Montpelé Pailladou SC / Paris SGEL (0-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie en vadrouille sur les internets

LA CAGOLE. LE LAVANDOU. LA TRAMONTANE.

 

 

Hello les Nîmois insoumis,

Qu’il faisait beau en ce premier week-end d’automne. Ça donnait évidemment une envie monstrueuse de s’enfermer chez soi avec quelques binch’ devant le strimingue dégueulasse d’une belle purge de fouteballe jouée par 28°C sur une herbe aussi pelée qu’un crâne de gardien de but marseillais. Il n’est pas dans mes habitudes de dévoiler ainsi d’entrée de jeu la teneur du mâche que je suis sur le point d’académiser, mais j’ai estimé qu’il était de mon devoir ici de faire acte de prévention pour préserver l’innocence de mes lecteurs les plus sensibles : si vous n’avez pas pu voir le mâche de Paris-Saint-Germain-en-Laye ce samedi après-midi à Montpelé, ne gâchez pas cette chance, et ne cherchez pas à le regarder. Vous ferez l’économie de deux heures de votre existence misérable, une petite éternité que vous pourrez mettre à profit pour partir suivre un tribun gueulard en manif’, pour suivre les législatives allemandes, ou même mieux, pour ressortir votre photo de classe de troisième et rappeler à votre main droite le souvenir de Katie, cette camarade au visage affreusement défiguré par les éruptions acnéiques mais qui, à votre grand bonheur, faisait montre d’un goût prononcé pour les hauts bien trop étriqués pour contenir ses énormes attributs mammaires, source(s) de nombreux fantasmes masturbatoires de votre adolescence… Nostalgie de la puberté…

Bref, toute action impliquant une quelconque perte de temps me paraît plus enrichissante que le visionnage de ce Montpelé – PSGEL. Moi-même, devant ce « spectacle », j’ai dérivé, bien aidé en cela par les arrêts de jeu interminables et le rythme d’une lenteur abrutissante. Entre une remise en touche et une simulation de la Motte, je me suis perdu dans les méandres vidéos du YouTeub, en me disant que, quitte à vraiment perdre mon après-midi, autant le faire plutôt deux fois qu’une. Pour votre confort de lecture, je m’attacherai donc à vous livrer ça et là ce que j’ai ramené dans mes filets, histoire de vous faire partager mon voyage au bout de l’ennui.

 


LA RENCONTRE


 

Pas de changement majeur dans le onze de départ de nos fiers camarades de la section séquanaise de l’Internationale footballistique pour ce déplacement en terre radicalo-occitane, mis à part les latéraux et le Brésilien à 100 millions de pesos, remplacés respectivement par Yuri, pourriture communiste, la Meunière, blague belge, et Dragster, notre Spartakiste de poche.

En face, rançon du succès oblige, c’est l’habituelle défense à cinq que nous retrouvons semaine après semaine, avec cependant l’ajout particulièrement vicelard d’un petit milieu à quatre en losange qui va s’avérer bien emmerdant pour notre sacro-saint trio Rabote/Motte/Verratits.

Et ça ne va d’ailleurs pas traîner pour la salope de notre trinité (suivez mon regard) qui, alors qu’il a l’habitude de se retrouver bien peinard dans sa tour d’ivoire de sentinelle, se fait bousculer d’entrée de jeu par un certain Stéphane Saucisson. En cinq minutes et deux contacts pas très Charlie avec son adversaire direct, la Motte a l’occasion de comprendre que l’après-midi ne sera pas de tout repos, avec un combo souffle coupé / béquille dans les valseuses de toute beauté; deux arrêts de jeu qui auront pour effet de couper le rythme d’une rencontre déjà pas très vivante. Ajoutez à cela une chaleur qu’août et septembre s’étaient chargés de nous faire oublier, et vous comprendrez sans peine que le senior a eu un peu de mal à se remettre de ce viol gérontophile.

Une fois tout ce petit monde bien hydraté et remis de ses émotions, le jeu pouvait reprendre le cours normal du néant de son existence, hâché aussi bien par les arrêts de jeu à répétition que par les sautes de mon strimingue (et oui, les joies de l’internet collectivisé, que voulez-vous) et les trous dans la pelouse [insérer une blague sur l’anatomie ou sur l’incapacité féminines à construire des cabanes].

C’est à peine si le goaliste sudiste frissonne lorsqu’après le quart d’heure de jeu, Cavanouille le met en « danger » par deux fois, d’abord sur une frappe contrée au premier poteau consécutive à un centre de retrait de la Drax, puis sur une prise de risque du même goaliste au sang bleu, qui dribble l’Uruguayen pour se sortir de son pressing.

La fin de la première période retombe fort heureusement dans son faux rythme, et nous permet de vagabonder sur les Internets. Le coup de sifflet de l’arbitre arrive à point nommé, et met fin à une mi-temps bien pourrie. Les Parisiano-saint-germanois, peu incisifs, aussi bien en attaque qu’en défense, ne parviennent pas à accélérer pour créer des espaces et éprouvent les pires difficultés à bousculer un bloc non-nîmois très bien organisé, qui répond présent dans les duels, et qui s’est même permis de se montrer dangereux sur quelques débordements et coups de pied arrêtés. PSGEL s’obstine dans l’axe, densément renforcé par l’adversaire, et il n’y a guère que le petit Kiki pour gesticuler efficacement et apporter un peu d’impact sur les côtés.

Quinze minutes de pause, le temps pour moi de me préparer un bon petit poulet et de jouer aux jeux vidéos.

La seconde période apporte une amélioration dans les intentions parisiano-saint-germanoises, certes pas très évidente, mais qui a le mérite d’exister. Les deux pointes hautes du milieu de PSGEL, Adrien Rambo et Marco Verracystite, montent d’un cran et s’insèrent entre les lignes, permettant à tout le bloc footballétarien de remonter du même coup, et de s’installer progressivement dans le camp sudiste. Les Nicollin’s restent cependant dangereux, notamment sur le côté droit de notre défense où Mônier est mis à mal par les contre-attaques de machin-truc Roux-sillon et du monstre gentil mais pédophile de l’Île aux enfants.

Le léger frisson de la seconde mi-temps nous est offert par le petit Marcoco à l’heure de jeu, lequel nous gratifie d’un magnifique lob de la défense aux 20 mètres pour trouver Kiki qui avait contourné tout ce beau monde d’un très bel appel côté gauche. Le très cher prospect est cependant rattrapé in extremis avant d’avoir pu frapper ou servir Cavanouille.

Notre estimé secrétaire de section se décide alors enfin à apporter du sang neuf dans cette machine qui tourne à vide, et fait entrer le petit Lucas et Dani la mèche en lieu et place de l’invisible Julian Casper et de l’endormi Thomas Fermier.

Coaching gagnan-gnan ? Toujours est-il que le nouvel entrant Dani nous offre – tenez-vous bien – une SECONDE OCCASION POUR PSGEL 10 minutes après son entrée ! Servi en profondeur côté droit – normal – , il remise en retrait pour Cavanoob, dans le rectangle des 6 mètres. Celui-ci est fauché fort virilement par Pedro, le Portugay de service. L’arbitre ne bronche pas, mais ça se joue à pas grand chose. En tout cas, il le touche, le bougre.

Dans la foulée, Unai se décide à se sortir les doigts et fait entrer le petit Jean Le Celsius, argentin de son état, pour les dix minutes restantes. À charge pour lui de faire la différence dans un mâche aussi fermé que l’esprit de Wauquiez. Bien entendu, ça ne fonctionne pas, et l’arbitre siffle les trois coups sur ce score nul et vierge. Et deux heures de perdues, deux !

 


LE SOVIET EN TRÉS BAS DÉBIT


 

Saint-Aréole (3/5) : Il a dû s’ennuyer au moins autant que nous.

Tom le fermier (1+/5) : Il a eu le malheur de se retrouver sur le côté fort des Sudistes non-nîmois, et a régulièrement été la victime de viols en bande organisée sur les contre-attaques adverses. Son apport offensif en a souffert, et s’il a montré de bonnes intentions, il a été très brouillon dans le dernier geste.

(Remplacé à la 70e par Daniel Alvèche, qui fait mieux avec un mirobolant bilan de : 1 centre réussi)

Thiago & Marquis (2+/5) : Pas aidés par leur latéral droit, ils ont été contraints de couvrir ses trous d’air, et n’ont pas été capables d’apporter un surnombre qui aurait pourtant été le bienvenu au milieu.

Adieu, Yuri (2/5) : Il n’était pas débordé par le travail défensif, mais il n’en a pas profité pour se porter vers l’avant.

Thiago La Motte (2/5) : Bien embêté par l’organisation adverse en début de mâche, il a dû reculer pour évoluer à son aise, et le jeu de son équipe s’en est ressenti.

(Remplacé à la 80e par Jean Le Celsius, désigné officiellement sauveteur des dix dernières minutes)

Marcoco (2+/5) : Évoluant d’abord trop bas, à l’image de ses compères du milieu, il est monté d’un cran en seconde période et s’est rendu un poil plus disponible entre les lignes, occasionnant une belle opportunité pour Kiki. Ça reste cependant trop peu.

Adrien Hasbro (2-/5) : Même constat que pour son camarade rital, les cheveux en plus.

Julian Kasper (1/5) : Muet et invisible de bout en bout, il serait peut-être temps de nous faire entendre le son de ta voix, petit fantôme aphone.

(Remplacé à la 67e par le petit Lucas, qui n’en a pas dit beaucoup plus)

Kiki Mbamppala (3+/5) : La meilleure note de l’équipe pour le seul camarade-joueur à avoir tenté un minimum de mettre les nantis d’en face en difficulté. Il y a du Philippe Poutou en plein débat présidentiel dans cet homme.

Eddy Cavaniet (2+/5) : Comme d’habitude, il a tenté, il s’est donné, mais mal servi comme il l’a été, il n’a eu ni les occasions, ni la réussite pour la mettre au fond. Triste sire.

Voilà pour cette belle purge d’été indien. Rendez-vous dans la semaine pour le prochain tour de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes, face à un pays avec lequel nous partageons une grande tradition d’entraide.

 

La bise trotskanale,

Votre camarade,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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