendant le match. Remplacé par Pepe (57e), qui doit s’appuyer sur ce genre de match à l’avenir.

Ballo-Touré (3/5) :
Peut-être son meilleur match depuis qu’il est arrivé. Le PSG doit se mordre les doigts d’avoir laissé filer un tel diamant brut.

Alonso (3/5) :
Peu de chances que Lo Celso revoie sa famille après ce qu’il a fait subir à Alonso. Solide sinon.

Dabila (3/5) :
Bien meilleur que contre Strasbourg, dommage que les attaquants en face se soient également un peu améliorés.

Ié (1/5) :
Après, je pense que je n’aurais pas non plus arrêté Neymar.

Bissouma (1/5) :
Il a remis en question la lucidité des recruteurs de Porto. Remplacé par Maia (81e).

Amadou (3/5) :
On a quand même eu raison de le garder. Toujours présent quand il y a une offensive ou une cheville adverse à briser.

Thiago Mendès (2/5) :
Pas de frappe en lucarne ni de sombrero ce soir. On était pas habitués.

El Ghazi (2/5) :
Il a tellement tricoté avec le ballon qu’à la fin du match, il a échangé le maillot de Neymar contre un pull en laine.

Ponce (1/5) :
Tellement seul que l’unique fois où il a vu un ballon, il l’a appelé Wilson avant de le perdre. Remplacé par Araujo (66e), qui a trouvé le moyen de se plaindre sur son premier ballon.

Michel Saistout

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