Lyon-OM (1-0) : La Canebière Académie vous a apporté des bonbons
Spécial brêles

Aïoli les sapiens,
D’abord.
D’abord ya Rino
Qu’est comme un pébron
Qui sait pas entraîner
Qui sent pas le ballon, Monsieur,
Y a plus rien qui va
On n’a jamais rien vu
Il fait rien de ses onze viers
Mais lui qu’était pompier
Il est complètement cuit
C’est pt’êt pas son métier
Faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne joue pas Monsieur, on ne joue pas
On tremble.
Et puis ya l’autre,
De la neige jusqu’aux yeux
Qui empile les recrues
Et quand il n’en veut plus
Il les renvoie chez eux
A coups de pieds au cul
Et que c’est pas fini
Il fait ses petites affaires
Fait ses petits transferts
Avec sa petite moustache
Il embauche des grosses taches
Qu’aimeraient bien avoir l’air
Mais qu’ont pas l’air du tout
Faut pas ruiner l’effectif
Juste pour gagner des sous
Faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne joue pas Monsieur, on ne joue pas
On compte.
Et puis il y a les autres,
Les joueurs qui ne font rien
Ou bien n’importe quoi
Et du soir au matin
Ils s’en battent les reins
Vu qu’ils savent que demain
Ils seront peut-être plus là
Et du soir au matin
Dans sa vitrine en bois
La coupe aux grandes oreilles
Regarde tous ces viers marins
Qui font honte à Marseille
Et ça fait des grands schlurp
Et ça fait des grands schlurp
Faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne joue pas Monsieur, on ne joue pas
On se cache.
Et puis
Et puis ya l’OM, qui me donne sommeil
Mais que j’aime pareil, même quand ils gagnent pas
Même qu’on se dit souvent
Qu’on aura des tas de coupes
Avec des tas de bons joueurs
Qu’on battra Paris tout le temps
Et même si c’est pas sûr
C’est quand même peut-être
Parce que les autres y croient pas
Les autres ils se moquent
Les autres ils disent comme ça
Qu’on est tout juste bons à acheter des matchs
On n’a jamais acheté de matchs
Ou bien c’était ya longtemps
Ou bien je m’en souviens plus
Ou bien ils sentaient pas bon
Enfin eux ils y croient pas
Parfois quand on fait deux passes
Semblant que c’est pas exprès
Je me dis qu’on reviendra
Je me dis qu’on gagnera
Alors pour un instant j’y crois
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là, Monsieur, on ne joue pas Monsieur, on ne joue pas.
On coule.

Pour passer son message
Les Longorious Basterds
Lopez
Meïté (Clauss, 59e) – Gigot – Balerdi – Merlin (Garcia, 81e)
Ounahi – Onana – Harit
Ndiaye (Moumbagna, 59e) – Aubameyang – Luis Henrique
C’est trop facile de dire « la coupe d’Afrique »
Dire que Veretout et Kondo sont forfait
Pour mettre une défense à quatre hérétique
Un milieu et une attaque mal branlés
(tais-toi donc, grand Blaahcques, que connais -tu du football ? Des CSC, des Horsjeuïades, tu n’en connais rien de mieux)
Le match
Amine tire sur la barre en jouant le coup d’envoi direct
L’OM rentre dans le lard en jouant sans peur et sans affect
L’OM entame le match avec envie pendant les trois premières minutes
Avant de devenir : leurs putes
Tandis que nous, tous les soirs
On subit cette bande de crevards
Car dans le formidable outil
Ya a des joueurs trop gentils
Qui gagnent plus un duel
Et ratent leurs passes aussi
Dans le formidable outil
Ya une défense qui erre
Qui sait pas jouer ensemble
Et qui laisse des boulevards
Et ça sent la morue
Jusqu’au cœur des six-mètres
Quand ça déborde à gauche et centre pour Lacazette
Alors Meïté se rate et Lopez sort trop tard
Le buteur ouvre sa braguette
Et pisse sur nous en riant (1-0, 37e).
Moi j’aurais aimé un peu plus de tendresse
Mais juste avant la mi-tempsµ
L’OM nous dit « au suivant »
Ce ne fut pas un but, certes, juste le poteau
Mais je vous jure que voir cette défense de mes fesses
Manquer de prendre le but jumeau, c’est un coup à vous mettre le slip en lambeaux
Alors au suivant, au suivant
Avec ce schéma en bois, que les joueurs maîtrisent pas
Avec Aubame et Ndiaye qui veulent pas faire un pas
Avec un milieu enragué dans la nasse
Avec des remplaçants qu’apportent pas des masses,
Avec ce calvaire qui n’en finit pas de finir
Au retour des vestiaires, regardez-le faillir
Le club pourri qui est le mien
Avec des joueurs pressés de rentrer à la maison
Avec le ventre mou pour unique horizon
Avec un tir d’Aubame pour unique occasion
Sauvée sur la ligne sans même un p’tit frisson
Avec ces lyonnais qui peuvent fanfaronner
Avec ses cyprès, regardez-le brûler
Le club pourri qui est le mien.
Les joueurs
Lopez (2/5) : Non Pau, t’es pas tout seul, mais arrête tes grimaces, soulève ton gros cul et bouge ta carcasse, allez viens Pau, on va te trouver un banc, puis on parlera de l’Amérique, où Pablo va t’envoyer tu sais, quand on aura du fric.
Meïté (1/5) : Aider, en forçant sa nature, dépanner, en tant que latéral
Tenter, sans force et sans armure, de pas passer pour un trou de balle
Telle était sa quête
Clauss (59e, 1/5) : On n’oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout.
Balerdi (2/5) : Mille fois tu pris ton bagage, mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient des coups de pieds rageurs
A chacune de tes erreurs
Tout ressemblait à Annecy, tu avais perdu le goût de l’eau et moi celui de la conquête
Mon balourd, mon doux mon tendre, mon merveilleux balourd, je t’aime encore, tu sais.
Gigot (2/5) : De match en match, de crise en crise
Nos attaquants réduits à l’impuissance
De match en match, de crise en crise
Quand il n’y a rien d’autre à tenter
De match en match, de crise en crise
Plus de placement, plus de schéma
De crise en crise
Comme en district faut que je monte
J’arrive ! J’arrive !
Mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé pour une fois
Ne pas traîner pour rien dans la surface
Faire le boulot de tous ces viers marins
J’arrive ! J’arrive !
Mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé pour une fois
Savoir où est ma place, avoir une bonne défense à trois
Savoir ce que je dois faire, quoi.
Merlin (1/5) : Adieu Beaujoire, je t’aimais bien
Adieu Beaujoire je t’aimais bien
Adieu Beaujoire je vais mourir
Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme
Car vu que Kita en est un bon aussi
T’as finalement les mêmes psychodrames
Garcia (81e) : Ami, remplis mon verre
Encore un et je va, encore un et je vais
Non, je ne pleure pas, je chante et je suis gai
Mais j’ai mal d’être là
Onana (1/5) :Nos milieux ne jouent plus, ou alors seulement parfois du bout du pied
Même riches ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions
Et s’ils sourient encore un peu est-ce de voir venir
Les Saoudiens et leur argent, qui ronronnent au mercato
Qui disent oui, qui disent non, qui disent « on vous attend »
Ounahi (2/5) : Ils parlent de l’OM comme tu parles du bagne
Ils voient la Coupe d’Afrique comme tu regardes une bouée
Le niveau est élevé, les copains sont enjoués
Et s’il n’y a pas de titre, c’est toujours mieux qu’à Phocée
Quand la sélection est battue, qu’il faut se séparer
Sans envie et sans jus, faut repartir au chagrin
On repense au pays
Là où on est forts comme des rocs
Au Maroc
Harit (2/5) : On aimerait tant voir rejaillir le feu de tes pieds divins qui méritent mieux
Il est paraît-il des joueurs cramés qui reprennent pied et redeviennent habiles
Car quand viendra l’été, quand Pablo flambera, on veut pas te voir viré comme le premier Vitinha
Ne te quitte pas, ne te quitte pas, non, ne te quitte pas
Ndiaye (1/5) : C’était au temps où Marseille rêvait
Ca paraît vieux comme le cinéma muet
C’était au temps où Marseille t’aimait
C’était au temps où on croyait que tu savais jouer
Gare saint-Charles on te voyait faire des jongles
Et maintenant on se ronge les ongles
Moumbagna(59e, 2/5) : Je m’appelle Moumbagna et je suis grantattaquant à l’Olympique de Marseille qui domine dégun
Où les passes viendront qui me feront héros
En attendant ce jour, je m’ennuie quelquefois
Aubameyang (1/5) : Ma mère, voici le temps venu d’aller prier pour mon salut : Jean-Bite est revenu.
Luis Henrique (1/5) : T’as voulu voir Marseille et t’as vu Marseille
T’as voulu voir Botafogo t’as vu Botafogo
Ils ont plus voulu te voir alors on t’a repris
Pablo voulait que tu repartes mais on n’avait plus personne
Alors Rino t’a remis dans son onze qui déconne
Par hasard
L’invité zoologique : Ainsley-Shetland-Niles
J’étais vraiment, vraiment bien plus heureux
Bien plus heureux avant quand t’étais cheval
Que tu caracolais, l’Ohême, tout en haut
Quand t’étais cheval et quand j’étais chameau
- Les autres : Ils nous ont montré leur cul, et leurs bonnes manières, en nous chantant : « les grand clubs, c’est comme les cochons, plus c’est impatient, plus ça devient bête, les gros clubs, c’est comme les cochons, plus c’est impatient, plus ça devient mort ».
- Le classement : Dix points derrière, dix points devant
Le milieu de tableau nous attend
Demandez-vous, belle jeunesse
Pourquoi ont-ils tué l’OM ? - Coming next : Mourir de honte face à Metz, mourir en luttant à Donetsk
Mourir à Brest ou Montpellier
Mourir sous le manteau
Tellement anonyme
Tellement incognito
Que meurt un synonyme - La consolation : Belle qualification de nos jeunes, qui éliminent le PSG aux tirs au but en coupe Gambardella. Nous leur souhaitons des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
- Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, sur Twitter, ainsi que sur BlueSky. Diego Aïoli, en veine en ce moment, remporte le concours zoologique.
Bises massilianales,
Blaah
Heureusement que tu es là après une telle purge de nos joueurs…
Mais quel article!!!! Quel artiste!!!!! quel pouêt!!!!!!!!!
C’est vraiment beau quand tu écris du Francis Cabrel! Oui ben vu le match on pourrait même descendre à du Damien Saez
4ème monsieur lapin
Ca sent le sapin
Dantesque.
La technique, le flow de malade, artistiquement Blaah se balade.
Et ça fait : zubar, caféw, caféw, carnaval.
Il finira dans un 4X4 teinté pisté par la zerouale.
Merci.
Ces rimes apaisent cette discrète nausée
Qui monte peu a peu et sans aucune gêne
Tels ces joueurs sans envie que le vent nous amène
Virevoltant pq qui sur nous se poser
Cache nos rêves les salit et attend les bravos
Casquette à l’envers ils défilent les veaux
A beugler leur leçon sans craindre le loup
La pute rassure bien son fiancé jaloux
Bien sûr il y a ceux qui descendent
Et tous les clubs sans palmarès
Bien sûr les espoirs de septembre
Et les souvenirs qui nous restent
Bien sûr il y a ces couleurs
Et la révolution des cyprès
Bien sûr on parle de ferveur
Mais… voir cet OM rhéné