Sochaux-Nancy (1-0) : LA CHARDON A CRAN ACADEMIE DEPITEE

Du courage, il en faut pour supporter l’ASANAL. Beaucoup.

Depuis des semaines, les rédacteurs de cette académie (Marcel Picon et moi-même) s’efforcent, patiemment, de résumer les défaites de notre club au chardon. Je ne vous le cache pas, la cécité est proche. Les dixièmes à chaque œil fondent et les opticiens nous remercient.
Ce soir encore, Nancy perd, ce soir encore Nancy ne marque pas.
Quelques chiffres comme ça, à vau-l’eau, par nos camarades de Fans of Nancy :

Le dernier but marqué en championnat date du…8 décembre.

Après une défaite logique contre Nîmes en milieu de semaine, Nancy se déplace à Sochaux, chez des Lionceaux surmotivés par ce match qu’ils appellent derby faute de rival historique. Assez triste pour eux, il faut le dire.


La Compo :

4-3-3 :
Ndy Assembe dans les buts. Jourdren et Chernik se prennent 2 buts par match, Ndy Assembe, jaloux, veut lui aussi prendre tarif.
Défensivement, Cuffaut, Badila, Lang, Muratori, vont s’efforcer d’en prendre le moins possible.
Au milieu Ba, Abergel et Clément responsables de l’entrejeu.
Devant, Bassi et Robic sur les côtés soutiennent Hadji.
Impression bizarre à l’annonce de la compo : quelques changements notables (Robic, Clément, Muratori), mais un sentiment d’impuissance mêlé à un désenchantement inévitable pour tout supporter cette saison.


Le Match :

Sur le terrain, c’est l’ennui total, on se demande pourquoi on est là, pourquoi on s’inflige ça, pour quelles raisons notre temps n’est pas mieux exploité. D’un côté comme de l’autre c’est le néant technique et tactique. Des longs ballons, des passes latérales en touche, des contrôles américains… Les coachs impuissants face à tant d’horreur ne réagissent même pas.
Seuls les supporters tentent de réveiller à la fois leur corps et ce beau stade, en vain, puisque rien ne se passe. Bassi tente, comme d’habitude, mais porte souvent trop la balle. A sa décharge, aucun partenaire ne la demande, comme d’habitude.
Côté sochalien, quelques frappes sans danger et un jeu famélique qui nous prouvent que le fossé n’est pas si lointain entre la 17e et la 10e place.
La mi-temps est sifflée, la libération se lit sur les visages des supporters, des commentateurs, des journalistes…des joueurs aussi. Triste.

Jacques Rousselot en ce mercato hivernal.

On repart sur les mêmes bases. Heureusement j’ai fait tomber les lentilles pour les lunettes. Malheur. Mes yeux, moins fatigués, voient deux fois plus d’erreurs techniques, d’impuissance, d’immobilité. Ou bien est-ce simplement ce que l’on doit y voir ?
Difficile à croire mais Nancy joue moins bien qu’en première période. Sochaux, pas meilleur, domine le match et est proche d’ouvrir le score à plusieurs reprises. Bien aidé par la maladresse des attaquants adverses, Ndy Assembe sent le clean sheet arriver. Tout content, il sort, met les poings, une fois, pas deux. Sochaux est encore une fois tout proche de marquer, grâce à la cancrerie de notre défense et de notre gardien. Comme quoi, à gardien différent, rien ne change à part les saisons,
Et soudain, le coup de tonnerre : c’est la 88e et Nancy n’a toujours pas pris le but habituel de fin de match.
Que nenni ! C’est le moment choisi par Cuffaut pour retrouver les bonnes habitudes : main plus ou moins volontaire, pénalty sifflé à la 89e. C’est F. Martin (notre bourreau du match aller, si élégant) qui s’élance et transforme. 1-0.
La fin du match est sifflée peu après sans grand réveil, sans grande surprise.


Note Artistique de l’équipe : 0/5.

Aucun joueur individuel ne mérite mieux. Aucun réveil, une passivité à toute épreuve, tout au long du match. Un dépit sans doute supérieur au nôtre, comment-est-ce possible ? Les joueurs le prouvent. Les supporters, bien présents en parcage sont courageux et y croient plus que les joueurs eux-mêmes …
Ça ne fait plus beaucoup de doutes, Vincent Hognon va partir (Voilà, c’est maintenant chose faite, N.D.L.R.), et l’ASANAL va connaître autant d’entraineurs en 6 mois qu’elle en a connus entre 2002 et 2013.
Rien ne va plus, du terrain à la direction en passant par le recrutement, rien ne va plus. Difficile de faire le jeu dans ces conditions. Faut-il encore le vouloir, en avoir les capacités, s’en donner les moyens. Tout un chantier auquel le club n’est pas préparé.
On s’enfonce donc dans les abysses du classement de Ligue 2 : 17e à 3 points du 16e, à 3 points du 18e : le ventre mou de la zone rouge.

Il nous reste nos yeux pour pleurer, endoloris par tant de laideur, et notre tête pour rêver. Rêver de nouveaux joueurs, de nouvel entraîneur, d’une renaissance, d’un intérêt retrouvé.
C’est ça aussi être supporter. Espérer, longtemps.

Roger Piantoni-Vairelles.

Roger Piantoni Vairelles

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