METZ – ANGERS (1-2) : La Metz Que Un Club Académie Se Remé-Mort…

Je vous promets une histoire drôle et cocasse…

 

J’ai sauté à l’élastique. Une fois. Je vous le jure. Mais je vous rassure, c’est mon seul fait d’arme « courageux » dans le style. C’est dur à admettre, mais je suis un « peureux » dans la vie. Et comme tous les peureux, je fais des choses pour me prouver que je ne le suis pas.

Alors j’ai sauté.

Jusque-là, L’histoire n’est ni drôle, ni cocasse. Mais c’est parce que je ne voulais pas vous parler de cette histoire en soi, mais de ce qui est arrivé avant le saut d’un petit gros dans le vide…
Pour vous la faire courte, c’est une histoire de gonzesse… Oui, beaucoup de problème dans la vie commence avec ce préambule.

On sortait ensemble depuis un ou deux ans. Et on avait ce projet de faire le tour d’un département en voiture (quand on n’a pas de sous, il faut de l’imagination pour qu’elle ne se dise pas qu’elle traîne avec un tocard… Et fort heureusement, j’en avais). Au bout de ce voyage, il y avait la case : Saut à l’élastique !

L’idée était folle. J’ai toujours eu le vertige, comme je l’ai déjà dit ! Un vrai trouillard. Mais merde à la fin, il fallait que je lui prouve que j’avais du panache ! Du courage ! Cette fameuse envie irrésistible de défier la mort qui séduise les femmes ! Alors je lui ai proposé…

… Forcément : Elle a adoré !

Merde…

Donc on se retrouve dans cette fameuse ville à la con, avec moi au volant de ma con de voiture, roulant vers ce con de magasin qui vendait ces cons de billets pour ce con de saut à l’élastique à la con… Et tout ça pour que moi, je passe pour un moins gros con que je ne l’étais !

… Merde.

On achète les billets. C’est pour dans deux heures. Du coup on se décide de boire un verre avant. Puis, dans la foulée, on se paye une glace… Rectification : Ou plutôt, je lui paye une glace. Parce que oui, à défaut d’être un mec qui ne s’assume pas, je suis vieux-jeu en plus… On mange la glace. Et vu qu’on a encore du temps, et qu’il y a un… putain de bordel de merde de merdouille à la mords-moi-le-nœud de je t’en foutrais de ces imbécilités… lac : on décide de faire du pédalo !
Du pédalo !
DU PEDALO !!
Mon DIEU… Si tu existes : tues-moi avant que je n’envoie cette acad’ en relecture…

Alors, on est là, sur ce lac, et là… Elle me dit : « Comment tu te sens ? ».

Comment je me sens ?
Vous voulez savoir comment je me sentais ?

J’avais envie de gerber et de me chier dessus en même temps !
De peur hein ? Pas à cause de la glace, du verre, ou de toute cette route qu’on s’était farcie pour arriver jusque-là pour sauter à l’élastique dans ce bouge perdu moisi et qui sentait la consanguinité à tous les étages !

VIVE LES VOSGES !!

Je vous jure que la peur me faisait suer… La peur me tordait les boyaux… La peur me donnait envie de vomir dans ce lac artificiel débile… La peur me donnait surtout envie de retourner le plus vite possible au rivage avant que les contractions démentes de mes intestins ne poussent mon sphincter à se relâcher et souiller mon pantalon tout en larguant au passage dans ce lac une traînée brunâtre et nauséabonde, qui, si quelqu’un de curieux avait voulu suivre cette traînée pour comprendre qui l’avait laissé là, il se serait irrémédiablement retrouvé à pister notre pédalo et à son bord, ma copine, moi, et mon gros cul plein de merde…

Bon dieu ce que cette phrase était douloureuse…
Mais je vous jure que mon angoisse était pire !

Alors avant que ce drame n’arrive, j’ai dit à ma copine :
« Je vais bien, merci… Il fait chaud quand même… Viens, on rentre, j’en ai marre. On fait la course pour savoir qui pédale le plus vite ? »
J’ai gagné.
S’il y avait un arbitre, cela n’aurait fait aucun doute ! On rentre donc fissa vers la côte… On va boire un autre verre et j’en profite pour aller aux toilettes du bar et me la jouer comme un putain de polyclète (Je vous laisse chercher sur internet pour cette vanne) … Ensuite, la fin, vous la connaissez : J’ai sauté à l’élastique !

La morale de cette histoire ? Le moment où j’étais bloqué sur ce pédalo de l’enfer, dans l’angoisse permanente qu’un soubresaut ou rien qu’une mini-vague allait soudain colorer ce maudit lac tel du sirop de cola dans un verre d’eau… n’était… en rien… comparable à ce que signifiait vraiment ce petit saut.

Et aujourd’hui, c’est la même chose avec le FC Metz. On s’est lancé dans une folle aventure. On s’est pris pour quelqu’un que l’on n’était pas. On a essayé de maintenir l’illusion le plus longtemps possible. On a proposé des choses folles (Cheick Diabaté et Nolan Roux sérieusement… Qui aurait pensé que l’on allait vivre de telles histoires avec ces deux-là ?).
Malheureusement, après ça, on a commencé à se tromper. Proposer de mauvais choix. On a fait des choses que l’on aurait pas dû (Cafu, Wollsheid, Fernandez,Palmieri, … et je m’arrête là parce que la liste est vachement trop longue, même pour un article du GrasAuLly…). Alors, c’est là qu’on a commencé à… pédaler (pas mal hein ?). On a tangué. On y a cru. On a été déçu. On voulait fuir les eaux tumultueuses de la Ligue 2 – Domino’s Pizza… Mais l’angoisse… On n’allait pas y arriver… Ah si ? Et si Grenatada ? Bah… si grenatada, alors moi gros caca sur la face de ta mama… Et puis le match contre Lille… Et puis le match contre le SCO d’Angers, où on était plus qu’à 3 points du baragiste… Où on menait 1-0 jusqu’à la 91e… Puis on s’est pris deux buts en trois minutes… Et…

Et la suite, ainsi que la fin de cette morale se trouve dans la conclu du barbu… A présent lavant-match, commenté par mes images, pour vous, et par les mots de ma copine, parce que je lui ai demandé pour une fois qu’elle est venue au stade avec moi :

 

36e journée : FC Metz – SCO d’Angers.

– Allez, dis moi la première chose qui te vient en tête quand tu vois cette photo ? – … Honnêtement ? Rien du tout ! … – Rien ? – Ah si, je cherche un vernis de cette couleur rouge… Ah, et aussi… C’est ça votre sponsor ? Conforama ? J’adore !

– Le chemin pour aller au stade, tu en penses quoi ? – C’est beau Metz… ça donne envie d’y faire de petites promenades bucoliques…

– C’est quoi cette photo ? Qu’est ce que tu veux que je dise sur ça ?

– Il est impressionnant le stade quand tu arrives… Et après je me dis qu’il va falloir monter tous les escaliers… Sinon, pourquoi tu as pris le mec en train de prendre sa photo ? T’es vraiment nul pour ça… – Je sais.

– Là je reprends mon souffle après tous ces escaliers… Et après, j’analyse pour savoir où sont les buts…

– Santé ! – … C’est tout ? – Bah ça suffit.

Conclusion de « la Barbue » : Il y avait du soleil et de la bière….c’était bien ! Bien, mais rien comparé à la musique : un petit groupe méconnu mais prometteur ! Des tambours entrainants pour un rythme d’enfer ! Y a que leurs textes que j’ai trouvé un peu beaucoup trop chauvins… En dessous de nous, couraient des mecs en shorts avec des noms rigolos, aujourd’hui encore je n’ai pas compris ce qu’ils venaient faire au concert de « La Horda ». Bien à vous.

Et le match ? Bah, il se résume avec ces trois petits tweets depuis le compte officiel du FC METZ… (à lire de bas en haut forcément).

– J’ai juste envie de saluer toutes ces personnes qui sont partis à la 90e en pensant que le FC Metz avait gagné. Et aussi, tous ceux qui sont partis à la 93e, en huant les joueurs, pensant que le match allait s’arrêter sur un match nul…

 

LA CONCLU DU BARBU :

J’ai écrit cinq fins alternatives pour ma conclusion. Je n’ai pas réussi à me décider sur laquelle j’allais vous offrir. J’en ai eu assez alors je vous les propose toutes. La conclusion est la même de toute façon, à vous de ma dire celle que vous préférez…

Fin alternative numéro 1 :
Ce pédalo, cette rivière, cette peur… C’est un peu ce qu’à vécu le FC Metz ce jour-là…
… Voguant loin du rivage…
… Les boyaux sens dessus dessous…
Sauf qu’à la différence de moi, le FC Metz n’arriva jamais au quai à temps…
… Il s’était chié dessus avant.

Fin alternative numéro 2 :
On était là, le Fc Metz et moi…
Dans le pédalo… Main dans la main…
On se dirigeait vers le rivage… Voulant échapper à la ligue 2.
Mais c’était trop tard.
Le FC Metz s’était chié dessus.

Fin alternative numéro 3 :
Le FC Metz voguait vers le rivage dans son petit pédalo. Le FC Metz ne voulait pas vider ses boyaux. Il voulait trouver une issue. Mais trop tard, le FC Metz s’était chié dessus.

Fin alternative numéro 4 :
Diantre, mais serait-ce une plaisanterie ? Une farce de fort mauvais goût ? Chérie ! Admire donc cette étrange traînée brunâtre qui vogue sur l’eau tel un serpent ! Suivons la pour qu’elle nous guide vers sa curieuse source… La barre à droite ma chère et tendre… Oui, là, on la rattrape ! Mais… Que vois-je au loin ? Ah, j’ai compris ! C’est le FC Metz ! Il s’est chié dessus !

Fin alternative numéro 5 :
A présent la « chute » en Ligue 2. Ce sera toujours moins douloureux que cette saison de merde que l’on a vécu. C’est ça… la véritable morale de cette histoire. Je vais aller me coucher…

Et le FC Metz s’est chié dessus.

LeGrasAuLLy

12 Comments

      • J’ai de la famille à Gérardmer. J’ai aussi connu quelques déboires alcoolémiques dans les coins de la Bresse (ou au Hohneck, je ne me souviens plus très bien).

  1. Résumer les Vosges à la principauté bressaude (La Bresse a été indépendante), c’est vache! C’est comme dire que la Ligue 1 c’est nul après avoir vu un match du FC Metz.

      • Les Vosges c’est top et il y a même des footeux qui finissent aux Girondins… Metz m’a apporté ma femme (et le jambon du marché couvert).

        • Cela ne t’a pas suffit à toi et à ton équipe de nous en planter 4 alors qu’on était à terre ? Il faut en plus que vous vouliez nos femmes ? Où est ma Grand Torino… j’ai des choses à faire…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.