Metz – Strasbourg (3-0) : La Metz que un club académie pointe sévère.

Un arrière goût de cendre dans la bouche.

Joyeux Noël, bonnes fêtes, bon nouvel an, bonne ouverture du mercato…

 

Décidément je suis en retard sur toutes les conventions sociales en vigueur. De plus, je vais vous parler d’un match vieux de plusieurs semaines déjà… Alors j’ai bien conscience qu’un simple mea-culpa ne suffira pas, c’est pourquoi je m’en vais vous offrir la plus longue acad’ de l’histoire d’HorsJeu.net.
Si vous partez avant la fin, je ne vous en voudrai pas, la pénitence doit se faire seul, j’en ai bien conscience. Pour les rares courageux qui désirent me lire jusqu’à la fin, je leur présente mes hommages et un respect sans faille… Moi même je n’aurais pas passé autant de temps à lire l’histoire d’un douteux fouteux passionné et flagorneur. Alors c’est entre pardon et respect que je commence mon acad’.

Les faits : Un salon, des bouteilles d’alcool, un épais nuage de fumée de cigarette Marlboro, l’ami Kast, deux amis fans du FC Metz et moi. On se prépare pour le match. On se moque de notre club, on l’enterre avec les honneurs, et on parle du match à venir avec un seul sujet en débat : C’est un derby ou ce n’est pas un derby ?

Nop, rien à faire, pour moi, ce n’est pas un derby ! Pour l’ami Kast, appelons le Josselin vu que c’est son vrai prénom : c’est un putain de derby !
Kast/Josselin ouvre le bal :
– Attends… C’est deux gros ex-pensionnaires de Ligue 1 qui s’affronte là quand même ! A une époque où l’adversaire meurthe-et-mosellan n’était pas plus important pour nous qu’une chiure de mouche sur un meuble de chez Emmaüs.
– Et alors ? Moi je n’ai pas grandis à cette époque, alors je n’arrive pas vraiment à me sensibiliser à cet événement. C’est comme les Allemands, et la fameuse défaite en 86. Pour moi, nos ennemis, se sont les italiens en 2006. Et rien d’autre. L’histoire avance et les nouvelles générations n’ont pas besoin des anciennes pour attiser la haine dans leurs cœurs.
(Là, par respect pour vous, je vous tiens le discours de fond avec des arguments propres. Il va de soi que la discussion tournait plus autour de « Connards », et « Bâtards » lancés à foison).

Le débat continua ainsi un certains temps jusqu’à l’heure du match… C’est donc en complet décalage avec mon ami Kast&Deutsch, que nous nous sommes rendus au stade. Sous les effets de l’alcool, on peut dire que l’ami Kast allait presque bien, il ne bavait presque pas, et sa couche n’était pas encore pleine. Il répétait juste, encore, et encore : « C’est le derby ! Le vrai ! Le derby ! »
Mais à ce moment là, je ne l’écoutait plus.

J’étais plongé, dans mes doutes, mon esprit et mon cœur étant troublés… Oui, le FC Metz a retrouvé le chemin des buts, à une période où moi j’ai arrêté de croire en lui. Cela me perturbait. Je ne savais pas si je devais essayer de retrouver la foi où accentuer mon désamour pour éviter de souffrir plus tard… C’est compliqué, même pour vous narrer cette rencontre, mon humeur établit forcément le carcan à travers lequel j’exprime mes émotions. Un tir moisi de Nolan Roux pouvant alors ne devenir qu’une simple anecdote s’il a marqué un but lors du match… Alors que faire ? Y croire ? Ne pas y croire ? Est-ce un derby ? Pas un derby ? Décidément. Rien ne va plus !

 

19e journée : FC METZ – RC STRASBOURG ALSACE.

 

Euh… Non… Ce n’est pas la bonne, ça c’est une ancienne… C’est l’ami Kast qui a dû m’embrouiller avec ses histoires du passé… Regardez-les… avec leurs poses de jeunes pucelles qui cachent pudiquement leurs petites poitrines…

 

Ok, alors franchement, mis à part la défense, l’équipe ressemble à la compo que j’ai sur FIFA… Freddy, là on se rejoint. Mais bon, moi au moins je suis deuxième de mon championnat et j’ai une défense qui tient la route. Mais on y revient…

Le match démarre sans préambule à la con : OUF !
Après la « fête » autour de la 300e de Cohade, le ramassage de jouet pour les enfants illégitimes de Serin et le canardage de pain d’épice dur comme un pavé dans le public, je m’attendais à une autre célébration aussi débile qu’indélicate. Mais là non. L’adversaire est sobrement accueilli avec moult vannes sur sa maman et la manière qu’elle a de danser lascivement autour de notre phallus en érection. Et le match démarre…

Et la match démarre bien : bordel ! Il démarre même de manière incroyable ! Et c’est peu dire…

6e : C’est toujours pareil, c’est toujours l’adversaire, en premier, qui troue notre défense, ensuite c’est notre moral qui s’effondre.. Mais pas cette fois-ci ! L’état de grâce de notre Saint bienveillant s’est enfin réveillée, et dévie la frappe sur le poteau. Metz commence à ressentir une joie extrême…

Niakhaté qui centre dans la surface… Mais personne. Plus tard, Mollet qui frappe, mais au dessus… Puis Dossevi. Les minutes, on s’en fout, on voit enfin des actions du côté messin…

41e : Cohade qui frappe encore… Si proche de redevenir le tireur d’élite qu’il était l’année dernière… Quoi ? Vous vous moquez pour le « tireur d’élite » ? On joue à Metz là, on parle pas de Pirlo ou Juninho… Mais de Cohade. Moi, cela m’émeut en tout cas…

Mi-temps : Et je ne suis pas le seul à être tout à coup galvanisé. Le stade est vraiment chaud. Les ultras chantent à nouveau comme jamais et ça fait du bien. Les joueurs du FC Metz, forts de leurs quinze tirs, rentrent au vestiaires avec une ferveur dans le short qui est proche de l’indécence.

47e : Assou-dessus-dessous sort, remplacé par Palmieri. Il tient la route sur FIFA, mais là, même avec cinq défenseurs, il peine à mort. Il faut sans doute penser à arrêter les McDos de la place de la République…

52e : Palmieri reçoit son jaune. Qui a dit « Classique » ?

58e : Superbe reprise de Mollet. Qui a dit « Kevin De Bruyne » ?

61e : BUT DE MOLLET ! MAIS C’EST PAS VRAI ! ON VA LE GAGNER CE MATCH ! 1-0.
Ce dernier enlève même son maillot façon Messi/Fekir/tous les joueurs de la planète. Peut être pour que l’on parle de lui… Sans doute pour que l’on parle de lui… Certainement pour que l’on parle de lui… Dommage, personne n’a parlé de lui…

69e : Rivierez défonce gentiment le joueur adverse d’un coup d’épaule et l’encastre dans le béton. Tranquille. Sérieusement… Si même Rivierez se met à jouer au défenseur…

71e : BUT DE NOLAN ROUX ! L’ami Kast me hurle que c’est le premier qu’il ne marque pas de la tête. On rit. On s’embrasse… Je sens sa langue qui s’infiltre entre mes lèvres… 2-0.

82e : BUT DE RIVIERE !! MON DIEU ! C’EST JUSTE INCROYABLE ! Cohade qui récupère une balle seule, joue l’avantage, centre sur Rivière, qui se la joue façon Ruud Van Nistelrooy (Héhé, je l’ai écrit du premier sans aucune faute… Je suis fier de moi pour le coup) et c’est un but splendide. Le stade exulte ! Les supporters s’en donnent à cœur joie, parlent de maintien, de coupe de France, un délire complet ! L’ami Kast est en train de défaire ma ceinture et me demande de me pencher en avant… Cela va trop loin… L’euphorie est partout… Metz vient de gagner un match bon sang… 3-0.

 

La Conclu du Barbu :

Alors quoi ? Un petite stat’ ? On a fait à peu près autant de tirs au cours de ce match (26) qu’au cours des trois derniers (32). On a gagné plus de points au cours de ces trois derniers matchs (7) qu’au cours des seize précédentes journées (4).

Et qu’est ce que ça veut dire tout ça ? Qu’on va se maintenir ? Que je devrais recommencer à y croire ? Que Metz va jouer la première place au côté de Paris et l’emporter sur le fil grâce au goal average ?
C’est ça l’objectif ? Me redonner un peu de joie ? Un peu de rêve ? Hein ? C’est ça ? Et bien merci Metz, merci Serin, merci Fred Hanz… Mais non, je n’y crois pas plus. Comme le Père Noël quand je l’ai surpris à faire un bisou à ma mère alors que mon père était « soit-disant » au travail. J’arrête de croire en toi et je te met un coup dans les roustons, sale briseur de paix !

Tu as battu des records de nullité au cours de cette demi-saison. Remporte un record de victoires et là j’accepterais seulement de te reparler sans animosité.

Pourquoi je suis aussi dur avec ce club ? Une petite histoire personnelle juste pour illustrer ça…

Celle de ma mère qui m’a acheté ma première paire de basket. Je vous parle de la première qui soit de la marque, et non les Atemi que l’on pouvait acheter au supermarché. J’étais en cinquième, j’en avais marre de me faire vanner, elle devait trouver cela ridicule de mettre autant d’argent pour des baskets, mais elle a fait cet effort de se mettre à ma place. De comprendre l’importance que cela revêtait socialement dans un collège où la tête de turc se choisit très vite parmi les pouilleux aux baskets blanches sans virgules.
On a pris le bus. Et un autre. Pour deux raisons. La première : Parce que dans ma ville, presque village, le seul magasin de sport était loin du centre ville. La deuxième : Parce que mon père trouvait l’idée de dépenser autant pour des chaussures ridicule, alors il a refusé de nous emmener en voiture.
Alors on était là, dans le bus. Ma mère, très silencieuse, et moi : surexcité – comme seul un ado encore stupide peut l’être pour une paire de basket hors de prix. J’avais une idée précise du modèle que je voulais. Mais là, face à l’étiquette du prix, je me suis fait une raison… Ma mère m’avait prévenu qu’elle ne mettrait pas plus de 500 francs. Celle que je voulais, en coûtait le double. Alors de désillusion en désillusion, on a arpenté le magasin. Rien. Rien ne me plaisait, ou ce qui me plaisait était trop cher. Cela faisait dix minutes que j’essayais de convaincre ma mère de débourser ces fameux mille francs… (Oui, en chiffre, c’est encore plus affreux à avouer). On a eu une dispute – comme seul un ado stupide sait s’y prendre avec sa mère aimante pour une paire de basket. Et je suis allé bouder dans mon coin. Ma mère est revenu quelques instants plus tard avec une paire de Nike couleur bordeaux, presque grenat. Je ne les avait jamais vu au pied de personne ! C’était génial ! C’était le bon prix ! C’était fantastique ! J’ai souri et j’ai pris ma mère dans mes bras… Comme seul un ado stupide peut le faire pour une paire de basket…

Premier jour d’école : Première vanne. « On dirait des basket de gym tes pompes… »

Ok… Mais bon, c’était des Nike quand même, alors ça passait. Je les ai portés une année. L’année suivante, il m’en fallait des nouvelles… Même problème que l’an dernier… Basket trop cher, le sacrifice budgétaire, déjà conséquent pour elle, ne l’était, bien entendu, pas pour moi. Me baladant dans le rayon des soldes, j’ai vu mes chaussures… Sagement posées… Dans le rayon femme…
Ma mère n’avait pas dû faire attention… Elle savait juste que je voulais des Nike. Elle voulait me faire plaisir… Elle savait aussi que j’aimais bien le FC Metz et la couleur grenat… J’étais vraiment embarrassé… Je lui en ai voulu… Traîner toute une année avec des baskets de femme au pied… Mon année de cinquième… Alors je suis allé vers elle, pour l’engueuler… Mais je l’ai trouvé là, silencieuse… En train de compter les billets dans son porte-feuille promotionnel offert par une assurance du coin. Et puis, elle a levé la tête vers moi et elle m’a sourit. J’avais honte… De moi. De mon comportement. Je lui ai dit qu’il y avait les mêmes chaussures que celle que j’avais, mais en solde. Les spéciales « grenat ». Avec le recul, c’est un des rares jours de mon adolescence où je me sens fier de moi quand j’y repense… Merci maman. Merci pour tout.

Voilà ce que représente ma mère pour moi. Et dans ma liste de ce que j’aime le plus au monde, elle n’est pourtant que deuxième.

C’est le FC Metz qui est premier.

Voilà pourquoi je ne peux pas blairer ces onze petits points moisis à la fin de la première partie de saison ! 19 matchs. 14 défaites. 3 Victoires. 2 Nuls. Que le diable t’emporte club du Graoully ! J’en ai marre de scroller jusqu’en bas du classement pour voir ton nom s’afficher ! J’en ai marre de t’aimer !

Je respire… Je respire… Pour vous servir la conclusion finale. Et comme cadeau, je ne vous servirais que la vérité…

Bien sûr que le FC Metz ne compte pas plus dans mon cœur que ma mère. Et tout aussi vrai : Je n’ai pas dit à ma mère d’acheter les mêmes chaussures grenats. Ce qui est vrai, c’est que j’ai caché ces baskets dans le magasin, et que j’ai acheté des chaussures noires, que je trouvais moche, juste pour être sur que personne ne se moque de moi… Je n’ai jamais avoué à ma mère qu’elle m’avait acheté des chaussures de gym pour femme. Parce que je savais qu’en lui avouant, elle risquait de s’en vouloir… Et j’étais certes un ado stupide, mais aussi un ado stupide qui aimait sa mère…

Et c’est le même raisonnement avec ce club. Je n’arrive pas à me résoudre à l’idée descente en Ligue 2. Pour moi, on va faire une série parfaite pendant 15 match et se sauver au dernier moment… Je n’arrive pas à m’avouer cette vérité… Celle que tous les autres voient sauf les supporters du FC Metz.
Je risquerais de lui en vouloir… Et je sais que ce n’est pas raisonnable…

La tête à l’endroit, le cœur à l’envers. Je suis ainsi. Je me souviens du match contre Rennes. Après le départ des ultras, dans un stade vide, sans aucun chants. Les ultras, avant de partir, avaient déployé des banderoles évoquant l’idée du ras le bol… De l’humiliation…

L’humiliation… Le mot juste est là. La bonne intention, le bon message…

Je m’en souviens. C’était dans un stade sans vie, sans joie, que j’ai dû repenser un peu à toute cette première partie de saison. Le mercato hivernal approchant, il était temps de prendre du recul…
Dans un précédent numéro, j’expliquais comment un supporter diminue petit à petit ses exigences vis à vis de son club, son amour. Comment il rogne petit à petit sur la fierté et l’honneur de son club. Comment il se met à prier juste pour une chose, une seule : ne pas être ridicule !
Je finissais d’ailleurs sur ces mots : « J’ai besoin de toi FC Metz, alors s’il te plaît, bouge ton cul de là et assure nous au moins une sortie brillante. La voilà où je la place… ma foutue dernière ambition… « .
Et bien c’est bon ! Tu as réussi ! Bravo ! Le ridicule à présent c’est nous… On a battu des records de défaites depuis 50 ans. On s’est foutu de la gueule de notre entame de match pendant tout un week end… Nos ennemis s’en souviendront encore pendant 10 ans, comme le jubilé sur civière de Kastendeuch…

J’ai l’air d’en faire tout un foin, mais vous voulez savoir pourquoi, c’est important, de ne pas perdre cette fameuse crédibilité ? Mais parce que derrière tout ça, il reste un club à maintenir à flot ! Parce que forcément, on pense tous déjà à la Ligue 2 ! Et comment on va faire Bernard ? Hein ? Tu disais, il y a deux ans, lorsqu’on voyait tout ce beau monde arriver (Bisevac, Cohade, Erding, Diabaté, Jouffre, etc) que la mémoire des fans de foot n’est pas si courte que ça, que Metz avait encore une aura en Ligue 1, c’est ce qui poussait les gens à croire au projet messins. Ben c’est parfait ça !

Maintenant, ils en auront une nouvelle, d’image, et grâce à toi… ils auront l’image de pitres qui font des combinaisons foireuses en début de match, d’une équipe qui pue la défaite. Cette fameuse image que l’on renvoie aujourd’hui, c’est celle d’un staff incompétent qui laisse ses talents s’envoler (Umut Bozok). Notre image, c’est celle d’une équipe qui a le record de défaites en Ligue 1. Une équipe qui va certainement perdre 50% de ses joueurs lors du passage en Ligue 2 et qui va se retrouver avec des jeunes qui n’auront jamais joué et qui vont se faire punir en démarrant chez les pros. La NatiAnal nous attends, je vois déjà ça arriver gros comme une maison !
Alors non, tu n’es pas seul responsable… mais tu ne crois pas que tu l’es quand même en grande partie ? Quand tu laisses six des cadres de ton équipe partir juste pour empocher un peu plus d’argent ? C’est pas ta faute là ? Quand tu recrutes des tocards cokés, ou des « sans-club » à la recherche d’un dernier contrat (Signorino, Assou-Ekotto), ou encore des parasites à la recherche d’un dixième second souffle, et mêmes des sans-noms que personne ne voulait plus ailleurs ! Tu ne crois pas que tu devrais te poser des questions sur toi, ton club et la manière que tu as de t’entourer toujours des plus incompétents de cette planète foot ? Dédicace pour toi Gaillot et Cabouret.

 

Une des fameuses pépites qui a cru au projet messins… Bon, ne le regardez pas trop longtemps dans les yeux quand même…

 

Après ça, va faire venir de jeunes pépites dans ce club après une telle débâcle ! Qui va encore avoir envie de faire partie de ton équipe après ça ? Qui tu vas convaincre que tu as un vrai projet sportif ? Une notoriété, c’est une bulle, une illusion, tout le monde en est bien conscient de ça… Elle peut éclater aussi vite que se créer. Tu as, en Ligue 1, autour de toi donc, des exemples vibrants de cette bulle. Mais maintenant que tu nous as ridiculisé à tout jamais, comment tu vas faire revivre le panache sur les terres grenats ? Hein ?

Ça, c’est pour la partie projet d’avenir. Il y a une autre raison qui joue… Peut être la plus importante… Celle dont les dirigeants se moque quand l’argent est là : Les supporters ! Cet enfant bizarre, parfois attardé, parfois débile, qui ne reste jamais à sa place, qui a tout un tas de prétentions, qui n’est jamais comme le voudrait ses dirigeants… « Une ambiance de feu ? Oui, mais sans des esprits qui s’échauffent ! »… « Des supporters qui s’impliquent ? Oui, mais sans avoir de prétentions ! »… « Des fans qui payent ? Oui, mais qui n’ont pas le droit de critiquer leurs achats ! »…

C’est pour eux qu’un club vit… Et c’est quoi leurs messages dernièrement ? Ne pas foirer le derby… Ne pas foirer le derby… C’est con hein ? Mais nous, on ne vit pas toute l’année sur le stade… L’essentiel de nos vies, c’est dans le monde au dehors de Sinsinf… Mais toi, tu ne le comprendras jamais ça…
Le 4-0 contre Nancy, tu l’as oublié ? Notre remontée pétée face à Lens en ligue 2, tu l’as oublié ? Nous non.

Quand Hinschberger déclarait que ce fameux match contre Nancy n’était qu’un match comme un autre : c’était faux ! C’était débile de dire ça ! C’est notre honneur qui était en jeu… la défaite pour notre petit club, on y est habitué. On sait qu’on est pas le Barça. On se serait énervé certes, mais c’est notre droit en tant que supporters qui paye sa place, des maillots, écharpes, goodies et autres merdes que tu as en stock dans ta boutique grenat. Par contre… le ridicule… ça on tolère pas… Perdre la face contre l’adversaire nancéien, ça on tolère pas… on rêve de coupe et de victoires, forcément, mais on est réaliste… Tout ce qu’on demande, c’est de vibrer et qu’on ne se foute pas de notre gueule… et malheureusement, c’est ce que tu as constamment fait sous ta présidence…

Voilà pourquoi je suis si dur. Voilà pourquoi ma conclusion ne saurait être positive. Et voilà pourquoi, pour moi, ce derby en est finalement devenu un ! Je mélange un peu toutes les conclusions, mais le message de fond reste visible.

A bientôt la Ligue 1…

LeGrasAuLLy

14 Comments

      • Non, c’est pas là, là où il y a les guillemets c’est correct. C’est « chaussures grenats » qui est faux. Grenat est un adjectif de couleur invariable, comme orange. On écrit « Les Grenats sont nuls » mais « Les joueurs grenat sont nuls.

  1. Je dois bien avouer que je vous aime monsieur. D’un amour réciproquement gras. Bravo pour ce cri du cœur, pour avoir intégré la Mamma à votre article, et pour tout le reste.

    • Je ne sais pas si c’est la fraternité du Gras qui nous lie, mais moi aussi je vous apprécie de plus en plus Monsieur Roberto…

  2. Alors d’accord, on note plus les joueurs quoi. Du coup on fait comment pour savoir quels joueurs vous piquer en fin de saison ?

    • Je ne voulais pas rallonger encore un texte qui était déjà lourd. En plus, je trouve que ça casse le rythmes des acad… Mais sinon, on a lâché Wollsheid la passoire, Fernandez le coké et Basin le bourrin. Faites votre choix !

  3. J’était hyper motivé… et puis j’ai vu Allemagne 86 alors que c’est 82… déception

      • Erreur, en 86 il y a eu la fameuse revanche perdue ! Mais oui, je voulais parler de 82… Pour la punition : confère ma dernière phrase en réponse à Blaah.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.